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Archives pour la catégorie ‘lézard tisse’

James Hadley Chase, Swiss made !

08/03/2010 un commentaire

Dans le bonus DVD de l’excellent Miss Shumway jette un sort, 1995, de Clara Peploe, épouse Bertolucci, j’apprends de la bouche (oui, forcément, d’où d’autre ?) de Patrick Raynal  que  James Hadley Chase, l’auteur du livre éponyme, n’a  jamais mis un pied au Etats-Unis ni au Mexique où se situe l’action de cette histoire abracadabrantesque. Monsieur Chase vivait tranquillement  au pays du chocolat, des comptes secrets, de Guillaume Tell et d’Alain Delon. En Suisse. Extraordinaire, non ? Numéro 16 de la Série Noire, jacquette et couverture cartonnée de rigueur, Miss Shumway jette un sort (Miss Shumway waves a wand) est signé, à l’origine, Raymond Marshall. Un des pseudos de JH Chase lorsqu’il estimait que ce qu’il écrivait n’était pas de la littérature. Duhamel a bizarrement accepté ce roman dans sa collection très fermée, réservée aux  histoires réalistes et logiques, bien qu’il en fût loin puisque son héroïne est une sorte de sorcière capable de transformer un chieur en saucisse et à la faire bouffer par son chien pour avoir la paix. Bon, le chien se met à parler parfois… L’action se situe entre la Californie et le Mexique où la belle miss tombe amoureuse du privé qui la recherche. Elle, c’est Bridget Fonda, très marrante et lui, Russel Cowe, très …cute. Plus une belle américaine (la caisse, jaune, décapotée). Il y a des mygales qui sortent d’une bouche, un oeuf pondu par la miss, des résurrections, deux homos qui se roulent de bien plus beaux patins que ceux de Brokeback Mountain. C’est original, très distrayant, avec de jolies images. C’est tout, juste pour dire que Chase, vraiment, écrivain suisse jamais allé aux USA, moi ça m’en a bouché un sacré coin. Coin-coin !

Texte © dominiquecozette d’après l’entretien de P. Raynal
Dessin © dominiquecozette

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Mister Boltanski speaking…

31/01/2010 Comments off

Quelques bribes de l’entretien de Boltanski par Vincent Noce, Libé d’hier, dans son atelier de Malakoff, autour de deux bouteilles de vodka cerise.
« Avez-vous déjà dit : « Il faut tuer tous les Juifs et tous les coiffeurs », on vous répond : « Pourquoi les coiffeurs ? » Moi, je vois plein de raisons, ils ne sont pas propres, ils sont bavards, il y en a qui sont gays. Mais pour les Juifs, c’est évident, n’est-ce pas ? » …
Pourquoi raconter qu’il a des origines corses ? « Ah, cela c’est un journaliste américain qui m’a dit : vous êtes un artiste juif ! cela m’a tellement énervé. « Mais pas du tout« , ai-je rétorqué, « je suis corse ». Vous avez raison, je suis un menteur.
Kundera disait : « Que les vieux morts laissent la place aux jeunes morts ».
J’aime beaucoup le bricolage, j’ai fait au moins 3000 cadres. J’y prends beaucoup de joie. j’écoute France Culture toute la journée, mais je suis occupé. C’est mon grand problème. Je passe ma vie à ne rien faire. J’aime cuisiner, là, au moins, on fait quelque chose, et c’est utile. On fait attention, c’est important… les vernissages, les cocktails, passer son temps à voir des gens, il faut le faire mais c’est extrêmement négatif. je suis un si jeune retraité, quelle vacuité ! Je reste des heures dans cet atelier, à ne rien faire, face à un mur. …
Au musée tout est sacré. Chez moi, il n’y a rien de sacré. Pour rouiller mes boîtes, je pissais dessus. Après, je les ai arrosées de Coca. Un conservateur pour une exposition les faisait installer avec des gants blancs. Cela n’a aucun sens. »

Dessin © dominiquecozette d’après une photo de Libé avec le labre à tête de mouton (du film de J. Perrin) en transparence sur la page précédente.

