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Archives pour la catégorie ‘politic’

Couché !

10/06/2014 Comments off

On l’avait adopté, la moitié de la famille, parce qu’il était rigolo, toujours en train de cavaler pour rapporter la baballe, montant bien la garde — il aboyait dès qu’un indésirable pointait le bout de son museau — faisant le beau à tort et à travers (surtout à travers). Parfois il mordait, ça nous amusait car nous avions mis en garde la personne du côté mal élevé de la bête. Qui s’appelait Nénesse. Ou Bismuth. Ou Raymond.
Au fil du temps, il se mit à nous agacer. Toujours sur la brèche, fébrile, remuant, il marquait son territoire de façon obsessionnelle, s’en prenant à tout et n’importe quoi, déterrant tous les os du quartier, surréactif, se frottant sur la jambe du livreur de pizza et de l’infirmière du grand-père. Vibrionnant 24/24 & 7/7. Invivable.
Alors, on s’en sépara. A part la petite sœur, nul ne pleura cette séparation. Lui non plus, d’ailleurs, il fit l’orgueilleux et disparut de nos pensées.
C’était sans compter sur son ego faramineux. Il s’aperçut qu’on l’avait remplacé. Le nouveau, placide et museau, joyeux mais posé, nous apparut comme une pause bien méritée. Ça ne dura pas. Son aspect nounours détonnait avec son manque d’empathie. Pas de câlins, pas de galopade pour nous accueillir, et pas vraiment de fidélité. Il semblait aimer tout le monde mais c’était du bidon. Il réclamait toujours à bouffer. Et puis il n’était jamais là où on l’attendait.
Alors Nénesse commença à poindre de la truffe, passant et repassant devant la grille, mais regardant ailleurs si on l’appelait, genre. La petite réussit à l’attirer dans le jardin. « Oh, juste un après-midi, steuplaît ! ». OK. Mais le cirque recommença aussi sec. L’air se chargea d’électricité, les chats se hérissèrent, les crottes réapparurent, les voisins se firent aboyer dessus, le mec de Diligo mordre la fesse. On avait beau crier « Ici, couché !  » ou « au pied » comme le coach nous l’avait conseillé, nous certifiant qu’il obéissait au doigt et à l’œil, rien n’y fit.
Heureusement, vers 18 h., un utilitaire s’arrêta. En descendit une grosse blonde à petite moustache noire. Nénesse essaya de lui fait du charme. Mais elle te l’empoigna d’un bras viril, et l’embarqua : « Soyez sans inquiétude ! Vous n’en entendrez plus parler ! »
La voiture s’éloigna. On eut juste le temps de déchiffrer son logo, FN, Fourrière Nationale.
Et que faisait Placide&Museau pendant ce temps ? Il reniflait le cul d’une jolie petite retriever. Non, mais, vraiment !

Texte et illustration © dominique cozette

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Politicards génériques.

08/06/2014 Comments off


En voilà une bonne idée ! Comme pour les clopes. En finir avec le culte de la personnalité, les bashings attachés au physique, au sexe, à l’accent, au vêtement, les insultes ciblés, les a priori. Nos politiciens, on ne saurait même pas à quoi ils ressemblent. Ça serait juste écrit « politicien », avec, en petit, leur composition ou le nom du parti, et de grosses inscriptions anxiogènes : « l’abus de discours peut endommager votre libre-arbitre », « voter pour une personnalité tue votre discernement ».
On aurait juste des personnes neutres qui énonceraient les programmes, tous les programmes, rien que les programmes et un collège de citoyens chargés de cocher les promesses tenues. Au bout d’un temps déterminé, si la moitié des promesses ne sont pas honorées, le politicard générique est viré et remplacé par son suivant sur la liste.
Comme ils seraient génériques, ils ne se prendraient pas pour des stars médiatiques. Ils ne passeraient à la télé qu’à travers un système de dépersonnalisation, comme certains interviewés qui demandent à rester anonymes. Ils ne se déplaceraient plus en cortèges, ne jouiraient plus de ces immenses privilèges qui nous les rendent antipathiques. Ainsi, leur situation ne serait plus aussi enviable et beaucoup préfèreraient mener une vie classique, laissant la politique aux vrais mordus de la chose, aux aficionados de la mission à accomplir.
Alors, bien sûr, les rencontres internationales seraient rendues difficiles mais, puisqu’on dit qu’un président ne peut plus gouverner, on enverrait à sa place un très bon comédien, mâle ou femelle, qui parlerait anglais, arabe ou chinois couramment et qui aurait appris les éléments de langages nécessaires à la rencontre.
L’honnêteté pourrait reprendre ses droits et la langue ne plus être de bois. Dans les talkshows, on ne les ferait plus jouer à des jeux stupides ou répondre à des questionnaires débiles. Génériques, les politicards redeviendraient sérieux, professionnels, crédibles et ennuyeux.
N’est-ce pas la meilleure idée de la semaine ?

Illustration  © dominique cozette

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Merci monsieur Copé !

