Archive

Archives pour la catégorie ‘people’

Santé, Johnny !

16/06/2010 Comments off

Merci de m’avoir invitée à tes 67 ans, Jojo ! C’était trop sympa ! Hélas, comme dans toute grande fiesta, il y a eu des petits couics, je veux dire quelques couacs, j’espère que tu ne m’en voudras pas. J’ai marché sur Mimi Mathy sans faire exprès, j’ai dit à Pascal Obispo tout le bien que je pensais de lui en croyant qu’il était Florent Pagny puis j’ai confondu Marc Balavoine avec je ne sais qui, j’ai essayé de faire danser Bebel mais il s’est cassé la binette, j’ai offert  à Catherine (Deneuve) ma coupe de champ pour l’aider à détendre ses traits mais il paraît que ça ne bouge plus, j’ai crié couchée à Rachida que j’avais prise pour un dobermann, j’ai gaffé avec Bernie Chirac en lui demandant comment allait la prostate de Chichi, j’ai poussé Jean Reno dans la Seine pour voir s’il ferait le Grand Bleu, j’ai dit à Hugues Aufray que merde, je croyais qu’il était mort, le prenant pour l’autre Ardéchois à moustache, et puis j’ai dit à Eddie (Mitchell) : un bon rocker est un rocker mort. Je crois qu’il l’a mal pris alors je me suis réfugiée auprès d’Estelle ex-Hallyday en lui demandant pourquoi elle voulait qu’on l’appelle Estelle le Fémur. A cause de ses longues cuisses ? Et la dernière ? J’ai fait remarquer à Laetitia que le nombre de bougies représentaient exactement le nombre de tes ex présentes sur le bateau.
Sinon, Jojo, je n’ai pas pu t’approcher. Il y avait trop de glutrons autour de toi. C’était beaucoup la fête à l’UMP. Des gens qui pensent que ça fait bien aujourd’hui d’être ton ami. Ils ont tous voulu trinquer avec toi, ils en ont rien à foutre que tu te paies un autre coma éthylique, au contraire, si tu claques, ils espèreront être encore sur la photo. Comme s’ils t’avaient déja privatisé. Alors à quai, je suis monté sur le vélo de Jacquot, pas Dutronc non, mais Higelin, et on est allés sur l’île faire la bringue chez les aînés, Fontaine et Cie. je te jure, on s’est vraiment marrés à ta santé, Jojo !

Categories: people

Dutronc au bureau

11/06/2010 un commentaire

« Comment se passaient mes journées chez Vogue ? Eh bien je me levais vers 11 heures, 10 quand j’étais en forme, je prenais ma douche puis j’allais au bureau. Je pointais ma carte dans la machine, puis je téléphonais à Londres, à New-York, à Tananarive, à Papeete, à Marnes-la-Coquette pour des contrats importants.  Ensuite je prenais ma Rolls pour aller acheter un sandwich et je revenais. Je repointais, je retéléphonais, je signais des feuilles de droits d’auteur, je faisais des courbes et des graphiques pour savoir si les disques de Jules Stroumzigloff se vendaient bien, ensuite je mangeais un chocolat fourré et j’attendais six heures. A six heures, je repointais et me tirais. Le samedi, je ne venais que le matin, mais je prenais deux chocolats fourrés avant de partir. »
 » Un jour, un type m’a dit :
- Vous avez une longue carrière devant vous !
J’ai enlevé mes lunettes et j’ai répondu :
- Où ça ? »

Texte © Jacques Dutronc,  Pensées et répliques.
Dessin © dominiquecozette

Categories: people

Drôle de banquier !

20/05/2010 3 commentaires

Il se présente comme un banquier de gauche, il adore la musique, il a acheté les Inrockuptibles ( je veux dire qu’il dirige le canard) et est directeur de la banque Lazard France. Il s’appelle Matthieu Pigasse. Oui, Pigasse, marrant.
Si vous avez un projet rock’n roll à lui présenter, n’espérez pas l’inviter à une bonne table. Il n’aime pas l’alcool, raffole des Chupa Chups et boit Coca Light, café et thé vert.
« Je n’aime ni les mondanités (inutiles), ni les dîners, ni la convivialité feinte. Prendre le temps de manger ne me plaît guère. Je n’aime pas l’idée d’être rassasié, repu. Je préfère celle d’avoir faim, d’être sous tension ».