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He says yeh yeh*, je dis han han

12/01/2010 2 commentaires

Figurez-vous que ce bon vieux passé très passé rejaillit encore puisque Ace Records prépare une compil avec des chanteuses des années soixante. Yéyé donc. Malgré le caractère confidentiel de ma carrière discographique, j’aurai l’honneur d’en être avec ma  grande création « les cheveux dans les yeux » qui raconte les mésaventures d’une jeune fille dans le vent causées par la mèche qu’on a tous eue un jour dans les yeux, au grand dam des grands-parents et des bien-pensants de tout poil. Le refrain, que j’avais longtemps porté en moi et écrit avec les tripes (comme j’aime à le formuler) disait et dit toujours (car les disques gravés restent, contrairement aux fichiers MP3)
« J’ai les cheveux dans les yeux han han dans les yeux
j’ai les cheveux dans les yeux han han dans les yeux ! »
A la réflexion, je me demande si Beigbeder ne m’aurait pas pompée avec sa pub « j’ai dit dans les yeux… ». Pour les seins, je sais que non, c’est plutôt Jane qui m’aurait piratée.
Tout ça pour vous informer qu’il existe un site des yéyé girls d’Europe qui s’appelle Ready Steady Girls, sur lequel on est toutes, au fur et à mesure de l’avancement des infos, et sur lequel on peut écouter nos complaintes. Très marrant. Suffit de cliquer here and there (c’est anglais).

* « I say yeh yeh » est une chanson de Georgie Fame (66) qui raconte son histoire d’amour avec sa baby lorsqu’ils se retrouvent chez lui à écouter des chansons, baisser la lumière et faire des choses que personne ne peut voir, si si, ils le font insiste-t-il, et lorsqu’elle lui demande si tout est OK, il répond : « je dis yeh yeh, c’est ce que je dis, je dis yeh yeh ». Ça passe moins bien en français.

Texte © dominiquecozette. Photo © Vogue

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Une des chansons les plus intelligentes de ces dernières années

10/01/2010 Comments off

La reproduction, d’Arnaud Fleurant-Didier à écouter ici le clip

Il ne m’a pas appris l’anglais,
Il ne m’a pas appris l’allemand,
Ni même le français correctement.
Elle ne m’a pas parlé des livres,
De l’histoire des idées,
Pas de politique à suivre,
Pas de mouvements de pensées.

Elle ne m’a rien montré de pratique,
Ni cuisine, ni couture,
Faire monter une mayonnaise,
Monter une SARL, tenir un intérieur.
Il ne connaissait pas grand chose en mathématiques,
Ni équation de Schrödinger.
Mais pour être honnête,
On avait veillé à que je perfectionne mon revers a deux mains,
Que je fléchisse bien sur mes jambes, mais ça n’est pas resté,
ça n’est pas rentré.
On m’a donné un modèle libérale, démocratique.
On m’a donné un certain dégout,
Disons désintérêt de la religion.
Mais il ne m’a pas dit à quoi servait le piano
Ni le cinéma français qui pourtant le faisait vivre.
Elle ne m’a pas dit comment elle s’était mariée, trompée, séparée,
Ni donné d’autre modèle à suivre.

On ne m’a pas parlé de Marx, rival de Tocqueville,
ni Weber, ennemi de Lukacs,
mais on m’a dit qu’il fallait voter.
Elle ne m’a pas caché l’existence mais a tu celle de
Rousseau, de Proust, de Mort à Crédit.
Ils n’ont fait aucun commentaire sur mai 68,
Ni commentaire sur la société du spectacle,
Mais ils savaient que Balzac était payé à la ligne
Et qu’on pouvait en tirer un certain mépris.

Ils ne connaissaient pas d’histoires de résistance ou de Gestapo
Mais quelques arnaques pour payer moins d’impôts.

Ils se souvenaient en souriant de la carte du PC de leur père
Mais peu de De Gaulle, une blague sur Pétain, rien sur Hitler.

Ils avaient connu le monde sans télévision mais n’en disaient rien.
Ils n’avaient pas voulu que je regarde « Apocalypse Now »
Mais je pouvais lire « Au cœur des Ténèbres »,
je ne l’ai pas lu. On ne m’a pas dit que c’était bien.

On ne m’a pas dit comment faire avec les filles,
Comment faire avec l’argent, comment faire avec les morts.
Il fallait trouver comment vivre avec demi-frères, demi-sœurs, demi mort, demi -compagne, maîtresses et remarié,
Alcoolique, pas français fils de gauche : tu milites, milite,
Fils de droite : hérite, profite.

