Les Fessebouqueries #475

21/12/2019 Comments off

 

J’aurais aimé finir gentiment l’année avec force délicatesses amusantes mais hélas, on est dans du lourd. Du gros bourrin qui laboure dru dans la grosse motte lourdingue du mensonge. Du fricoteur boursouflé qui pompe tout ce qu’il peut pour assurer ses arrières-trains (de vie) protubérants. Du profitard ventripotent qui siphonne le bien d’autrui avec haro – sur le baudet –gance. Du roboratif-écœurant prédateur qui suce la moelle du système qui lui est sympathique, du traficoteur obscène remercié à contre cœur et remplacé par un sagouin de harceleur professionnel procédurier qui ne nous annonce rien de bon. Ce qui explique quelques grossièretés bien senties que d’habitude je réfrène. On pourrait se consoler avec les malheurs de Patrick!!!!!! à la Santé mais ce serait tirer sur l’ambulance… Donc marche ou grève, épicétou. Bon courage et week-end réunis, amigas/gos !
- ETC : Les aubergines, c’est juste des éponges avec une veste en cuir.
- PI : Faudra quand même vérifier demain matin que Jean-Paul Delevoye ne se pointe pas au travail en ayant oublié qu’il a démissionné. Il a une mémoire défaillante le pauvre homme.
- DC : Delevoye ? Oh, bah Delevoye plus !
- GD : In French, we do not say « je reconnais avoir violé la Constitution », we say « mon erreur est d’une légèreté coupable » and I think qu’on nous prend bien pour des lapins de 6 semaines.
- JT : Mon fils a commandé un train électrique pour noël, j’hésite à lui offrir le 27 décembre pour l’habituer aux retards de la SNCF, ou ne rien mettre sous le sapin pour qu’il intègre la notion d’annulation en raison de la grève.
- NP : Tel que c’est parti, Laurent Pietraszewski ne va pas rester assez longtemps à son poste pour qu’on ait le temps d’apprendre à écrire et prononcer son nom.
- MK : Opportunément souffrant, Balkany sera remplacé par Delevoye au procès des tricheurs et des menteurs
- PR : Jean Paul Delevoye annonce la création d’une agence d’influence et de communication sur le cumul de fonctions et retraites privées publiques dans un environnement politique mais néanmoins constitutionnel. Le respect des valeurs, le poids de l’expérience !
- GD : L’enfer est pavé d’erreurs d’une légèreté coupable.
- MK : Delefoi démissionne de bonne voye (ou quelque chose comme ça)
- ADN : Infos : JP Delevoye acculé après de nombreuses révélations… Je savais que c’était un Acculé, je le savais.
- BR : Le temps qu’on retienne le nom du nouveau Monsieur Retraites, la grève sera terminée.
- GD : La réforme des retraites, ce sont ceux qui vont en pâtir le moins qui en parlent le mieux.
- CC : Journée de l’orgasme : une pensée émue pour tous les pommeaux de douche de ce pays : vous faites un travail formidable.
- NP : Plus que 5 jours avant Noël… C’est le moment où tu passes de « Il me faut un cadeau personnalisé, qui corresponde à sa nature profonde et qui lui plaise vraiment. » à  » Putain faut vraiment que je trouve un cadeau ».
- MK : Balkany(s), la fin d’un monde. Delevoye, le début de la fin du nouveau monde.
- OB : A mon avis, ils ont choisi Laurent Pietraszewski pour être sûr que la moitié des Français se décourage à écrire son nom sur une pancarte.
- MA : Vous vous rendez compte que c’est à un mec qui déclare avoir oublié qu’il avait 13 tafs qu’on a demandé de calculer comment il fallait distribuer les retraites. mdr
- JT : Un mec d’Auchan pour gérer les retraites, c’est peut-être l’occasion de faire voter une loi interdisant les vieux dans les supermarchés le week-end.
- CC : Si on parlait des 10% de ménages français qui détiennent la moitié du patrimoine total de la France. Je vous rassure, ils ne viennent en France que pour soigner leurs cancers et coller leurs gosses à Henri IV…
- AB : « Je crois en sa bonne foi » is the new « Circulez, y a rien à voir », qui était the new « Laisse béton ».
- CCM : Moi à la secrétaire du labo d’analyses médicales : « Je préfèrerais que l’examen soit fait par une femme. Ou un homme, s’il est bien. » La secrétaire : « Vous en connaissez, vous, des hommes bien ? » Moi : « Heu, non… » La secrétaire : « Ben voilà, on est d’accord. »
- OM : BREAKING : Pour cause d’affluence, la réunion de « l’Amicale des membres démissionnaires d’un gouvernement d’Édouard Philippe », prévue le 12 janvier prochain, se déroulera finalement au Stade de France.
- BR : Comme Delevoye ça n’a pas supermarché, ils ont pris le suivant chez Auchan.
- CV : J’ai perdu tout espoir. Si jamais Pietraszewski démissionne, on aura droit au Shérif de Nottingham, au Croquemitaine, à Freddy Krueger ou à madame Beaumont, mon épouvantable institutrice de CE2.
- MK : Ne soyons pas tout le temps à la traîne des Etats-Unis : destituons Macron !
- NP : Oh putain! Ils ont même réussi à se fâcher avec Stéphane Bern… C’est dire à quel point ils sont mauvais…
- PR : Ouais, ouais, pour un petit pain au chocolat, il a appelé la police pour mettre la salariée en taule. Fort. Grosses coucougnettes. Le mec a certainement la carrure pour finir ministre de l’intérieur.
- RR : Entendu à la radio : « 35 minutes de marche le matin, 35 minutes le soir à cause des grèves ! Vivement la fin de ce calvaire ».  Elle marche pieds nus ? Sur les genoux ? À cloche-pied ? C’est quoi le problème ?
- NP : Juste une question : les mecs au gouvernement qui accumulent bourdes sur conneries, ce sont les mêmes qu’on présentait en 2016 comme des génies absolus du marketing et de la communication ou ils ont été remplacés par des sosies ?
- NP : Si ça se trouve Jean Paul Delevoye a juste démissionné pour pouvoir partir en vacances avant les bouchons du week-end.
- ES : Macron regrette la démission de Delevoye : « On avait dit à points, pas complètement cramé ! »
- OM : Parfois je suis angoissé et puis je pense aux enfants de Jean-Paul Delevoye au moment de répondre à la question « Profession du père » et ça va mieux.
- OK : Les Balkany : 36 ans de mandats politiques ! Rhôô les pauvres, ils n’ont même pas tous leurs trimestres pour leur retraite. Je suis effondré.
- NP : De toutes façons Noël c’est juste une fête commerciale inventée par Mariah Carey pour vendre des disques
- DA : « Ce que j’aime dans le Marché de Noël, c’est ce côté féérique » me lança-t-elle en ouvrant son sac à la fouille vigipirate avant de passer devant des militaires armés tout en dégustant un vin chaud cubi-villageoise à 5€ dans un gobelet plastique consigné sous une pluie battante.
- CEMT : J’espère quand même qu’après sa démission, Jean-Paul Delevoye retrouvera des travails.
- ME : Vous vous rendez compte ? En fait c’était pas les Arabes mais Delevoye qui volait le travail des Français !
- CC : On continue à avoir une vingtaine de mâles blancs aisés qui nous expliquent ce qui est bon pour nous. La seule vraie question : en quoi 90% de la population pourrait se sentir concernée par eux ?
- TW : PAPA OURS : quelqu’un s’est couché dans mon lit. MAMAN OURS : quelqu’un s’est couché dans mon lit. BEBE OURS  : quelqu’un .. OH ATTENDEZ VOUS DORMEZ PLUS ENSEMBLE ??
- CCM : On ne dit pas : « Je suis bloqué.e à cause de la grève. » Mais : « Je suis bloqué.e à cause de la réforme. »
- VA : J’ai été condamné à 11 mois avec sursis et 12 500€ pour avoir sauvé 2 dindes d’un élevage intensif et tenté de libérer cochons, poules et dindes d’un sort tragique, pour combattre l’activité responsable de la destruction de notre planète. La justice n’en a plus que le nom.
- LO : Au lieu de punir la souffrance animale, le gouvernement français préfère punir ceux qui révèlent ces actes barbares. Voilà le joli monde de merde que Macron construit.
- NA : Rappelons que tous les trous du cul qui tweetent avec le hashtag grevedelahonte bénéficient tous des congés payés, de la cinquième semaine de vacances et d’autres avantages qui ont été obtenus à force de grèves. Qu’ils aillent se faire bien frire le cul !
- GK : 1999 : « Y aura-t-il de la neige à Noël ? — Non, le climat change. » 2019 : « Y aura-t-il des trains à Noël ? — Non, il y a des grèves. » 2039 : « Y aura-t-il grand-mère à Noël ? — Non, elle travaille. »
- TC : Arrêtez de vous plaindre de l’âge Pivot. Ils auraient pu prendre l’âge Drucker comme référence et là on était mal.
- RR : Histoire de mettre un peu plus d’ambiance à la gare de Lyon, j’ai envie d’aller acheter un billet aujourd’hui pour Hyères demain.
- PI : Je trouve que priver de train les enfants à Noël est une juste sanction pour l’enfer qu’ils font vivre aux passagers le reste de l’année.
- GD : Fin 2019. Éberluées, des chaînes de télévision découvrent que l’on peut parfois « marcher » d’un point A à un point B pour se déplacer (voire se servir d’une bicyclette).
- JB : Une pensée pour Jean-Paul Delevoye qui doit se farcir 34 repas d’entreprise de fin d’année.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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Dans les profondeurs la pénétration

