« John Kennedy possédait un rapport étrange à son corps. Ce type ne tenait jamais plus de deux minutes au lit, le type même de l’éjaculateur précoce. Je ne le surnomme d’ailleurs pas « Deux-minutes-Jack » pour des prunes. Avec son minuscule engin, un tout petit bout ridicule, Kennedy ne risquait pas de faire du mal à qui que soit. mais il a quand même couché avec toutes les stars hollywoodiennes possibles. Mes informations sont très fiables, je les tiens d’un détective privé qui avait placé des micros dans la maison de l’acteur Peter Lawford, où Kennedy avait pas mal batifolé. Il ne prenait pas les femmes au sérieux. Il recherchait le pouvoir et tout ce qui allait avec. Il fumait beaucoup de marijuana, se bourrait d’amphétamines ».
James Ellroy balance ça dans son dernier bouquin. Bon, avec les micros en place, on peut effectivement savoir combien de temps dure une relation sexuelle. A la décharge du Président, si je puis dire, c’était un homme très occupé qui devait satisfaire beaucoup de femmes chaque jour, il avait donc choisi la stratégie du lion : baiser vite pour baiser plus. Quant à la taille de son engin, on peut quand même se demander quels sont les indices qui ont permis à l’écrivain de faire ces déductions. La jalousie parce qu’il a eu plus de stars planétaires que lui ? Allez James, dis-nous tout !
Texte © James Ellroy & Dominiquecozette. Dessin © dominiquecozette

Villepin jeune
Arnaud Fleurent-Didier (écouter sa chanson « La reproduction » sur mon blog du 10 janvier, avec pour titre « Une des chansons les plus intelligentes de ces dernières années ») tout le monde en parle comme d’une révélation. Ce qu’il est puisqu’il vient d’être amplement révélé par les medias papier les plus influents. Il est certainement passé à la télé, mais je n’ai pas le nez dessus.
Comme il aime à le raconter, et excusez-moi mais moi ça me fait rire, que voulez-vous, il a mis en musique le discours de Dominique de Villepin contre la guerre en Irak à l’ONU. C’était en 2005. » J’ai trouvé ce discours gaulliste beau et lyrique. Pour moi, Villepin s’opposait à Colin Powell avec sa grosse voix darth-vaderienne, comme le cinéma d’Yves Robert s’oppose au cinéma hollywoodien. La musique est lyrique, avec des choeurs un peu ridicules; on dirait une pub Ricorée. Pour moi, Villepin, c’est OSS 117, le type du héros français flamboyant et ridicule qui, dans le film, finit par se faire sodomiser sur une plage au Brésil… » Propos recueillis par Fabrice Pliskin dans le Nouvel Obs du 21 janvier 10.
Dessin peint et texte à part la citation © dominiquecozette

Incroyable ! la pub s’immisce dans les rêves, maintenant ! Car, mes chères amies, George Cloonet himself, cette nuit, m’ a proposé un café (je tairai la marque, il n’y avait d’ailleurs pas de logo, ni de dosette). Le temps qu’il tende le bras vers moi avec sa tasse dans la main, mon cerveau véloce chercha quelque chose de très fin, de très spirituel à lui dire, quelque chose qui me singularise, plutôt que la plaisanterie éculée qui consisterait à lui dire « c’est horrible, j’aimerais bien vous dire autre chose que la plaisanterie éculée que toutes les femmes doivent vous dire dans cette circonstance ». Or, je ne sais absolument pas comment on dit éculée en anglais et je trouve que « old joke » ne fait pas littéraire. C’est là que le rêve se dilue, je m’éveille sans même une odeur de café puisque nous sommes thé du matin, et une question s’impose immédiatement : mais pourquoi avoir construit autant de bâtiments à cet endroit de Port-au-Prince alors que, selon la théorie tectonique des plaques connue depuis longtemps, les risques étaient bien réels ? J’ai imaginé le cauchemar de ces milliers de victimes, sans sommeil, sans lit, sans rêves, sans café, sans rien. J’ai préféré ne pas me rendormir.
Texte et dessin © dominiquecozette