On ne m’a pas donné de coups,
On m’a sans doute aimé beaucoup.
Il n’y avait pas de chose à faire
À part peut-être polytechnicien.
Il n’y avait pas de chose à ne pas faire,
À part peut-être musicien.

Elle m’a fait sentir que la drogue était trop dangereuse,
Il m’a dit que la cigarette était trop chère,
Elle m’a dit qu’une fois elle avait été amoureuse,
Elle ne m’a pas dit si ça avait été de mon père.

Elle ne m’a pas dit comment faire quand on se sent seul,
Il ne m’a pas dit qu’entre vieux amis, souvent, on s’engueule.
On s’embrouille, que tout se brouille, se complique, qu’il faudrait faire sans.

Elle ne m’a rien dit sur Freud et j’ignore Lacan
Pas de conseils ni de raisons pratiques.
Pas de sagesse de famille, pas d’histoires pour faire dormir les enfants,
Pas d’histoires pour faire rêver les grands.
Il ne soufflait mot de la Nouvelle Vague,
Et de tout ce qu’on voyait avant
Mais parlait du Louvre comme d’un truc intéressant.
On ne disait rien sur Michel Sardou
Mais on devait aimer Julien Clerc 
On m’a parlé d’un concert.
Sinon je ne sais rien des pauvres, 
Je ne sais rien des restes d’aristocrates,
Je ne sais rien des gauchistes, 
Je ne sais rien des nouveaux riches,
On ne parlait pas de cathos, ni de juifs, 
Ni d’arabes.
Il n’y avait pas de chinois.
Elle trouvait que les noirs sentaient 
Elle n’aimait pas les odeurs 
Lui, lui s’en foutait.

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Merci qui ?

01/01/2010 Comments off

Faisons tous comme Philippe Katerine en cette saison d’agapes, remercions chacun des animaux sacrifiés à notre gourmandise.

Poulet N°728 120
Poulet de Vendée
Elevé en plein air
89 jours et 90 nuits

Parmi 380 autres poulets
Alimenté avec 75% de céréales
Le 3 décembre 1998
A l’abattoir de St Fuljean
Electroculté, Vidé, déplumé, lavé, conditionné, labellisé le poulet

Le 11 décembre 1998
je l’ai acheté 52 francs 55
Chez le boucher chauve,
Rue de la bastille.
Je l’ai mangé chaud le midi,
Froid le soir, avec une bouteille de vin rouge.
Je l’ai adoré le poulet

Poulet N°728120
Je t’aime, je pense à toi.

Chanson © Philippe Katerine / dessin © dominiquecozette

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Encore une mort injuste

24/12/2009 un commentaire
Pâle imitation...

Pâle imitation...

C’était un des mecs les plus rebelles et les plus talentueux du monde. Il a fait scandale en dessinant des femmes, vieilles, jeunes, moches, en tout cas jamais magnifiées car il avait  crayon cruel et réaliste. Ses autoportraits n’échappe pas à cette noirceur. Les chairs sont blanchâtres, les organes sexuels rougeoyants, les corps pathétiques, les poses disgracieuses, on voit des poils et des origines du monde assez trash, et d’ailleurs il passera quelques jours en prison pour obscénité ou atteinte à la pudeur ou quelque chose de ce genre. Il s’était lié avec une femmes légère qu’il dessina sous toutes les coutures puis il épousa une gentille jeune femme. En 1915, il est mobilisé. Il continue son oeuvre et commence à être reconnu. En 1918, lors le l’expo de la Sécession Viennoise, le groupe qu’il a créé, il vend presque tout. Hélas, sa femme, enceinte de six mois, meurt brutalement de la grippe espagnole. Il la suivra trois jours plus tard. Et d’ailleurs, trois jours après, Apollinaire est foudroyé à son tour.

je le pleure encore et encore. Il n’avait que 28 ans, vous imaginez !!! Moi, j’imagine et je brandis mes poings menaçants vers le dieu qui n’existe pas et qui tue le talent. Salaud, j’y dis !!! Et comme il n’existe pas, je suis furieuse et alors je me console en me plongeant dans ses chères monographies.
A côté de ça, je me prends à tenter d’essayer de faire un petit dessin rapide, à la Egon, voilà, comme quand j’étais gosse et que je faisais Elvis de profil. Voilà ce que ça donne, ne m’en veuillez pas car je vous donne un lien avec plein de superbes dessins de cet artiste exceptionnel : lien
Si ça ne marche pas, vous tapez Egon Schiele sur Google, vous avez une palanquée de sites extrêmement nourris (comme nous ce soir, ouarf ouarf !).