17/12/2019 Comments off

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« Si la sexualité était une question de plaisir, les femmes seraient moins pénétrées et les hommes le seraient davantage ». Ne croyez pas, chères mauvaises langues (hé hé) que ces propos sont tenus par une camionneuse moche et mal baisée, voire moustachue à tendance goudou excusez-moi mes amies homos, c’est juste pour caricaturer quelques possibles a priori). Pas du tout, vous n’y êtes pas. Ces propos sont ceux d’un homme, un vrai (je suppose), vivant en couple avec une femme et leur enfant, écrivain, végétarien et bon esprit. Martin Page. Alors, quoi ? Explique-nous ! C’est quand même fait pour ça, ces choses, y a un pénis d’un côté, un vagin de l’autre, et tout ça qui s’emboîte on ne peut plus parfaitement lorsque le mode d’emploi est bien suivi et que tout s’oint bien. Hé bien, croyez-le ou pas, cette idée qu’une séance de sexe — faire l’amour ou baiser si tu préfères — doit se conclure par papa dans maman — qui est la norme universelle de notre culture — c’est juste une construction politique. Car Martin Page qui a commis cet hyper intéressant opus, a interrogé nombre de femmes et d’hommes et s’est documenté livresquement. Hé bien les femmes sont nombreuses à pouvoir se passer de la pénétration et beaucoup d’hommes sont mal à l’aise avec ce projet que sous-tend l’idée de conquête, de domination : pénétrer une femme, c’est l’avoir. Elle devient une possession, un trophée, une chasse gardée. (Il est question aussi ici de la pénétration anale car beaucoup de femmes l’acceptent, avec joie ou pas, mais c’est tendance). (Il est aussi question de fellation).
(Note : Quand je parle des hommes ou des femmes, ce ne sont pas TOUS les hommes, TOUTES les femmes. Les attitudes sont infinies..). Ce que cherche à déconstruire l’auteur, c’est que sous prétexte que cette action (de pénétrer) soit très codée, on en oublie toutes les autres pratiques sexuelles que peuvent s’offrir les corps sans être obligés de se finir par l’éjaculation dans un orifice.
Martin Page a connu beaucoup de réactions curieuses quand il en parlait à ses amis, parfois une forme de condescendance (le pauvre, il n’a rien compris au sexe), parfois un truc drôle, ex : « j’ai demandé à un ami, hétérosexuel, s’il aimait la pénétration. Il m’a répondu tout de suite : « Ah ah, oui bien sûr ! Bah oui ! ». Alors j’ai précisé ma question : « Et comment aimes-tu être pénétré ? Avec un doigt ? Avec un gode ou un masseur prostatique bien lubrifié ? ». Il s’est crispé. Il n’avait pas imaginé que je parlais de lui pénétré. Jamais. Jamais jamais. » Pour beaucoup d’hommes, il n’en est absolument pas question, ils perdraient leur position de dominants, voire seraient humiliés. Et pourtant, beaucoup aime le massage prostatique durant l’acte. Mais bon. C’est plutôt le rôle de la femme d’être « passive ».
Un livre comme ça ne se résume pas, disons qu’il ouvre l’esprit par une belle somme de réflexions mais aussi de témoignages très divers et pourrait se conclure par le fait que ça serait tout bénéfice pour tout le monde qu’on essaie, ensemble, d’appréhender l’amour physique autrement que par une préparation à l’éjaculation terminale. Martin Page explique enfin que tout est lié : « la question de la pénétration, du clitoris, des hommes hétérosexuels, comme celle du temps de travail qui empiète sur nos vies affectives, des salaires moins élevés des femmes, de leur plus grande précarité, de nos difficultés d’existence matérielle, du congé paternité encore bien maigre et facultatif, des réunions organisées le soir, du capitalisme, du réchauffement climatique et du règne de la compétition et de la comparaison. » Disons que c’est la mâle attitude qui organise tout ça pour préserver ses privilèges bien souvent issus de l’éducation « virile » consistant à gommer tout ce qu’il y a de sensible chez le garçon dans le but de ne pas ressembler (quelle horreur !) à une fille.
C’est mieux dit, mieux écrit, mieux analysé, heureusement.
Par ailleurs, au printemps dernier, Martin a traité cette question dans l’excellentissime podcast « Les Couilles sur la table », pénétrer#39, ici/

Initialement auto-édité, ce livre est repris par une nouvelle édition, à sortir le 10 janvier.

Au delà de la pénétration par Martin Page. 2020 aux éditions Le Nouvel Attila. 160 pages, 10 €. Et une couverture très douce.

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #474

14/12/2019 Comments off

Encore une fois, fustigeons nos vieux croûtons de rockers, de vedettes de télé ou de cinoche et autres people décati de ne pas avoir clamsé cette semaine, cela m’aurait permis de semer quelques blagues bien nases dans cette période triste comme un jour sans pleins avec ces décisions écologiques qui prendront effet (peut-être) quand nous seront morts,  avec ces restrictions de nos libertés d’informer, et avec ce pourri cumulard et distrait responsable de ces réformes qui puent grave comme les pieds en compote de ceux qui vont les subir ! Heureusement qu’il y a papa noël et quelques bananes du plus haut comique ! Alors, ne perdons pas l’espoir de rire un peu durant ce week-end calamiteux que je vous souhaite aussi bon que possible.
- JT :  – Papa c’est quoi cette bouteille de lait?  – …  –  Papa comment on fait les bébés? –  Tu vois cette bouteille de lait? Et ben c’est de la merde et tu vas la voir jusqu’en 2040.
- PI : Plus que 7321 dodos avant la fin de l’emballage plastique à usage unique.
- CG : Le problème est que si Delevoye démissionnait de tous ses boulots, le taux de chômage en France s’envolerait !
- JE : Je pense que les Français pourraient s’inspirer de M.Delevoye qui, à 72 ans, travaille et cumule 4 emplois.
- JB : Avec la réforme de retraite il sera désormais possible de faire une carrière longue 16-64, avant d’être mis en bière.
- PR : Le moins qu’on puisse dire, c’est que les britishs ont des couilles. Maintenant, il reste à démontrer qu’ils ont un cerveau. Merci de votre attention.
- OM : Perso je trouve que c’est bien que les jeunes soient déjà au courant qu’ils ne toucheront pas grand chose lorsqu’ils prendront leur retraite après 45 ans de chômage.
- MK : Bientôt dans nos manifs : le bâton de Berger contre les matraques de flics !
- PR : Toujours pas compris si la stratégie de Macron c’est de créer le chaos, faire monter Marine, et devenir le recours ou bien créer le chaos, faire monter Marine, et devenir le recours. L’un ou l’autre.
- GD : Une pensée pour tous les macronistes, furieux d’apprendre ce soir qu’un régime de retraite spécial – celui des policiers – va être maintenu. Soutien.
- BE : Quelle est la différence entre Benjamin Griveaux et un gréviste ? Les deux ont arrêté le travail, seul le gréviste n’est pas payé.
- JC : Ma femme de ménage est passé au télétravail, mais le résultat est assez moyen…
- RP : Ce moment embarrassant à Paris où tu dois choisir entre se nourrir jusqu’à la fin de l’année ou acheter un verre de vin chaud au marché de Noël.
- NP : J’aimerais quand même bien savoir qui de Pornhub ou de Netflix a eu la plus grosse augmentation de fréquentation avec tout ces gens qui « télétravaillent » depuis une semaine…
- OB : J’ai tellement marché dans Paris ces derniers jours que je suis en train de me sculpter un corps de grève.
- CI : « En pleine grève, une femme accouche dans le RER D ». J’espère qu’elle a pu avoir la péridurail
- CV : Delevoye aux retraites ? C’est probablement une erreur de casting. Il aurait fait du bon boulot au ministère de l’Emploi. Rien qu’avec les postes qu’il laisse vacants ces jours-ci, il aurait fait baisser le chômage de 1 à 2%
- ES : Ni saignante ni à points : la réforme des retraites sera complètement cramée !
- NP : Les grèves c’est un peu comme les réunions de famille à Noël : tu as beau en comprendre l’utilité, au bout d’une semaine ça commence à faire un peu chier quand même.
- GD : Une réforme, c’est comme une vanne : si tu passes ton temps à devoir l’expliquer, c’est qu’elle est cramée.
- JPT : Tous les Français sont favorables aux réformes. Sauf les infirmières, les notaires, les comptables, les chauffeurs de taxi, les vendeurs de pizzas, les épiciers, les dermatologues, les professeurs de physique-chimie, les gérants de boites de nuit, les hôteliers, les coiffeurs, les restaurateurs, les avocats, les cheminots, les loueurs de pédalos, etc.
- XX*- Quand, en 2014, Gattaz promettait de créer 1 million d’emplois, il avait pas précisé qu’ils seraient tous occupés par Jean-Paul Delevoye…
- OM :  Donc, si je comprends bien, le texte contre lequel les gens avaient tort de manifester parce qu’ils ne le connaissaient même pas, c’est exactement celui contre lequel ils manifestaient.
- AB : Le rêve de Macron : Président du XIXème siècle–  Un peuple docile de moutons encadrés – Une seule chaîne d’info, ni réseaux sociaux ni web – Boulot 60 h/semaine dès 16 ans, pas d’assurance chômage, pas de retraite. Pas de dette, pas de souci
- NP : je propose qu’on inonde le tunnel sous la Manche et qu’on construise un mur sur les plages normandes. Bye Bye les rosbifs.
- ES : Arrêtez de vous plaindre un peu, avec tous les salaires que Delevoye va devoir rembourser pour ses activités non déclarées, ce sera lui la première victime de la réforme des retraites !
- NP : Les plastiques à usage unique autorisés jusqu’en 2040… Tel que c’est parti il y aura donc encore des bouteilles en plastique longtemps après la disparition des ours polaires.
- JM :  Je me demande si c’est pas un peu précipité comme mesure.
- PAD : Le Costa Rica l’a annoncé en 2017 pour 2021 La France l’annonce en 2019 pour 2040. Signal très fort.
- PAD : Après son expédition dans l’Arctique,  Mike Horn vient d’annoncer qu’il essayera de rejoindre La Défense par le RER A lundi matin.
- DA : Si t’as pas moins de 44 ans en 2019, t’as raté ta retraite.
- RV : Des ouvriers polonais retapent un appartement à mon étage en écoutant à fond du rap…polonais. Je comprends mieux pourquoi l’Allemagne a envahi la Pologne.
- GD : Le jour où vivre avec 1000 euros par mois a été présenté comme le dernier chic, on aurait déjà dû s’inquiéter.
- LS : Les élus qui proposent de rendre illégal le fait de filmer et diffuser des images de policiers ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui disent à propos de la vidéosurveillance partout : « si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à être contre » ?
- NP : Vous avez remarqué que ce sont souvent les mêmes qui veulent installer des caméras dans toutes les rues pour surveiller tout le monde tout le temps mais qui veulent en même temps interdire de filmer les policiers ?
- CV : Une start up, c’est bien une boîte qui se monte très vite, sur du vent, et qui finit très vite par déposer le bilan, non ? La France sous Macron est donc bien une start up nation.
- OM : Pourquoi on continue d’appeler ça « télé-travail » alors que tout le monde sait que c’est du « netflix-travail » ?
- AB : Politique fiction. Tout a commencé par un amendement interdisant de filmer la police. Puis, ils interdirent de filmer les manifs, et enfin les caméras de tout type furent bannies de la voie publique. Et quand le web fut coupé, la France devint l’Iran…
- GD : Votre train 7559 du 13/12/2019 ne circulera pas ̶e̶n̶ ̶r̶a̶i̶s̶o̶n̶ ̶d̶’̶u̶n̶e̶ ̶g̶r̶è̶v̶e̶ ̶n̶a̶t̶i̶o̶n̶a̶l̶e̶ ̶i̶n̶t̶e̶r̶p̶r̶o̶f̶e̶s̶s̶i̶o̶n̶n̶e̶l̶l̶e̶ en raison des attaques systématiques du gouvernement contre le système de protection sociale français.
- EAG : Aujourd’hui, ma retraite est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’Elysée : « Bien fait pour vous, bande de pauvres. »
- GB : 2020 Brune Poirson confirme que le gasoil c’est pas joli joli et décide d’un moratoire pour 2057. 2021 Brune Poirson envisage que le glyphosate n’est pas tip top et promet une circulaire pour 2083. 2022 Brune Poirson découvre l’environnement et propose un livre blanc dès 2104.
- AB : Depuis 40 ans, Jacques Attali murmure à l’oreille du prince. Le parasite de la gauche caviar rêve d’une société sans retraite mais ne prend toujours pas la sienne. Ça nous ferait des vacances…
- RR : Balkany annonce dans le haut-parleur de la prison qu’il doublera le salaire des profs qui voteront pour lui.
- PR : Je me demandais. On est passé déjà dans un état policier ou c’est pour bientôt ? On s’y perd un peu.
- CC : C’est le moment rêvé pour dire à vos enfants que le père noël fait la grève cette année.
- TG : C’est marrant ce gouvernement qui étudie l’effet d’un pet avant de chier sur la table de la cuisine.
- RR : Il fait un temps à se suicider mais j’ai trop envie d’emmerder un jeune pour qu’il paie ma retraite.
- MK : Delevoye de garage pour le sinistre de la réforme des retraites ?
- GP : Quand on appelle performance une banane scotchée sur un mur et qu’une nouvelle performance est créée par un mec qui mange la banane. Moi je performe chez moi avec en fond musical Katerine.
- JC : On vient de m’offrir un couteau suisse qui a un cure-dent et un coupe poils du nez. Mais il ne fait pas encore gratte-couilles. Il est suisse, donc.
- GB : Depuis vendredi et la mise en examen de Bayrou, je pense au minot qui avait pris une claque en lui faisant les poches.  Mon gars, c’est à toi qu’il les a faites finalement. Tu dois avoir les mains qui te démangent. Comme nous tous.
- JB : Oh putain : en 2040 les plastiques à usage unique seront interdits.  Je vais de ce pas faire des réserves de flacons de shampoing et de bidons de lessive.
- DC : La clause du grand-père, la clause du grand-père… Mais pour qu’il y ait un grand-père, il a bien fallu qu’il y ait une grand-mère !
- MC : BFM TV diffuse depuis ce matin un reportage sur Alain, 55 ans, qui marche 30 km pour aller au travail à cause de la grève. Après quelques rapides recherches, Alain, 55 ans, est agent d’entretien chez…BFM TV. Et y a personne de sa boite pour le prendre…
- CC : En gros pour ne plus avoir de couverts en plastique, il faut attendre 2040 mais pour foutre en l’air tout un système de retraite, ça doit être fait dans l’année. Et après vous vous étonnez qu’on vous prenne pour des gougnafiers de compétition.
- OM : Et dire que même les plastiques à usage unique partiront à la retraite avant nous…
- AB : • Sarkozy et Fillon : fraudes et haute trahison. • Hollande et Valls : Loi Travail et 49.3. • Macron et ÉdouardPhilippe : réforme des retraites et violences policières. Laisser sa trace dans l’Histoire au grand concours d’impopularité.
- PA : Avec tout ce que les hommes font pour Lui, Dieu pourrait se donner la peine d’exister.
- RP : Surprenants ces résultats au Royaume-Uni quand on sait que, selon France Télévisions, les Britanniques passaient leur journée à pleurer d’avoir voté le Brexit dans leur plaid du Labour.
- NO : – On fait comment pour la garde des gosses ? –  Mais vous êtes qui ? –  Pardon, j’ai brûlé des étapes. Bonsoir. Je vous offre un verre ?
- AB :  Bernard Arnault : qu’est-ce que vous voulez que ça m’foute la retraite à points et les grèves ? J’ai 100 milliards à claquer avant de clamser

