Quand Bruno Gibert raconte Edouard Levé

26/02/2019 Comments off

Bon, tout le monde ne connaît pas Edouard Levé, plasticien très intéressant en même temps que très tourmenté, qui s’est pendu en 2007 à 42 ans alors qu’il venait de remettre son dernier livre, Suicide, une fiction, à son éditeur. Le principal medium de Levé était la photo grâce à laquelle il reproduisait des scènes de la vie : ses rêves remis en scène avec les vrais personnes qu’il se donnait le mal de retrouver, des scènes pornographiques (nues) refaites avec des personnes joliment vêtues, pareil pour Rugby — je pense que la photo de couverture du livre fait partie de cette série des portraits de gens (de la campagne souvent) s’appelant Marcel Camus, ou je ne sais plus qui de très célèbre… Et il écrivit quelques livres magistraux, l’Oeuvre qui listait toutes ses idées créatives en trois lignes, Autoportrait qui tissait sa biographies en courtes phrases sans rapport les unes avec les autres.
C’est par Martine Camillieri (merci Martine !) que je l’ai connu, lorsqu’elle l’a exposé dans sa galerie la Périphérie, à Montrouge : j’ai été tout de suite séduite par son travail. Et tellement orpheline lorsqu’il est mort !
Bruno Gibert, l’auteur de les Forçats, a connu Ed en visitant ce qui lui tenait lieu d’atelier, son studio miteux, où il avait peint un tableau monochrome fait avec sa merde et qu’il avait laissé sécher sur le balcon des mois. Amis depuis ce temps, ils cherchaient chacun comment développer leur notoriété artistique, comment s’imposer dans ce vaste domaine, comment mettre leurs idées en pratique. Ils s’amusaient, buvaient, draguaient, papotaient des nuis entières mais ne foutaient pas grand chose bien qu’ils fussent tous deux diplômés dans des disciplines sérieuses.
Bruno Gibert raconte surtout des anecdotes, des flashes de souvenirs, pas forcément sur Ed mais beaucoup quand même. Ed se sentait à l’écart des choses, loin de la vraie vie d’artiste. Il était peut-être un peu snob. Lorsqu’il a réussi à vivre dans le marais, il était content d’y croiser des people, d’aller saluer du monde aux vernissages, de se faire connaître. Mais pouvait aussi disparaître des jours entiers. Puis une galerie, Loevenbruck je suppose,  l’a lancé et il a vite fait partie de la jeune scène artistique qui compte. Mais il était mal à l’aise, ne savait pas parler aux enfants, ne comprenait pas ce qu’était l’amour et comment on pouvait vivre ensemble dans le mariage. Car Bruno Michel était non seulement marié, mais il avait une enfant et un vrai travail. Donc leurs routes s’étaient éloignées.
Difficile de résumer ce style de livre, ce n’est pas un roman, ni un éloge de l’ami disparu ni une sorte de bio de l’auteur, plutôt une petit vademecum sur comment on pouvait devenir artiste conceptuel (ou pas) à l’aube du nouveau millénaire.
En tout cas, très instructif et intéressant !

Les forçats de Bruno Gibert, 2019 aux éditions de l’Olivier. 154 pages, 16 €

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #432

23/02/2019 Comments off

Karl ayant entendu la leçon de grande Coco qui trouvait moches les coudes et les genoux en avait pris de la graine et … cachait toutes les parties de son corps sauf sa chatte au poil blanc. Evidemment, on ne lui a pas demandé de venir reconnaître le corps, à la pauvre Choupette désormais dépositaire de l’esprit du Kaiser, à laquelle probablement, on va servir du caviar dans des bols Ming, qui fera son popo dans une litière d’or sertie de pierres de lunes et dont on brossera le poil dans le bon sens. Grâce à Dieu, Benalla ne nage pas dans un tel luxe, enfin on espère, en tout cas il est à l’abri des insultes de tout poil dans sa petite cellule toute neuve… Sinon, les César poil au dard ah que je suis horripoilante !) et un bon week-end pile-poil sous le soleil.

- FP : « Grâce à Dieu » en salle mercredi. 
Grâce à la justice des hommes…
- ES : Ça serait quand même pas mal si à un moment, certains Gilets Jaunes pouvaient arrêter de jeter de l’huile sur le feuj.
- DC : Les Gilets Jaunes en deuil. Karl s’est retiré.
- LC : La mort du couturier Karl Lagerfeld à 85 ans laisse orpheline sa petite chatte blanche Choupette. Mais son avenir financier est assuré. Elle sera donc aussi ORféline.
- JLP : Héritière de Karl Lagerfeld, Choupette va créer sa propre griffe.
- GG : Les anges vont être bien habillés.. condoléance à Choupette
- NP : Marine Le Pen qui rend hommage aux victimes de l’antisémitisme c’est un peu comme si Jonathan Daval rendait hommage aux victimes de violences conjugales.
- MK : Benalla nous prouve que travailler avec Macron c’est bon pour La Santé
- RdB: On sait si Benalla est toujours en prison ou s’il s’est déjà évadé par une échelle de corde accrochée sous un hélicoptère noir en criant « Ciao les losers » ?
- DC : Le scandale continue : Benalla relogé aux frais du contribuable !
- OM : Benalla en prison…? Il a mis un gilet jaune c’est pas possible autrement.
- NP : « on prendra des lois, annonce Macron ». Genre ? Interdire la profanation des cimetières et l’antisémitisme ? Parce que je peux me tromper mais je crois que ces lois existent déjà. Mais je peux me tromper…
- NP : Décès de Karl Lagerfeld : le cortège funéraire passera devant toutes les boutiques de l’Avenue Montaigne et les invités défileront devant le cercueil sous la nef du Grand Palais.
- JT : Du coup maintenant que Karl Lagerfeld n’est plus là, on peut arrêter de rentrer le ventre et remettre des joggings ou c’est trop tôt ?
- GD: (Ne pourrait-on pas se garder un sas d’une petite heure tranquille avant les blagues sur la mort de quelqu’un ?)
- KW : Benalla en prison : J+7 : on installe une PS4 et un jacuzzi dans sa cellule.  J+30 : il met en place un trafic d’armes et de passeports. J+45 : il devient le 1er prisonnier rémunéré de l’Histoire. J+60 : il joue à chat-bite avec le Directeur. J+61 : il est Directeur.
- GD : (C’est pénible la démocratie, hein, Emmanuel ? Je veux dire, la vraie, pas celle qui consiste à répondre à des questions préparées ?)
- PI : Les gilets jaunes de chez moi mettent des épouvantails sur les ronds-points, j’ai envie de dire TREMBLEZ, OISEAUX.
- FC : Trop hâte de pas lire le livre d’Alain-Fabien Delon.
- PE : Quand, au dîner du Crif, Macron promet «des actes tranchants » pour lutter contre l’antisémitisme, il parle bien de la circoncision, hein?
- MK : L’alcool responsable de 41000 décès en France. Edouard Philippe veut baisser le gros rouge de 12°5 à 8°.
- PR : Avant, il y avait le peuple. Puis, il y a eu les gens qui parlent au nom du peuple. Et après des consultants, des conseillers, des experts pour expliquer aux gens qui parlent au nom du peuple ce que c’est que le peuple, ses attentes, ses besoins, etc… Maintenant le peuple est un peu perdu dans tout ça.
- KJ : Le dîner du CRIF concerne tout le monde. 900€ par tête de pipe, dont 800€ sont déductibles à hauteur de 66%. Donc, le contribuable paie 528€ par invité sans y bouffer. Chère république.
- PE : Benalla reste encore un peu en prison, le temps de récupérer un uniforme, le double des clés et la suite présidentielle.
- SS : Kad merad c’est le Maghrébin le mieux intégré de France, en vrai tu peux le faire jouer un fermier de la Creuse du XVIIIe ça choque personne
- BG : Je viens de croiser Choupette, complètement allumée, elle ne sait pas quoi faire de son fric : elle parlait de racheter un bout de l’Espagne pour faire croire à Manuel Valls qu’il avait été élu et en faire une téléréalité. Sacrée Choupette.
- AB : Alexandre Benalla proteste : sa cellule de 9 m² avec téléphone fixe (sur écoute), télévision, douche, petit frigo et plaque chauffante ne lui permet plus de traiter avec ses clients russes et de faire la fête au Maroc.
- EN : Redford est à peu près aussi concerné que Bouteflika.
- NP : C’est quand même dingue que les récompenses du cinéma français s’appellent les César. Si on avait un minimum de fierté nationale ça devrait s’appeler les Vercingétorix.
FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