12/02/2014 un commentaire

Merci, Copé, de vous occuper de l’éducation de nos gosses. Depuis le temps que j’essaie de faire interdire toutes ces publications qui font tant de mal aux petites cervelles ! Pour commencer, les contes de fées où le papa veut coucher avec sa fille, où les parents vont abandonner leurs enfants dans une forêt, où une grande bêtasse (qui ressemble à Carla entre guillemets) se met en couple avec des nains (dont un qui ressemble à son mari entre guillemets), où un gros bonhomme bouffe des enfants… et qu’on se transmet de génération en génération comme si c’était normal !
Et puis tous ces petits bonhommes sans culotte, à poil au niveau de la ceinture, comme la bande à Mickey, la bande à Donald et tout ça… tout le monde laisse faire !
Et ces sculptures partout, au Louvre , au jardin du Luxembourg, n’importe où, où les sexes sont nus, quelle indécence ! Et l’imagerie du paradis où ce couple fondateur est totalement nu dehors, dans la rue, je dirais ! Où va-t-on ? Heureusement, vous avez l’oeil et la morale, monsieur Copé,  et on va enfin en finir avec ces zobs, je voulais dire ces obscénités.
Mais…quand j’y pense, vous aussi vous êtes nu ! Oui, sous vos habits, vous êtes nu, comme un ver, beurk, vos organes recroquevillés dans votre caleçon, beurk…et d’un seul coup ça me dégoûte, vous me dégoûtez ! Oh, oui, comme vous êtes répugnant ! A poil, monsieur Copé ? Au secours, n’en faites rien, je ne veux pas voir ce que j’imagine malgré moi, je vais vomir alors que je n’ai rien dans le ventre ! Beurk ! Monsieur Copé, vous êtes dégueulasse !

Texte et illustration © dominique cozette

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Céréaliers, PAC, agriculteurs et autres UBUesqueries…

19/12/2013 Comments off

Tiré d’un portrait de Lefol Stéphane, ministre de l’agriculture, sur France Inter un samedi passé,  j’apprends plein de choses :
1 – les céréaliers (européens, je suppose)  pleurent pour ne pas perdre le quart de leurs subventions . Sachant qu’ils sont 10 000 et que leurs subventions s’élèvent à 6 milliards d’euros, ils touchent en moyenne 600 000 euros. Sachant que la reine Elisabeth a aussi des terres ainsi que le prince Albert de Monac, ils en touchent itou, et c’est leur droit, soit 850 000 pour sa Majesté à chapeaux, madame Fluto.
2 – La politique agricole commune, la PAC, représente 37% du budget de l’Europe. Plus du tiers, madame Soupière ! L’Europe, c’est rien de moins que l’agriculture industrielle, madame Truelle.
3 – Le principe de cette industrie : le pollueur est le payé. Qui pollue paie, logique, madame Lachique.
4 – La France est le premier utilisateur de pesticides au monde. Je répète : LA FRANCE EST LE PREMIER UTILISATEUR DE PESTICIDES MONDIAL.
Cela représente 2 milliards de tonnes de produits, soit 5 kg/hectare en moyenne. Fongicides, herbicides, hormones, Monsanto peut lui dire Merci. C’est le côté con de la France. Toujours trois métro et 6 TGV de retard sur ce  qu’il faut faire pour le bien-être de ses citoyens. Et ça, c’est archi-nul, madame Bidule.
5 – La France, hé oui, a la plus petite surface de culture bio proportionnellement. Je le redis : LA FRANCE A LA PLUS PETITE SURFACE BIO. Soit… 1% de son espace cultivé. Moins que la Roumanie, que la Pologne, que l’Autriche, la Grande-Bretagne… Dit autrement : encore moins que les Roumains et les Polonais. Vivons-nous réellement dans une démocratie avancée ? J’en doute, madame Choucroute !

Ça c’est l’agriculture moderne. Les agriculteurs voient leur TVA remboursée, ils pleurent pour le remboursement des taxes sur le gazole, la suppression de l’écotaxe. On les autorise à ne pas respecter les règles sanitaires. On va les aider à créer une exploitation de mille vaches laitières en Picardie, une entreprise qui va totalement à rebours de ce que tout le demande aujourd’hui : le statut de l’animal en tant qu’être sensible. Dans cette boîte, les bêtes seront gérées par des systèmes automatiques, elles ne verront jamais le jour et jamais personne sauf en cas de bug. Elles seront traites et nourries sans affect. Comment peut-on ne pas se considérer comme des barbares en mettant en camp de concentration des animaux qui nous offrent ce qu’ils ont de meilleur ? Comment peut-on accepter cette cruauté alors qu’on sait maintenant que c’est cruel ? Quand saurons-nous dire merci aux animaux ?  Voir l’article du Monde ici. Et un autre article ici sur les dommages qu’il va causer. Plus la pétition, si vous voulez faire quelque chose !

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Misère insupportable aux yeux des puissants