*XX :  Pardon, je n’ai pas retrouvé l’auteur de ce post

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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Georges Arnaud, écrivain assassin ou pas ?

12/12/2019 Comments off

La Serpe est un pavé, bien dense, bien dru, écrit par Philippe Jaenada, qui a reçu le prix Fémina en 2017. Il est issu d’un fait divers datant de 1941, dans un château près de Périgueux, où eut lieu un massacre, un homme âgé, sa vieille soeur et la bonne. A coups de serpe. Ils baignent dans leur sang. Le seul rescapé de la tuerie appelle à l’aide au petit matin. C’est le fils de l’homme âgé, il a 24 ans. Cet homme deviendra auteur de polars connu, notamment du Salaire de la peur dont a été tiré le film. Il s’appelle Georges Arnaud de son nom de plume, à ne pas confondre avec George-J. Arnaud, autre écrivain.
Au départ, presque tout concourt à accuser le fils dont le vrai nom est Henri Girard, un type égoïste, capricieux, dépensier, sans humanité, fêtard, sans aucun respect pour les autres, notamment son père. Il ne travaille pas la plupart du temps mais se débrouille pour soutirer de l’argent à son père et sa tante, très riches. Il le claque dans des soirées de débauche, il arrose tout le monde, offre des bijoux très coûteux à femmes et maîtresses… Il s’est marié très jeune pour enquiquiner sa famille à une fille qu’on appellerait pétasse aujourd’hui. Puis tombe amoureux d’une autre femme… Ensuite, il y a cet atroce fait divers qui le rend richissime par héritage. Bizarrement, il est innocenté par les jurés en un temps record qui exclut tout délibéré, sous l’œil d’un président du tribunal bienveillant, et aussi grâce à la plaidoirie très roublarde d’un maître du barreau, Maurine Garçon, ami intime du mort. Ce qui confiance au jury. Ensuite, il s’exile au Venezuela pour plusieurs années, exerce des tas de métiers, dilapide sa fortune, connaît la misère et les bas-fonds puis rentre à Paris avec le manuscrit du Salaire de la peur. Succès, film, début d’une vie très mondaine et d’écriture où, souvent, il dénonce nombre d’injustices. Il meurt d’une crise cardiaque en Espagne. En gros. Mais c’est bien plus romanesque que ça.
Philippe Jaenada qui avait auparavant retracé la vie de Pauline Dubuisson, coupable d’avoir tué son amant (Brigitte Bardot l’interpréta dans la Vérité), s’est emparé de l’histoire de cet homme au physique ingrat. Il a passé un temps fou à éplucher non seulement les livres mais aussi les archives juridiques, lu tous les courriers le concernant, un travail de titan mené dans les plus infimes détails. A interrogé tous ceux qui auraient pu avoir un lien même infime avec les personnages ayant croisé notre homme,
Cet ouvrage qui fourmille d’une masse de toutes petites choses, revues, ressassées, déconstruites, reconstruites, est à la fois passionnant et déroutant. Car il ne résume pas, il dit tout, tout ce qui a été négligé par l’enquête, ne serait que la personnalité du présumé coupable qui, finalement, n’était pas un si mauvais bougre, avait de gentils sentiments, et était trop intelligent pour laisser tant d’indices aussi criants derrière lui. Déroutant car il raconte aussi les états d’âme de son auteur, les digressions pas toujours très intéressantes sur sa vie privée, son fils, ses chambres d’hôtels, les bars et restaurants de Périgueux, ce qu’il mange et boit. Ce qui rallonge considérablement la sauce qui peut finir, par instant, en indigestion. D’autant plus qu’il y a très peu de chapitres et de paragraphes, que tout s’enchaîne en lignes serrées sans possibilités de quelque pause bien méritée.
Donc beaucoup de pour, et du contre. J’avoue que j’ai sauté des passages car l’auteur nous inflige souvent des prises de tête sur des détails infimes qu’il semble trouver de prime importance. En tout cas, c’est un super boulot qui conviendra aux maniaques, aux minutieux, aux sodomites drosophiliens et autres tatillons amateurs de la vérité vraie.

La Serpe de Philippe Jaenada. 2017 aux éditions Julliard. 646 pages. Editions Points 8,90 €…