un petit livre d’artiste

21/02/2019 Comments off

C’est un livre tout mince. Il s’appelle Antonia et son autrice, Gabriella Zalapi, plasticienne d’origines anglaise, italienne et Suisse vit à Paris. Elle vient de publier cette petite histoire de famille, en tout cas ce sont des photos de famille, qui a pour héroïne une jeune femme de même pas trente ans, mariée bêtement et sans réfléchir semble-t-il à un bonhomme qui ne l’aime pas, c’est réciproque, et avec lequel elle a eu un fils dont elle s’occupe fort mal. Ce qui ne serait pas très grave puisqu’il y a la nurse anglaise sortie de la meilleure école qui a pris l’éducation de ce pauvre enfant mal peu câliné. Son mari est notable et lui interdit de travailler même si l’oisiveté lui pèse terriblement.
Heureusement pour elle, pour sa sauvegarde, une super occupation vient réveiller cette vie si morne : dépouiller les centaines de documents, lettres, photos, notes empilés dans des cartons qu’on lui a fait parvenir à l’issue de la vente de la maison de sa mère. Superbe baraque qui avait poussé le mari au mariage. Elle y découvre l’histoire complexe de sa famille — père juif qui a dû quitter l’Autriche, dynastie anglaise — sa propre origine, ses liens oubliés avec ses grands-parents et son manque d’amour pour sa mère. Son indifférence à la vie va se diluer peu à peu et lui permettre de trouver une solution pour échapper au cauchemar du quotidien. Charmante chronique du temps perdu. Cela se passe en 65/66.

Antonia de Gabrielle Zalapi , journal 1965-1966. 2019 aux éditions Zoé. 104 page, 12,50 €

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Comment Flore Vasseur a liquidé le siècle

21/02/2019 Comments off

Je me suis aperçu avec stupeur et putréfaction que je n’avais pas blogué ce livre formidable de Flore Vasseur, Comment j’ai liquidé le siècle, sorti en 2010, haletant, dense, superbe, qui ose s’attaquer à l’institution Bildeberg. Comment j’ai liquidé le siècle de Flore Vasseur
L’histoire : Fils de plombier de Clermont-Ferrand et souffre-douleur de l’école, Pierre se réfugie dans la cave pour il faire des maths et de l’informatique. Surdoué, il devient trader et conçoit des calculs systémiques et des algorithmes qui lui font engrangee des milliards. Il bosse dans une banque et mène une vie de con de nabab : un mariage avorté, une fille qu’il ne voit plus, , peu d’amis, des avions, des putes de luxe. Il est convoqué à New-York par une vieille dame sur sa fin : elle compte sur lui pour liquider le capitalisme (avec une clé USB hello Kitty où elle a inscrit LE programme) car elle ne supporte pas que les Chinois supplantent un jour les Russes. Elle est à la tête du Bilderberg, ce fameux rassemblement transatlantique de diplomates, puissants et autres dirigeants politiques qui dominent le monde. S’il ne réalise pas cette tâche, il risque de lui arriver malheur. Il se tâte, se tâte. Puis après divers aventures, copie la clé à deux ou trois types de confiance qui vont diffuser son contenu. Que se passe-t-il alors ? Rien ou presque : ils se renflouent tous mais c’est tout. La vieille dame meurt.
Puis un jour, plus tard, toute l’informatique mondiale s’arrête. Plus rien ne marche. Plus de communications, de transports, de bourse, d’argent. Avant que les gens s’entretuent, il revoit sa sa fille, anorexique, elle 18 ans, elle est sur la bonne pente et voulait faire de l’humanitaire, pour rejoindre sa mère qu’il ne voyait plus, dans le Cantal.
Superbe, tendu, caillant ! Génial !

Comment j’ai liquidé le siècle de Flore Vasseur, 2010. Editions des Equateurs et Poche.

Texte © dominique cozette

 

Categories: bouquins

Aaron Swartz ou la mort d’un héros formidable

17/02/2019 Comments off

Flora Vasseur a perdu celui qu’elle admirait, « un ami, un frère d’armes ». Elle raconte ce personnage hors normes dans Ce qu’il reste de nos rêves. Il s’appelle Aaron Swartz, est un prodige, plus qu’un surdoué qui a appris seul à lire à trois ans, à coder à huit ans, suicidé à 28 en 2013. Internet a été très tôt sa maison, son refuge. Rien n’allait à l’école, il se sentait décalé. Il était chétif et avait la tête pleine de projets faramineux. Le plus important, celui pour lequel il fut reconnu fut son désir de libérer l’humain, de lui offrir l’accès gratuit au savoir, à l’information, où qu’il se trouve, qui il soit. Son père l’a beaucoup soutenu, beaucoup aidé. Aaaron a arrêté l’école et à 14 ans, il travaillait déjà avec tous les pionniers d’Internet qui, s’ils le prenaient pour un gentil illuminé au début, s’apercevaient vite qu’un cerveau comme le sien surpasserait un jour leurs propres limites.
Humaniste sans s’en prévaloir, il militait pour la démocratie, la liberté d’expression, convaincu de l’intelligence de l’homme, de son désir d’élévation. Il réussit à entrer dans des institutions sans les diplômes, à l’université, au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Les contingences ne l’intéressaient pas, il ne mangeait que de la junk food blanchâtre, ce qui ne contribua pas à soigner sa maladie intestinale épouvantable, il se fichait pas mal de l’argent. D’ailleurs, il en gagna beaucoup en revendant un programme qu’il avait cocréé, ce qui lui permit d’oublier définitivement  la nécessité de payer pour ceci ou cela. Il vivait dans des squatts.
Il pensa le premier à créer une bibliothèque du savoir, mais il était trop jeune. Ce fut Wikipedia. Il fonda, avec Brewster Kale, l’Open Library, en accès libre, vingt millions d’œuvres aujourd’hui . Il créa Reddit, le dixième site le plus visité au monde et conçut le Manifeste pour la guérilla pour le libre accès. Etc… Il n’a pas arrêté.
Malheureusement, téléchargeant des milliers de documents, il fut vite repéré par le gouvernement et une procureure très sévère. Il n’était pas mal intentionné mais la justice a préféré le poursuivre, il était passible de 35 ans de prison. Lui qui ne pouvait rester dans un bureau… Il s’est suicidé en 2013, à 28 ans, laissant une tribu de savants et chercheurs éplorés par cette perte irréparable. (C’est arrivé pendant le mandat d’Obama qui redoutait, comme tous, la puissance des nouvelles technologies.)
Ce livre est formidable, il est écrit, non comme un document de recherche, mais comme un scenario haletant qui ne ménage ni notre attachement à ce héros incroyable des temps modernes ni la peine que nous ressentons lors de sa mort. Flore Vasseur qui, comme lui, ne cesse de bouger d’un endroit à un autre, a réussi a retrouver beaucoup de ses proches, de ses mentors, de ses collègues. Elle a lié connaissance avec ses parents afin de parfaire le portrait de ce jeune homme inclassable. Et a réussi a passionner une béotienne comme moi à cette grosse bête ultra-terrestre qu’est le Net. C’est dire !
Si le sujet vous intéresse, elle en parle à la Grande Librairie, c’est ici, et bien mieux que moi.
Superbe livre ! (Comme tous les livres de Flore Vasseur).

