
Derrière les arbres est la confession poignante de Frédéric Pommier, journaliste reconnu, sur ce qu’il a vécu et suvi durant une quarantaine d’année, depuis que des hommes, amis des parents en général ou compagnon de sa nourrice, l’ont violé. Evidemment, tout petit il n’a rien compris et comme la plupart des enfants n’a rien dit. Sa mémoire traumatique a été mise en oeuvre pour lui faire oublier ces drames. Jusqu’au jour où il a été agressé par des « casseurs de pédés » et où les souvenirs sont remontés peu à peu.
Entre temps, il a salement vécu. De petit enfant gai et heureux, il est devenu sombre, peu bavard puis, plus tard, il a été assailli par des voix en même temps qu’il se sentait sale. Il était persuadé que quelque chose lui était arrivé dans son enfance mais rien ne revenait.
Je parle plus haut de confessions car pour sauver sa peau, avant de savoir, il s’est étourdi dans les rapports homos dans les bas-fonds des villes où il était. Il couchait avec tous les hommes et en même temps, était amoureux des filles. Puis il s’est installé avec une de ses amies, qu’il aimait et avait déjà un gamin, une belle relation qui a duré un certain nombre d’années. Pour enfin, lorsqu’il a décidé de porter plainte après lourde enquête auprès de sa famille, il a rencontré un homme avec lequel il a pu enfin profiter d’une vie apaisée.
Derrières les arbres de Frédéric Pommier, 2026 chez GFlammarion, 336 pages, 21,50 €.
Texte © dominique cozette