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #473

07/12/2019 Comments off

Avec la grève générale du 5 et les multi-piapiatages des groniqueurs medias, plus de place pour le reste et pourtant ! L’anniversaire de la mort de l’idole, hein ? qui n’a jamais pris sa retraite, Balkany qui ne veut pas prendre la sienne alors qu’il pourrait, bien au chaud, confortable et tout ça, Bayrou qui va faire examiner la sienne – fictive – très prochainement, papa Noël qui ne travaille qu’un jour par an et n’aura rien du tout, il y avait de quoi s’appesantir un peu plus ! Et les Uber qui violent nos filles et nos compagnes alors qu’elles auraient pu prendre cool le RER tard ou marcher dans les sombres rues de la ville sans rien risquer… et pas une mort de people pour pimenter tout ça ! Il y a des semaines désespérantes. Que cela ne vous empêche pas de passer un bon week-end !
- OM : Olivier Mazerolles (77 ans), Jean-Jacque Bourdin (70 ans), Jean-Pierre Elkabbach (82 ans), Alain Duhamel (79 ans), sont quand même les meilleurs publicités pour une retraite à un âge décent.
- EC : Olivier Mazerolles 77 ans, JJ Bourdin 70 ans, JP Elkabbach 82 ans, Hélène Pilichowski 71 ans, Catherine Nay 75 ans, Alain Duhamel 79 ans… Voilà les grands commentateurs politiques français qui nous apporte chaque jour une vision jeune et dynamique
- RdB : Allez, on va faire plus simple : les grévistes conservent le système de retraite actuel + les régimes spéciaux, et les anti-grève souscrivent à la retraite par point + le régime universel.
- DC : Tiens, ça fait longtemps qu’un mec n’a pas usé de son droit à m’importuner.  Si je prenais un Uber ?
- PR : D’ailleurs, il est tout à fait possible de donner aux policiers, pour chaque coup de matraque, un point supplémentaire de retraite. Ben oui.
- NA : « Ça fait bizarre de marcher » – un Parisien
- JT : « Les meufs qui prennent des Uber elles cherchent un peu quand même. »
- NP : Alain Duhamel est probablement la personne la PLUS qualifiée en France pour parler de la réforme des retraites : il a déjà commenté celle de 1940 et celle de Russie en 1812.
- NP : QUOI  ? Pour résorber le chômage et financer les retraites il suffirait que « on » créé des emplois ? Mais pourquoi « on » n’y a pas pensé avant ? Merci Alexis Corbière pour cette pensée lumineuse !
- NP : — C’est quoi la retraite, papa ? —  Tu vois ton goûter ? Je t’en prends un bout. Mais je te le rendrais plus tard, quand tu auras faim. Mais quand il a eu faim je lui ai dit qu’il fallait attendre encore. Et encore… Vu qu’il me fait la gueule je crois qu’il a compris.
- CV : Vous arrive-t-il de croiser dans l’escalier pour la première fois une dame d’un certain âge, de discuter un peu avec elle et qu’elle finisse par vous raconter comment son fils a trouvé son père, un lundi soir, baignant dans son sang depuis le vendredi soir ? Ou c’est juste à moi que ça arrive ?
- OB : Une technique de recrutement imparable: commencer par choisir au hasard quelques candidatures dans la pile des CV, et les mettre à la poubelle. Ça évite de devoir travailler avec des gens qui n’ont jamais de chance. Les mathématiques à votre service en toutes circonstances.
- NP : Il faut quand même reconnaître que les attentats islamistes ont eu de bons cotés : plus personne n’ose utiliser l’expression « Prise d’otages » pendant les grèves.
- OB : Que celui qui n’a jamais repris un truc dans le coffre à linge sale parce qu’il était pressé me jette la première chaussette.
- MK : Balkany candidat depuis sa cellule. Le PCF de Levallois aussi, depuis sa cellule
- AdN : Je crois que Balkany n’a toujours pas compris qu’il était dans la merde, ça me fait penser à Louis XVI qui a participé à l’amélioration de la guillotine.
- CD : Je rentre dans une brasserie. Beaucoup d’hommes élégants, plutôt mûrs et visiblement en couple et des dames plutôt mûres aussi avec des plumes bleues ou roses dans les cheveux. Pas de doute, suis bien arrivée à côté de Pleyel.
- GD : Mon top 2 des slogans du jour : — « Moins de points, plus de ronds » ; —  « La r’traite avant l’arthrite ».
- CC : Je rêve d’un monde où il serait normal que les gens qui instruisent mes enfants, les gens qui soignent mes plaies, les gens qui s’occupent de ma grand-mère, ceux qui me protègent, ceux qui nettoient mes rues soient heureux, bien payés et considérés. Bonne grève demain.
- NP : Vu que demain on fait une journée sans transports en commun je propose que la semaine prochaine on organise une journée sans voitures particulières. Histoire de voir lequel des deux est le plus insupportable.
- RP : Porte d’Auteuil, la contre-manifestation est sur le point de partir avec Christophe Barbier et Benjamin Griveaux en tête de cortège. Douze personnes selon les syndicats, neuf selon la police.
- JT : Le problème quand tu vis en province, c’est que les jours de grève c’est comme tous les autres jours.
- ES : Beaucoup moins d’émissions de gaz carbonique en ce jour de grève générale. Finalement ce n’est pas un jeudi noir, mais un jeudi vert !
- PI : Je redoute ce moment où il faudra annoncer aux chats que, cette année, on ne fera pas de sapin.
- NP : Quand je vois tous ces gens en vélo qui dégagent du CO2 et de la vapeur d’eau je me dis que cette grève générale n’est vraiment pas très bonne pour le réchauffement climatique.
- VO : Aucun métro, aucun tram, aucun bus, aucun TGV, absolument rien ici dans le Cantal.
- OB : Je viens de voir passer une pub sur Facebook dont le slogan est « Vivez pleinement vos règles ! ». Comment te dire, Jean-Michel… j’ai comme une envie de te greffer mon utérus sans anesthésie pour que tu vives pleinement toi aussi.
- TC : Tout le monde bosse chez nous. Je crois qu’y a une grève de la grève.
- MK : Bayrou de secours : il serait pas un pneu crevé, désormais, le mis en examen ?
- JB : Ces gauchistes manifestent contre le réchauffement climatique puis contre la réforme des retraites alors que le réchauffement climatique est la solution à la réforme des retraites.
- PR : Et la retraite des emplois fictifs, on y pense au gouvernement, hein ?
- GD : Hâte de découvrir demain comment Charles-Edmond aura lutté contre les gauchistes pour rejoindre son tournoi de bridge : bicyclette ? Planche à roulettes ? Petites pas cadencés ?
- DA : APPEL À CANDIDATURES [URGENT] Si tu habites à Metz, que tu as la gastro & que tu es prêt(e) à me rouler la plus belle pelle de ta vie, merci de me contacter en DM, j’ai 5 kilos à perdre d’ici Noël.
- RP : Jean-Luc Mélenchon : Il fait un petit peu froid en décembre. Marine Le Pen : J’ai mis un manteau ce matin. Editorialistes : Les extrêmes se rejoignent, l’axe-rouge brun se précise…
- SV : Depuis quelques temps, j’utilise la reconnaissance vocal pour dictée mes commentaires et mets post sur Facebook. Le problème c’est que ce machin fait des fautes et ça m’énerve. Exemple quand je dis. Des fois il écrit point c’est vraiment embarrassant. Mais le pire ceux sont les fautes de grammaire parce que franchement qu’on ne me dise pas qu’on ne pouvais pas lui apprendre la grammaire virgule merde point d’exclamation intelligence artificielle Montcuq

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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Les Fessebouqueries #472

30/11/2019 Comments off

Black is black, criait l’actu, cette semaine. Oui, noir c’est noir, répondait Johnny dans l’écho de son caveau ensoleillé sans savoir qu’on ne parlait pas de lui (sauf de sa veuve ayant retrouvé l’amour sur la couv des mag) mais de plein d’autres choses qui fâchent comme Balkany qui perd son avocat, l’Argens qui ruisselle à flots sur ses pauvres (riverains) donnant par là raison à la théorie du prèz, la grosse voix testostéronée de Demorand piégée par la grève, les écoles qui ne trouvent pas de feignants de profs pour faire la classe, Villani dont la candidature asperge un peu de m… le parti au pouvoir, les paysans qui crèvent de crever pour pas un radis bio, et last but not liste comme disent les acheteurs impénitents, le Black Friday qui n’est ni un Black Sabbath, ni un Noir qui aime les frites du jour, mais un mouvement de foule se ruant follement vers des affaires qui puent quand même majoritairement le Grand Moisi. Alors décroisons élégamment nos jambes comme jadis la belle Sharon (dont le cerveau n’était certes pas boudiné par la culotte ) pour jouir d’un week-end décontracté du… Quoi ? Rhoooo….

- GP : Trop d’inégalités dans le régime des retraites. Alignons tout ça sur le modèle des retraites des politiques.
- JPT : Quand ça avantage un riche, c’est un privilège. Quand ça avantage un travailleur, c’est un régime spécial obtenu à la su!te d’une lutte farouche. Franchement, qu’est-ce que vous ne comprenez pas à l’économie sociale en France ?
- CC : À en juger par les râles appuyés venant de la chambre du dessus, difficile de savoir si le monsieur est sur le point de jouir ou s’il vient de se cogner le petit orteil contre la table basse, je vous tiens au courant.
- MK : Hong-Kong : quand on voit le nombre de pékins qui votent contre la Chine…
- EEF : Certains mecs devraient faire gaffe en croisant leurs jambes, ils écrasent leur cerveau.
- RR : En raison de la grève de France Inter et pour échapper aux rafales de pubs d’Europe 1 en ce jour de black friday, j’écoute France Bleu Nord. Merci au grévistes de revenir vite. Cordialement.
- MM : Aujourd’hui au boulot, y’a un rebeu qui s’est fait piquer son vélo. Il me lâche : « Je suis sûr que c’est un coup des gitans, cette sale race là ».  J’étais ému, c’est la première fois que je vois un rebeu aussi bien intégré en France
- NP : Dati, Schiappa, Hidalgo… Deux femmes sur trois seront battues le soir des élections municipales à Paris… Et le gouvernement prétend vouloir lutter contre les violences faites aux femmes….
- RR : L’égalité existera quand les hommes feront leur petite bonne femme de chemin, comme nous notre petit bonhomme.
- MK : Drame conjugal à Levallois : Balkany se sépare de Dupont-Moretti.
- DF : A vendre au bord de l’Argens maison « les pieds dans l’eau »; prévoir petits travaux
- OVH : Chasse à la glu : il faut séparer l’homme du chasseur.
- JB : Moi qui pensais que Michel fournirait un bon alibi…
- CC : —  elle est blonde —  blonde comment ? platine, norvégien, vénitien, paille, cuivré ? —  blonde frite.
- MK : Trump soutenant la démocratie (à Hong-Kong) ça sonne aussi faux que si Macron soutenait la non-violence.
- GD : Je lis ici et là que nombre de postes de professeurs ne trouvent pas preneurs. Triste pays où même les jobs de fainéants à gros salaires n’attirent personne.
- OM : Franchement, si Cédric Villani était autiste, ce serait pas plutôt carrément un énorme atout pour séduire le parisien moyen…?
- NP : Quel est la musique préférée des prêtres pédophiles ? La messe en six mineurs.
- AB : Quand Trump poste un montage où il apparaît en Rocky Stallone musclé, la question n’est plus de savoir s’il est digne de sa fonction mais s’il sera interné en psy ou dans un cirque.
- PG : Si je dis que j’encule le Black Friday, va-t-on dire que c’est le type même du viol raciste et colonialiste d’un blanc sur une personne opprimée ? Bon, mon seul écart en ce « vendredi noir » c’est un white russian ! Vous savez pas ce que c’est ? Allez vous faire enculer, vous ne me méritez pas !
- RR : L’ironie serait de poser un congé sans solde pour profiter du black friday.
- AB : La Macronie, ce pays où l’agriculteur bosse 7 j/7, vend à perte, ne gagne que 400 €/mois et ne peut rembourser ses emprunts.  — C’était déjà comme ça avant.  —  Et ? —  Euh…
- ES : Tout le paradoxe Black Friday résumé dans Libé aujourd’hui : — 4 pages et la une pour en évoquer les calamités —  plus loin, 3 énormes pubs (Fnac, Monoprix, Nespresso) sur 4 ou 5 colonnes.
- DA : – Allô Damian c’est toi ? —  Bah oui Mamy —  C’est toi Damian ? —  Oui Mamy c’est Damian !! — ALLÔÔÔ ?? QUI EST AU BOUT DU FIL ? DAMIAN C’EST TOI ??? —  NAN C’EST EMMANUEL MACRON ! — Ah pardon (elle raccroche).  Ma grand-mère, 99 ans, impératrice du 1er degré.
- RDB : Donc le Black Friday c’est LE jour de l’année où la pub c’est mal et où la surconsommation mène à la destruction de la civilisation, mais les 364 autres jours ça passe et on base même l’indice de moral des ménages sur leur capacité à consommer ? Non mais c’est intéressant.
- JT : Arrêtez de dire que c’était mieux avant, je vous rappelle qu’avant les textos, on était obligé de parler aux gens pour mettre un terme à une relation.
- RR : Prévenez-moi quand on pourra recommencer à faire des emplettes à des prix normaux. Je ne sais plus quoi faire de mon pognon de dingue.
- RP : Macron : « Il me manque un Jack Lang ». Jusque là, je trouve qu’on arrive plutôt à s’en passer
- NI : Vous allez vous habiller comment pour la grève des cheminots, de la RATP, des enseignants, des étudiants, d’EDF, d’Air France, des transports routiers et de la police du 5 décembre ?