Ce qu’il reste de nos rêves de Flore Vasseur, 2018 aux éditions Equateurs. 342 pages, 22 €

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #431

16/02/2019 Comments off

Quand on cherche une photo de Juppé, pas la peine de se casser la tête (d’œuf), c’est toujours la même. Ça lasse, alors tant pis, je vous refais le même coup photoshop que la semaine dernière. Elle est rigolote, non ? Bon donc cette semaine, Papy n’a pas fait de résistance pour se mettre au chaud dans une bonne vieille maison de retraite, loin des gilets jaunes qui viennent foutre la merde dans sa ville. Sinon, les guignols de la Ligue du LOL sont tombés comme des mouches qui puent en se demandant bien pourquoi on ne peut plus conchier ces simples femmes comme le faisaient sans vergogne parent 1 et grands-parents 1, ce qui ne les empêchait pas de redevenir tout gentils pour la Saint Valentin en se débraguettant concupiscemment devant leur meuf adorée. A part ça, une semaine qui va rapporter gros aux fabricants de bleu-blanc-rouge.
- NP : Je ne serais pas étonné si on apprenait que c’est Benalla qui a lancé l’affaire de la Ligue Du Lol, pour se payer deux ou trois jours de tranquillité.
- ALD : Il pourrait y avoir bientôt des postes de journalistes à pourvoir. LOL
- IT : Grande victoire des Gilets Jaunes bordelais qui ont forcé Juppé à démissionner !
- PU : Au fait j’ai causé de la Ligue du LOL à une collègue étrangère à Twitter, sa réaction fut « qu’est-ce qu’ils peuvent être cons ces ados » avant que je lui explique.
- RV : Le convoyeur disparu avec 3 millions retrouvé à Amiens. Macron aurait du réfléchir avant de rentrer au bercail avec ce « pognon de dingue » !
- MK : Plus de mur pour Trump, juste un murmure. J’aurais préféré un râle…
- HS : Les députés de la France insoumise auraient déposé un projet de loi visant à supprimer la Saint-Valentin du calendrier de la Poste, Cette célébration serait stigmatisante pour les célibataires, mais également pour les veufs et veuves à l’heure de l’ouverture d’une négociation sur les pensions de réversion.
- OK : Alain Juppé, 73 ans, est triste de quitter Bordeaux. Pôle Emploi lui a proposé un CDD de 9 ans à 600 km de chez lui. Trop dur !
- PM : Il faut que ça cesse. Aucun riche n’a eu besoin de d’affronter la police, de risquer d’être gazé, de perdre un œil ou une main pour obtenir la suppression de l’ISF.
- OM : Chez la Ligue du LOL, visiblement c’est plus trop le LOL.
- CC : N’a toujours pas reçu son saint-nectaire en forme de cœur pour la saint-valentin. Suis déçue.
- MK : Un repris de justice pris de justesse au Conseil constitutionnel : telle est la loi des justes !
- ST : Bref le jour de la Saint Valentin les restaus augmentent le prix de leurs menus alors que Pornhub est en accès gratuit… Du coup je vois pas trop l’intérêt de se mettre en couple.
- GD : On attend désormais avec impatience le « on ne peut plus rien dire ni harceler en meute tranquillement ».
- PU : Quand je pense à tous les gens qui twittent des saloperies gratuitement pendant que Wauquiez est rémunéré pour ça, j’veux dire ça doit bien jalouser.
- MK : Alain Juppé au Conseil constitutionnel : 16 211 euros bruts par mois et le parking gratuit, c’est toujours ça de gagné !
- OK : Alain Juppé est malin, il croit tellement à la réforme des retraites qu’il se l’applique à lui-même.
- FI : À Marseille, il y a des classes où il fait 12 degrés, d’autres où il pleut et d’autres où le toit s’effondre, mais les gamins auront des drapeaux en classe. L’essentiel est sauf.
- NP : Les gilets jaunes voulaient plus de justice sociale, ils vont avoir moins de services publics. Les profs voulaient plus de moyens, ils vont avoir des drapeaux. Macron tu lui demandes une raclette, il te ramène un after-eight.
- SA : — Et tu vas faire quoi à la Saint Valentin ? — Je vais au restaurant avec une amie et ses 4 gosses pour faire réfléchir tous les amoureux.
- MG : « T’as de beaux yeux, en plus tu en as deux. » La Saint Valentin chez les gilets jaunes.
- HdB : Ce midi je suis rentré manger à la maison. Parent 2 m’attendait, une blanquette était prête. Enfant 1 et enfant 2 étaient déjà à table. Chien 1 est venu me saluer, enfant 2 a alors crié « PARENT 2 !!!! PARENT 1 EST RENTRÉ !!! » C’était beau, j’ai chialé ..
- TA : Exclusif. Pour faire face au manque de professeurs, Jean-Michel Blanquer annonce que les drapeaux pourront désormais faire cours en cas d’absence d’un enseignant.
- GD : Où l’on découvre le concept de « saillies ricaneuses » pour justifier à peu près n’importe quelle saleté.
- PD : – Glad to meat you  —  Metoo
- AB : Quel intérêt cette Taxe Carbone puisque on n’utilise plus de papier carbone ? Pourquoi pas une taxe sur les fax et le Minitel ?
- SF : On ne va pas se mentir, le Conseil Constitutionnel c’est un EHPAD.
- FB : —  C’est qui Gérard ? —  C’est le frère 3 de parents 2, il est marié à tante 4, les parents 1 et 2 de cousin 8
- GD :  Les montées au créneau pour défendre les harceleurs de la Ligue du LOL : —  « Ce sont juste des idiots potaches »  — « Pourquoi les victimes n’ont rien dit ? » —  « Nous sommes tous comme eux, au fond » —  « Surtout pas de chasse aux sorcières ! »
- ADN : Le philosophe de mon bistrot :
 Les vegans t’en penses quoi ?
 — Ils me font chier les vegans, je préfère mourir étouffé par du jambon Corse que par une endive, c’est quand même plus classe non ?
- EEF : Kevin, on ne dit plus «nique ta mère» mais «nique ton parent 2» !
- OVH : Va voir parent 2, parent 1 travaille.
- OBB : Jean-Marie Bigard a raconté une blague dans laquelle un gynécologue viole sa patiente pour lui montrer ce qu’est une déchirure. L’avantage avec lui c’est que de notre côté, on n’a pas besoin d’aller voir un proctologue pour voir ce qu’est un trou du cul.
- JT : Pour mon statut j’hésite à choisir entre parent 1 et parent 2. Lequel est-ce déjà qui doit se lever la nuit quand les gosses ont vomi?