19/06/2013 Comments off

Vous avez l’avez peut-être vu aux infos ou lu dans la presse ou sur vos réseaux, cette histoire du G8 :  « Le sommet du G8 se déroule ces lundi et mardi à Lough Ern, en Irlande du Nord. Et pour éviter que les grands dirigeants du monde ne soient confrontés aux ravages de la crise économique, Belfast a décidé de redécorer certaines boutiques des villages avoisinants et d’utiliser des trompe-l’oeil. »
(Article ici)
Quand j’étais petite (ou jeune je ne sais plus), on avait parcouru en voiture une route de province dont tous les troncs d’arbres étaient fraîchement peints en blanc. J’avais demandé pourquoi, pensant que c’était peut-être pour empêcher les limaces d’aller se goinfrer de feuilles et pourrir la vie de ces nobles plantes. On m’avait répondu que c’était pour la visite du général de Gaulle. J’avais trouvé ça stupide et injuste. Et pourquoi le chef d’état bénéficierait-il de tels égards ? Plus tard, j’ai constaté qu’il en était de même lorsqu’un monsieur Glandu de la république se faisait photographier dans le métro, les prisons ou je ne sais quoi. Qu’il est hors de question de montrer la misère à ceux qui nous gouvernent.
Car ceux qui nous gouvernent sont des gens excessivement sensibles (excessivement veut dire trop, je rappelle). S’ils voyaient vraiment comment vivent les gens, en vrai, c’est sûr qu’ils en seraient malades. Qu’ils n’en dormiraient pas. Qu’ils attraperaient le blues. Qu’ils tomberaient en dépression et peut-être se suicideraient. Comment ferions-nous si Poutine, Obama ou Hollande se pendaient ?
Car c’est prouvé scientifiquement : plus on est puissant (ou plus on est riche, ce qui revient au même), plus on apprécie les jolies choses.
Moins on goûte la poésie du caniveau. Moins on supporte le bruit et l’odeur. Moins on va dans les endroits glauques. Et plus on a peur des gens pauvres. Les gens pauvres sont sales. Ils ont la gourme et des poux et des croûtes sur la tête et des abcès aux gencives. Et le sida ou la lèpre. Et ces gens-là, s’ils vous serrent la main, il faut vite que l’esclave propre qui vous accompagne sorte une lingette antiseptique pour décontaminer votre main. Les gens pauvres, ça fout le cafard.
Les puissants, les riches, ont des endroits à eux sur toute la planète où les pauvres n’ont pas accès. Leurs trajets, leurs résidences, leurs lieux de loisirs ou de travail sont protégés de ces gens-là.  Privatisés. Jamais ils n’en rencontrent (sauf leurs esclaves propres). Parce que ça leur fait mal au coeur de voir que plein les gens malheureux ne peuvent pas se payer du luxe, obtenir tout ce qu’ils veulent d’un claquement de doigt ou de bottes et sont obligés de supporter des choses très moches. Très dures. Très dégradantes. Très humiliantes. De vivre comme des bêtes.
C’est pourquoi on a monté des décors dans les rues proches du G8 dans cette Irlande touchée de plein fouet par la crise. Les gens riches ou puissants ont une protection qui les empêche d’être touchés de plein fouet par la misère. Et quand la protection fait défaut et que le puissant ou le riche risque d’être touché de plein fouet par la réalité, on fabrique un décor. Donc en Irlande, on a mis des superbes photos de belles vitrines sur des boutiques en faillite —  ça s’appelle des trompe-l’oeil —  on a repeint vite fait des façades — ça s’appelle des trompe-couillons. On a peut-être même loué des figurants tout beaux tout propres pour que  la vie dans cette Irlande touchée de plein fouet par la crise leur montre  un pays riant avec des gens gais, dignes et fiers, touchés de plein fouet par la grâce de se trouver sous l’oeil du G8.
Ainsi, ceux du G8, ceux qui représentent la puissance mondiale, peuvent se réunir sereinement, parler de la Syrie et autres petits problèmes planétaires sans importance sans être pollués par des visions indécentes…

Texte © dominiquecozette

Categories: politic

Combien de femmes aux commandes des affaires dans le monde ?

08/03/2013 Comments off

Pour cette ridicule journée qui ne sert pas à grand chose si ce n’est à donner bonne conscience aux médias et aux dirigeants, j’ai regardé quelques sites et je suis tombée sur cette étude de Grant Thornton International Business Report 2012.  Sujet :  les femmes cadres sup et PDG dans le monde. Comme dans tous les domaines, la parité est loin d’être remplie mais beaucoup de chiffres sont suffisamment étonnants pour que je me fende d’un billet.
Commençons par le nombres de femmes cadres supérieures ou dirigeantes dans le monde qui tourne autour de 21% actuellement soit une femme pour 4 à 5 hommes. C’est très insuffisant, dit l’étude. Et après une petite hausse pleine d’espoir entre 2007 et 2009, voilà t-il pas que ce chiffre décroît. Non mais …

Maintenant,  si on regarde la carte mondiale, on s’aperçoit que ce n’est pas dans les pays qui se disent les plus modernes que la place de ces  femmes influentes y est le plus forte. Bien au contraire !

Croyez-le ou non mais le pays leader est … la Russie avec 40% de femmes aux postes élevés. Et le plus mauvais le … Japon avec seulement 5%. Etrange non ? Et nous, petite France aussi machiste que ces deux extrêmes, où sommes nous ? c’est même pas écrit sur la carte mais sur la liste ci-dessous, et baissez votre roue, chers paons glougloutant (je sais, c’est les dindons, mais j’aime bien cet amalgame) on ne brille pas, mais alors, pas du tout !

Avec 24% de femmes cadres sup, la France est dans une moyenne pas vraiment terrible.  Car  trouve t-on  devant nous ? Accrochez-vous, c’est la honte ! Entre autres donc, la Russie, le Botswana, la Thaïlande, les Philippines, la Turquie, la Pologne, la Malaisie, l’Arménie, la Chine, le Brésil, l’Espagne !!! Franchement, quel pays ringard que le mien, quand il s’y met, bah oui, j’ai honte, c’est dit.
Mais qui est derrière nous, entre autres ? La Suisse, le Royaume Uni, les Pays Bas, les Etats-Unis, le Danemark, et …. encore une bonne claque aux petites mauvaises odeurs : l’Allemagne avec 13%  !  Bonne avant-dernière assez loin devant le Japon et ses 5%. Le modèle allemand, bon, faudrait voir à réviser ces notions moisies, chers moralisateurs !