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Categories: Fessebouqueries

Délation ou dénonciation ? Nuance !

26/11/2019 Comments off

Chère Brigitte Macron,

Je ne doute pas que vous ayez fait le maximum pour que votre petit protégé, lorsqu’il était votre élève, apprenne au mieux à manier la langue. On ne peut pas dire qu’il n’aura pas joui de votre savoir lors de cours particuliers. Très particuliers. Mais alors, chère Brigitte, comment se fait-il qu’il confonde encore délation et dénonciation ?
Tout récemment, à propos des violences faites aux femmes, il a en effet annoncé qu’il ne voulait pas « que nous tombions dans un quotidien de la délation » alors qu’il était question de dénoncer les soupçons de violence commises sur une femme.
Parfois, c’est bien pratique de parler de délation quand on préfère l’omerta sur certaines questions, car elle renvoie immanquablement à la période tristement célèbre de la « dénonciation » des Juifs. Qui est de la pure délation. C’est pourquoi votre époux aurait dû parler de dénonciation, qui participe d’une bonne intention, contrairement à la délation.
Selon l’institut du salarié :
« La dénonciation consiste à révéler l’existence d’une situation contraire à la morale [...] On se met dans ce cas à la place de l’autre, victime pour laquelle on compatit, ou bourreau qu’on exècre. La dénonciation est motivée par le bien-être d’autrui que l’on sait menacé, et auquel on ne peut rester indifférent. Faire cesser cette situation en la révélant nous procurera [...] la satisfaction d’avoir bien agi. La dénonciation vise à faire du bien. »
« Les leviers de la délation sont différents. C’est la volonté de nuire, ou de régler ses comptes qui amène le délateur à révéler des faits avérés ou pas [...] La dénonciation c’est vouloir du bien, la délation vouloir du mal à l’autre. »
A la décharge de votre cher époux, beaucoup de tribuns, journalistes, politiques, confondent ces deux mots, abolissant de fait leur indéniable antinomie. Certains le font sciemment, se sentant peut-être visés en tant que Membres de la Grande Confrérie des Hommes, notamment lors de l’affaire DSK, ou plus récemment Weinstein.
Votre époux, ancien élève et chouchou, qui est aussi notre président à tous, je ne l’imagine pas vicieux au point de vouloir culpabiliser toutes celles et ceux qui tenteraient d’intervenir dans le noble but de sauver une femme (et des enfants) dans ces  affaire de violences, affaires qui, dorénavant, regardent tout le monde. Ne serait-il alors tout simplement qu’un mauvais élève en français ? Ce qui vous mettrait bien dans l’embarras.
Il serait alors intéressant de lui suggérer d’abuser (encore) de vos compétences pour un meilleur usage des mots car nous savons bien comment une utilisation erronée de la sémantique peut nous induire en erreur. Donc nuire à la compréhension de la chose publique en en détournant les intentions, ce que ne souhaiterait pas notre président.
Je vous remercie, chère Brigitte Macron, de transmettre à qui de droit avec tout le respect que je vous dois.

Texte © dominique cozette

Categories: politic

Les couilles sur la table

25/11/2019 Comments off

C’est le nom d’un formidable podcast créé par Victoire Tuaillon qui développe, au fil de ses rencontres avec des chercheurs/euses, la formation de la masculinité. Car on ne naît pas homme, on le devient. Et c’est palpitant de voir comme toute notre culture est empreinte de petites choses qui semblent sans importance mais forment ensemble un système qui pèse sur tout le social, l’intime, le politique, l’humain. Si vous n’avez pas (eu) le temps d’en écouter les presque 50 épisodes, je vous conseille fortement le livre qui vient de sortir : il réunit, résume, synthétise ou reproduit les idées fortes des épisodes de son podcast.
Les Couilles sur la table est passionnant, ses sujets éclairants. On y apprend l’éducation virile pratiquée dans diverses cultures (et souvent il y a longtemps). Comment tout ce qui se fabrique ou se construit est calculé d’après l’homme qui est la mesure-étalon de tout : la main de l’homme pour les écrans des mobiles, l’usage de l’homme (les pipi-rooms où les femmes font toujours la queue), la conduite de l’homme : les accidents moins nombreux mais plus graves pour les femmes parce que les mannequins des crash-tests sont masculins, la santé de l’homme car les médicaments sont créés et testés en fonction du métabolismede  l’homme. Puis on comprend comment l’espace public est masculin, les noms des rues masculins, les coins mal éclairés, les endroits peu accessibles, pourquoi toujours les grands hommes statufiés sont en majesté, vêtus et que les femmes sont en général nues.
On y recense aussi, on connaît un tout petit peu, les privilèges de l’homme au travail, comment tout est fait pour que la femme s’occupe de l’intendance. On réfléchit sur le sujet du viol et des violences que beaucoup d’hommes dénient pour eux-mêmes. L’affaire Weinstein et la domination des puissants. Comment l’homme exploite la femme à la maison, la charge mentale portée par la femme. La culture du viol dont on commence vaguement à parler (le temps de « la soubrette qu’on trousse » lors de l’affaire DSK est passé) et les stéréotypes de la virilité dans la littérature, le cinéma, la poésie.
On y découvre la hiérarchie masculine et ses rivalités pour devenir le plus viril au détriment de la femme et de beaucoup d’hommes qui ne sont pas au sommet. On y donne aussi des idées de solutions pour que les inégalités entre hommes et femmes se réduisent, pour que l’homme considère enfin que la femme ne lui est pas inférieure….
Ce livre foisonne d’enseignements souvent étonnants, on peut même dire qu’il nous dessille tellement nous avons tendance à intérioriser la suprématie de l’homme blanc dominant. Comment résumer une telle somme ? Impossible.
A la fin, Victoire Tuaillon cite les ouvrages les plus importants, ceux qui ont servi pour les rencontres ou qui ont été cités, essais, thèses et fiction. Puis elle énumère, avec pitch, les épisodes du podcast jusqu’au 46ème. Il manque donc les quatre consacrés à une discussion avec Virginie Despentes dont je ne cesse de vous encourager à les écouter.
Je ne peux que vous conseiller ardemment la lecture de ce livre, que vous soyez fille ou gars. Il y a de très jolies illustrations, des couleurs de textes, c’est ludique et très agréable…(je ne répèterai pas que c’est passionnant. Ah si, je l’ai fait ! Au temps pour moi !)

Les Couilles sur la table de Victoire Tuaillon, 2019 chez Binge auto.éditions, dans toutes les librairies. 256 pages, 18 euros.
Pour écouter le podcast c’est ici

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #471

23/11/2019 Comments off

Ça se barre de tous les côtes, l’actu, cette semaine ! Au secours, centre d’appel, où dois-je donner de la tête ? Ah flûte, mon centre d’appel est occupé, y a jamais person qui y répond ! Alors, je vous mets tout en vrac, demerden-Sie sich et inch allah les femmes battues, celles bouffées par des chasses à courre ou violées par des artistes, ou qui bossent pour des glouches dans les hostos ! Et les hommes, tiens, ceux qui conduisent des camions trop lourds, des caisses dans les sables qatari, des bateaux-usines qui dévastent les mers, qui ont des relations bizarres avec les électeurs… tout ça est bien négatif, me direz-vous, paraphrasant notre trop cher prèz. C’est pourquoi je créé ce numéro d’urgence : tapez fessebouqueries sur votre bazar, il vous souhaitera un bon week-end ! #Metoo.