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Les prédateurs, des milliardaires qui nous pillent

13/02/2019 Comments off

Le livre de Denis Robert et Catherine Le Gall s’appelle Les prédateurs, sous titré des milliardaires contre les états. L’idée de ce livre est venue d’une interrogation le jour de l’élection de Sarkozy : que faisaient Albert Frère (belge) et Paul Desmarais (canadien), les deux seuls milliardaires étrangers, au Fouquet’s avec nos prédateurs bien de chez nous (enfin, qui habitent souvent ailleurs) ?
Denis Robert est un journaliste  bien connu pour son infatigable lutte contre les chambres de compensation de Clearstream (ou machine à blanchir l’argent sales des états) et d’autres affaires. Et Catherine Le Gall est journaliste spécialisée dans les dérives de la finance.
Ensemble, ils ont tiré un fil pour aboutir à une énorme machination montée par ces deux affairistes, partis de rien, dont le but a toujours été de dépouiller les états de leurs plus beaux fleurons. Ils visaient, entre autre, le rachat de Gaz de France, aujourd’hui Engie, par le biais des actions qu’ils possédaient dans le groupe Suez, groupe belge agonisant et criblé de dettes. Avec la complicité de politiques sur lesquels ils ont misés (Sarkozy avant son élection a passé du temps chez Desmarais. Il lui lui a donné la Légion d’honneur ainsi qu’à sa femme et à Frère…)
Ce qui a aussi titillé nos deux enquêteurs c’est : pourquoi la Caisse des Dépôts et Consignations a racheté la chaîne de hamburgers belge Quick, pour une somme astronomique, alors que cette banque a une vocation sociale, qu’elle détient l’argent des petits épargnants, des mises sous tutelles …? Qu’est-ce qu’une banque comme ça va faire d’une chaîne de resto qui ne vaut pas grand chose ? C’est en enquêtant à ce sujet qu’ils apprennent que les deux larrons ont mis au point une méthode pour obliger les états à fabriquer du cash qu’ils pourront empocher, mais que c’est nous à la fin, le peuple, qui par notre travail ou nos privations, serons obligés de rembourses ensuite. Denis Robert ajoute  et montre —  que c’est à cause d’eux que les pauvres aujourd’hui ont froid car les milliardaires , depuis leur acquisition de GDF en 2007, ont multiplié par deux le prix de l’électricité.
Cette même méthode va permettre à Frère et Desmarais de s’enrichir au Brésil grâce à Petrobras. Et, en Afrique, avec une mine qui ne vaut rien achetée une fortune inimaginable par Areva : deux milliards de plus value ! Un record planétaire ! Selon un imbroglio tellement bien fichu que c’est un véritable piège dont les acquéreurs (ou leurs successeurs) ne peuvent plus sortir.
L’affaire Petrobras, devenue le scandale de la corruption, a entraîné la chute de Dilma Rousseff, rien que ça, plus l’emprisonnement de Lula. En Belgique, l’affaire Quick est toujours en instruction (les deux milliardaires sont morts depuis, leurs héritiers se dépatouilleront). En Suisse, il y a eu des emprisonnements et de lourdes amendes.
En France, rien. Les affaires ont été noyées dans la masse, étouffées, plus ou moins censurées. Ça vous étonne ?
Denis Robert écrit qu’après tout, les milliardaires finalement font leur boulot de prédation. Mais là où ça ne va pas, c’est dans les dysfonctionnements (consentis) des pouvoirs publics, les états, les politiques, Bercy, la justice… complices de cette gabegie d’argent public qui ruine nos sociétés, nos services publics, nos pouvoirs d’achat.
Pour Robert et Le Gall, ce furent trois ans de boulot acharné semé de difficultés énormes, de mers d’opacité, de refus de renseigner et, surtout, de montages délirants, de sous-sociétés écrans tellement emmêlées et complexes que c’en était pratiquement incompréhensible. Mais ils ont fini par décrypter la méthode.
Entre parenthèses, Frère, qui racheta les ciments Lafarge, oui ceux-là, qui financèrent entre autres DAESH, a été obligé d’ouvrir un fond d’indemnisation pour crime contre l’humanité. A part ça, avec tous leurs investissements juteux dans les plus grandes multinationales, ils sont pour longtemps à l’abri du besoin.
Bourré de détails, un peu complexe pour quelqu’un comme moi qui n’y connais rien au monde de la banque, le livre est assez costaud. Je vous conseille de regarder quelques interviews avant.
Denis Robert en parle sur Youtube, notamment lors d’une super interview d’octobre 2018 de Le Media qui aurait pu justifier le soulèvement des Gilets Jaunes. Mais c’était juste avant. C’est passionnant et c’est ici.

Les prédateurs
, des milliardaires contre les états. par Catherine Le Gall et Denis Robert, 2018 aux éditions du Cherche-Midi. 300 pages, 21 €

Texte  © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #430

09/02/2019 Comments off

Johnny n’a pas été invité aux Victoires de la Musique, Carlos Ghosn s’est cru invité à Versailles, les Ours adorent inviter les réalisatrices à Berlin, le cochon s’invite pour un an en Chine, Coluche et Churchill s’invitent dans une petite tête, tandis que chaque Gilet Jaune se demande avec angoisse où il va inviter son amour jeudi soir pour lui décocher une flèche et y allumer son feu. Attention, Richard Ferrand n’est pas une enseigne de restaurant !
- JB : Sachant qu’on a tous quelque chose en nous de Tennessee, est-ce que désormais ce quelque chose appartient à Laeticia Hallyday ?
- OK : Aujourd’hui c’est l’acte XIII et il y a du vent ! J’espère que les flics armés de LBD sont bons en balistique.
- JPP : Y a qu’a privatiser Macron et le mettre en concurrence avec d’autres. Et puis le virer si ça ne va pas. Avec les lois travail ça ne coûterait rien.
- PA : Maintenant que je suis vieux, quand je parcours un cimetière, j’ai l’impression de visiter des appartements.
- JB : Ça n’est pas parce qu’on est dimanche soir que sera nécessairement lundi demain matin. Méfions-nous des sondages, et rappelons-nous que François Fillon devait remporter l’élection présidentielle.
- MK : Macron est appelé à régner : j’en deviens arachnophobe !
- CC : En résumé, pour être heureux et sauver la planète il suffirait de faire moins d’enfant et plus d’apéro.
- MK : Médiapart ou Hanouna, il nous faut faire un choix. Macron l’a fait !
- OM : Pas con cette perquisition chez Mediapart, la justice va peut-être enfin obtenir des informations sur Benalla.
- NP : Est-ce que les musulmans et les juifs peuvent aller en Chine même si c’est l’année du cochon, où ils doivent attendre l’année prochaine ?
- JB : Je suis favorable au Brexit. Pour être honnête je n’en pense que Dublin.
- ADN : Ils cassent la sécu, les services publics, les emplois mais heureusement ils ont fait une loi anti-casseurs. Contre leur propre casse ? J’ai un doute.
- GD : Quand le sage montre la lune, des macronistes viennent lui expliquer que « oui mais regardez ces pauvres qui achètent des cigarettes et des iPhone ».
- PI : Mon collègue qui remue frénétiquement le sucre de son café, ça y est il a son surnom. Gilles de la Touillette.
- MN : Avant, je pensais que faire l’amour, c’était après un bon petit dîner romantique, dans une chambre parsemée de pétales de fleurs mais dans la vraie vie, tu baises sur le générique de « faites entrer l’accusé » avant d’aller te brosser les dents et faire ton petit pipi pour la nuit.
- DB : 41% des films en compétition à Berlin réalisés par des femmes !  
Allô messieurs Frémaux et Terzian ?! Les réalisatrices françaises ne sont pas à la hauteur ou bien sont-ce vos comités de sélection qui travaillent mâle ?
- MC : C’est vrai que la Saint Valentin est annulée à cause du plan Vigipirate ? C’est mon mec qui vient de me dire ça
- AdN : Je ne suis plus dans la théorie du complot ouf, jusqu’à présent je croyais que le gouvernement nous la mettait profond avec du gravier mais des gens avisés m’ont éclairé : il n’y a pas de gravier.
- JLL : C’est sympa les bouteilles de ketchup Heinz mais quand tu tapes un coup t’as rien, au 2ème t’as une goutte et au 3ème une scène de crime
- OM : Faut le faire : 1h que je regarde les Victoires de la musique et j’ai toujours pas vu UN instrument de musique.
- CC : Lu dans Marianne un homme aurait été condamné à 10 mois de prison dont 4 mois ferme pour avoir jeté un pot de rillettes sur les CRS. Les grenades envoyées par les CRS restent elles, légales.
- EM : Bien sûr que j’achète local. Intermarché est juste à côté de chez moi !
- CC : J’ai connu un couple, le mec quand il épluchait une orange pour sa nana, il enlevait tous les p’tits trucs blancs, l’orange était nickel, il lui coupait en quartier dans un p’tit mouchoir. Et ben il l’a quand même trompée au bout de 2 ans. Comme quoi
- XY : « L’Humanité placé en redressement judiciaire avec poursuite d’activité » Je n’ai pas tout de suite compris que cette info parlait du journal tellement ça s’appliquait aussi à notre monde actuel.
- GB : «Restreindre les manifestations pour protéger la liberté de manifester»
«Faciliter les licenciements pour favoriser l’embauche»
«Préserver les riches pour aider les modestes»
«Moins de fonctionnaires pour davantage de services publics»
Vous saisissez la dialectique du pire?
- CC : Carlos Ghosn n’était pas conscient qu’il faisait de l’abus de biens sociaux car il pensait que la location du château de Versailles était gratuite. Si toi aussi tu cherches une petite salle sympa pour ton mariage….
- BG : Petit guide pour deviner l’auteur d’une citation croisée sur le web, suivant son thème :
*France : Charles de Gaulle
*Politique, impôts : Coluche
*Femmes : Sacha Guitry
*Journalisme : Pierre Lazareff
*Désespoir : Cioran
*Shampoing : Nabilla
*Tout le reste : Winston Churchill
MH : Darmanin a confondu Coluche avec Churchill… c’est le même qui fin 2018 avait dit que 100 € c’est juste le prix d’un resto pour une personne à Paris. Il devait confondre avec les Restos du cœur…
- JDF :  Et l’avocat de Ghosn qui dit que son client croyait que la mise à dispo des locaux dans le château de Versailles était gratuite ! Si ça se trouve il va nous apprendre qu’il se prenait pour le Roi Soleil…Levant
- PR :  J’ai pas suivi. La tentative d’incendie du domicile du président de l’assemblée nationale (Ferrand), c’est celui qu’il a magouillé avec la mutuelle, c’est ça ?