Si on passe au pourcentage de femmes PDG, le classement change. C’est l’Australie qui prend la tête avec 30%, presque une femme sur trois. Puis devant la France qui est 8ème avec 15% de femmes PDG, on trouve la Thaïlande, 29%, l’Italie, l’Argentine, Taïwan, l’Espagne et le Pérou.
Le Botswana qui était second pour le nombre de cadres sup se retrouve à l’arrière-garde avec 3%, à égalité avec le Japon et le Brésil. Plafond de verre ! Oh sacré plafond de verre.

Si vous voulez en savoir plus, suivez ce lien.

Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée de la femme, des droits de la femme, mais pas des gauches en pleine figure, c’est interdit ! Et tant pis pour mes abonnés sans facebook qui recevront ce texte samedi, le jour du cerfeuil selon le calendrier républicain. Le cerfeuil est connu depuis longtemps pour ses vertus apéritives, diurétiques et dépuratives. Les qualités médicinales de cette ombellifère sont riches et variées, voir ici.
Belle journée en perspective !

Texte © dominique cozette

Categories: politic

Y a des volontaires ?

05/03/2013 Comments off

Rassure-toi, Frigide, je ne connais personne, mais alors personne de chez personne, qui ait envie de toucher à ton sexe ! A moins d’être pervers polymorve ou une sorte  DSK aveuglé par le manque … Ou ton mari  ( j’espère pour lui qu’il a d’autres chats à fouetter en même temps, je m’en fous à un point !), je ne vois pas qui, homme ou femme (femme ???) aurait pour fantasme de glisser la main dans ta culotte.  (Pensée émue pour ta gynéco). Brrr…
Bref, Frigide,  je crois que tu te mets le doigt dans l’oeil jusqu’au col du fémur pour vouloir ainsi  te protéger de prédateurs  putatifs.

A propos de putatifs (d’abord on dit putes hâtives), cette image est assez cocasse  : « service continu » lit-on, avec une dame accorte  au second plan. S’agirait-il d’une maison d’abattage non-stop pouvant recueillir les malheureux que ta pancarte aurait découragés ?

On est bientôt le 8 mars, Frigide-qui-rendrait-n’importe-qui-impuissant, et je te jure que pour la journée de la femme, je ne me vois pas  fêter celle que tu es devenue,  ex-fêtarde en pleine mémérisation, ultra-réac, voulant préserver dans sa petite communauté de bigotes hétérosexuelles le privilège de fonder une famille parce que l’homosexualité, ce n’est pas dans la nature des choses. La nature  ?
Hé bien la nature fait mal les choses, Frigide, parce qu’avec la ménopause,  c’en est fini pour toi de la grande fête du corps, de la séduction  et du désir. Ton sexe, tu vois, personne n’a envie de faire joujou avec. Mets-le de côté pour le filer à la science, range ton papier, tu es ridicule ! Et mets ton écharpe, tu vas attraper froid, tu vas encore éternuer et nous faire des p’tites gouttes dans ta culotte…

Texte © dominique cozette

Categories: caustic, politic

Des bons voeux testostéronés !

18/01/2013 Comments off

Chère UMP du Groupe Val de Marne Autrement, ,
merci beaucoup pour tes voeux, c’est tellement sympa de ta part moi qui dis pis que pendre de toi, de tes penchants réac, de ta calamiteuse bicéphalie, hé bien tu vois, je fais mon mea culpa, chouette bande de ma-couille.
Oui, vous avez l’air cool sur la photo, et j’aimerais bien vous rencontrer pour qu’on échange un peu sur diverses choses comme par exemple le foot, le noeud de cravate,  le mariage gay — j’aime pas trop le terme de mariage pour tous — ainsi vous pourriez m’expliquer comment vous faites pour ne pas devenir pédés en étant  toujours entre mecs. Je plaisante ! Je sais que vous n’êtes pas homophobes, juste un peu coincés du col… Que vous n’êtes pas non plus misogynes, juste que vous préférez casquer  pour cause de non-parité. Ça en fait des sommes, dites-donc ! Des millions ! J’ai lu que ça s’élevait  à plus de 4 millions par an durant le dernier quinquennat. C’est pas pour dire, mais ça fait mal aux fesses, non ?
D’ailleurs, je me demande ce qu’est-ce qu’elles foutent, ces deux nanas sur la photo, Marie-France et Catherine. Elles apportent le café, elles photocopient les rapports ?
Sinon, c’est chouette, votre carte de voeux. Bon, y a pas beaucoup de couleurs, je veux dire de couleurs de peaux, pourtant, dans le Val de Marne, on a un sacré nuancier…
Bref, je vous souhaite à mon tour  une belle année, qu’elle vous ouvre l’esprit et les yeux, qu’elle vous apporte un brin de modernité, qu’elle époussète vos vieilles idées.  Mais je ne vous embrasse pas, je suis allergique à la poussière.