- MP : Alors que, les hommes, s’ils avaient leurs règles, y aurait 3 jours de congés par mois prévus dans le Code du travail depuis longtemps.
- CC : le train arrive en retard, les décorations de noël en avance, et la taxe d’habitation à l’heure
tout est en ordre
- MK : Pour la première fois, le président reconnaît « un recours excessif à la force » contre les manifestants. Si, si. Mais ça se passe au Chili, pas en France. Vous imaginez Macron reconnaître qu’il préside à la violence ?
- CC : Je viens de voir le prix d’un aspirateur Dyson j’espère que l’appartement est livré avec l’appareil.
- NP : La lutte contre le mal logement ? Une centrale d’appel. Les femmes battues ? Une centrale d’appel. La précarité étudiante ? Une centrale d’appel. C’est peut-être ça la solution contre la chômage du gouvernement : créer 3 millions de postes dans des centres d’appel.
- EB : En exclusivité, je vais vous dévoiler le plan d’urgence du gouvernement pour l’hôpital : non pas un mais deux numéros d’urgence ! Et un autocollant j’aime l’hôpital offert à tous les soignants. Si avec ça vous chialez encore, les plaques de cuisson à fion sont disponibles.
- GP : Balkany ne sera pas présent au grand meeting des maires de France pour raison de Santé
- OVH :  Bon, alors ce camion dans le Tarn, il était Mirepoix lourd ou Mirepoix léger ?
- GD : In French, we do not say « volonté politique de résoudre un grave problème de société », we say « mise en place d’un numéro d’appel d’urgence » and I think it’s du foutage de tronche dans les grandes largeurs.
- GB :  — « Une femme enceinte de 29 ans meurt en lisière de forêt dévorée par des chiens d’une chasse à courre à laquelle participait l’officier de gendarmerie menant l’enquête » . — « Stephen King ? David Lynch ? John Carpenter ? Umberto Eco? »  — « Non non. France. Dans l’Aisne. Samedi dernier »
- PA : Inquiétant, mais vrai : Sur les 80 milliards d’individus qui ont déjà fréquenté notre terre au cours des siècles, aucun n’a survécu.
- PI : Jour 6 sans électricité. Nous venons de manger un rat à la broche. J’ai récupéré le sel déversé sur les routes pour conserver nos aliments. J’ai trouvé un champignon. Je ne me rappelle plus exactement de la fin dans into the wild.
- RR : J’ai voulu regarder la télé : Cash Investigation sur les impôts, Djihadiste de père en fils sur Arte… En fin de compte je vais lire Cioran, ce sera plus optimiste.
- CHR : 16 octobre : un camion franchit un passage à niveau interdit aux poids lourds. Un TER le percute. On évoque la dangerosité des passages à niveaux. 18 novembre : un camion franchit un pont interdit aux poids lourds. Le pont s’effondre. On évoque la dangerosité des ponts.
- GlC : Les chasseurs français ont tués en France, ces 20 dernières années, plus de victimes que les attentats terroristes. On nous chie une pendule sur l’immigration et les jihadistes…
- NP : Rallye-Pakar en Arabie Saoudite : Les femmes pilotes auront le droit de participer si elles ont un copilote masculin. Et un mot de leur mari. Par contre si elles sont en moto elles devront avoir des roues voilées.
- JPT : Manifestation contre l’augmentation du prix de l’essence en Iran : une centaine de morts. Et encore, ils ont eu de la chance de ne pas se trouver face à des policiers français !
- CV : Un préfet de Paris, hautain, méprisant et supérieur qui s’appelle Lallement, c’est presque trop beau pour être vrai. Et cette si belle âme a vraiment la gueule de l’emploi. Le casting est parfait, mais quel est le titre du film ?
- HD : Pourquoi s’étonner de voir nos gamins nuls en géographie quand on apprend que le Paris Dakar se déroulera en Arabie Saoudite
- AB : Griveaux serait en train de bâtir une « relation charnelle » avec les parisiens. Range ton engin, ce n’est pas en se tripotant la courgette dans un couloir de métro qu’on gagne leur confiance.
- NP : Dicton du jour  : Blanc sur rouge : rien ne bouge. Rouge sur blanc : tout fout le camp. Beaujolais nouveau : la tête dans le lavabo.
- CC : Il faudrait alors aussi séparer le frère du mari, l’ami de l’amant, l’épouse de la maîtresse, la sœur de la meilleure amie, la mère de la grand-mère, il faudrait séparer l’humain – homme ou femme – de l’artiste, couper cet humain en petits morceaux, designer chacun de ces petits morceaux et déclarer s’ils sont bons ou mauvais, sages ou pervers, intéressants ou moyens, sans comprendre que ces morceaux n’existent qu’agencés les uns aux autres, nourris les uns des autres, existant les uns par les autres, les uns pour les autres. Que cette séparation des personnalités est impossible parce que nous ne sommes pas des robots. Ce qu’il y a de plus éclatant et de plus terrible dans l’admiration, c’est qu’elle ne se pose même pas la question : pour elle ne subsiste que la beauté.
- AG : J’en vois pas mal qui doutent concernant l’attaque de la promeneuse par des chiens. N’oublions jamais que quelles que soient vos spéculations, une chose est avérée : la chasse à courre est vraiment un loisir de connards, soutenu au plus haut niveau de l’Etat.
- LE : je serai à la place du compagnon de la femme tuée par les chiens, je crois que j’aurais quelques années de taule pour meurtres avec barbarie , tortures, préméditations et circonstances aggravantes.
- NP : Et dire qu’il existe sûrement un univers parallèle où le cannabis est autorisé et le beaujolais nouveau interdit…
- DS : Donne 1 poisson à un homme, il aura 1 repas. Apprends-lui à pêcher, et il niquera l’océan pour faire du surimi et des trucs panés en carton.
- AB : Quel est ce pays riche, 32ème pour la liberté de la presse où des citoyens ne mangent à leur faim, baissent le chauffage et se font tabasser quand ils protestent ? —  Euh…  —  Indice : le Président a augmenté le budget de son Palais.  —  La France, douce France…
- AA : Le mec dirige le pays et est impressionné par un film. Parce qu’avant, il était pas au courant en fait.
- ACD : Je vous rappelle qu’on vit dans un monde où plutôt que de donner de l’argent aux étudiants en précarité, on préfère mettre l’argent dans un centre d’appels où on expliquera aux jeunes qu’il n’y a pas d’argent.
- OB : La pluie, le froid, une grève qui arrive et une relation charnelle avec Benjamin Griveaux, et on s’étonne que les Parisiens fassent la gueule.
- RR : « François Baroin est beau, avec une voix suave, c’est le fils de Chirac et des Troyens » Entendu sur France Inter à l’instant. Trop de scoops pour un lundi matin.
- RR : La postérité retiendra qu’en ce maussade mois de novembre 2019, personne n’aura vu venir François Baroin et sa petite mèche rebelle sur le devant de la scène politique.
- PE : Mon fils a imiter (sic) ma signature dans son carnet et vu qu’il a foiré celle-ci, il a mis du Tipp-ex et a re signer à côté en disant à sa prof que j’avais raté ma signature. J’ai préféré dire que c’était moi plutôt que d’admettre d’avoir un fils aussi con.
- LC : Les enfants ont un sixième sens. Ils peuvent sentir immédiatement et à distance si on est en train de se reposer.
- PA : Les trois plus grands malheurs dans la vie d’un homme : — La perte de sa femme,  — La perte de son travail, —  Une éraflure sur la carrosserie de sa voiture.
- GD : J’aurais bien voulu dire aussi à cette dame qui était SDF près de la mairie du 18e d’arrêter d’être négative comme le demande notre grand Jupiter, mais elle est décédée ce week-end.
- OM : Il a tort Emmanuel Macron, les Français ne sont pas si négatifs que ça… Par exemple, si tu leur demandes « est-ce que tu es contre la politique d’Emmanuel Macron ? », beaucoup te répondent par l’affirmative.
- CC : On s’en fout un peu du Black Friday, ça ne marche pas avec le fromage

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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L’avortement vu par un homme

18/11/2019 Comments off

 

Qui a peur d’Annie Ernaux est le titre intrigant de ce court texte de Jerôme Deneubourg. Oui, pourquoi Annie Ernaux ? Parce qu’elle a fait le récit d’un avortement qu’elle avait subi en 1963, c’était parfaitement interdit alors, mais elle en a dit qu’elle était fière de l’avoir fait, ce qui pouvait induire qu’elle faisait peur, comme souvent les militantes.
Le narrateur, qui est aussi l’auteur, a rencontré une Argentine venue poursuivre sa recherche à Paris pour une thèse. Ils passent un peu de bon temps ensemble à Paris, elle ne propose pas de prendre de précautions car elle n’est pas dans une période fertile. Puis elle repart dans son pays, pas de pathos amoureux mais une amitié à cultiver. Seulement un jour, elle l’appelle pour lui dire une chose d’importance, sur Skype uniquement, pour qu’il n’y ait pas de traces. Elle lui apprend qu’elle est enceinte, que c’est une catastrophe car en Argentine, un avortement peut coûter au mieux huit ans de prison, au pire la mort. Car aucun médecin n’est autorisé à le pratiquer. Il reste la clandestinité, il faut de l’argent, trouver la filière, surtout faire en sorte que personne de l’entourage ne le sache. Même les parents, ultra cathos, ne le supporteraient pas : c’est une déchéance, un péché mortel.
Alors l’homme rassemble la forte somme et se rend le plus vite possible en Argentine. A partir de là, il livre un récit qui fait peur : la femme tétanisée par la décision à prendre, puis l’opération en elle-même dans un endroit pas très net où on lui ordonne, en cas de problèmes post-opératoires, de ne pas consulter de médecin, de ne se fier qu’aux anti-douleurs que le type, bizarre, lui fournit. Ou d’envoyer un mail à cet endroit.
Et là, ça ne se passe pas bien. La femme est sujette à de violentes douleurs. Elle envoie un mail mais pas de réponse en vue. Elle se bourre d’anti-douleurs, saigne, son ventre gonfle. Son ami, très mal à l’aise, l’aide comme il peut. Comme elle lui a demandé le secret absolu, il se cache pour consulter quelques relations médicales en France, essayer de savoir si quelqu’un peut aider à Buenos Aires…
Cette histoire est terriblement inquiétante, les « opérants » sont des marlous qui profitent de la détresse des femmes, et le narrateur se sent complètement largué par tout ce qui arrive, tout en ayant soin de la rassurer pour ne pas l’inquiéter davantage.
Un mois plus tard, il trouve naturel d’envoyer le récit à Annie Ernaux. Qui lui répond et l’encourage à publier l’histoire.
C’est une histoire vraie, touchante, sans fioritures, rapportée d’une belle écriture classique, un peu à la Ernaux, qui montre, ce n’est pas courant, comment un homme peut réagir à une épreuve qui concerne les femmes dans leur plus profonde intimité.

Qui a peur d’Annie Ernaux de Jerôme Deneubourg, 2019 aux éditions Lunatique. 120 pages, 12 €.

Texte ©dominique cozette

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Les Fessebouqueries #470

16/11/2019 Comments off

Ce sont des Fessebouqueries light, cette semaine. J’accuse … personne mais enfin, vous auriez pu faire un effort pour rire un peu plus de tout avec n’importe qui. Ségolène et ses deux pôles qui ressembleraient plus à des pôles-non-emploi, la dope qui coule à flot sur les plages atlantiques avec, cerise sur le narco, les pailles qu’on y a jetées, le pauvre Balkany qu’on est obligé d’entretenir grassement dans notre joyeuse structure d’accueil, Poupou victime d’une crevaison inrustinable, Finkelcrotte victime d’un humour que nul n’a compris et Polanski (ne pas confondre avec les pôles en ski de Sépolène) en proie à son zoom un temps pestif qui apparemment ne sait pas faire le point sur le sujet visé. Les Gilets Jaunes ont enfoncé leurs bonnets pour affronter le froid et les balles, tandis que j’entre dans ma période poireau. Bon week-end à vous !

- MK : Brésil : be-bop a Lula !
- OM : Toutes ces femmes voilées qui consacrent un jour de repos à manifester… Si ça c’est pas un beau symbole d’intégration…
- CC : Le gars me tend une petite tartine de saint nectaire avec une boule de confiture de figue dessus et me dit : tiens, c’est une huître auvergnate.
- MK : Ce n’est pas que les Gilets jaunes n’existent plus, mais le pouvoir a imposé aux médias de ne plus en parler. Sous Macron, comme bientôt sous LePen, la liberté d’expression est une valeur toute relative..
- RV : Recrudescence des activités nautiques sur les plages de l’Atlantique. Ah, les gars de la narine…
- DT :  Suite aux ballots de cocaïne échoués sur les plages de l’Atlantique : on va sûrement mobiliser la Narine Nationale.
- AdN : Je n’aime pas les huîtres mais les spéciales coke me tentent.
- JB : Ce serait la moindre des politesses d’aller larguer des tonnes de bourriches d’huîtres au large des côtes colombiennes.
- PI : Suite au séisme entre les 2 centrales nucléaires, faute de pastilles d’iode, j’ai été tenté d’en manger une du lave-vaisselle. Puis j’ai réfléchi je me suis dit qu’un troisième bras dans le dos serait pas forcément inutile pour me gratter le cul.
- MK : Balkany n’a rassemblé que 10% de sa caution ; il resta donc en zonzon pour 90% !
- RB : Fasciné par tous ces gens qui donnent leur avis sur les événements en Bolivie alors qu’ils ne savent même pas placer ce pays sur une carte de l’Afrique.
- MK : Désormais Pouli dort. Longue et douce nuit, Raymond…
- RV : Décès de Raymond Poulidor. Une pensée pour son épouse, la 2ème dame de France.
- JMP : Il a encore été battu par Anquetil arrivé premier au paradis….. par contre il a quand même battu Merx….
- CC : Raymond Poulidor est mort : l’éternel second a laissé son vélo contre le mur, le casque sur le guidon, la gourde dans son anse, il a retiré les gants, ouvert la fermeture du maillot, rehaussé légèrement la bête à deux roues qui menaçait de tomber, puis il a disparu et le vélo, lui, est toujours là. Quand un grand sportif meurt, il ne nous laisse pas le souvenir de son éclat et de sa force, il nous le transmet. Allez, c’est l’heure de remettre le facteur sur son vélo. Bonne route, Poupou.
- OM : J’ai pas bien compris, c’est nous qui ne savons pas séparer l’homme de l’artiste ou c’est Roman Polanski qui ne sait pas séparer la jeune femme de l’objet sexuel ?
- OB : C’est marrant parce que vous vous moquez d’Isabelle Balkany qui soutient son mari mais Emmanuelle Seigner qui continue à regarder tout le monde de haut en feignant d’ignorer que son mari est un pédophile ça ne choque personne.
- AB : Pédophilie des curetons : les évêques votent le principe d’une « somme forfaitaire » pour les victimes. Un chèque et ils s’en lavent les mains dans le bénitier.
- MK : Qui violera Alain Finkelcroûte passera à la postérité, restera dans les annales
- CV : Imaginez un film sur la vie de Dominique Strauss-Kahn, produit par Harvey Weinstein, réalisé par Roman Polanski, en collaboration avec Luc Besson avec scénario de Woody Allen interprété par Kevin Spacey et sur une musique de Bertrand Cantat.
Avec comme acteurs Tariq Ramadan et Fit qu’une crotte le philosophe académicien
- OM : GROS WARNING : Alain Finkielkraut était au second degré sur l’extrait polémique, il ne faut donc, bien sûr, violer personne. Utile de le préciser !
- RP : Concernant Ségolène Royal, je pense qu’il faut dissocier la femme de l’artiste.
- HY : Rappelons que Royal ne se rend pas aux conférences internationales pour ne pas polluer en se déplaçant.
- AB : – Alain Finkielkraut est un intello invité sur tous les plateaux. — Ah ? — Il est l’auteur du fameux Gnagnagna.
- ADG : Les français, tout en subtilité : « il faut leur couper les couilles aux violeurs et aux pédophiles. » Also : oui mais bon, s’il fait du cinéma c’est pas pareil. Un grand popcorn s’il vous plaît.
- AK : Vous n’avez aucune tolérance, c’est fou. Vous vous en prenez à Polanski juste parce qu’il a violé 12 femmes dont des mineures. C’est pas comme si il avait porté un voile en accompagnant son enfant pour une sortie scolaire.
- OK : C’est vendredi manteau blanc et samedi gilet jaune à Paris