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Les Fessebouqueries #429

02/02/2019 Comments off

Il faut de tout pour faire un monde. Et de tout pour faire un immonde, la raison du plus fort étant toujours la pire. Vous m’avez comprise, les nouvelles sont peu jouasses, à part que Ferry (Luc et non pas Jules ou Brian) a loupé l’Académie sans fraises, que crêpe mal lancée colle au plafond mais retombe sur glouton et qu’ainsi fond fond fond la neige un jour prochain, que les jours rallongent et que Saint Valentin va bientôt embraser vos cœurs ou casser vos c… Enfin ceux qui en sont pourvus. De cœur bien sûr !
- ES : Franchement, les violences policières, ça dépasse les borgnes.
- PI : J’ai accumulé tellement de cabas de supermarché que je suis face au dilemme que vous connaissez tous, fabriquer une yourte ou coudre une montgolfière.
- NP : Si il y a bien une chose que l’adolescence m’a appris c’est que femme qui rit est déjà à moitié dans le lit de mon pote parce que lui il est beau gosse.
- OVH: Mon mari au dîner d’hier soir brise le silence : « MMMh, Nadal s’est fait atomiser …. ». Bon, pour une fois qu’il jouit, je ne vais pas faire ma difficile.
- OM : Manifestation des foulards rouges : 1.200 manifestants selon les organisateurs, 2,5 millions selon la police.
- OVH : il paraît que les semences paysannes sont désormais interdites. Dommage, j’aimais bien me faire engrosser par le fermier.
- NP : Je suis très emmerdé avec le cas Bilal Hassani : d’un coté je suis content qu’il représente la France à l’Eurovision parce que ça va faire vraiment chier les racisthomophobes mais d’un autre coté… je saigne des oreilles quand il chante.
- AR : délices du métro : un jeunot, jean déchiré, gros écouteurs sur les oreilles, tient entre ses mains, pour se délasser, se distraire, faire passer le temps, jouer … un TRICOTIN ! 
La re-matérialisation, vous dis-je, est en bonne voie.
- ES : Étonnant : François-Xavier Bellamy se prononce en faveur de la communauté LGBT ! Bon, d’accord, il a cru que ça voulait dire Lanceur de Grenades, de Balles et de Tartes…
- OK : —  On est en train de faire reculer le gouvernement !!! —  Sur la réforme du code du travail ? Sur la suppression de l’ISF ? Sur le saccage de la fonction publique ? Sur la réforme de l’assurance chômage ? — Non, sur les 80 km/h ! — Waouw vous zêtes trop des warriors !!
- NP : On te promet 15 cm finalement c’est beaucoup moins, ça disparaît juste après t’avoir fait un peu plaisir… En fait la neige ça devrait être un mot masculin.
- GB : Au point où on en est je suggère au gouvernement de choisir directement les participants aux prochaines manifestations. Sur CV, Casier vierge, Conditions de ressources, Relevé bancaire créditeur, Avis d’imposition, Bilan sanguin, Coloscopie satisfaisante, Carte de cantine à jour.
- JLL : Méfiez-vous des ostéopathes, ils nous manipulent.
- OL : Dites les homophobes qui insultent Bilal Hassani parce qu’il va représenter la France à l’Eurovision, c’est pas un peu un truc de fiottes de s’intéresser à l’Eurovision ?
- RdB : C’était quoi les autres pistes pour Rodrigues ? Un pote lui a tiré dessus avec une sarbacane des cotillons du nouvel an ? Il a voulu remettre sa lentille mais il s’est trompé il a mis un pavé ?
- JDF : Le magasin bio près de chez moi promeut des «  super crêpes » sans gluten sans lait sans œufs et sans sucre. Ce sera aussi sans moi
- PV : Un peu déçu par la désignation de M. Bellamy : il est certes contre le mariage des gays et l’IVG mais ne se prononce pas pour le rétablissement de la peine de mort et de l’esclavage.
- EEF : Saisie record de cocaïne dans une narine de Frédéric Beigbeder !
- JC : Macron se dit « scarifié » par ses vingt premiers mois de mandat… Il a du se recevoir un flashball dans l’œil, probablement. Je compatis…
- NP : Il y a pas longtemps je suis passé devant les locaux d’un quotidien où il y avait des gilets jaunes qui insultaient ceux qui sortaient. Je leur ai demandé s’ils lisaient ce journal… Pas un seul ne le lisait… Mais ils étaient contre ce qu’il y avait dedans…
- VS : Vous noterez que les mêmes qui paient des fortunes chaque semaines pour sonder l’opinion refusent le RIC. Les grands démocrates.
- AB : La Loi Anti Casseurs prévoit-elle le cas des casse-pieds, casse-burnes et autres casse-bonbons qui nous les brisent menu ?
- JDF : La seule chose dont on peut être certain si Maxime Nicolle s’exile c’est qu’on n’aura pas à parler de «  fuite des cerveaux »
- JT : Help les spécialistes, vous me conseillez quoi comme modèle d’aspirateur sans sac pour offrir à la St Valentin ?
- AB : — Allo Luc Ferry ? On t’appelle dès qu’une place se libère à l’Académie… — Oh, merci ! —  … aux toilettes Hommes.
- OM : Sinon, la loi anti-casseurs, elle s’applique aussi aux casseurs du code du travail ?
- NP : En fait Macron et les petites phrases c’est un peu comme moi et les cacahuètes pendant l’apéro : j’arrête pas de me dire que c’est la dernière, mais en fait non.
- CC : Je pense que Macron a dû être traumatisé par le film « Les Oiseaux » : il est ouvertement en guerre contre eux. Cette fois-ci ce sont les oies cendrée qu’on pourra canarder un mois supplémentaires
- JB : Manger des légumes nous permet de vivre en bonne santé, donc plus vieux. Certes, mais éplucher ces putains de légumes prend au moins 10 minutes. Le type assez fou pour en manger tous les jours à tous les repas perd donc 36 500 minutes par an, soit environ 25 jours. Tous les 14 ans, il perd 1 an d’espérance de vie. Soit environ 3 ans sur une vie bien remplie de repas. 3 ans. TROIS ans à cause des légumes. STOP MENSONGE.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Le bouquin qui ne s’efface pas