Categories: politic

Le costume du président est avancé…

16/01/2013 un commentaire

Flamby, alias Fraise des bois,  alias Bisounours et autres gentillesses momolles, vient de recevoir son costume présidentiel. Ça faisait des mois qu’il l’avait commandé, un peu avant les élections. Mais il attendait que son poids se stabilise pour en ratifier l’ordre.
Voilà, c’est fait.
Mais comment est-ce qu’on fabrique un costume présidentiel ? Cela consiste d’abord à tailler des costards à l’impétrant puis au nouvel élu, généralement c’est l’opposition, avec ses mains d’argent et ses langues de pute, qui s’en charge gracieusement. De tous bords, pas une mieux qu’une autre, hein !
Au bout d’un certain temps, le roi est nu. C’est ce qu’on dit aux médias de dire.
Une fois que le roi est nu, flûte, c’est quand même le président, il représente du monde, des affairistes, des financiers, des capitaines d’industrie, des grands sportifs, des exilés fiscaux, des artistes de cinéma et des fabricants de parfums et de camembert. Ça la fout mal, c’est la France qui en prend pour son grade. Alors on se demande ce qu’il faut bien faire pour rhabiller le chef – ne pas confondre avec habiller pour l’hiver.
Ce qu’il faut avant tout, c’est une menace physique, guerre,  putsch, attentats.
Voyez Bush, cette lumière d’outre-atlantique, le président le plus ridicule du monde occidental. Il a suffi qu’il soit là. Où ? Là. En fait, il était dans une école, et il est resté tétanisé, bouche ouverte pendant 5 minutes, ne sachant comment réagir en l’absence de ses nombreux conseillers en réactions. Mais devant la gravité des faits de ce 11 septembre, sa bouche bée et son oeil torve ont vite était oubliés. Lorsqu’il a lu le texte qu’on lui avait pondu dans lequel il évoquait l’Axe du Mal et ses Armes de Destruction Massive, il a endossé le costume de président de plus grosse démocratie du monde. Clap clap clap.
Notre président d’avant, lui, a touché le jackpot avec la résolution d’un conflit géorgien alors qu’il était — chance extrême — président de l’union européenne. Clap clap clap.
Notre nouveau président (on a le droit de dire nouveau pendant un an) vient de recevoir son costard, sur mesures siouplait, avec les compliments de tout ce qui compte d’officiels, de têtes pensantes, de décisionnaires et ex-décisionnaires, en disant : « on y va ». A la guerre.
Je ne voudrais pas que vous pensiez que je critique la position de monsieur Hollande. Non. Ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est : tous les médias aujourd’hui ont porté Hollande au pinacle parce qu’il avait lancé une action militaire. Tous. Tous les partis, plus ou moins, tous les occidentaux pratiquement. Monsieur Hollande a certainement beaucoup travaillé pour prendre cette décision, je ne dis pas.
Mais ce que je trouve drôle c’est qu’il « suffit » de déclarer la guerre pour prendre une hénaurme envergure. Il aurait pu faire des miracles, endiguer le chômage, enrichir les pauvres, enrichir les riches, faire redémarrer la boîte à Carlos (Ghosn), annuler la dette, obtenir un quatrième A, il n’en aurait pas  été aussi admiré.
C’est pas pour autant qu’on va lui demander de mettre son treillis, de crapahuter dans le désert, d’appuyer sur la gâchette ou d’éventrer l’ennemi. Non, bien sûr. Le courage de ce genre de décision, ça n’a rien à voir, c’est complètement pas ça.
Ainsi l’homme, c’est toujours un petit garçon. Le goût de la guerre, des armes, des combats. Une drogue.
Pourquoi ?
Parce que c’est de l’adrénaline, du sang, du boucan, des tactiques, des explosions, des gros titres, des envoyés spéciaux, des bombardements, de la boue, des atrocités, des larmes, des honneurs, des médailles, des uniformes, de marches au pas, des casques, des victoires, des batailles, des images, des histoires, des héros, des traites, des lâches, des odeurs de poudre, des drapeaux, du métal, des barouds, des sacrifices, des vies risquées, gâchées, offertes, de l’honneur, de la virilitude, de l’intimidation, de la force, du recul, des cérémonies, de la merde, de la mort.
Le reste, évidemment, c’est de la gnognotte…

Texte et peinture © dominique cozette

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Ma démocratie fout le camp… la tienne aussi, mon frère européen ! Gaffe !