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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Jane bis

14/11/2019 Comments off

Post Scriptum n’est pas du tout un bis repetita du premier tome du journal de Jane b. C’est juste pour faire un bon mot. Car pour moi, ce n’est plus la même Jane, même si, en public, elle reste toujours délicieuse, souriante et « marrante ». Je trouve qu’ici, qui commence en 82, dans la plénitude de la belle mi-trentaine, elle chante le blues. Elle a peur d’être délaissée par Doillon qui se barre tourner loin avec de belles actrices tandis qu’elle donne l’impression de s’emmerder à la maison avec le bébé qu’elle adore, Lou. Doillon manque totalement de romantisme, ne lui dit pas les mots qu’elle attend, ne la rassure pas sur son physique. Elle se sent tellement nulle ! La douleur de la séparation d’avec Serge est aigüe, elle s’en veut de lui faire si mal mais c’est aussi grâce à cela qu’il lui écrit ses plus belles chansons. Même si elle adore l’amour avec Jacques, Serge continue d’emplir son cœur, ça n’est pas facile à vivre, j’imagine, pour les trois. Jane se révèle une femme très peu sûre d’elle, très fragile, qui se prend la tête pour ce qu’elle représente auprès des autres. Se demandant fréquemment si elle est une bonne mère, trouvant que non mais se félicitant de la bonne nature de ses filles.
Autant le premier tome était assez drôle, parfois scandaleux, autant celui-ci nous entraîne dans le spleen qui semble l’habiter. Plus on avance, plus elle apparaît bordélique. Son histoire avec Doillon s’arrête comme elle l’avait prévu : il la plaque pour une autre. Mais elle n’est jamais seule, des tas d’amis gravitent autour d’elle, elle sort beaucoup, boit beaucoup et souvent bien trop, elle le dit. Elle est à la fois une globe-trotteuse acharnée et une moule collée à sa famille, ses filles, ses parents. Puis Serge meurt et son père, en même temps. Elle est dévastée. Le journal s’interrompt quelques mois.
Puis la vie cahotique et artistique reprend avec succès, les tours de chants, la planète à conquérir, les films plus ambitieux, les causes à défendre, toujours. C’est comme ça qu’elle se lie avec Olivier Rolin, une histoire d’amour houleuse pleine de malentendus, elle ira habiter juste en face de chez lui alors que Kate, sa fille, se liera plus longuement avec Jean Rolin, le frère d’Olivier. Il est beaucoup question de ses filles, de leurs problèmes personnels parfois très graves et douloureux, en même temps, il lui est difficile d’être une mère modèle après toutes les frasques qu’elle a faites publiquement.
Et le temps passe dans un tourbillon de dates, d’avion, des trucs qu’elle paume un peu partout, des gens qui l’aident à faire ses tournées, ça semble d’une extrême bohème, tout ça. Les chambre des cliniques envahies par la famille et les ami/es proches lors d’un accouchement, d’une maladie et même d’une agonie, celle de sa mère. Tout le monde vient avec des fleurs, du vin, des douceurs… Elle-même est empêtrée dans un sale cancer qui la plombe gravement, une leucémie qu’elle traîne longtemps, des chimios qui l’épuisent mais elle continue à vouloir se produire, elle y arrive parfois, pas toujours, elle veille sur les filles et leurs petits, sa chienne adorée Dora, infernale, qui mord  et qui pue mais elle s’en fout. Enfin, quand tout semble s’arranger, que la douleur du deuil de sa mère s’adoucit, que sa maladie s’éloigne, que Kate s’installe avec un amoureux in love, que Lou explose avec sa carrière de chanteuse, Kate se suicide. Fin du journal, Jane n’écrira plus.
Des coulisses très encombrées, des tas de personnages, une nuée d’ami/es de toutes sortes, une vie trépidante, tropidente j’ai envie d’écrire, mais tellement remplie. Et comme dit Jane, chaque fois que ça n’allait pas, les tout proches étaient là, ça discutait, ça picolait : c’était très gai.

Post scriptum de Jane Birkin. 2019 aux éditions Fayard. 430 pages, 23 €
Pour voir mon article sur le premier tome : ici

Texte © dominique cozette

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Depuis son état sauvage jusqu’à aujourd’hui, la passionnante histoire de la France

12/11/2019 Comments off

J’aurais plutôt appelé ça : formation de la France depuis 20 000 ans, mais on ne m’a pas demandé. En tout cas, ce (petit) livre de Stéphane Durand, 20 000 ans ou la grande histoire de la nature est formidable, hyper passionnant, on y apprend une foultitude de choses sur la France depuis 20 000 ans, donc avant nous, les saccageurs, comment ça marche la nature, les plantes, les animaux, comment certains des animaux, gros ou minus, refont la géographie d’un lieu, changent le cours de l’eau (saviez-vous que la Seine passait du côté de Montmartre, jadis ?) etc. Pour dire qu’il parle de choses qu’il connaît, il y a 45 pages de références (pas des notes, juste des références) à la fin.
Très facile à lire car constitué de courts paragraphes rédigés comme autant de saynètes vivantes qui nous montrent l’utilité du castor dans la création de marais donc l’accroissement de la biodiversité, en particulier l’arrivée en France des chevaux sauvages et des aurochs, comment les blaireaux, les renards dispersent très loin des graines de plantes,comment le geai peut à lui tout seul créer des forêt en transportant 5000 glands par an, les cachant ici et là pour que ça dure toute l’année… Puis la mer, comment les harengs envahissaient la mer et sauvaient des milliers de vies les périodes de disette ou de jeûne, comment est apparue la surpêche au milieu du 16ème siècle car d’un coup, il fallait faire du fric et non plus se nourrir. Un jour, Louis XIV s’amusa avec un trident à tuer 14 thons, car ils grouillaient eux aussi, comment les riches chasseurs ont dégommé tous les macareux moines de Bretagne, même pas pour les manger, juste pour tuer (comme c’est étrange), comment les chapeaux des coquettes ont largement participé à la mort de millions d’oiseaux… Et tout cela s’imbrique dans la construction géographique de la France, les barrages qui détruisent plus qu’ils ne construisent, les forêts exploitées à mort puis replantées sans aucune diversité, trop proprement pour encourager la diversité. Il faut lire l’utilité énorme et méconnue des troncs d’arbres depuis leur chute sur le sol jusqu’à leur voyage dans la mer, en passant par les rivières. Il faut savoir surtout comment le fait de vouloir domestiquer la nature nous prive de ses ultra-nombreux bienfaits qu’on commence vaguement à déplorer. Mais rien n’est perdu…
Un point de vue plus professionnel que le mien : « Ce livre évoque avec émotion un monde perdu : la France. Une terre qui a connu il y a vingt millénaires les mammouths et les rennes innombrables, les lions et les ours des cavernes… Toute une mégafaune disparue, sous l’effet d’un réchauffement aggravé, peut-être, par la surchasse pratiquée par nos ancêtres. Alors que les mammifères géants disparaissaient, les forêts occupaient l’espace. Il y a dix millénaires, le tiers du futur territoire national est couvert de marécages. Les castors refaçonnent les paysages, les aurochs prospèrent dans les prairies humides, et des milliards de poissons, jusqu’à des esturgeons géants, animent les flots. Les saumons remontent les rivières et meurent en masse près des sources pour frayer, leurs cadavres apportant en altitude quantité d’azote et de phosphore, fertilisants, que les torrents redistribuent en aval. Puis arrivent les agriculteurs, en provenance de l’Est. Les vaches absorbent les aurochs par hybridation, la forêt recule sous le feu et la hache, le castor s’évapore. Au Moyen Âge, les moulins et les barrages brisent les cycles des eaux. C’en est fini des saumons, qui se voient interdire les sources où ils pondaient. Les humains se procurent désormais les poissons dans les mers, qui semblent alors inépuisables. En 1620, au large de Marseille, le roi Louis XIII s’amuse à pêcher au trident, en une seule journée, 25 thons rouges, une espèce aujourd’hui au bord de l’extinction.De nos jours, la nature agonise. L’agriculture industrielle l’a brutalement remplacée pour redistribuer azote et phosphore. Les marécages ont été asséchés, les forêts ne sont plus que monoculture d’arbres. Tous ces milieux présentent une biodiversité réduite, quand ils étaient autrefois les plus efficaces des puits de carbone. Alors que les menaces environnementales deviennent évidentes, nos connaissances en histoire environnementale nous permettent d’entrevoir les défuntes richesses des biotopes. »
Ce livre est passionnant, je vais entamer le prochain, dernier paru du même auteur, et vous dirai.