27/01/2019 Comments off

J’ai enfin fini par l’acheter, le fameux Indélébiles de Luz. Luz, c’est un ancien de Charlie, un ancien de juste avant le massacre. Il a morflé. Il a échappé à la tuerie car il était en retard à la conférence de rédaction. C’était son anniversaire. Ce sera toujours son anniversaire. Il a croisé sans le savoir, et réciproquement, les tueurs qui sortaient de Charlie. Rongé par les cauchemars, il a réalisé l’album Catharsis, qui comme son nom l’indique… Et puis récemment, Indélébiles, qui raconte ses 23 ans passés à Charlie. D’abord, sa rencontre inespérée avec Cabu, la gentillesse du mec qui le prend sous son aile, l’emmène au bouclage. Pour lui, sa vie commence alors. Il a 22 ans, il est puceau, il débarque de sa province, abasourdi par l’ambiance du journal.
En fait, il fait revivre le journal et tous ses inoubliables amis, sous l’angle unique du dessin. Le reste n’est pas là, les engueulades, les scissions. Il nous montre comment se fabrique un hebdo dessiné, l’émulation des auteurs et de l’autrice entre eux pour faire la couv, leur générosité : ils se refilent leurs combines de dessin. Cabu montre comment il s’est entraîné à dessiner dans sa poche pour ne pas attirer l’attention lors de reportages par exemple. Luz invente et explique un procédé à base de persistance rétinienne. Dans le livre, on voit Luz partir en reportage. L’un est avec Renaud, fidèle allié du journal, qui va chanter dans un pays de l’est. Luz est arrêté, le policier confisque son carnet et Luz n’a qu’une idée : se souvenir des trait du bonhomme pour le restituer. D’autres reportages, l’un violent lors d’une manif où les flics tabassent la foule, un autre au RPR où il se fait passer pour un militant et où il lui faut cacher son statut : se couper les cheveux, se vêtir comme ces jeunes cons, tracter…et aller aux chiottes toutes les dix minutes pour dessiner, prétextant une cystite, maladie de nana, ce qu’il ignorait !  Puis un dernier tour de piste, fantasmé celui-là puisqu’il s’agit de la mort de Johnny. Tous sont là, les disparus compris. Luz, tout au long du bouquin, fait une fixette sur les bouts de gommes retrouvés, savoir à qui ils ont appartenu. Un livre drôle, instructif, touchant mais pas dans la larmoyure, bien au contraire.
Après avoir réalisé la couv d’après l’attentat où il dessine Allah qui dit « tout est pardonné », et qui fera le tour du monde, Luz quitte Charlie, il ne le lit plus et a laissé tomber le dessin politique.

Luz, Indélébiles, 2018 aux éditions Futuropolis, 320 pages, 24 euros

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #428

26/01/2019 Comments off

Le Comte de Paris laisse son trône vacant un jour de décapitation. A propos de trône, le PQ de Marks and Spencer restera dans les annales. A propos d’annales, on peut maquiller son vagin, maintenant. Pas dans le métro, please ! A propos de métro, l’aéroport de Davos, c’est un peu le métro Répu aux heures de pointe. A propos de Davos, Dany Chti grave dans la soupe, franchement ! A propos de soupe, c’est une vraie potée servie sur C8 avec des nouilles et du gratin. Et puis à propos de gratin, pensez à nourrir vos Gilets Jaunes avec ce froid de gueux qu’ils sont. A propos de son, bye Mimi Legrand, on t’a follement aimé !
- OVH : En fait, le PQ de Marks & Spencer portait la mention Allah Véra.
- GJ : En nous quittant en catimini, Michel Legrand commet sa première fausse note. Musique, maestro, please…
- OVH : Le comte de Paris, duc de France, héritier putatif du trône de France est mort aujourd’hui, anniversaire de la mort de Louis 16. Ça me la coupe.
- PC : Macron rencontre des patrons et investisseurs à Versailles le 21 janvier, jour anniversaire de la décapitation de Louis XVI. Le timing est parfait.
- JPT : Quand deux leaders d’extrême droite en viennent a accuser le Président de vouloir vendre l’Alsace et la Lorraine a l’Allemagne, il est peut-être temps d’envisager un suicide collectif.
- OVH : Marlène Schiappa chez Hanouna, ça va être le grand Débaba.
- VC :  Un grand débat avec Schiappa / Hanouna ! Trop de matière grise sur un même plateau . C8 va faire tourner les sardines, chanter les serviettes et enfumer les blaireaux…de mieux en mieux.
- QC : — Christian Dior, il sort par là ? — Mais… il est mort ! Jamais déçu par le public qui attend devant les défilés de la fashion week
- OVH : Où ira le papier toilette invendu par Marks & Spencer, soi disant insultant le nom d’Allah ? Aux Restos du Cul ?
- OM : Hey les gens qui gueulent parce ce que le nom de leur Dieu figurerait sur du PQ, Valeurs Actuelles c’est du poulet ?
- OVH : Les méfaits de la neige. Je suis tombée dans l’escalier du jardin en allant chercher le Figaro. C’est décidé, je m’abonne à l’Huma.
- CB : La fameuse « vague de froid » dont parlent les journalistes, c’est ce que jusqu’à récemment on appelait « l’hiver » ?
- LC. : Hâte que mon fils lève les yeux de son téléphone pour s’apercevoir qu’il suit la mauvaise mère dans les allées du supermarché depuis 10mn.
- JM : « Angela Merkel et Emmanuel Macron signent le traité d’Aix-la-Chapelle » N’oubliez pas que ce traité prévoit que tous les français devront désormais porter des chaussettes sous leurs claquettes durant l’été. On ne peut pas laisser passer ça.
- ACD : Agréablement surprise que mon mec trie correctement après séchage les culottes de ma fille (devenue adulte) et moi. Moi : comment tu fais ? Lui : c’est simple: petit cul/gros cul
- BP : 1 500 jets privés attendus pour faire venir les participants au forum économique mondial. Pas de doute, le Forum de Davos est déjà un grand succès sur le plan écologique.
- AB : Prochain film du radin hypocondriaque Dany Boon, le caïman des îles : « Fisc Fucking ».
- CC : Pourquoi voudriez-vous des jeunes docteurs aillent s’installer dans des endroits où il n’y a plus de services publics, où les écoles ferment, où il n’y a ni théâtres, ni cinéma, pas de wifi, parfois des ruptures d’électricité en hiver, des gares qui ferment ?
- ES : Mes lèvres viennent de m’annoncer leur déménagement dans l’Etat du New Gercées.
- MN  : On vit quand même dans une société où des femmes payent avec du vrai argent des personnes pour se faire maquiller le vagin. Et du coup on vit quand même dans une société où comme taff, tu peux faire maquilleur de vagin. Je suis perdue.
- DT : —  Alors, c’était bien la France en 2045 ?
 — Hanouna est Président, je me suis fait flasher à 17km/h sur l’A6 vers Evry, j’ai payé 135 euros un paquet de Royale Menthol.
 — Nom de Zeus ! Et Michel Drucker ?
 —  Il va bien, pourquoi ?
- ISF : Personnellement, je veux payer l’ISF, mais Macron s’y oppose. Je suis vénère grave.
- BF : Après avoir précédemment perdu (rappelons-le) : — un coffre-fort.  — l’adresse de sa compagne. —  quelques flingues. — la mémoire. Ce mec c’est le trou noir de la macronie. On devrait lui confier nos déchets nucléaires, la question du stockage serait réglée.
- ZB : — Les gilets ont flingué l’économie au dernier trimestre — Le chômage a baissé au dernier trimestre… Quelqu’un peut m’expliquer svp ?
- PE : Le styliste de Céline Dion hospitalisé pour surmenage.  Le pauvre, il doit être dans le même état que le nutritionniste de Gérard Depardieu et le prof de philo de Cyril Hanouna.
- CC : Je ne dis pas que ce n’est pas compliqué de sortir du glyphosate et autres saloperies, je dis juste qu’avoir une future génération sans bras va nous pousser à être inventif en termes de formation professionnelle.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

350 pages de sérotonine !