Texte et « dessin » © dominiquecozette

Et joyeux Noël malgré tout…

Pascale O. par Jim J.

02/12/2009 Comments off
Pascale Ogier à Paris en 1981

Pascale Ogier à Paris en 1981

« Au début des années 80, au Canada, j’ai fait la connaissance de Bulle Ogier et de sa fille, Pascale, et je suis devenu très proche de Pascale. D’elle, je dirai juste ceci : elle combinait la plus sensible féminité, la beauté et l’esprit d’un criminel intellectuel. Toute autorité, tout ce que l’on tente d’imposer à votre cerveau lui faisaient horreur et la mettaient en colère. Pas de contrôle sur Pascale. Elle était très sélective, mais seulement pour pour pouvoir échapper à ce contrôle. On ne rencontre pas souvent une personne aussi jeune et aussi avisée du monde. J’aimais sa culture, je l’aimais, elle : cette façon de se comporter en criminelle. Elle était une personne. Elle était comme personne. »
Pascale Oger (1958-1984).

Photo Faux. Sipa. Texte Jim Jarmusch recueilli par Philippe Azoury pour Libé.

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Fraîcheur de vieillir !

30/11/2009 un commentaire
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Le danger des imag

Gilbert Garcin est né en 1929, en pleine crise donc. Et sa première expo photo a lieu en 93. Si je calcule bien, il a 64 ans lorsqu’il débute. C’est cela même. Après une vie de labeur, durant une retraite bien méritée comme on dit bêtement, il décide de faire un stage de photo à Arles. Coup de foudre. Et c’est parti ! Avec un humour féroce, il va imaginer des saynètes de la vie où la dérision le dispute à la vanité. Ses montages en noir et blanc, beaucoup de noir et peu de blanc, le mettent en scène, tel un petit Tati, dans un paysage désolant comme un dessin de Chaval et absurde comme une image de Sempé. Regardez sa bio : la première année, il fait quelques photos, l’année suivante un peu plus, l’année d’après, encore plus et encore et encore. Alors voilà-t-il pas qu’il engage sa petite femme, sa mémère qui était tranquille dans la cuisine à dénoyauter des olives et vider des rougets (ils vivent à Marseille peuchère !), pour la photographier à ses côtés, dans des mises en scène aussi désespérantes que burlesques. En 17 années denses, il a exposé partout en France et dans de nombreux pays, il a fait l’objet de moults essais, a publié ou figuré dans divers ouvrages. Et pour 2010, il a déjà dix expositions programmées dans le monde entier. Quelle belle retraite ! Moi je dis : respect. Allez donc voir son site !

Photos © Gilbert Garcin
Texte © dominiquecozette

Réponse de Gilbert Garcin à réception de mon mail l’informant de ce blog :
« J’apprécie votre écriture mais  redoute toujours d’être enseveli sous les commentaires.
Cordialement
Gilbert Garcin
Ma femme me prie de vous signaler  qu’elle achète les olives dénoyautées et les rougets vidés. »


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Prenez donc un siège !

18/10/2009 Comments off
Bienvenue au club !

Bienvenue au club !

Si vous aimez les fauteuils, les fauteuils, les fauteuils, vous aimerez  le site de ce peintre, Joël Gangloff car il ne peint (joliment) que ça. Enfin, que ça… il y a aussi des échelles, des tréteaux, des seaux, des pots. Des traces de l’homme, comme il dit dans son site. Moi, je ne sais pas pourquoi j’aime sa peinture, mais je l’adore ! Je l’ai vue deux fois, lors de deux marchés de l’art à la Bastille, et je suis tombée en arrête (je laisse la faute, tant pis, je trouve ça mignon) devant ses toiles. Richesse de la matière, fondu des couleurs, simplicité du sujet, unité d’action… Oh lala, que je suis une piètre critique ! Mais si vous prenez le temps de vous asseoir cinq minutes et de regarder ses oeuvres, hé ben heu, hé ben je suis sûre que vous aimerez. Et si vous n’aimez pas, je vous parlerai une autre fois de gens qui photographient des poissons, qui tordent du fil de fer ou qui cuisent de la terre. Enfin, on verra…

Texte (médiocre) © dominiquecozette
Photo tirée du site de Joël Gangloff

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Sculpteur corrosif

13/10/2009 Comments off
L'homme de fer

Homme de fer

J’adore Julien Allègre ! Il est jeune, grand, beau, il a un charmant accent du soleil et surtout, il a un talent d’enfer. Il est sculpteur. Il ne sculpte pas, il déforme, reforme, réforme, soude, dessoude, ramasse, trie, plie, assomme, que sais-je, je n’ai pas encore réussi à aller le voir dans son atelier de Vaison la Romaine. Ce sont ses personnages qui me sont tombés dessus, que ce soit au grand marché de la Bastille, dans une galerie place des Vosges, ou sur une restanque dans le Vaucluse. Des characters bien bruts, et pas bidon bien que souvent fabriqués dans cette matière qu’est le vieux machin pourri et abandonné. C’est du lourd, du maousse, de l’inoxydable. Pour le voir, cliquez sur ce lien et/ou venez le découvrir à Mac 2000 Paris en novembre à l’espace Champerret. C’est géant. (profitez-en pour me dire un petit bonjour, j’y serai aussi). C’est du 19 au 22 novembre.

texte © dominiquecozette
bad photo © dominiquecozette
sculptures : Julien Allègre.

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La galerie s’amuse

07/10/2009 Comments off
rien à voir

rien à voir

Hier, c’était ma journée visite de galeries selon un parcours d’artistes que j’avais envie de voir, Virginie Barré et Annette Messager.  Passant devant une galerie de Saint Germain des Pieds oui, parce que ça use, je vois un petit attroupement devant l’une d’elles. Petit attroupement d’Asiatiques, jeunes, filmant et shootant. Et dans la galerie, une artiste du même continent, à quatre pattes sur le carrelage foncé, piochant d’une boîte de carton une poudre beige, genre gros sel mal blanchi et, de sa petite main adroite, la répandant en une sorte de flaque. Puis se penchant sur le résultat et soufflant doucement sur certaines régions pour les faire déguerpir vers d’autres, et reversant de la poudre, soufflant, reversant, soufflant…. sous l’oeil absolument concentré des jeunes émules compatriotiques. Autre galerie, autre style,  des grands portraits (ou drapeaux US) fabriqués avec des tous petits carrés de bois peints de motifs thématiques, soit des fleurs,  des visages ou encore des sexes. Un boulot ! Il s’appelle Cameron Gray. C’est un peu comme celui qui avait réalisé sur commande un portrait de Bush et que Bush avait refusé parce que justement il n’était qu’un assemblage d’anus horribilis. Très ressemblant, forcément. Petit tour au squatt Rivoli près de l’ancienne Lintas, au sixième étage, un artiste qui n’a pas de site ni de carte imprimée ni rien, qui peint avec n’importe quoi, ce qu’il trouve, sur du bois usagé. Ça m’a beaucoup plu, si vous y passez, il s’appelle Barroux. Il  fait aussi des livres pour enfants. Et ce soir, il y a vernissage du lieu, si vous passez par là. Cela dit, c’est ouvert tous les jours sauf le lundi. C’est un joyeux foutoir, comme avant, qui pue la térébenthine.

Texte et image © dominiquecozette

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Exactitudes ©

05/10/2009 Comments off

exa1exa2exa3Rotterdam-based photographer Ari Versluis and profiler Ellie Uyttenbroek have worked together since October 1994. Inspired by a shared interest in the striking dress codes of various social groups, they have systematically documented numerous identities over the last 14 years. Rotterdam’s heterogeneous, multicultural street scene remains a major source of inspiration for Ari Versluis and Ellie Uyttenbroek, although since 1998 they have also worked in cities abroad.
They call their series Exactitudes: a contraction of exact and attitude. By registering their subjects in an identical framework, with similar poses and a strictly observed dress code, Versluis and Uyttenbroek provide an almost scientific, anthropological record of people’s attempts to distinguish themselves from others by assuming a group identity. The apparent contradiction between individuality and uniformity is, however, taken to such extremes in their arresting objective-looking photographic viewpoint and stylistic analysis that the artistic aspect clearly dominates the purely documentary element.
Texte : Wim van Sinderen, Senior Curator Museum of Photography, The Hague
Photos : Ari Versluis. Casting : Ellie Uyttenbroek