{…}

« L’art, quel qu’il soit, est le produit d’un spleen, d’une nausée, d’un désespoir. Il ne participe pas d’une démarche esthétique, mais politique : le refus du réel. L’art consiste en une révolte contre l’absurde de notre existence qui s’est concrétisée à travers les époques sur différents supports. Des poètes maudits du XIXème siècle aux punks. »
Je suis assez d’accord avec son idée de l’art. Sinon, j’ai tenté de faire son portrait, c’est pas vraiment ça, mais comme j’aime bien ce dessin, je vous le fourgue. Et puis j’ai deux amies qui vernissent ce soir à des endroits différents, je n’ai plus le temps. Voilà.

Texte © les Inrocks. Dessin © dominiquecozette

Categories: people

Comment meurent nos idoles

03/05/2010 Comments off

Myself with the New Blue Caps, les musiciens de Gene Vincent (Olympia 63)

D’une façon assez rock pour certaines, trash pour d’autres ou juste connes. L’avion n’est pas si dangereux qu’on croit, l’auto non plus. Mais gaffes aux drugs at aux killers. Et electro-cardiogrammes en bon état, please, sinon, poum.

- Assassinées : Sam Cooke par le gérant d’un motel, King Curtis poignardé devant chez lui, John Lennon assassiné aussi devant son flat, guerre  de gansgta rap pour Notorious BIG et Tupac Shakur. Assassinés aussi : Don Myrick (Earth, W & F), Cornell Gunther (Coasters),Al Jackson (Booker T)

- Victimes d’excès : OD pour Tim Buckley, Jerry Garcia et Brent Mydland (Grateful Dead), idem Jimy Hendricks, Janis Joplin, Jim Morrison, Sid Vicious, Tommy Bolin (Deep Purple), Pete Farndone et Jim Honeyman Scott (Pretenders),  Gram Parsons (Byrds), David Ruffin (Temptations), Hillel Slovak (Red Hot), Grey Herbert (Blood S &T), abus de médocs pour Elvis et son gendre Michael Jackson, excès en tout genre pour Gene Vincent et Keith Moon des Who (qui a roulé sur son ami et garde du corps un jour), estouffade de vomi pour John Bonham (Led Zep), alcool pour Ron Scott (AC/DC) et Ron Pigpen Mc Kernan (Grateful dead). Liste non exhaustive.

- Suicide : Curt Cobain (jusqu’à preuve du contraire), Ian Curtis (Joey Division), Michael Hutchence (INXS), Richard Manual (The band), Del Shannon, Paul Williams (Temptations), Al Wilson (Canned Heat)

- Crash aérien : Buddy Holy, Richie Valens et JP Richardson dans le même avion, Otis Redding dans un autre, Ricky Nelson

- Accident de voiture : Pan dans un arbre pour Marc Bolan, sur la route de l’aéroport pour Eddie Cochran, Keith Godchaux (Grateful Dead), Clarence White (Byrds).

- Problèmes de santé  dont accident cardiaque pour Chas Chandley (Animals),  Gene Clark (Byrds), Bobby Darin, Tom Foggerty (Creedence), Billy Fury, Jerry Garcia (Grateful Dead), Bob Hite (Canned Heat), Roy Orbison, Joe Tex. Anorexie pour Karen Carpenter (Carpenters), sida pour Freddy Mercury, hémorragie cérébrale pour Nico , cancer pour Bob Marley et George Harrison.

- Accidents divers : Chet Baker s’est défenestré, Sonny Bono a croisé un arbre violent en skiant, Jeff Buckley a coulé dans le Mississipi, Mama Cass a avalé son sandwich jambon de travers, Brian Jones s’est endormi dans sa piscine, Kirsty Mac Koll s’est crashé en jet-ski, Dennis Wilson des Beach Boys s’est noyé ainsi que Johnny Burnett. Accident d’arme à feu pour Terry Kath (Chicago). Keith Relf (Yardbirds) et John Rostill (Shadows) se sont électrocutés, Steve Mariott (Small Faces) a été victime du feu, Wells Kelly (Meat Loaf) est mort étouffé et Pete de Freitas (Echo and the Bunnymen) est mort sur sa moto.

- Morts de vieillesse : Tout ceux qui sont encore debout.

texte © dominiquecozette. Photo DR.

Categories: people

Autre rumeur présidentielle

22/04/2010 Comments off

Il se marre pas du tout

« Il paraît que Chirac se pique le nez à la coke. Enfin, c’est une rumeur. Mais il faut lancer des bruits comme ça. Parce qu’après, les gens répètent :
- Il paraît que Chirac est cocaïnomane.
- Non ? Qui vous a dit ça ?
- C’est Bedos.
- Ah, ben ça doit être vrai !
Ah! oui, oui, dans certains cercles un peu privés, Chirac, on l’appelle « Nez garni ». Lui, la droite, la gauche, au niveau de la narine en tout cas, il y a longtemps que le cloison a sauté ! »

« Parfois, j’isole un bonhomme dans la salle. Il est là, dans les premiers rangs, il se marre pas du tout.
Il me regarde, méchamment. Il a une tronche à faire partie du Rotary-Club…
Et quoi que je dise, quoi que je fasse — les autres autour, pliés — lui ne bronche pas. Il me fixe du regard, l’air mauvais.
Faut dire aussi qu’il était pas chaud, le type au départ, il voulait pas venir. C’est sa femme qui l’a tiré.
Lui, il aurait préféré rester devant le foot, à la télé. Alors, chaque fois qu’elle rigole, il la regarde :
- Pourquoi tu te marres ?
- (Elle) Tu peux pas comprendre.
A la fin de la soirée, ils sont au bord du divorce. j’adore ça. »

« L’Arménie, j’ai fait ce que j’ai pu. Je suis allé au gala de soutien, à l’Opéra.
Y avait plein d’Arméniens dans la salle. Je me suis dit : « avec le bol qu’ils ont, les Arméniens,
tu vas voir que le plafond de Chagall va nous tomber sur la gueule ! ».
Non, mais c’est vrai, ils n’ont vraiment pas de chance. Moi j’ose plus regarder Aznavour dans une émission.
J’air peur que le télé implose. »

« Bernard-Henri Lévy, ce Julien Clerc de la philosophie, qui se demande, avant de passer chez Pivot,
s’il va dégrafer le premier ou le deuxième bouton de son chemisier. »

© Guy Bedos 1989
dessin © dominiquecozette

Categories: people

Une chanson douche

22/03/2010 un commentaire

En vrai il est mieux, mais je l'ai fait de mémoire, et ma mémoire... !

Cet après-midi, je suis allée à pied à Leroy Merlin, j’avais besoin d’un flexible et d’un pommeau de douche. Benjamin est venu avec moi. Benjamin Biolay, qui d’autre ? Durant cette ballade ensoleillée, il n’a cessé de me susurrer de jolies promesses à l’oreille, j’en était toute retournée. Le problème, c’est qu’il trimballait tout son orchestre avec lui. Bon, ils étaient discrets, ils restaient derrière mais quand, même, bonjour l’intimité. Arrivés à Leroy, évidemment, j’étais assez baroque avec tout ce monde, plus Benj qui faisait de l’oeil aux bricoleuses venues choisir qui un abattant avec fleurs en inclusion qui un porte-savon en bois des îles. L’achat réalisé,  nous sommes ressortis dans la chaude atmosphère de la ville. Ses tendres murmures me langouraient, bon, il m’a aussi traitée de Miss Catastrophe… mais avec talent ! Arrivée chez moi, mon  époux a brisé ce si doux moment d’un jovial : tu as trouvé ce que tu voulais, ma chérie ? Aïe ! Je ne pensais pas qu’il était déjà rentré. J’ai demandé à Benj de dégager d’urgence avec sa clique, mais y avait plus personne. Merde !  Il aurait quand même pu y mettre les formes, j’sais pas, dire : c’est ton mari ou moi, ça se fait non ? Le dernier mec qui m’a fait ça, c’était Julien Doré. Voyez où ça l’a mené : nulle part !

Texte et dessin © dominiquecozette

Categories: people

Kennedy-le-bon-fusil

01/02/2010 un commentaire

« John Kennedy possédait un rapport étrange à son corps. Ce type ne tenait jamais plus de deux minutes au lit, le type même de l’éjaculateur précoce. Je ne le surnomme d’ailleurs pas « Deux-minutes-Jack » pour des prunes. Avec son minuscule engin, un tout petit bout ridicule, Kennedy ne risquait pas de faire du mal à qui que soit. mais il a quand même couché avec toutes les stars hollywoodiennes possibles. Mes informations sont très fiables, je les tiens d’un détective privé qui avait placé des micros dans la maison de l’acteur Peter Lawford, où Kennedy avait pas mal batifolé. Il ne prenait pas les femmes au sérieux. Il recherchait le pouvoir et tout ce qui allait avec. Il fumait beaucoup de marijuana, se bourrait d’amphétamines ».

James Ellroy balance ça dans son dernier bouquin. Bon, avec les micros en place, on peut effectivement savoir combien de temps dure une relation sexuelle. A la décharge du Président, si je puis dire, c’était un homme très occupé qui devait satisfaire beaucoup de femmes chaque jour, il avait donc choisi la stratégie du lion : baiser vite pour baiser plus. Quant à la taille de son engin, on peut quand même se demander quels sont les indices qui ont permis à l’écrivain de faire ces déductions. La jalousie  parce qu’il a eu plus de stars planétaires que lui ? Allez James, dis-nous tout !

Texte © James Ellroy & Dominiquecozette. Dessin © dominiquecozette

Categories: people

Arnaud Fleurent-Didier met Villepin (en musique)

24/01/2010 Comments off
Villepin jeune

Villepin jeune

Arnaud Fleurent-Didier (écouter sa chanson « La reproduction » sur mon blog du 10 janvier, avec pour titre « Une des chansons les plus intelligentes de ces dernières années ») tout le monde en parle comme d’une révélation. Ce qu’il est puisqu’il vient d’être amplement révélé par les medias papier les plus influents. Il est certainement passé à la télé, mais je n’ai pas le nez dessus.
Comme il aime à le raconter, et excusez-moi mais moi ça me fait rire, que voulez-vous, il a mis en musique le discours de Dominique de Villepin contre la guerre en Irak à l’ONU. C’était en 2005.  » J’ai trouvé ce discours gaulliste beau et lyrique. Pour moi, Villepin s’opposait à Colin Powell avec sa grosse voix darth-vaderienne, comme le cinéma d’Yves Robert s’oppose au cinéma hollywoodien. La musique est lyrique, avec des choeurs un peu ridicules; on dirait une pub Ricorée. Pour moi, Villepin, c’est OSS 117, le type du héros français flamboyant et ridicule qui, dans le film, finit par se faire sodomiser sur une plage au Brésil… » Propos recueillis par Fabrice Pliskin dans le Nouvel Obs du 21 janvier 10.

Dessin peint et texte à part la citation © dominiquecozette

Categories: people

George Clooney m’offre un café !

17/01/2010 Comments off

Incroyable ! la pub s’immisce dans les rêves, maintenant ! Car, mes chères amies, George Cloonet himself, cette nuit, m’ a proposé un café (je tairai la marque, il n’y avait d’ailleurs pas de logo, ni de dosette). Le temps qu’il tende le bras vers moi avec sa tasse dans la main, mon cerveau véloce chercha quelque chose de très fin, de très spirituel à lui dire, quelque chose qui me singularise, plutôt que la plaisanterie éculée qui consisterait à lui dire « c’est horrible, j’aimerais bien vous dire autre chose que la plaisanterie éculée que toutes les femmes doivent vous dire dans cette circonstance ». Or, je ne sais absolument pas comment on dit éculée en anglais et je trouve que « old joke » ne fait pas littéraire. C’est là que le rêve se dilue, je m’éveille sans même une odeur de café puisque nous sommes thé du matin,  et une question s’impose immédiatement : mais pourquoi  avoir construit autant de bâtiments  à cet endroit de Port-au-Prince alors que, selon la théorie tectonique des plaques connue depuis longtemps, les risques étaient bien réels ? J’ai imaginé le cauchemar de ces milliers de victimes, sans sommeil, sans lit, sans rêves, sans café, sans rien. J’ai préféré ne pas me rendormir.

Texte et dessin © dominiquecozette

Categories: people

Pute incandescente

14/01/2010 Comments off

Oui, ce titre est putassier mais c’est pour attirer votre attention sur un livre assez exceptionnel écrit en 06 et sorti et postfacé en France en 09, qui réinvente la vie de Valerie Solanas. Valerie Solanas ? Oui,  cette féministe radicale  qui tira sur Andy Warhol, le handicapant à vie, et qui est morte toute pourrie, bouffée par les asticots, dans une vieille piaule d’un hôtel social miteux de San Francisco.
Sara Stridsberg, l’auteure, est une belle brune suédoise comme toutes les suédoises. Son roman est fait de déconstructions, séquences, montage chahuté, mélange des styles, réinvention, à l’image de la confusion qui marqua la vie de Solanas. Le traducteur, Jean-Baptiste Coursaud, a fait un superbe boulot.
A vrai dire, cette Valerie Solanas n’a pas eu de pot. Son père l’a violée à partir de sept ans, il semble que son beau-père aussi. Elle a alors décidé de fuir à 15 ans et  pour survivre, elle s’est prostituée. Puis droguée. Intello,  elle a écrit une pièce provocante, « Up my ass », qu’elle n’a eu de cesse de vouloir faire monter par Warhol. Comme à son habitude, il a fait de Solanas son matériau artistique dans deux « films » pas très glorieux pour elle. Mais il n’a jamais donné suite pour la pièce. Il ne la lui a jamais rendue parce qu’il l’a perdue.
Valerie Solanas s’est fait connaître pour son essai « SCUM Manifesto »  où elle prône l’éradication pure et simple des hommes. Sans succès. Douée pour les études scientifiques où elle est admise comme boursière, elle ne sera pas autorisée à créer une société de souris femelles pour illustrer sa théorie anti-mâles. Elle plaque la fac puis recommence ses errances, loqueuse, affamée, mendiant et insultant les passants, vendant pour un dollar son Manifeste ronéotypé, ou son cul, avec toujours son rouge à lèvres sur les dents. Je résume, c’est bien plus énorme que ça. Ça foisonne…
Sara Stridsbert « La faculté des rêves » chez Stock la cosmopolite 2009.

Bonus pour contrebalancer : J’aime pas les filles, par Florence Foresti. CLICK

Texte et dessin © dominiquecozette

Categories: bouquins, people

Pétassette

11/01/2010 Comments off

Ces jolies petites jambes perchées sur des talons appartiennent à une coquette également folle des sacs de luxe qu’elle tient avec art dans ses jolies petites mains.
- Alors comme ça, ça lui fait quel âge, à votre petite fille, monsieur et madame Tom Cruise ?
- Eh bien, elle va sur ses quatre ans !
- Et elle a l’air d’y aller gaillardement avec ses escarpins taille 27, elle s’en tire bien, dites-moi !
- Oh, vous pensez bien qu’elle a un coach, notre petite ! Vous savez, chez les Cruise, la valeur n’a jamais attendu la nombre des années.
Les parents de la petite pute en herbe lui  font alors soulever ses vêtements pour me montrer son mini soutien-gorge coquin, son porte jarretelles et son mini string perlés de diams. (Mais pas de photo, hein !) Je leur demande, avec un clin d’oeil de connivence,  à quel âge ils espèrent le voir sniffer sa première ligne, prendre sa première cuite, faire sa première pipe, entamer sa première rehab.
Ça les fait rire.
- Vous savez, je suis quand même un scientologue averti et je pense être le meilleur inculqueur de valeurs au monde. D’ailleurs, votre propre président, qui m’a invité à en discuter l’autre année, pourra en faire foi.
- Mais, les pédophiles, dans tout ça ?
- Eh bien, voyez-vous, si vous réfléchissiez un tant soit peu… (monsieur Cruise fixe un moment l’horizon de ses yeux bleus horizontaux) … ils n’aiment pas les femmes, les pédophiles, voyez-vous,  ma mini-femme ne peut en rien les intéresser.
Leur publiciste, miss Lumpenschnik, entra alors brusquement without shouting station (sans crier gare) et indiqua que l’interview était finie. Les trois Cruise ont fermé leur visage et je suis restée sur ma faim au sujet de la marque des petits talons. Si vous la connaissez, dites-le moi, j’attends une fille pour le printemps et j’aimerais tant lui faire porter ces petites fantaisies, si ça existe en premier âge toutefois.

Voici la photo entière qui prouve que cette petite fille rayonne. *
* Miss Lumpenschnik, chargée de relire mon article avant de l’agréer,  m’informe que la petite Suri est allergique à la rayonne. Ses mini-bas sont en pure soie. Je rectifie donc : Voici la photo entière qui prouve que cette petite fille soie.

Texte © dominiquecozette. Photo : voir service iconographique de Elle.

Categories: people

Et Dieu créa l’infâme

12/12/2009 Comments off
Et Dieu créa l'infâme

Très mauvais titre pour ce tableau car Vadim, Roger de son prénom, était tout sauf un infâme, on a su cela lors de ses obsèques où toutes ses femmes (qui n’étaient pas les plus moches du monde occidental) l’ont évoqué en termes plus qu’élogieux. C’est lui qui s’est occupé des gosses la plupart du temps, Jane Fonda le dit dans ses mémoires, bref c’était un mec bien. Bon, alors pour mon tableau, je me suis inspirée d’une image de Et Dieu créa la femme (d’où le titre). Sur le volet gauche, c’est l’homme qui parle : « Je te jure, toute ma vie je t’aimerai ». Sur le volet droit (et avec la voix de BB s’il vous plaît) : « Comment peux-tu dire ça ? Si ça tombe, je serai morte ou tellement moche ». Et le personnage coupé, commentant la promesse fallacieuse de l’homme marmonne d’une voix à peine audible quoique sarcastique « Et Dieu créa l’infâme ».
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce qu’on est samedi matin, que je vais bientôt partir aux Frigos, à la galerie Aiguillage où ce tableau est exposé, que je reviendrai tard, qu’il sera peut-être vendu et qu’il tombera alors dans votre oubli. Pour vous dire aussi que ce tableau qui a l’air comme ça extrêmement futile est d’une grande gravité puisqu’il y manie les concepts métaphysiques  de temps, de mort, d’amour, d’anticipation, de durabilité, de beauté/laideur, de sincérité, de doute, de relativité, d’amitié/complicité et de perméabilité de la serviette éponge avec laquelle le personnage central s’est ceint les hanches pour mieux s’appliquer à crêper sa choucroute.

Texte et peinture © dominiquecozette

Categories: people

footage !

10/12/2009 Comments off

Ceci est un interlude… Une bête histoire de pied tordu et ça foot tout le planning en l’air. Et je n’ai rien d’avance. Pour consoler les accros du blog du matin (et ceux de la nuit), je vous raconte une petite histoire :

« J’étais au lycée, j’avais piscine le lendemain matin et décidément, je ne voulais pas y aller. Aussi, ai-je demandé à ma mère de m’écrire un mot d’excuse comme quoi j’étais un peu malade. Le lendemain à 7h30, j’ai retrouvé ce mot sur la table de la cuisine : Monsieur, Philippe ne pourra pas aller à la piscine parce qu’il a de grosses narines. (Signature) »

Histoire tirée du journal graphique rigolo de Philippe Katerine « doublez votre mémoire »
Photo de mon pied par moi même.

Categories: people

La the nana…

09/12/2009 Comments off

Cher Léo Ferré,
je me suis souvent demandée pourquoi je n’avais jamais vraiment adhéré à votre talent alors que j’étais très fan de Brassens. Pourquoi ? La The Nana me plaisait bien, c’était extra aussi votre listing de tout ce que vous appréciiez chez la femme qu’était toute nue sous sous pull et bien d’autres choses encore. Intuitivement, j’ai du être arrêtée par quelque chose qui me heurtait chez vous. Le détail qui tue. Et je l’ai découvert en allant voir  LA DOMINATION MASCULINE, documentaire  de Patrick Jean, un homme qui fustige le pouvoir masculin mal placé. Et le vôtre, cher Léo Ferré !!! Franchement, les mamies ne vous disent pas merci car, n’étant pas fan de vous, j’ignorais votre travers de porc number one. Oui, vous aimiez beaucoup les femmes,  pour leur génie, mais un génie très particulier qui se situe dans leur aptitude à procréer. Et voilà ce que vous disiez :
« L’intelligence des femmes est dans leurs ovaires. Je hais les femmes cultivées. Elles n’entrent plus chez moi. »
C’est pas que je sois très cultivée mais enfin, je me sens légèrement visée. Que vous ont-elles fait, les femmes cultivées ? Ah, elles sont pas drôles, hein ! Elles vous bousculent dans vos mâles certitudes et votre virilité triomphante, menacent votre phallisme primaire et vous font débander dès qu’elles ouvrent l’esprit. Aîe, aïe, aïe. C’est bien plus sympa, les petites ouvrières de Créteil, les mômes qui vous regardent avec des yeux de merlan frit parce que vous avez le verbe, qui boivent vos paroles et vos notes sans barguigner et qui restent à leur place qui était celle de leur mère, de leur grand-mère etc. Voilà, c’est tout, cher Léo, je m’en fiche un peu de tout ça, mais je ne vous savais pas aussi macho. Je vais me mettre pas mal de vos admirateurs/trices à dos, tant pis. Reposez-vous bien et sans rancune !

Texte et dessin © dominiquecozette

Categories: people

Cécilia qui ?

07/12/2009 Comments off
abortion # 3

abortion # 3

Elle se serait bien appelée Cécilia, Maria, Sara, Isabel Giganel Albeniz mais le sort en décidé autrement. pourtant, elle aurait eu un destin enviable. Issue d’une riche famille ibéro-moldave, de physique agréable, d’intelligence opiniâtre, et malgré un coeur fragile, elle eût pu réussir dans le fief des fieffés de droite à savoir la fac d’Assas, qu’elle aurait désertée parfois pour faire son job de mannequin cabine. Qu’est-ce qu’un mannequin cabine ? C’est une nana grande, aux mensurations adéquates mais au visage insuffisamment attractif pour devenir top modèle. Elle en est donc réduite à défiler dans une boutique de luxe pour de riches dames qui ont la flemme d’essayer les tenues haute-couture. Vous croyez quand même pas qu’elles vont risquer de se décoiffer alors qu’une personne peut le faire à leur place ! Pas très rigolo comme job. Puis après, elle aurait fait potiche dans une émission d’un gros ponte de la TV au nom incertain, appelons-le Jean Dupont ou Jacques Martin. Qu’elle aurait épousée devant un petit bonhomme agité, maire de Neuilly qui se serait dit en la voyant : « Je la veux, je la veux, je la veux ! » Il l’aurait eue et comme il aurait aussi voulu devenir président des Français, elle lui aurait fait gravir les échelons de cette rude ambition. Refusant de devenir Première Dame de France, elle l’aurait largué pour un publicitaire assez beau garçon, pour changer. Regardant dans sa boule de verre, le Bon Dieu y a vu une chieuse de première et l’a lui a fermé la terre. Cinquante ans plus tard, les Français ont donné donc leurs voix à une femme, oui madame, très… enfin… atypique c’est le mot, très peu appréciée de la mâlitude politique, très à son aise dans l’international, les media, les meetings. Très diva, quoâ.  Enfin, hein, c’est la vie, ce qui est fait est fait !

Photo et texte © dominiquecozette

Categories: people