22/01/2019 Comments off

Sérotonine. C’est d’abord le nom d’un neuro-transmetteur qu’on appelle familièrement la vitamine du bonheur. C’est aussi depuis quelques jours, le titre d’un roman réjouissant. Plutôt que d’y voir un dépressif comme l’annoncent les critiques— d’abord, les dépressifs ça n’écrit pas de livres aussi  divertissants — j’y trouve un romancier ironique qui s’amuse de sa facilité à dépeindre la vilainie de notre civilisation et de tout ce qu’elle sécrète de ravages incontrôlables. Et à raconter des histoires. Il adore les histoires d’amour ratées, forcément, et dans ce livre, il évoque ses principales tranches de  vie passées avec les femmes qui ont compté pour lui. Sauf la première du livre, la châtain, rencontrée à une station service dont il regrettera longuement de l’avoir laissé partir. Il est en vacances en Espagne, attendant sa compagne Yuzu, une jeune Japonaise avec qui il ne partage plus rien. Elle-même est une sorte de pute de luxe dont il a découvert les vidéos en forçant son ordi, une nana adepte de pratiques sexuelles assez poussées, voire bestiales.
Il évoque une jeune femme, Claire, que par son éloignement professionnel, il doucement accéléré la fin de la liaison et qu’il a le tort de revoir des années plus tard. Et le tort d’accepter de coucher avec car il ne bande plus. D’abord parce qu’il ne la désire pas mais aussi parce qu’il prend des médocs contre la déprime justement.
Puis il revit le grand bonheur qu’il a connu avec Camille, une jeune stagiaire véto qu’il prend sous son aile alors qu’il vient de  s’installer en Normandie, il a fait Agro et peut prétendre à certains jobs intéressants n’importe où. Ce fut un bonheur parfait, elle avait tout mais au bout de cinq ans, il a commis un truc qui a tout cassé. Qu’il regrettera longtemps.
Actuellement, il ballote entre revoyures et atermoiements. On le voit chez le seul ami qu’il s’est fait en Agro, un aristo qui est retourné sur les terres ancestrales pour élever des vaches selon les strictes règles du bio. Il en crève, son mariage en a crevé. On ne donne pas cher de sa peau. Avec lui, il se rendra à une manif paysanne de quotas laitiers. Ça se passe très mal.
Intéressant aussi le médecin qu’il dégote pour lui fournir sa dope, la dopamine. Il a un discours totalement décomplexé sur la maladie, ses traitements possibles (des petites putes extras : allez-y de ma part), et une diatribe non convenue sur la vie, la mort etc. Très très drôle. La fin est assez inattendue, son plan pour se ré-approprier Camille est complètement barré…
Bien sûr il y a de la bite, de la chatte humide, de la pute, trilogie obligatoire dans un roman houellecquien. Mais pas de façon trop appuyée ni, pour une fois, trop machiste. De plus, Houellebecq se montre sous un jour moins cynique qu’avant. Il se fait écolo, éthique, contre la souffrance animale, compatissant.
On pourrait dire que l’homme s’assagit tandis que le style reste fluide et alerte, très agréable à lire.

Sérotonine de Michel Houellebecq, 2019 chez Flammarion. 350 pages. 22€

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #427

19/01/2019 Comments off

Ils sont venus ils sont tous là lorsqu’ils ont entendu ce cri : elle va mourir la démocr… Ah, non, je recommence. Ils sont venus ils sont tous là lorsqu’ils ont entendu ce cri : Guéant condamné à un an de pri… Flûte, ça ne rime pas ! Ils sont venus ils sont tous là lorsqu’ils ont entendu ce cri : Benalla accusé de … Soral condamné à … Ghosn emprisonn… Mais pourquoi veux-je absolument chanter cette ritournelle ? Bah parce qu’ils sont venus, ils sont tous là, où ils y viendront dans les deux mois, à la grand-messe, nos maires, nos pairs, nos zélus, nos ceinturés de tricots-l’or, tous ceux qui n’avaient jamais imaginé le goût authentique, le moelleux, la saveur unique du Président.


- ES : Lancement du Grand Débat National en terres normandes : Macron invente la péquenocratie.
- GD : Nous vivons quand même une période totalement dingue où un dirigeant politique répond à des questions qu’on lui pose.
- JPT : Dans ce pays de merde où l’Etat ne songe qu’à dézinguer le service public afin de distribuer des dividendes au capital, j’ai dû payer 1 euro pour faire le trajet Clermont-Ferrand-Alès, soit 255 kilomètres. De qui se moque-t-on ? Qui peut encore s’offrir pareille fantaisie ?
- JB : « Je suis en train de lire le prix Goncourt, ça m’a l’air super ».
 Heeeeey, c’était ma première critique littéraire, je me sens un peu comme Pénélope Fillon après des heures de boulot.
- MK : Quand Jupiter nous montre le bonheur, le pauvre regarde son doigt d’honneur.
- MK : Chouette, Claude Guéant définitivement condamné à 1 an de prison. Beurk, il ira pas ! Vous avez déjà vu un ministre en prison, vous ? Ah, s’il avait volé une pomme dans la poubelle d’un hypermarché…
- OM : Claude Guéant avec sa condamnation à de la prison ferme, c’est un peu le mec qui se dévoue à entrer dans l’eau en premier pour dire à ses potes si elle est bonne.
- GB : Le grand débat: tu veux un yaourt à la fraise ou à la myrtille ? — je veux pas de yaourt —  c’est pas la question. Alors lequel ? — aucun des deux je ne veux pas de yaourt! — refus de débat ? Faciste !
- BP : Ce qui est spectaculaire dans le Grand Débat, c’est que le prof, debout, paraît être le fils des vieux étudiants moustachus ceints d’une écharpe tricolore, assis autour de lui.
- EC : Quand la Sacem a la gentillesse de t’inviter à une journée de formation avec Yves Duteil. 
a) tu as vieilli
. b) tu fais vraiment de la merde
. c) les deux
- BP : Il est possible que les gilets jaunes attirent chaque samedi une nouvelle clientèle de touristes, en particulier chinois, saoudiens ou turcs qui viennent assister en France à ce qui est interdit et invisible dans leurs pays.
- GB : Heu le grand débat je sais pas où je dois aller pour discuter ni avec qui, mais si j’ai bien compris, c’est Macron et les maires qui discutent c’est ça ? Ils disent de quoi ils ont besoin et Macron leur explique comment s’en passer, c’est cette vieille blague le débat ?
- GD : Avec tout ça, on en oublierait presque de se moquer encore de Laurent Wauquiez.
- AB : Pauvre B. Griveaux, qui rame avec 7900 € nets/mois. Ouvrons une cagnotte pour lui permettre de devenir propriétaire à Paris et de se payer une voiture. Je verse 1 euro et un bouton de chemise (nacré)
- GD : Toujours admiratif des gens qui imaginent des parfums d’intérieur comme « figuier tardif » ou « rosée du matin sur bergamotier vigoureux ».
- PI : Le mec au boulot, à la présentation de la nouvelle collègue, il me sort « hey je me suis jamais tapé une rousse ». Je lui ai répondu « cool ! Aussi bien, elle s’est jamais tapée un beauf », je suis pas sûr qu’il me reparle.
- NP : Sachant qu’il est normalement interdit de viser la tête, soit les policiers visent très mal, soit au contraire ils visent très bien. Mais je dis ça…
- ACD : Je ne dis pas que tu as trop bu, je dis juste que ce gentil gilet jaune à qui tu parles depuis une heure est en fait une boîte postale.
- GD : Comme j’aime ce pays où des ministres se plaignant de toucher 7900 € nets demandent à ceux qui en touchent 1000 d’arrêter de se plaindre.
- AB : En garde à vue, Alexandre Benalla aurait produit une lettre à en-tête de l’Élysée qui prouverait qu’il était chambellan chargé de l’organisation de la Galette Des Rois. Parmi les fèves, un phone crypté, un pistolet à eau et des passeports. Il aurait aussi gardé les couronnes.
- AR : Dites, arrêtez moi si je me trompe, mais depuis deux mois que Carlos Ghosn est en prison les usines Renault continuent de tourner, non ? Du coup (sans vouloir offenser personne) est-ce que les ouvriers ne seraient pas plus utiles que les patrons?
- GD : Tout se passe bien avec ce débat-national-crucial-révolutionnaire-mais-qui-ne-changera-de-toute-façon-rien-au-cap-libéral-seul-horizon-possible ?
- OM : En 1 mois Macron nous aura parlé à la télé, fait passer une lettre sur les réseaux sociaux, envoyé cette même lettre par courrier, et aura rencontré nos maires… La prochaine étape c’est quoi ? Une rencontre dans le noir avec palpations ?
- PI : Le bilan de la journée est plutôt bon. J’ai bien mangé. J’ai bien bossé. Je n’ai pas bu trop de café. J’ai bu une bonne bière. Je n’ai rien publié sur IG. J’ai désinfecté l’écran de mon tel. J’ai pris les escaliers plutôt que l’ascenseur. Soral va faire un an de prison.
- AR : Bertold Brecht a une solution pour le petit Cron et son gouvernement : dissoudre le peuple et en élire un autre !
- GB : On en est où de la cagnotte pour l’appartement parisien de Griveaux ? Toujours rien ? Et ça se dit Pays des Droits de l’Homme et de la solidarité .