20 000 ans ou la grande histoire de la nature de Stéphane Durand. 2018 aux éditions Acte Sud. 250 pages, 22 euros.

Texte © dominique cozette hybridé quelque peu par le site scienceshumaines.com.  (Ce qui est entre guillemets)

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Les Fessebouqueries #469

09/11/2019 Comments off

Cette semaine, rien de bien agréable sauf le multimédiatique Philippe Katerine toujours réjouissant ! Que je sache, ce n’est pas lui qui a tué Marie Laforêt, pas lui qui a supprimé l’Observatoire de la Pauvreté ou privatisé la FDJ, pas lui qui a augmenté démesurément le salaire des patrons du Caca-rente, pas lui qui réclame une caution magique pour se sortir de prison, pas lui qui accuse et est accusé de viol…bon, bien sûr,  pas lui non plus qui a couronné Dubois et Tesson ou abattu le mur de Berlin, mais il est le seul qui reste classe avec un poireau sur la tête. Le seul ! Sur ce, bon WE prolongé à vous, n’oubliez pas votre crème solaire !

- DA : Je suis arrivé à Paris depuis moins de deux heures que je me retrouve déjà attablé devant un verre de Chardonnay bio en grignotant des chips d’algues dans le 17e. À deux doigts de dire du bien d’Anne Hidalgo avant de partir en trottinette pour un vernissage. Je me déteste.
- PI : Je fais partie de ces gens qui pensent que tout irait bien mieux si le monde était dirigé par Philippe Katerine.
- RV : Décès de Marie Laforêt. La fille aux yeux dort.
- JPT : J’aimerais saluer le décès de Marie Laforêt avec cette réplique face au corps de son mari qui vient de s’électrocuter en pissant sur un câble électrique mis à nu : « Pour une fois qu’il faisait des étincelles avec sa bite ! » Elle avait la classe nécessaire pour dire quelque chose comme ça.
- CV : On dira ce qu’on voudra de Macron et de ses ministres, mais franchement, faire disparaître l’Observatoire de la pauvreté au moment de l’entrée en rigueur de la réforme de l’assurance chômage, c’est une riche idée.
- MK : On dit que Marie Laforêt se méfiait de Maxime Le Forestier…
- CV : Ces jours-ci, Marie Laforêt est morte et Jean-Paul Dubois a obtenu le Goncourt. Ce soir, je vais donc regarder un film avec Natalie Wood, histoire de justifier mon jeu de mots pourri.
- MK : Incarcéré pour hernie fiscale, Balkany bientôt libéré pour fraude discale
- PR : Balkany a des problèmes de « santé ». Quel rigolo celui-là.
- RV : Prix Goncourt. Pour Amélie No Tombe c’est mort.
- NV : Observatoire National de la Pauvreté et de l’exclusion sociale ? Supprimé. Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail ? Supprimé (pardon, « fusionné »). Puisqu’on vous dit que dans ce gouvernement, on n’adore pas trop la pénibilité et qu’on va la supprimer. Dont acte.
- PE : Laforet a fait l’actu hier. Dubois la fait aujourd’hui. Pour demain, c’est très serré entre Patrick Buisson et Jean-Luc Lahaye.
- ES : Marie Laforêt, Jean-Paul Dubois… Nombreux sont ceux qui pensent Jacques Dutronc, mais moi je m’inquiète pour Anne Sylvestre.
- GD : Ce qui est formidable avec certains débats télévisés, c’est que n’importe qui peut passer en quelques minutes du statut d’inconnu absolu à connard célèbre.
- OM : Je suis sûr que Bolsonaro est derrière la disparition de Marie Laforêt.
- NP : Je me demande ce que va faire Trump pour l’anniversaire de la chute du mur de Berlin ? Faire croire à ses électeurs que c’est lui qui l’a abattu avec ses petites mains ou alors ne rien dire parce qu’il préfère les murs qu’on construit aux murs qu’on détruit ?
- DT : Le Prix Renaudot 2019 attribué à Sylvain Tesson. On lui doit, entre autres, ce délicieux aphorisme :
« Le mariage est l’intervalle qui sépare une passion élémentaire d’une pension alimentaire ».
- PE : Avec Dubois, sans Soif, et Tesson : cette année, le mot mystère des prix littéraires était « bouteille
- PR : Qu’est ce que vous pensez de fusionner la Française des Jeux avec les fonds de retraite, et inventer une super retraite pour les précaires, tirée au hasard pour quelques-uns ? Le truc innovant, disruptif, sympa, inclusif. Oui, non ?
- CC :  Concernant cette histoire de smic et de divorce : éteignez la télé, débranchez-la, vendez-la, avec l’argent achetez des livres ou un abonnement à la bibliothèque.
- MK : Préparons les nécros ! Macron va médailler Belmondo et Hossein ce vendredi.
- LVS : Quotas immigration, tirer à balles réelles sur des personnes, une femme au smic avec deux enfants ne devrait pas divorcer… Et maintenant un  Balkanython … pour un délinquant. Qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-ce qui n’a pas marché?
- LS : Le Balkanython aurait déjà récolté 5 kg d’oranges, 2 magazines pour adultes et 12 kg de cornichons.
- HB : Le balkanython : les ripoux parlent aux pourris. Déduction fiscale en sus.
- SA : Du coup, faut-il rebaptiser la ville Levallois-Paiera ?
- DC : Manif anti-islamophobie adoubée par la gauche ??? Je ne comprends plus rien. Je vais me convertir aux adorateurs de saucisses volantes avec le droit de porter des plumes dans le Q !
- GD : Salle d’attente du médecin. Pour info, Michael Jackson sort bientôt son nouvel album.
- PR : Après avoir joué pour devenir riches pendant des années, les Français peuvent finalement s’appauvrir en achetant des titres FDJ. C’est beau.
- GD : Ça ne fait quand même pas grand bruit, ces mesures fascisantes mises en place par le gouvernement. (C’est donc parfaitement effrayant.)
- COP : Pour mon anniversaire je souhaiterais le même lifting que Rachida Dati afin de mettre mes oreilles en valeur… l’idée d’avoir aussi une bouche de goujon me séduit aussi ainsi je pourrais enfin toucher mon nez avec ma lèvre supérieure ou faire ventouse sur mon miroir grossissant pour me mettre du Rimmel.
- NP : Comment savoir si tu es laïc ou raciste ? C’est facile : si toutes les religions t’emmerdent, alors tu es laïc. Mais s’il n’y a qu’une religion qui t’emmerde parce que « les Arabes ils font chier, ils ont qu’à être chrétiens comme tout le monde », alors tu es probablement raciste.
- GD : L’Enfer est peuplé de tous nos voisins de train qui reniflent et/ou mangent des tartines au pâté en plein après-midi.
- HD : J’ai découvert avec madame Graziani les immenses vertus du SMIC, celle de faire durer les mariages !
- NP : Julie Graziani. J’espère pour elle que tout se passe bien dans son couple. Parce qu’avec la perte de son emploi elle n’a plus les moyens de divorcer.
- ES : Inauguration du Beaubourg de Shangaï, contrats agro-alimentaires : Macron vend à la Chine de l’art et du cochon !
- PA : L’homme est le seul animal qui rougisse. C’est d’ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose.
- LC : Mon fils a avalé une mouche en faisant du vélo et c’est sûrement son repas le plus équilibré de la semaine.
- NP : La rémunération des patrons du CAC 40 a encore augmenté de 12%. Apparemment le ruissellement remplit surtout les piscines des yachts privés… Mais je dis ça…
- GD : Des cagnottes pour des politiciens véreux et des prix remis à des personnes qui suggèrent de tirer à balles réelles sur les gens. J’adore 2019.
- DC : On peut écrire : J’accuse, Roman Polanski. Ou : J’accuse Roman Polanski.
- RR : Polanski, ce DRH du cinéma…
- NP : Bonjour Rachida Dati, vous pouvez me rappeler combien de migrants vous avez accueilli dans le 7e arrondissement afin de soulager les habitants du quartier de Chapelle ? Merci d’avance.
- GD : Il doit exister un mot finnois qui résume « le tracas de ne pas réussir à finir un livre alors qu’il ne reste que quelques pages, empêchant ainsi de commencer le livre suivant sur la liste et qui attend son tour gentiment depuis des semaines ».

Photo de Philippe Katerine © Jérôme Bonnet pour Télérama.

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Cadavres exquis et trash

02/11/2019 Comments off

Cadavres exquis, ce titre du roman de Agustina Basterrica est formidable car c’est de ceci qu’il est question : manger de la chair. Pas n’importe laquelle : la chair humaine. Car les animaux, porteurs d’un virus inconnu, contaminent et font crever les hommes, la race humaine : ils ont tous été détruits, presque tous. Pour pallier la pénurie de viande, des armées de scientifiques ont créé une nouvelle race à partir de génomes humains, qui formera la base de la nourriture carnée. Ces êtres, on dit « têtes » comme têtes de bétail, sont élevés dans des fermes très techniques. Certains sont pour la reproduction, d’autres pour les organes, d’autres enfin, pour des recherches à la Mengele.
Ce livre est horrible car il décrit tous les stades de fabrication et d’abattage de cette nourriture. Ce sont des animaux privés de pensée, de paroles (on leur mutile les cordes vocales), de sentiments, ils sont traités comme nous traitons aujourd’hui nos animaux « industriels ». Le héros de l’histoire n’aime pas son métier de contrôleur de la chaîne, il ne goûte pas cette chair, il n’aime plus rien depuis que sa femme adorée est partie. Elle est partie chez sa mère soigner le chagrin d’avoir perdu son bébé qu’elle avait eu tant de mal à avoir. Elle n’est pas prête pour revenir vers lui, ne lui parle même pas. Il en souffre, il est tellement seul.
Un jour, pour le récompenser d’un beau travail, on lui offre une femelle à élever, à revendre ou à consommer. Il est habilité à l’abattre de par son métier. Il la stocke dans son garage, lui donne le minimum pour qu’elle ne crève pas. Mais peu à peu, il va en prendre soin, elle ne va plus le craindre, il va lui apprendre à vivre avec lui. Coucher avec un animal d’élevage est passible de la peine de mort, il le sait, il doit faire très attention.
Ce roman argentin, récompensé par un prestigieux prix, est horrible car il nous met le nez dans notre façon de traiter les animaux, ici extrêmement maltraités. Dur. Ce thème n’est pas sans rappeler le film Soleil vert dont je n’ai qu’un vague souvenir ou les Animaux dénaturés de Vercors où certains tentaient d’exploiter des êtres, chaînons manquants entre les grands singes et l’homme, tandis que leurs défenseurs essayaient de prouver leur nature humaine. (Je le relirais bien, tiens)

Cadavres exquis de Agustina Basterrica, 2017. 2019 aux Editions Flammarion. Traduit de l’espagnol par Margot Nguyen Béraud. 296 p. 19 €.

Texte © dominique cozette

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