20/06/2012 Comments off

Petit rappel : démos, ça veut dire peuple, cratie, le pouvoir. Donc le pouvoir au peuple, c’est comme ça qu’on aime avoir un certain contrôle sur les affaires de notre pays. Certes, pas énorme, de plus en plus rogné par les ceuss qui aiment bien aussi le pouvoir :  banquiers, hommes d’affaires, dirigeants de tout poil. Sont pas très peuple, ces gens-là, sauf pour se faire servir par lui ou le presser jusqu’à l’os. Le reste, rien à battre.
Il se trouve qu’aujourd’hui, on est au bord de se faire piquer tout ce qui nous reste de pouvoir par la grande collective des avides de pognon, les grosses banques, qui vont faire leurs choux gras de manière incontrôlable et irréversible grâce au fameux traité ou commission ou pacte ou encore mécanisme (vas-y que je t’embrouille) financier européen, le gros traité énorme que Sarkozy a concocté avec Merkel, que Mélenchon a vivement critiqué*  et pour lequel il a fustigé Hollande de s’être abstenu au lieu de le suivre.
Un article détaillé est à lire ici sur l’aberration de ce pacte. Un passage est assez édifiant sur l’omnipotence et l’immunité totale de ses gouverneurs / administrateurs qui deviendront intouchables  :
« Last but not least : le MES et ses dirigeants agiront dans l’impunité totale : « Le président du conseil des gouverneurs, les gouverneurs, les gouverneurs suppléants, les administrateurs, les administrateurs suppléants ainsi que le directeur général et les autres agents du MES ne peuvent faire l’objet de poursuites à raison des actes accomplis dans l’exercice officiel de leurs fonctions et bénéficient de l’inviolabilité de leurs papiers et documents officiels », stipule l’article 35 (immunité des personnes) [7]. Seul le directeur général peut lever l’immunité d’un employé du MES. Et seul le conseil des gouverneurs peut faire de même pour les gouverneurs et les administrateurs. En clair : le linge sale sera lavé en famille et en toute discrétion. En cas de litige entre le MES et l’un de ses États membres, ce sera la Cour de justice européenne qui tranchera. C’est la seule occasion où une institution extérieure peut intervenir sur ce qui s’y déroule. »
Sympa, non ? Pour éviter de se faire voler la démocratie par les ploutocrates, signez la lettre ouverte à François Hollande, formulée par la Fondation Copernic, asssortie d’une pétition.
Et merci de la faire circuler.

texte et illustration  dominique cozette

PS du lendemain : j’ai retiré le lien sur Mélanchon car il avait l’air viral. Mais il est visible sur le net à Mélanchon MES sur Google.

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Un président de la république fait une bien bonne blague avant de partir.

06/06/2012 Comments off


Dépité de n’avoir pas été réélu et fortement irrité que son adversaire, sur lequel il n’aurait pas parié un fifrelin tellement il le tenait en mésestime, Nicolas S., président d’une république qu’il avait rendue bananière, chercha comment se venger de son successeur, François H., homme normal et habituellement serein.
Comme Nicolas S. avait perdu le sens commun, il avait d’abord envisagé de mettre plusieurs contrats sur la tête de François H. Mais les conseillers, ceux qui lui étaient encore fidèles, lui déconseillèrent pareil forfait qui leur paraissait cousu de fil blanc. Et qui risquait d’entraîner son auteur dans des aventures judiciaires dramatiques. Ayant donné naissance à une petite fille, son épouse d’origine italienne  lui demanda de ne pas mener une affaire qui pût la laisser pantoise.
Pendant qu’il réfléchissait à ce qu’il pourrait faire de vilain, le courrier de félicitation adressé à son successeur s’accumulait dans la palais que Nicolas S. occupait encore légitimement. Alors, il eut un sourire sardonique, comme il en avait souvent, et pria qu’on fît venir les stagiaires attachés à sa personne. Il leur demanda de rassembler « tous ces papiers inutiles » et de les broyer illico.
Le jour de la passation de pouvoir, les deux présidents, l’ancien et le nouveau, s’enfermèrent un certain temps en tête à tête. Lorsqu’ils ressortirent, Nicolas S. avait l’air  guilleret. François H. donnait plutôt des signes d’impatience à vite entrer dans son nouveau bureau sans raccompagner Nicolas S. Ce que d’aucuns prirent pour de l’incivilité n’était en fait que l’attitude normale d’un homme venant de subir une  contrariété. De plus,  le mot  « pigeon » n’était pas inscrit sur son front dégarni.
Gageons qu’il demandera à son département courrier de ne pas faire suivre les plis adressés à son prédécesseur. Mais qui avait encore besoin de lui écrire ?

Article de presse ici

Texte et bidouillage photo ® © dominique cozette

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La gent féminine expliquée au nouveau gouvernement

01/06/2012 Comments off

Le candidat devenu président nous a (nous avait ?) promis une république exemplaire notamment par l’application de la loi sur la parité.
Il l’a appliquée. En façade. Comme on met un font de teint pour avoir bonne mine, une poudre pour ne pas luire, un masque pour dissimuler. Mais derrière ? Que dalle ! Tout un troupeaux de cravateux à chaussures cirées et voix grave(leuse). Qu’on en juge : 22 des 34 cabinets du gouvernement ne sont composés que d’hommes, les 2/3 quoi, ce qui ne veut pas dire que le tiers restant est féminin, loin s’en faut. C’est grosso modo, 38 femmes sur 140 postes, et très peu à des postes de direction *. Donc la parité, quelle parité ? oui, vous monsieur qui prenez le train comme tout le monde… La parité, ça veut dire le même nombre d’hommes que de femmes à des postes équivalents.
Mais alors, me demanderez vous, l’oeil dans le vague : qu’est-ce qu’une femme ?
Eh bien, voyez-vous, monsieur le président, une femme c’est un homme comme les autres. A part qu’elle n’a pas de bite mais qu’elle a deux seins, je précise pour les esprits basiques. A part ça, elle passe un peu de temps de sa vie à fabriquer des enfants dont la république se félicite de la prolifération pour en faire une nation jeune mais que l’éthique n’autorise pas à fabriquer dans un autre ventre. (Problème insurmontable pour un cerveau d’homme formaté : comment confier des responsabilités à un être destiné à pondre et à couver).
Sinon, au niveau du reste, de ce qui est utile pour diriger un pays, c’est à dire un cerveau avec ce qu’il génère de dispositions, c’est pratiquement pareil pour les deux sexes :
Une femme est aussi intelligente qu’un homme mais elle peut être aussi conne.
Une femme est aussi bosseuse qu’un homme mais elle peut être une sacrée feignasse.
Une femme est aussi sincère qu’un homme mais elle peut être une super menteuse.
Une femme est aussi honnête qu’un homme mais elle peut être une sale profiteuse.
Une femme a un esprit aussi élevé qu’un homme mais elle peut être une sale réac.
Rappelons aussi que tout comme un homme, une femme peut être casse-noix, allumeuse, prétentieuse, donneuse de leçons, coquette, masculine mais aussi courageuse, protectrice, modeste, ardente, féminine et fidèle.
Bref, une femme a tout ce qu’il faut pour les diverses fonctions gouvernementales. Sauf qu’elle a pris un peu de retard dans son implication aux « affaires » et qu’en général, elle n’éprouve pas le besoin de disposer d’une charmante personne tarifée pour l’accompagner dans ses déplacements ou la distraire dans les réunions sévèrement testostéronées.
Voilà, monsieur cher président ce que j’avais à vous dire sur votre imparité. Tout ça la fout très mâle et je vous en veux déjà.
J’espère que mes lecteurs/trices sont suffisamment concernés pour tenter de faire parvenir cet article jusqu’à vous. Que je suis naïve, parfois !

* J’ai fouillassé auprès du Figaro, pensant avoir des chiffres précis. Le plus drôle, c’est que leur article sur la parité loupée se réfère … à l’article de Libé ! Le Fig aurait-il perdu la main comme journal de l’opposition ou quoi ? Là, c’était vraiment le moment de l’ouvrir.

Texte et détail de tableau © dominique cozette

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Mais qui est ce grand auteur Stéphane Camus cité par le président ?

01/05/2012 un commentaire

Portrait officiel de Stépane Camus

 

Pour changer, je vous fais quelques twistitteries sur la bourde culturelle de not’ pauv’ candidat exténué par sa campagne et qui n’arrive plus à retenir les citations écrites par Gaino qui doit s’arracher les tifs en l’entendant citer Stéphane Camus. Ah ah ah, je sais, c’est pas gentil mais je n’ai pas envie d’être gentille avec ce personnage. Et puis, elle est trop bonne, franchement. Encore, il aurait dit Renaud Camus . Et Twitter de balancer :
- Stéphane Camus, c’était pas celui qui voulait donner le droit de vote à L’Etranger ?
- Quand Sarko rend hommage à l’écrivain « Stéphane » Camus …. Parce qu’il se sent Mallarmé pour le 2ème tour ?
- Comment ne pas s’incliner devant Sarkozy qui connaît si bien nos grands auteurs Stéphane Camus, Roger Hugo, Zadig et Voltaire, Jean Valjean
- Si Stéphane Camus était encore là , je ne sais pas si il voterait Jean Pierre Sarkozy …
- C’est qui Stéphane Camus ? Bon, je regarderai plus tard, j’ai l’œuvre complète d’Alain Proust à terminer. J’en suis à « Du côté de chez oime »
- Demain, je vais voir le spectacle de Stéphane Camus à l’Olympia…
- Je pose la question : Mickaël Vendetta a-t-il lu Stéphane Camus ?
- J’ai relu « L’immigré » de Stéphane Camus. Vachement bon quand même.
- Zadig & Voltaire, Stéphane Camus, La princesse de Clèves, « Roujon Macquart ». Un quinquennat littéraire..
- Stéphane Camus, c’est pas ce mec qui a écrit la préface de Zadig et Voltaire ?
- Mr Sarkozy, Stéphane Camus est connu ds sa famille pr tenir le Brico Dépot de Lille,
- Bon ben c’était chouette cette foule qui hurle à chaque fois que le mot « étranger » est prononcé et ce candidat qui cite « Stéphane Camus »
- Je peux pas, je dois relire Stéphane Camus . Qui travaille pour de VRAI demain ?
- Sarkozy qui cite Stéphane Camus (sic). Visiblement, Carla a encore du boulot pour éduquer son mari.
- Albert Camus est devenu Stéphane Camus à Avignon ..Il doit confondre avec Courbit..
- Dommage que les enfants de Camus aient refusé le Panthéon. « Entre ici, Stéphane Camus » , ça m’aurait fait l’année ça

Sarko dément : « Je n’ai jamais parlé de Stéphane Camus ! » Mais si, c’est ici, on peut s’en assurer.
Quand on dit « darko dément »,  ça veut dire qu’il dément (ce qui fait preuve d’une certaine imbécillité dans notre monde où tout est filmé) ou qu’il est dément ?

Dessin © dominique cozette

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Donne-moi une chance encore, dis, recommençons !

29/03/2012 Comments off

…je te jure que j’ai bien changé
Tu ne me reconnaîtrais plus…
On connaît tous cette formidable chanson (ici) de l’immense Nougaro qui dépeint à merveille ces types qui, après s’être comportés de façon minable, tâchent de se faire pardonner … pour mieux recommencer.
Vous en êtes là, mon pauvre Nicolas Sarkozy, à brouiller l’image pitoyable d’un quinquennat loupé, cherchant à regagner la confiance de millions de crédules que vous avez subornés avec force arguments fallacieux inventés par vos troupes d’élites de conseillers aussi avisés que cette vieille pomme fripée de vieux fils de vieille pub et cette omni-présente girouette diarrhéique d’idées « tout&soncontraire.com » d’Attali, entre autres.
Cher (je dis cher car vous coûtez cher à mon pays) Nicolas Sarkozy, vous voici en une de Paris Match, oui, le journal de votre « frère » Arnaud L.  qui vous humilia jadis en montrant un autre homme que vous au bras de votre légitime adorée (que vous remplaçâtes effroyablement vite en allant acheter un frigo chez Darty — le futur magasin beau-père de votre fils chéri ex futur directeur de l’Epad — avec une compagne journaliste , vite elle-même supplantée par du « solide », de l’Italien, de l’artistico-gaucho-intello que vous transformâtes illico presto en potiche empotée mal à droite). Vous voici donc en une de ce canard pour mémères, où vous promettez d’être différent.
Différent de qui, de quoi, duquel ? Parce vous aviez déjà changé, il y a peu, quand au fond des sondages, vous nous promîtes avec une humilité « de fonction » mais qui vous allait comme une paire de brodequins à un cul de basse fosse, d’être mieux. Enfin ce genre, n’ayant que peu usé mon ouïe à vos salamalecs politico-mensongers.  Donc, cette fois, la différence, c’est où qu’elle est,  pour parler comme vous ? Hein ? Vous en êtes où de votre changement de cap, de votre retournement de veste ? Vous avez fait un tour complet ou pas encore ?
Et puis vos électeurs fidèles, ceux qui vous adorent (comme le veau d’or), qui vous tapent sur l’épaule et apprécient tant le petit Poutine qui s’agite en vous, qu’en faites-vous ? Ne serait-ce pas de la « méprisence » (je vous cite encore) que de les planter comme de vieilles chaussettes pour aller faire le joli coeur tout neuf devant d’autres qui ne vous aiment pas, mais alors pas du tout ? Gaffe, si vos fans ne vous reconnaissent plus, ils risquent d’aller sur Mélanchon !  A moins que…
Je vais vous conseiller  un truc, cher président : si vous donniez à ceux qui aiment la poudre au yeux et ne savent pas sur quelle talonnette voter quelques preuves tangibles qui corroboreraient votre promesse  ? Comme par exemple virer la sale équipe qui vous entoure, saquer vos bonimenteurs et menteuses, faire place nette des pompeurs de l’argent publique, abandonner les trimballeurs de  casseroles aux fesses, lourder vos amitiés suspectes avec ceux que vous engraissez pour aller s’éclater dans les paradis fiscaux… hé, ça fait du monde,  la liste est trop longues de conditions infaisables en si peu de temps pour convaincre les  veaux (comme disait votre modèle de Gaulle) de vous suivre.
Alors, cher Nicolas Sarkozy, je vous en conjure, restez ainsi, perdez dignement cette élection et continuez à faire le guignol. Montez sur scène. Au lieu de ronfler pendant vos calamiteux meetings, madame Choucroute à Chichi, monsieur Pipi dans l’Avion et tous les autres pourraient enfin vous éclater de rire au nez sans que vous n’en preniez ombrage…

texte © dominique cozette

 

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L’halal, première préoccupation des Français ! Bon sang, mais c’est bien sûr !

06/03/2012 Comments off


Voilà un président qui connaît bien nos préoccupations ! Dont la première est la viande halal*. Ben, oui, s’il le dit, c’est que c’est vrai, c’est pas un menteur, ni un bonimenteur, notre fier président ! Pour paraphraser sa fabuleuse épouse, je ne m’y connais pas tellement mais franchement, je trouve qu’il  fait tout bien.
Donc, on va enfin pouvoir aborder ce tabou avec courage : la viande halal. Ne laissons pas l’horrible FN récupérer cet enjeu. Il y a assez de sujets dont on n’a rien à glander !
Le chômage, par exemple, c’est sûr, on s’en tape. Le pouvoir d’achat, on s’en bat l’oeil, les flancs et même autre chose. La santé, l’éducation, on s’en contrefout mais à un point ma pauv’ dame ! La dette publique,  on s’en tamponne le coquillard jusqu’au sang…! La lutte contre la précarité ou la délinquance, on s’en soucie comme de Colin-Tampon,  de notre première Pampers et de l’an 40 réunis, c’est rien de le dire ! Quant à la sauvegarde des services publics ou les problèmes de l’environnement, ça nous en touche une sans faire bouger l’autre comme l’énonçait élégamment le prédécesseur du président sortant presque sorti. Ne parlons pas du nucléaire, peu nous chaut ce petit sujet sans aucune espèce d’importance.
En revanche, la bidoche halal, ça c’est du sujet ! De la balle ! Quelle belle thématique ! Quels beaux débats en perspective ! Quelle belle campagne présidentielle finalement ! Quel courage d’affronter ce fondamental ! Sans ce coup de gueule sur l’halal , c’était l’hallali sur tous vos espoirs, mister president ! Ouf, on l’a échappé belle ! Et je vais vous dire, chers lecteurs :  subitement, je me sens fière d’être française…

*Poursuivant sa stratégie de la surenchère à droite, M. Sarkozy a tenu des propos étonnants, lundi 5 mars, lors de son déplacement à Saint-Quentin, dans l’Aisne : « Le premier sujet de préoccupation [et] de discussion des Français, je parle sous votre contrôle, c’est cette question de la viande halal. » (lemonde.fr du 6/3, entre autres)

Texte et peinture © dominique cozette

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