Oui, ce titre est putassier mais c’est pour attirer votre attention sur un livre assez exceptionnel écrit en 06 et sorti et postfacé en France en 09, qui réinvente la vie de Valerie Solanas. Valerie Solanas ? Oui, cette féministe radicale qui tira sur Andy Warhol, le handicapant à vie, et qui est morte toute pourrie, bouffée par les asticots, dans une vieille piaule d’un hôtel social miteux de San Francisco.
Sara Stridsberg, l’auteure, est une belle brune suédoise comme toutes les suédoises. Son roman est fait de déconstructions, séquences, montage chahuté, mélange des styles, réinvention, à l’image de la confusion qui marqua la vie de Solanas. Le traducteur, Jean-Baptiste Coursaud, a fait un superbe boulot.
A vrai dire, cette Valerie Solanas n’a pas eu de pot. Son père l’a violée à partir de sept ans, il semble que son beau-père aussi. Elle a alors décidé de fuir à 15 ans et pour survivre, elle s’est prostituée. Puis droguée. Intello, elle a écrit une pièce provocante, « Up my ass », qu’elle n’a eu de cesse de vouloir faire monter par Warhol. Comme à son habitude, il a fait de Solanas son matériau artistique dans deux « films » pas très glorieux pour elle. Mais il n’a jamais donné suite pour la pièce. Il ne la lui a jamais rendue parce qu’il l’a perdue.
Valerie Solanas s’est fait connaître pour son essai « SCUM Manifesto » où elle prône l’éradication pure et simple des hommes. Sans succès. Douée pour les études scientifiques où elle est admise comme boursière, elle ne sera pas autorisée à créer une société de souris femelles pour illustrer sa théorie anti-mâles. Elle plaque la fac puis recommence ses errances, loqueuse, affamée, mendiant et insultant les passants, vendant pour un dollar son Manifeste ronéotypé, ou son cul, avec toujours son rouge à lèvres sur les dents. Je résume, c’est bien plus énorme que ça. Ça foisonne…
Sara Stridsbert « La faculté des rêves » chez Stock la cosmopolite 2009.
Bonus pour contrebalancer : J’aime pas les filles, par Florence Foresti. CLICK
Texte et dessin © dominiquecozette

Ces jolies petites jambes perchées sur des talons appartiennent à une coquette également folle des sacs de luxe qu’elle tient avec art dans ses jolies petites mains.
- Alors comme ça, ça lui fait quel âge, à votre petite fille, monsieur et madame Tom Cruise ?
- Eh bien, elle va sur ses quatre ans !
- Et elle a l’air d’y aller gaillardement avec ses escarpins taille 27, elle s’en tire bien, dites-moi !
- Oh, vous pensez bien qu’elle a un coach, notre petite ! Vous savez, chez les Cruise, la valeur n’a jamais attendu la nombre des années.
Les parents de la petite pute en herbe lui font alors soulever ses vêtements pour me montrer son mini soutien-gorge coquin, son porte jarretelles et son mini string perlés de diams. (Mais pas de photo, hein !) Je leur demande, avec un clin d’oeil de connivence, à quel âge ils espèrent le voir sniffer sa première ligne, prendre sa première cuite, faire sa première pipe, entamer sa première rehab.
Ça les fait rire.
- Vous savez, je suis quand même un scientologue averti et je pense être le meilleur inculqueur de valeurs au monde. D’ailleurs, votre propre président, qui m’a invité à en discuter l’autre année, pourra en faire foi.
- Mais, les pédophiles, dans tout ça ?
- Eh bien, voyez-vous, si vous réfléchissiez un tant soit peu… (monsieur Cruise fixe un moment l’horizon de ses yeux bleus horizontaux) … ils n’aiment pas les femmes, les pédophiles, voyez-vous, ma mini-femme ne peut en rien les intéresser.
Leur publiciste, miss Lumpenschnik, entra alors brusquement without shouting station (sans crier gare) et indiqua que l’interview était finie. Les trois Cruise ont fermé leur visage et je suis restée sur ma faim au sujet de la marque des petits talons. Si vous la connaissez, dites-le moi, j’attends une fille pour le printemps et j’aimerais tant lui faire porter ces petites fantaisies, si ça existe en premier âge toutefois.
Voici la photo entière qui prouve que cette petite fille rayonne. *
* Miss Lumpenschnik, chargée de relire mon article avant de l’agréer, m’informe que la petite Suri est allergique à la rayonne. Ses mini-bas sont en pure soie. Je rectifie donc : Voici la photo entière qui prouve que cette petite fille soie.
Texte © dominiquecozette. Photo : voir service iconographique de Elle.

Très mauvais titre pour ce tableau car Vadim, Roger de son prénom, était tout sauf un infâme, on a su cela lors de ses obsèques où toutes ses femmes (qui n’étaient pas les plus moches du monde occidental) l’ont évoqué en termes plus qu’élogieux. C’est lui qui s’est occupé des gosses la plupart du temps, Jane Fonda le dit dans ses mémoires, bref c’était un mec bien. Bon, alors pour mon tableau, je me suis inspirée d’une image de Et Dieu créa la femme (d’où le titre). Sur le volet gauche, c’est l’homme qui parle : « Je te jure, toute ma vie je t’aimerai ». Sur le volet droit (et avec la voix de BB s’il vous plaît) : « Comment peux-tu dire ça ? Si ça tombe, je serai morte ou tellement moche ». Et le personnage coupé, commentant la promesse fallacieuse de l’homme marmonne d’une voix à peine audible quoique sarcastique « Et Dieu créa l’infâme ».
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce qu’on est samedi matin, que je vais bientôt partir aux Frigos, à la galerie Aiguillage où ce tableau est exposé, que je reviendrai tard, qu’il sera peut-être vendu et qu’il tombera alors dans votre oubli. Pour vous dire aussi que ce tableau qui a l’air comme ça extrêmement futile est d’une grande gravité puisqu’il y manie les concepts métaphysiques de temps, de mort, d’amour, d’anticipation, de durabilité, de beauté/laideur, de sincérité, de doute, de relativité, d’amitié/complicité et de perméabilité de la serviette éponge avec laquelle le personnage central s’est ceint les hanches pour mieux s’appliquer à crêper sa choucroute.
Texte et peinture © dominiquecozette
Ceci est un interlude… Une bête histoire de pied tordu et ça foot tout le planning en l’air. Et je n’ai rien d’avance. Pour consoler les accros du blog du matin (et ceux de la nuit), je vous raconte une petite histoire :
« J’étais au lycée, j’avais piscine le lendemain matin et décidément, je ne voulais pas y aller. Aussi, ai-je demandé à ma mère de m’écrire un mot d’excuse comme quoi j’étais un peu malade. Le lendemain à 7h30, j’ai retrouvé ce mot sur la table de la cuisine : Monsieur, Philippe ne pourra pas aller à la piscine parce qu’il a de grosses narines. (Signature) »
Histoire tirée du journal graphique rigolo de Philippe Katerine « doublez votre mémoire »
Photo de mon pied par moi même.

Cher Léo Ferré,
je me suis souvent demandée pourquoi je n’avais jamais vraiment adhéré à votre talent alors que j’étais très fan de Brassens. Pourquoi ? La The Nana me plaisait bien, c’était extra aussi votre listing de tout ce que vous appréciiez chez la femme qu’était toute nue sous sous pull et bien d’autres choses encore. Intuitivement, j’ai du être arrêtée par quelque chose qui me heurtait chez vous. Le détail qui tue. Et je l’ai découvert en allant voir LA DOMINATION MASCULINE, documentaire de Patrick Jean, un homme qui fustige le pouvoir masculin mal placé. Et le vôtre, cher Léo Ferré !!! Franchement, les mamies ne vous disent pas merci car, n’étant pas fan de vous, j’ignorais votre travers de porc number one. Oui, vous aimiez beaucoup les femmes, pour leur génie, mais un génie très particulier qui se situe dans leur aptitude à procréer. Et voilà ce que vous disiez :
« L’intelligence des femmes est dans leurs ovaires. Je hais les femmes cultivées. Elles n’entrent plus chez moi. »
C’est pas que je sois très cultivée mais enfin, je me sens légèrement visée. Que vous ont-elles fait, les femmes cultivées ? Ah, elles sont pas drôles, hein ! Elles vous bousculent dans vos mâles certitudes et votre virilité triomphante, menacent votre phallisme primaire et vous font débander dès qu’elles ouvrent l’esprit. Aîe, aïe, aïe. C’est bien plus sympa, les petites ouvrières de Créteil, les mômes qui vous regardent avec des yeux de merlan frit parce que vous avez le verbe, qui boivent vos paroles et vos notes sans barguigner et qui restent à leur place qui était celle de leur mère, de leur grand-mère etc. Voilà, c’est tout, cher Léo, je m’en fiche un peu de tout ça, mais je ne vous savais pas aussi macho. Je vais me mettre pas mal de vos admirateurs/trices à dos, tant pis. Reposez-vous bien et sans rancune !
Texte et dessin © dominiquecozette

abortion # 3
Elle se serait bien appelée Cécilia, Maria, Sara, Isabel Giganel Albeniz mais le sort en décidé autrement. pourtant, elle aurait eu un destin enviable. Issue d’une riche famille ibéro-moldave, de physique agréable, d’intelligence opiniâtre, et malgré un coeur fragile, elle eût pu réussir dans le fief des fieffés de droite à savoir la fac d’Assas, qu’elle aurait désertée parfois pour faire son job de mannequin cabine. Qu’est-ce qu’un mannequin cabine ? C’est une nana grande, aux mensurations adéquates mais au visage insuffisamment attractif pour devenir top modèle. Elle en est donc réduite à défiler dans une boutique de luxe pour de riches dames qui ont la flemme d’essayer les tenues haute-couture. Vous croyez quand même pas qu’elles vont risquer de se décoiffer alors qu’une personne peut le faire à leur place ! Pas très rigolo comme job. Puis après, elle aurait fait potiche dans une émission d’un gros ponte de la TV au nom incertain, appelons-le Jean Dupont ou Jacques Martin. Qu’elle aurait épousée devant un petit bonhomme agité, maire de Neuilly qui se serait dit en la voyant : « Je la veux, je la veux, je la veux ! » Il l’aurait eue et comme il aurait aussi voulu devenir président des Français, elle lui aurait fait gravir les échelons de cette rude ambition. Refusant de devenir Première Dame de France, elle l’aurait largué pour un publicitaire assez beau garçon, pour changer. Regardant dans sa boule de verre, le Bon Dieu y a vu une chieuse de première et l’a lui a fermé la terre. Cinquante ans plus tard, les Français ont donné donc leurs voix à une femme, oui madame, très… enfin… atypique c’est le mot, très peu appréciée de la mâlitude politique, très à son aise dans l’international, les media, les meetings. Très diva, quoâ. Enfin, hein, c’est la vie, ce qui est fait est fait !
Photo et texte © dominiquecozette

Abortion#2
Conçu par des parents charcutiers, le garçon aurait dû se prénommer Michel. Il était attendu comme le messie après les huit fausses couches de sa mère. Il aurait été un enfant sans histoire, comme le sont les futurs assassins qui savent cacher leur jeu. Le problème, c’est le refoulement d’une jalousie maladive énorme à l’encontre de son frère Alain, son cadet de deux ans, Alain qui était le plus joli garçon qu’on ait jamais vu. Michel aurait donc suivi docilement ses études de viande pour plaire à son père qui en attendant était un enfoiré de première, il aurait repris le petit commerce qu’il aurait agrandi avec la boucherie voisine et aurait été ainsi le roi du quartier. Mais son frère Alain lui pourrissait la vie. D’abord, il l’avait plus longue (vous savez de quoi je parle), mais surtout, les filles que lui-même avait un mal fou à draguer s’enflammaient dès qu’elles voyaient Alain, puis elles n’avaient de cesse de réclamer. Bien sûr, il en profitait, couchait avec les unes et les autres en leur promettant son frère, mais ça lasse. Quand Alain entra dans le cinéma avec le succès que l’on sait, ce fut la goutte de sang qui fit déborder le boudin : un soir, très tard, Michel empoigna un couteau à désosser et lui fit la peau. Ce fut simple : il le débita et le prépara comme un cochon. Par la suite, il se réjouit des réflexions des clients qui félicitaient son père pour ces excellentes tripes, ce succulent jambonneau, ces sublimes rillettes. Mais ce jour n’arriva jamais car Dieu, tombé amoureux par avance d’Alain, empêcha la naissance du méchant Michel qui chut dans les toilettes à la turque de la charcuterie au fond de la courette, à à peine quatre mois de développement foetal.
Texte et photo © dominiquecozette

Maillasse !
Un jour, il rentre du travail plus tôt et il voit sa fiancée s’adonner à des privautés avec un autre garçon. Son sang ne fait qu’un tour, il la renie. Il trouve que vraiment, ça ne se fait pas, le sexe oral avec un autre homme que celui avec qui on est, d’ailleurs il lui souhaite plein de choses moches et violentes, il a envie de lui faire des trucs qu’on ne peut pas rapporter dans un blog, lui il est fidèle, il l’aime, il ne mérite pas cela, alors comme il souffre, il la traite de tous les noms et notamment de sale péripatéticienne. Et puis il énumère par le menu les dégâts qu’il ferait à son corps, ce n’est pas très gentil et ça fait mal d’entendre ça, en même temps, c’est pas très futé de faire ça (je parle du sexe oral) dans l’entrée, au su et au vu de tout le monde, elle l’aurait cherché que ça aurait pas été pire. Tout le monde a dit pis que pendre de cette chanson, moi je ne sais pas trop quoi penser de tout ça et d’ailleurs personne ne me le demande. Si vous me le demandez, je dirai : Puisque vous me demandez ce que je pense de cette chanson, je vais vous dire : j’en pense que pouic ! Orelsan, il aurait dit : je m’en bats les choses. Et la jeune fille, elle aurait dit en tapant sur sa fesse (comme sur le dessin) « maillasse ». Et je ne serais pas plus avancée !
Texte © dominiquecozette d’après la chanson Sale Pu** (sic) d’Orelsan
Dessin © dominiquecozette

Survivants de la tribu Akuntsu, Brésil
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne s’agit pas d’un trio issu de la tribu Akuntsu d’Amazonie brésilienne, mais bien de Gina Lollobrigida la bien nommée, Françoise Arnould et Bernadette Lafont en vacances en Casamance où elles ont appris à entrer dans le réseau FB, drivées par Casimir, GO web du club. Problème : leur recherche de nouveaux amis est souvent vaine puisque les personnes qu’elles ciblent, de leur génération, ne pratiquent pas le net. Quant aux plus jeunes par elles clickées, elles n’ont pas encore répondu. Elles en sont là, avec leurs six amis, elles-mêmes donc, plus Casimir, sa femme Kadiatou qui tresse les petites nattes mais n’a pas d’ordi et Matty qui donne les cours de Shiatsu, le matin, au bord de l’Atlantique.
Blague à part, ce petit 20×20 part d’une photo parue dans Courrier International n°977, où une aide est demandée en faveur des derniers Indiens de la tribu Akuntsu menacés de disparition. Voir le site Survival
Ce petit format et dix autres seront à l’expo 111 des Arts à Lyon du 10 au 22 novembre, pour venir en aide aux enfants hospitalisés.
Texte et peinture © dominiquecozette.
L’auteur de la photo originale n’est pas mentionné sur le communiqué.

Un bouton sul pif !
Arielle est très vénère. Elle a rencart avec Bernard-Henri chez Lipp, mais pas que lui, toute sa bande, et il l’a priée d’être parfaite. Béhache ne tolère pas le moindre bug chez une meuf, un ongle niqué et « casse-toi pauv’ conne », un poil sur le menton et « t’ar ta gueule à la télé », un cil qui pend et « qui t’y es toi ? ». Les pieds de Damoclès, ce genre. Bref, c’est pas la joie avec son bouton sul pif, pépère va encore nous faire une lévyte (inflammation de son moi), ça va dégénérer en castagne et tout Saint-Germain va rejouer la rue Gay-Lussac. C’est pas qu’elle a pas essayé de le planquer, son furoncle, mais les crèmes cache-varices et les fond de teint ciné, c’est encore pire. Elle a téléphoné à sa cops qu’est marida avec le nain – lui, il supporte tout d’elle, elle a du pot – et elle lui a demandé de demander au service image de l’Elysée (mais non, connasse, pas l’Elysée-Matignon, c’est fini, ça) si y avait pas un truc. Carla elle dit, attends, j’suis sur le pot, prout, et j’y vais, reprout. Grouille-toi, qu’elle dit Arielle, Béhache aime pas mariner. Bon. Quelques minutes après, elle a LA solution, Carla a toujours les meilleures idées de la terre. Et voilà Arielle qui se pointe chez Lipp en niqab. Mais non, c’est pas un gros mot, le niqab, c’est comme la burqa, mais en pire, tout noir, avec juste une fente pour les yeux (bien maquillés, tes beaux yeux bleus, qu’elle lui a dit, Carla). Succès, rire, baiser mouillé à travers l’étoffe. A part ça, impossible de bouffer des huîtres.
Texte et photo © dominiquecozette

toute ma vie j'ai rêvé...
C’était un pauv’ gars qu’avait un papa et une maman qui étaient bien contrariants. Car son rêve n’était pas d’voir pousser l’gâzon, mais d’être une hôtesse de l’air, donc d’avoir les fesses en l’air. Ça, c’est de l’ambition ! Mais son père trouvait que c’était peu mâle comme idéal et sa mère le mettait en garde contre les ballonnements et flatulences que ne manquent pas d’occasionner les changements d’altitude et de pressurisation. Alors, ce pauv’ gars qui s’appelait pas Armand était très malheureux et avait l’habitude, après son cours de lutte, de se jeter sur son lit, d’y déverser toutes les larmes de son corps en tapant le couvre-lit de ses petits poings teigneux ! Ses parents en avaient mal au coeur mais leur réponse était définitive : non non mon fils, tu n’iras pas danser à poil dans un avion parmi les hommes d’affaires concupiscents qui vont abuser de toi. Redoublement des pleurs. Alors, ne sachant trop quoi faire, il est devenu conseiller au sein du ministère des droits de l’homme et de l’émigration sauvage, un truc comme ça.
Dessin et texte © dominiquecozette d’après une chanson de Jacques Dutronc, vraisemblablement écrite par le lubrique Lanzmann alias patron de Lui, vous voyez le genre !