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Oh so chic petit livre !

18/01/2019 Comments off

C’est un petit bijou dans un écrin Gallimard que nous a élégamment sculpté la poétesse échevelée qu’est Patti Smith. Il s’appelle dévotion, titre de la nouvelle qui en est le cœur, dans une gangue de petits textes, réflexions, impressions, poèmes et photos minimalistes d’un bref séjour en Europe. Invitée par son éditeur, dormant dans un hôtel sur the place to be, je veux dire la place St Germain des Prés (cf la photo prise de sa chambre) et descendant chaque matin au café de Flore y déguster « de la baguette » avec de la confiture de figue, on se doute qu’elle va y croiser Jean-Paul et Simone. Hé bien non ! Dans un name dropping très intello parigot, elle se meut dans la tête de Modiano, avant que ses pas la portent où créchait la Duras, ce n’est pas très loin, puis dans des rues où vécurent Simone Weil et Victor Hugo. J’ai l’air de me moquer mais non, je trouve très bien qu’une figure pop de son envergure s’abreuve à la fontaine de notre culture !
Puis elle descendra à Sète, dommage, je n’y étais pas à ce moment-là, pour signature, visitera le cimetière marin et la tombe de Paul V. puis, sur l’invitation de la fille de Camus, écrivain qu’elle vénère, se rendra à Lourmarin où il vivait et écrivait, face aux oliviers. Elle dormira dans sa chambre et aura l’honneur de consulter et même de lire le manuscrit du premier homme, le dernier livre, inachevé, de l’auteur. Avant que d’aller à Londres puis enfin, de revenir dans son home new-yorkais, un peu décalée, nostalgique des petits déjeuners du Flore et des jardins de Gallimard. Sa valise est petite, son trousseau minimal, je suppose qu’il n’y a pas de trousse de maquillage car elle ne cite que le dentifrice. Patti est une femme extravagante : elle n’est pas coquette, ni m’as-tu vue. Je pense qu’on devrait dire d’elle qu’elle est plutôt « m’as-tu-lue » ? car tout ce qu’elle écrit est digne d’intérêt, fin, subtil, personnel.
Je n’ai pas parlé de la nouvelle du milieu de l’opuscule : une histoire glaçante, hors du temps qui revisite le mythe du Faust de Goethe (c’est dit en quatrième de couv, sinon je… bref).
Ça se lit vite, ça peut rester sur le chevet, se feuilleter, se mettre dans la poche pour un petit trajet en car. En car ? Heu, plutôt en train elle aime les trains, revoir son livre M Train (click ici) qui est un récit tout aussi impressionniste.

Dévotion de Patti Smith, 2018 aux éditions Gallimard. 156 petites pages, 14 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Celle qui s’enfuyait, sacré thriller !

17/01/2019 Comments off

D’un côté, il y a  Phyllis Marie Mervil. Elle a une soixantaine d’années, est afro-américaine, installée du côté des Cévennes dans une maison totalement isolée, seule, avec son chien qui s’appelle Douze cette année car il a douze ans. Elle parle très bien le français, l’écrit même puisqu’elle est autrice à succès sous deux pseudos qu’elle utilise alternativement. Son éditeur avec qui elle entretient des relations chaleureuses protège l’anonymat qu’elle réclame. Pas de photos, peu de séances de signatures ou très peu, pas de paroles en public. Pourquoi cette discrétion voulue ?
Parce que de l’autre côté, il y a un homme qui la pourchasse depuis longtemps. Elle le sait, pense qu’il s’agit du FBI puisqu’elle a été condamnée par contumace pour des faits politiques, un petit groupuscule foireux auquel elle appartenait et dont elle est une rare survivante. Nous, lecteurs, on a été briefés : le poursuivant est un Italo-américain, frère d’une jeune femme appartenant au même groupuscule. Ce qui n’explique rien.
Philippe Lafitte tisse joliment un portrait détaillé, palpable, de son héroïne et de son emploi du temps. Tous les jours, Phyllis se lève à trois heures du matin, écrit durant trois heures puis part courir longuement sur le Causse avec son chien. Parfois, très rarement, elle se rend à la ville et y retrouve son amant occasionnel. Il est fasciné par cette femme mais elle refuse de s’installer chez lui, en ville.
Un matin, affûté, sûr de son coup, le poursuivant aura le chien mais pas elle. Ratage qu’il doit réparer au plus vite face aux exigences de la vieille Antonella, l’ancêtre de leur famille, celle qui a su construire avec son mari un petit empire à New-York.  Sur la causse, un homme du cru aura été vaguement témoin de l’affaire. Il aura relevé le numéro de la voiture, en fait part à Phyllis qui refuse de le noter.
Nous apprendrons au compte-gouttes — par le biais de carnets intimes que l’héroïne consent à relire pour éventuellement en faire le roman de sa vie — le pourquoi de cette poursuite acharnée, nous savons qu’il se trouve à la fin du livre sans pouvoir deviner ce qu’il va arriver. C’est tout le talent de l’auteur de nous envoyer des indices ici et là comme des clés à l’intrigue.
Thriller très finement mené, personnages forts et attachants, décors savamment peints, tout contribue au plaisir de voir se dérouler une histoire originale qui saute de la nature rugueuse et sauvage des causses à l’agitation d’une certaine jeunesse américaine des années 70.

Celle qui s’enfuyait de Philipe Lafitte, 2018 aux éditions Grasset. 216 pages, 18 €. Et en prime, la discographie du récit.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins