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Oubliez-moi !

30/09/2014 Comments off

Vu Tabatah Kash (je ne sais pas comment ça s’écrit) chez Biraben. Je l’ai trouvée touchante. Pornostar dans les 80′s,  elle est partie aux USA lorsqu’elle a eu assez d’argent. Pour « refaire sa vie ». Son seul désir, vivre normalement avec son mec, faire des gosses et voilà. Elle s’est renommée Céline, elle a eu deux enfants. Et puis, raconte-t-elle, des gens mal intentionnés ont fouillé la poubelle et ont fait remonter son passé sulfureux. Elle, c’est pas que ça l’aurait dérangée, c’est pour ses enfants. Il a fallu qu’elle leur explique pour pas qu’ils soient mis brutalement au courant. Et puis son mari est mort. Il dirigeait une affaire porno, hot quelque chose. Alors elle est rentrée en France avec ses gosses et a repris l’affaire.
La journaliste explique que maintenant, avec les réseaux sociaux, il ne peut y avoir de droit à l’oubli. Tout ce que tu fais est inscrit et peut ressortir quand tu as 79 ans (note qu’à 79 ans, on s’en tape un peu). Alors qu’avant, on pouvait arrêter tout, se faire oublier et disparaître.
Elle oublie que ce jour, c’était les 80 ans de BB qui elle, a voulu disparaître du paysage il y a 40 ans. En finir avec le cirque médiatique, les paparazzi, s’occuper de ses chers animaux. Impossible.
Moi je dis que pour faire oublier ce qu’on a fait comme conneries jadis, il suffit de sévir en politique. Tu peux faire les pires choses, sortir avec tes casseroles, avoir été condamné, hors-la-loi, mêlé à des affaires bien louches,  tu fais juste comme si rien n’était. En fait, le droit à l’oubli en politique, c’est quand le principal intéressé oublie. Ou fait mine d’oublier. Le reste, c’est de la gnognotte.

Texte et image © dominique cozette

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Toi président…

26/01/2014 Comments off

Cher François,
j’accuse bonne réception de ton communiqué envoyé à l’AFP, signifiant la fin de notre relation. J’ai moi aussi ma petite version des faits.
Toi président, tu n’as pas été réellement mon compagnon. Et pour cause, ton problème de prostate. Mais pas que.
Toi président, tu ne m’as jamais proposé de chevauchée fantastique en scooter, tu sais combien j’aurais eu l’air ridicule, la jupe volant au vent comme une gosse de 15 ans.
Toi président, tu ne t’es jamais comporté comme mon homme, mon vrai, martelant à la presse « Valérie et moi, c’est du sérieux » ! Pas plus que tu ne m’as amenée à Eurodisney, mes fils sur tes épaules. C’est vrai qu’ils sont un peu grands.
Toi président, tu as manqué d’exemplarité sur tous les plans, oubliant comment je t’ai soutenu pendant ton régime amaigrissant, et comment je t’ai présenté mon spécialiste de la coloration.
Toi président, tu m’as fustigée publiquement pour un pauvre tweet, donnant de moi une image de tigresse jalouse et hystérique. Tu as oublié rancunière.
Toi président, tu t’es révélé comme un mec non seulement normal mais surtout ordinaire, un bourrin quoi, en cumulant piteusement deux histoires de coeur et de fesses.
Toi président, fais-tu le même gag à Julie en lui disant : Moi, camembert Président, tâtez-moi ça, voir s’il est bien fait ?
Toi président, c’est un beau titre pour le bouquin que plusieurs éditeurs veulent m’acheter à prix d’or. On va bien se marrer cet été sur les plages !
A toi, président, avec mes remerciements…

Texte et dessin © dominique cozette

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DSK, le meilleur coup de l’année !

03/03/2013 2 commentaires

Oui, DSK est un super coup de com, effectivement, pour une nana passée maître(sse) ès coup de Jarnac, coup bas et autre coup du père François.
Le début de leur histoire s’effectua gentiment, au coup par coup, un coup pris ensemble dans un bel endroit, le petit coup de charme habituel du monsieur, un coup de coeur inattendu chez la dame qui n’alla peut-être pas jusqu’au coup de foudre. Vinrent un coup de langue par ci, un coup de queue par là, un coup de boutoir encore suivi du coup du revenez-y. Soucieux de sa réputation de bon coup, il ne lui fit  jamais le coup de la panne.
Car lui ne se méfia pas — coup de chance pour elle —  voyant dans cette affaire un bon coup de fouet à sa libido, un coup de feu à son coeur exsangue, un coup de pot dans sa vie dévastée, bref le coup de folie nécessaire à sa survie.
Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître ! Car, coup de théâtre après les trois coups, il s’aperçut que c’était un coup tordu, sorte de coup de poker où, entrée en coup de force dans son intimité, elle s’apprêtait à faire coup double : fric + com. Son éditeur était dans coup, lui filant un beau coup de pouce qu’on appelle aussi à valoir (avaloir ?).
Le coup fut dur pour lui quand il sut que c’était juste  un coup monté, et bien monté, un coup fourré et salement fourré. Genre coup du lapin qui te laisse assommé.  Il accusa le coup très difficilement, tout à coup terrassé par un gros coup de pompe.
Mais coup du sort : selon ses avocats, la parution de ce coup foireux tombait sous le coup de la loi. Serait-ce, pour elle et ses soutiens, un coup d’épée dans l’eau ?
Après ce coup de bambou, il ressentit comme un coup de sang. Ses avocats l’encouragèrent à tenir le coup : il ne devait surtout pas manquer son coup ! Pour marquer le coup, il poussa un gros coup de gueule face caméras, qui tinta comme un coup de semonce pour « la belle ». Toute la presse était aux cent coups. Allait-ce être le coup de grâce pour l’objet littéraire qui risquait d’être interdit ? L’homme du coup d’état du 14 mai 2011 ne voulant pas se montrer comme un censeur ordonna juste un coup franc à l’équipe adverse. Sorte de coup de torchon sous forme d’encart au coût conséquent. Pour permettre le coup d’envoi légal de la vente du bouquin.
Après coup, que penser de tout ça ? Qu’il y a des coups de pieds au cul qui se perdent. Personnellement,  je ne vous ferai pas le coup de lire ce truc pour vous. Pour moi, il ne vaut pas le coup. Je veux dire : il ne vaut pas un clou.

Texte et dessin © dominique cozette

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Dans les yeux de Johnny

06/02/2013 Comments off

On peut toujours dire ce qu’on veut de Johnny, il a écrit un bouquin édifiant. Une bio eddy-fiente, comme dit son pote Schmoll. C’est un monstre, ce mec, c’est le seul chanteur connu qui utilise la double négation lorsqu’il est interviewé. Ecoutez-le et vous verrez.
Je viens de lire son livre, celui qu’il a écrit avec l’écrivaine là, mais si, celle qui était avec Patriiiiiiiiiiiiiiiiick ! le joueur de poker et j’en suis encore complètement retournée !
Si vous allez chez  votre libraire habituel ou même un autre, c’est le même prix partout grâce à Jack Lang, précipitez-vous sur le livre de Johnny, allez à la page 70 et lisez  jusqu’à la page 155. Et c’est vous qui serez édifié car il y raconte notre histoire éternelle et inoubliable avec une sensibilité qu’on attend peu d’un rocker décadent, un homme de sa trempe qui a tout connu.
Il y décrit avec force détails le platane du boulevard Auguste Blanqui dans le 13ème et son écorce « pittoresque » (voir la photo ci-dessous), il y raconte le bruit du métro aérien qui venait interrompre nos confidences, il se souvient de ce pull à losanges qui m’a coûté la peau des yeux et que je lui avais offert pour qu’il n’attrape pas froid dans le studio où il enregistrait et dont la clim, mal réglée, lui collait des angines, pull qui l’a accompagné lors de sa randonnée en Harley avec les Hell’s qui l’ont d’abord traité de tapette avant de le mettre en pièces (le pull) pour cirer leurs boots. Il en aurait pleuré.
Il évoque avec émotion nos soirées riches et interminables au Bilboquet, rue Saint-Benoît où nous buvions comme des pompiers et nous fumions comme des trous — notre expression préférée car il n’a jamais touché une cigarette ni un verre d’alcool fort — et on se faisait lourder par l’équipe de ménage qui débarquait chaque matin à 14 heures. Il raconte comment je lui limais les ongles façon Elvis, et s’émerveille encore du petit porte-flacon de Tabasco en argent qui ne le quittait jamais et qu’on avait trouvé ensemble chez un  antiquaire de Ryom.
Et puis nos routes se sont séparées par un beau jour de mai, on ne sait pas comment ni pourquoi, le Pim’s sûrement et son lot d’effets secondaires, bref, un jour, j’ai compris que lui et moi c’était fini lorsque Philippe (Léotard) m’appela pour me prévenir que Johnny lui avait piqué Nathalie. Nathalie B. Je lui dis que c’était sa faute, il n’avait qu’à picoler moins, savoir être sobre et modéré comme Johnny car c’est la chose qui l’a tout de suite fait craquer, Nat, sa sobriété.

Bref, je suis toute émoustillée de voir que notre histoire est restée l’une des plus importantes de sa pauvre vie et je vous conseille vivement ce livre qui restera, j’en suis sûre, la marque d’une époque, de notre époque.

Texte © dominique cozette. Photo © Cyril Morange

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C’est drôle comme la perpective de partager la richesse peut provoquer la terreur chez certains.

11/04/2012 Comments off

Oh mais vous n’y pensez pas ! Partager mes richesses, moi ? Mais c’est à moi ! C’est moi qui ai gagné cet argent, qui ai bâti ce patrimoine ! Et il faudrait que je partage tout ça avec des gens ? Mais quels gens, d’abord ? On n’a pas été présentés ! Des travailleurs ? Mais moi aussi, je travaille ! Qu’est-ce que vous croyez  ?  Des travailleurs !!! Mais ils ont un salaire, les travailleurs ! Et même des tas d’allocations que je paie, moi, avec les revenus de mon travail. Parfaitement. Sans moi, ils seraient quoi, ces … travailleurs ? C’est grâce à mes taxes, à mes impôts qu’ils jouissent d’un bien-être envié par beaucoup. Oui, envié. Sinon, pourquoi il y aurait tant d’immigrés chez nous si c’était pas tout confort la France, hein ?

Non, non, non, si Hollande passe, je vous le dis tout net, ils n’auront plus rien de moi, les  gens, car vous savez quoi ? Je vais partir. Oui, oui, loin de ce pays ingrat qui ne veut plus de moi. Bientôt, vous allez voir, ça sera obscène d’être riche, enfin, riche, façon de parler, je ne suis pas si riche ! Si vous saviez tout ce que je paie !  Non, non, ne cherchez pas à me retenir, puisque je ne pourrai pas vivre décemment dans mon pays avec ce que mon travail m’a permis de posséder, tiens, ça m’écoeure. Quoi, la démocratie ! Quelle démocratie ? Elle a été inventée en Grèce, que je sache,  la démocratie, et vous voyez où ils en sont aujourd’hui, les Grecs !!! Non, non, ne me retenez pas, ma décision est prise !

(Non, non, on ne te retient pas. On se retient juste de te filer des baffes ! Allez, casse-toi !)

Texte et dessin © dominique cozette

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What else ?

24/01/2011 un commentaire

Le bomec qui sent le café, pour ne pas citer Jojo Clooney & Nespresso, ça doit pas être rigolo tous les jours pour lui. Imaginez :
1/ Il va dans son magasin préféré acheter quelques belles paires de pompes, trois ceintures et deux sacs de voyages. Au moment de faire le paquet, le caissier, un homosexuel très distingué tout vêtu de blanc cassé, arbore un sourire éclatant assorti d’un clin d’oeil tout ce qu’il y a de plus appuyé pour lui demander : what else ?
2/ Il commande par téléphone une créature pour passer la nuit, un nouveau modèle pas trop bavard, cheveux foncés et peau mate, yeux effilés, corps longiligne, hygiène irréprochable et sexe féminin. Au bout du fil, la pouffe lui demande en pouffant : what else ?
3/ La jeune femme qui l’a dragué avec tellement d’insistance aux awards qu’il l’ a suivie chez elle se disant qu’un petit coup derrière les étiquette, c’est toujours ça de pris, n’en finit pas de jouir, et rejouir et rejouir et réclamer encore et encore…Et lorsqu’il pense en avoir fini, qu’il peut remettre son boxer chiné gris de chez Dim (ben oui, il aime les Dim), elle prend une mine radieuse pour lui demander : what else ? Don’t tell there’s nothing else ?
Vous me direz : avec ce qu’il a touché comme royalties, il peut supporter ces petits désagréments. Eh bien, je ne suis pas sûre. Dans l’avion, au resto, dans la rue, à la pompe, chez le marchand de viande, sur les plateaux de tournage, dans sa boîte au lettres et sa messagerie, aux toilettes dans les boîtes, chez le médecin, il doit entendre ça des milliers de fois. De temps en temps, il doit avoir des envies de frapper, de mordre, de se rouler par terre, de rembobiner sa vie, de tuer, de se jeter par la fenêtre, de tirer dans le tas, de se pendre, de se défigurer, se s’exiler en Papouasie, de… what else ? mais tout else, tout !!!

Texte et dessin* © dominiquecozette
*Pas envie de faire son portrait, j’en ai déjà loupé un dans mon blog, ça va !

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Niou niouses (des people) #7

28/12/2010 un commentaire

Petite semaine people.

Mercredi : Sylvie Vartan s’attendait à vendre des millions de disques. Ses petites ventes lui font dire que c’est à cause qu’elle a repris un titre à Carla et que comme Carla est mal vue des radios qui sont toutes de gauche, hé ben, ça a fait tache d’huile et que du coup on a boycotté son album*. Tu as raison, Sylvie ! C’est sûrement pas à cause qu’on se fout pas mal de ton CD. D’ailleurs même que Benjamin Bio n’a même pas écouté la reprise que tu as fait d’un de ses titres ! T’as qu’à voir.
* Source : Michel Kemper.

Jeudi : Ce bon Michel Drücker a des soucis avec sa troisième maison des Alpilles. Notez, c’est la faute aux services stratifs, tous des feignants. Alors soit il garde sa troisième maison trop proche d’une chapelle classée, soit il en fait construire une autre près d’une mosquée. Ça passera peut-être mieux. Mais je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup de mosquées dans ces endroits très FN.

Vendredi : Tu t’es vu quand t’as glu ? Non, il n’a pas pu se voir, le pauv’ mari de Zsa Zsa Gabor vu qu’il s’est trompé de collyre : il a versé la colle à ongle de sa très vieille épouse cougar (elle a 93 ans, lui 65) dans son oeil, pour se le rincer comme chaque matin. Direction, l’hosto. Moi je dis qu’une grande vieille dame célèbre devrait avoir les moyens de faire lavabo à part.

Samedi : Noël, le jour du people of the world, Père Noël. C’est confirmé : c’est une ordure. On a entendu dans le poste un petit garçon très irrité car il avait reçu un petit poney qu’il n’avait pas commandé. Malgré les exhortations de sa mère à lui rendre ce jouet sympathique, le petit martelait « mais j’ai pas commandé ça ! ». La mère ne doit pas avoir une once de psychologie pour offrir un jouet de fille à un garçon. Ou alors c’est une féministe qui ne veut pas encourager le sexisme des joujoux. Va savoir, Edgar !

Dimanche : aucune info ne filtre sur les people. Ils sont urbi et orbi, terrés chez d’autres, ou très loin, là où le secret est de mise. Je ne vous dirai rien.

Lundi : Keith Richards a tellement la pêche quand il se réveille qu’il est obligé de prendre des calmants et des somnifères pour se calmer avant de se lever ! Après, c’est des combi coke/héro/amphètes, ça dépend des jours. Il contrôle tout, il a l’habitude, pas comme Lennon qui gérait très mal et qu’il retrouvait toujours la tête dans les wawa à l’issue de leurs petites soirées communes …

Mardi : après avoir colonisé un avion autorisé à décoller, un nid de politiques français a pris possession du Maroc. Le couple présidentiel aurait fait part de son désir d’y procréer. Un charmeur de serpents réputé se serait installé dans la chambre voisine de celle du couple avec son pipeau, prêt à intervenir le jour de la ponte. En France, on aurait assisté à une vente effrénée de poupées vaudou à l’effigie de la première dame.

Texte et dessin  dominiquecozette

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Dolce vita, sweet dreams und stille Nacht !

03/12/2010 Comments off

Le ciel peut attendre. La Dolce Vita aussi. C’est pour ça qu’il va briguer un deuxième mandat. Pourtant,  l’idée de faire la teuf après avoir été président, ça décontracterait même le plus nerveux des décomplexés. Mais quand il a fait la liste des glutrons qui allaient forcément l’accompagner dans sa tournée des via Appia, piazza Navona et autre fontaine de Trevi, il a réalisé qu’un deuxième petit quinquina serait peut-être plus tordant. On se met à sa place ! Imaginez vous trimballer dans un car Pullman avec Macias et ses yeux de veaux, Vartan et son … rien, Mathieu et ses mots fléchés force 2, Reno et sa trop gentille gentillesse, Barbelivien et sa chevelure de patineur, Bigard et ses encombrants testicules, Arthur le con le plus riche du paf ou l’inverse, le petit Clavier portatif, Doc Gynéco et son stock de calamités, j’en passe,  non, vous n’imaginez pas. D’ailleurs,  la première dame de France qui est aussi la troisième dame de notre petit homme, n’est peut-être pas si intéressée que ça à retourner au pays des berluscons, hein ? Oui, bon, on s’en fiche. C’est juste que je me battrais longtemps la coulpe si je ne vous bloguais pas un petit quelque chose. Ne m’en veuillez pas pour cette — j’espère provisoire — vacuité, ça doit être le froid !

En plus, je ne sais même pas qui a fait cette image trouvée sur le net ! texte © dominiquecozette

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Après le Kelly et le Birkin, le Chiraco !

30/08/2010 Comments off

Vu dans les rues de Dinard, la bouche en virgule Nike à l’envers, Chichi, traînant le pas derrière Bernie abrutie de vent, et la choucroute en berne. Que se passe-t-il, Jako ?
- Eh ben il se passe que man-man, elle a encore oublié de me mettre mon maillot de bain dans ma valise. (Sa valise est un tiroir d’une des malles Vuitton de Bernadette).
- Oh, fais-pas la tête, le console Nanard — Bernard Arnault chez qui il demeure — je vais te faire venir par Air-coursier mes derniers modèles ! Dior, Chanel, tout ce que tu veux !
- Ah non, j’en veux pas ! Tes maillots, sans vouloir te froisser, tu les fais pour les jeunes aux couilles bien accrochées. Moi, ça ne me convient pas du tout. Et Man-man le sait très bien. Moi, j’ai mes maillots du Vieux Campeur, ça me prend bien là, je me sens soutenu, tu comprends !
- Ils sont affreux, ces maillots, tempête Bernie, tu me fais honte là-dedans !
- Elle est jalouse ! Elle a peur de montrer sa cellulite et de faire la Une de Gala. Alors, que moi, je m’en fous. Moi je veux juste aller me baigner avec mes potes à la petite piscine !
- Ecoute, lui promet Nanard, je vais créer TON maillot. Ton  maillot spécial à toi. On l’appellera le … le Jack’s bathsuit !
- Mais c’est imprononçable, ça ! Appelle-le le Chiraco ! C’est joli, comme nom, Chiraco, ça fait artistique. Et il sera prêt quand ?
- L’an prochain.
- Tu te fous de ma gueule ! Mais je fais quoi, là ? Tant pis, j’y vais en slip Eminence, ça vous fera les pieds !
Il ouvrit la porte du vaste hall. Il bruinait. Il referma.
- Vous avez de la chance, tous les deux. Un peu plus et vous aviez un scandale planétaire !
Bernadette sourit intérieurement. Tous trois savaient que les médias avaient d’autres chats à fouetter…  vous savez, le ministre, la vieille dame richissime, et son éminence… grise !

Texte et dessin © dominiquecozette

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L’oeil de… vu dans…ils y étaient…

01/08/2010 un commentaire

On intrigue, on trame, on ourdit, on fait des pieds et des mains, voire plus. Puis on reçoit la prestigieuse invitation. On se pomponne, se bichonne, se ravale… Le soir S du jour J, on ruse pour rester le plus possible devant l’objectif du célèbrissime Henri Tullio de Paris-Match. Puis ça paraît. Las ! La photo est abominable avec, au choix ou ensemble, luisances, yeux fermés, de lapin, d’ivrogne, exorbités, poches, rides de décolleté, carnation rubiconde, air niais, attitude grotesque, geste saugrenu, dentition incertaine avec trous ou plombages apparents, triple mentonnade, bedonnite aigüe, exposition de bourrelets, désordre de vêtements et de chairs… le tout tellement minuscule qu’on n’a aucune chance d’être reconnu, coincé derrière le fringant clou de la soirée, l’immarcescible paire d’homos mondains ou l’incontournable vieille pute. Agathe Godard n’a même pas cru bon de mentionner notre nom dans le commentaire. Scandalisé, on tente de joindre Arnaud (Lagardère) qui devrait nous arranger ça vite fait : rectification, erratum, droit de réponse, précision, dommages et intérêts, bref quelque chose quoi, merde, faudrait pas non plus se foutre de la gueule des gens !

Texte et peinture © dominiquecozette

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L’honneur de refuser la Légion d’Honneur

28/07/2010 Comments off

Que se passe t-il donc dans la tête de la ministre ?

Cet article est une illustration inespérée de celui  que j’ai posté le 14 juillet intitulé « Légion d’horreur ».

Lettre de Jacques Bouveresse à Mme Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur

Madame la ministre,

Je viens d’apprendre avec étonnement par la rumeur publique et par la presse une nouvelle que m’a confirmée la lecture du Journal officiel du 14 juillet, à savoir que je figurais dans la liste des promus de la Légion d’honneur, sous la rubrique de votre ministère, avec le grade de chevalier.

Or non seulement je n’ai jamais sollicité de quelque façon que ce soit une distinction de cette sorte, mais j’ai au contraire fait savoir clairement, la première fois que la question s’est posée, il y a bien des années * et à nouveau peu de temps après avoir été élu au Collège de France, en 1995, que je ne souhaitais en aucun cas recevoir de distinctions de ce genre. Si j’avais été informé de vos intentions, j’aurais pu aisément vous préciser que je n’ai pas changé d’attitude sur ce point et que je souhaite plus que jamais que ma volonté soit respectée.

Il ne peut, dans ces conditions, être question en aucun cas pour moi d’accepter la distinction qui m’est proposée et – vous me pardonnerez, je l’espère, de vous le dire avec franchise – certainement encore moins d’un gouvernement comme celui auquel vous appartenez, dont tout me sépare radicalement et dont la politique adoptée à l’égard de l’Éducation nationale et de la question des services publics en général me semble particulièrement inacceptable.

J’ose espérer, par conséquent, que vous voudrez bien considérer cette lettre comme l’expression de mon refus ferme et définitif d’accepter l’honneur supposé qui m’est fait en l’occurrence et prendre les mesures nécessaires pour qu’il en soit tenu compte.

En vous remerciant d’avance, je vous prie, Madame la ministre, d’agréer l’expression de mes sentiments les plus respectueux.

Jacques Bouveresse

Jacques Bouveresse a publié aux éditions Agone neuf livres, dont cinq volume d‘Essais et, dernièrement, La Connaissance de l’écrivain.

* Il s’agissait alors d’une proposition émanant du ministre socialiste Jack Lang.

Photo © dominiquecozette

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Légion d’horreur

14/07/2010 un commentaire

Comme l’écrivait, le 9 mars 1995, Jean-Edern Hallier (ne pas confondre avec Bernard Haller) :  » L’âge se marie avec la peur —et la peur de l’âge avec le goût des honneurs, le besoin de consolation et autres sucreries. Il m’arrive de considérer l’avenir comme une pâtisserie où le gâtisme et la retombée en enfance se transformeraient en médailles de chocolat sur le plastron d’un smoking au gala des morts-vivants. »

Comme je l’écris aujourd’hui, 14 juillet 2010, je n’ai jamais compris comment des gens intelligents, sensés, fins, cultivés pouvaient briguer ce type de plastronade quand ces fameuses sucettes  magiques ont déjà été distribuées à pas mal de tocards (souvent par pas mal de tocards). Cela doit faire partie du jeu social dont je ne réussis pas à comprendre les règles tant la traduction automatique est imbitable. Et puis j’ai toujours peur que la petite épingle crève la personne décorée et que celle-ci s’envole par la fenêtre en un grand tourbillon qui fait pppppppfffffffffrrrrrrrrroutttttt… Un vrai film catastrophe qui a d’ailleurs presque eu lieu avec le ministre de la couture Frédo qui a crevé le sein de Marion Cot-cot. Si vous désirez connaître  les (heureux ?) élus de l’année, click. Moi, je retourne me baquer, comme on disait jadis, naguère et parallèlement  aux Baignades des bords de Marne de Joinville-le-Pont Pont Pont…

Texte et photo non truquée (pour une fois)  © dominiquecozette

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Moi, moi, moi, par Daniel R, l’inventeur de la piscine bleue.

25/06/2010 un commentaire

Daniel R. était un publicitaire réputé. Arrogant. Méprisant. Phobique. Prétentieux. Talentueux. Campagnes très populaires (Bison Futé, Un verre ça va, trois verres, bonjour les Bougnats, heu, bon). Il disparaît et je le retrouve, morte de rire, sur un petit film de Pierre Carles, un Strip-Tease, tout imbu de sa personne, tout gonflé d’orgueil, tout égocentré sur lui-même. C’est lui qui a inventé les toits blancs — son architecte ne voulait pas, ne sachant pas qu’il était Créateur, « erreur » — (le C en captitale, c’est lui qui le prononce, j’ai l’ouïe fine). Il ne voulait pas non plus, ce ballot d’archi, faire la piscine bleue ! Mon dieu, mais quelle couleur, alors. Bref, maintenant, Daniel R. est copié partout ! « Maintenant, tout le monde veut faire ça. Marrant ! On va croire que c’est de l’égocentrisme… (regardant la photo de sa maison avec un amour infini) : C’est joli quand même, non ? Honnêtement ! »
Quand Carles lui demande pourquoi il a quitté la pub, c’est parce qu’il s’était programmé pour, autour de 40 ans, « retrouver ma vie d’adolescent, être assis sur des caisses, dessiner et peindre ! » Quelle sortes de caisses, Daniel ? Chez toi, c’est pas trop le délire rootsy..
Puis il propose à ses amis de leur faire la lecture de son scenario pour le dessert. Son scenario s’intitule « Y a plus de jeunesse ». « Faudrait que je le retravaille mais à chaque fois que je le lis, je le trouve superbe ». Son ami producteur, le lisant, n’a jamais tant ri, l’a trouvé génial. Mais il n’y a pas assez de souffrance dans l’acte de création.
Sur son petit-fils : « il est adorable cet enfant. A trois ans et demi, il parle le français, l’anglais, le portugais. L’autre fois, nous prenions le petit-déjeuner et comme la bonne n’était pas encore là, nous pouvions être comme si nous étions chez nous (sic). Donc nous étions dans la cuisine, normaux (re-sic). Et il me dit : « pourrais-je avoir un autre tabouret parce que celui-ci est instable. » Trois ans et demi ! Je vais finir par croire que, hein (il tapote sa tempe) quand même, le grand-père y est pour quelque chose, non ? »
Oui, sûrement, Daniel, 25% du capital génétique de cet enfant, c’est toi.
Sur la pub : « moi je connais des gens dans ma profession qui sont devenus de pauvres perroquets, à la peau fripée, qui se lèvent le matin en se disant : ah, c’est formidable, c’est un métier de jeunes. Pitoyable, non ? »
Sa femme qui accuse son âge, ce qui est courageux de nos jours, d’accuser,  je veux dire d’accuser son âge, courageux aussi  de la part de Daniel, car elle accuse ainsi l’âge de son mari. Il a donc gardé la même femme — qu’il ne voit presque jamais — et semble très amoureux de sa fille au point de faire de la photo artistique ( !) d’elle en petite tenue (« lance tes seins au ciel ! »). Donc sa femme « les gens disent de Daniel qu’il est mégalo. Ce qui est complètement faux. … C’est la simplicité. » Cut ! Puis vue d’eux deux, cheveux au vent, dans  un hors-bord lancé sur la grande bleue,
Daniel veut montrer que son corps est jeune, alors il se fait filmer allongé à plat dos au bord de sa piscine bleue (il a inventé les piscines bleues, rappelez-vous) en mini-slip de bain, renflé du phallus. Puis il entre lentement dans l’eau, très lentement, en poussant des petits cris et des petits soupirs orgasmiques de vierge consentante.
Il dit « Moi, j’ai envie de créer. Simplement réussir, je trouve ça vulgaire, voilà. » et, allez, Daniel, une autre petite ! « Moi, ce dont je rêve, c’est d’avoir la force de vivre indépendamment de ce qui sera reconnu ». Traduction : j’aimerais avoir les couilles de me foutre de ce que les autres pensent.
Et pour conclure, Daniel  ? : « J’ai le temps d’avoir du coeur, j’ai le temps d’aimer, j’ai le temps de penser à autre chose qu’à moi-même ».
Pour ceux d’entre vous que ça amuserait de voir ce film (faut quand même être con pour accepter de se faire tirer le portrait par Pierre Carles, le roi de la dérision) cliquez ici
Comme m’a dit mon mec : ça fait penser au film de Schroeder sur Amin Dada.
Toutes proportions gardées. Mais ce n’est pas faux.

Texte interventionnel © Daniel R.
Texte additionnel et rough © dominiquecozette.

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Santé, Johnny !

16/06/2010 Comments off

Merci de m’avoir invitée à tes 67 ans, Jojo ! C’était trop sympa ! Hélas, comme dans toute grande fiesta, il y a eu des petits couics, je veux dire quelques couacs, j’espère que tu ne m’en voudras pas. J’ai marché sur Mimi Mathy sans faire exprès, j’ai dit à Pascal Obispo tout le bien que je pensais de lui en croyant qu’il était Florent Pagny puis j’ai confondu Marc Balavoine avec je ne sais qui, j’ai essayé de faire danser Bebel mais il s’est cassé la binette, j’ai offert  à Catherine (Deneuve) ma coupe de champ pour l’aider à détendre ses traits mais il paraît que ça ne bouge plus, j’ai crié couchée à Rachida que j’avais prise pour un dobermann, j’ai gaffé avec Bernie Chirac en lui demandant comment allait la prostate de Chichi, j’ai poussé Jean Reno dans la Seine pour voir s’il ferait le Grand Bleu, j’ai dit à Hugues Aufray que merde, je croyais qu’il était mort, le prenant pour l’autre Ardéchois à moustache, et puis j’ai dit à Eddie (Mitchell) : un bon rocker est un rocker mort. Je crois qu’il l’a mal pris alors je me suis réfugiée auprès d’Estelle ex-Hallyday en lui demandant pourquoi elle voulait qu’on l’appelle Estelle le Fémur. A cause de ses longues cuisses ? Et la dernière ? J’ai fait remarquer à Laetitia que le nombre de bougies représentaient exactement le nombre de tes ex présentes sur le bateau.
Sinon, Jojo, je n’ai pas pu t’approcher. Il y avait trop de glutrons autour de toi. C’était beaucoup la fête à l’UMP. Des gens qui pensent que ça fait bien aujourd’hui d’être ton ami. Ils ont tous voulu trinquer avec toi, ils en ont rien à foutre que tu te paies un autre coma éthylique, au contraire, si tu claques, ils espèreront être encore sur la photo. Comme s’ils t’avaient déja privatisé. Alors à quai, je suis monté sur le vélo de Jacquot, pas Dutronc non, mais Higelin, et on est allés sur l’île faire la bringue chez les aînés, Fontaine et Cie. je te jure, on s’est vraiment marrés à ta santé, Jojo !

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Dutronc au bureau

11/06/2010 un commentaire

« Comment se passaient mes journées chez Vogue ? Eh bien je me levais vers 11 heures, 10 quand j’étais en forme, je prenais ma douche puis j’allais au bureau. Je pointais ma carte dans la machine, puis je téléphonais à Londres, à New-York, à Tananarive, à Papeete, à Marnes-la-Coquette pour des contrats importants.  Ensuite je prenais ma Rolls pour aller acheter un sandwich et je revenais. Je repointais, je retéléphonais, je signais des feuilles de droits d’auteur, je faisais des courbes et des graphiques pour savoir si les disques de Jules Stroumzigloff se vendaient bien, ensuite je mangeais un chocolat fourré et j’attendais six heures. A six heures, je repointais et me tirais. Le samedi, je ne venais que le matin, mais je prenais deux chocolats fourrés avant de partir. »
 » Un jour, un type m’a dit :
- Vous avez une longue carrière devant vous !
J’ai enlevé mes lunettes et j’ai répondu :
- Où ça ? »

Texte © Jacques Dutronc,  Pensées et répliques.
Dessin © dominiquecozette

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