D’autres centaines de pages et milliers de photos : Lien ici

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Présences

24/09/2009 Comments off
Immobilisme

Immobilisme

La scène se passe dans un ravissant village haut perché de l’Ardèche méridionale, à Banne, sous le cagnard. Il fait tellement chaud que tout mouvement est interdit sous peine de se dissoudre dans une cascade de sueur. Pourtant, l’immobilité des chalands nous inquiète et leur silence itou. C’est alors que nous constatons qu’il s’agit de personnages en papier mâché, saisissants de réalisme. Si la photo en montre quatre, sachez qu’une vraie bande de ces héros sympathiques s’active, façon de parler, dans tout le village. Un mécano se gratte l’occiput devant le moteur d’une vraie bagnole, trois vieilles sur un banc regardent passer les couillons  que nous sommes, un peintre, une nana perchée sur un mur nous leurrent à un point tel que nous finissons par regarder de vraies personnes sous le nez pour nous repaître de leur perfection. L’artiste accoucheur de ces « présences » comme il les appelle, est sétois, il s’appelle Joel Bast et click ! vous arrivez chez lui. Il fait aussi de l’événementiel pour mes amis pubeurs que ça intéresse. Un petit déplacement à Sète pour un casting, c’est pas désagréable, non ?

Sculptures : Joël Bast
Texte et photo © dominiquecozette

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Ursinade

16/09/2009 Comments off
Ursin (collection cozette)

Ursin (collection cozette)

On dirait un pseudo.  C’est son vrai nom, Ursin, et ça pique comme ses personnages taillés dans le métal, cisaillés, suturés, épointés. Ça montre les dents, parfois de vraies dents, ça grouille de trucs, fragments d’os, grenouilles aplaties, souries desséchées, arêtes de poisson. Ursin a un prénom, Catherine, donc c’est une nana, une pisseuse d’idées,  une bricoleuse de  monstres, une metteuse en abyme, une faiseuse d’anges, une broyeuse de bidons, une bouffeuse de ferraille et une brouilleuse de pistes puisqu’elle fabrique avec autant d’insolence des carnets qui rendent l’oeil tactile. Ce qui est top, c’est qu’elle expose actuellement à Paris, à la mairie du 9ème jusqu’au 26 septembre, et à la galerie Marassatrois, dans le 12ème. Ne loupez pas ce lifting du moral en sortant du boulot, du Pôle Emploi ou du lit de votre amant. Cliquez, et vous verrez…
site Ursin
Les expos

Sculpture : Ursin
Texte © dominiquecozette

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L’ami de mon amy

14/09/2009 Comments off
amy

Amy par Luis

Un nouvel illustrateur a fait son entrée à Libé new formule. Il a fait un Brice Hortefeux-tête de noeuf trop fort, voyez vous-même en bas de page, à la gouache, simple mais saisissant, dans l’édition de samedi (ou de vendredi) à propos de sa bavure. Alors j’ai voulu en savoir plus sur ce fantastique talent, pas le baveur mais le dessinateur,  je suis allée sur son site  et j’y ai vu de splendides caricatures dont celle ci-contre d’Amy, l’amie qui ne lâche pas la grappe de la vigne en faisant no no no comme jadis la poupée d’un certain auteur compositeur interprète aux jolies fesses rondes, mais c’est une autre histoire. Donc notre talentueux artiste est gnol comme tous les Espagnols et il s’appelle Luiz Granena avec un petit accent – dont j’ignore le nom – sur le premier « n » de façon à ce qu’on le prononce mouillé, ceci étant une supposition, n’ayant pas eu l’heur d’apprendre cette belle langue sanguine et sensuelle, mon père préférant m’orienter sur celle de Goethe, Hesse und Schiller,  initiative avisée qui m’a juste servi à comprendre les paroles complètes de Sag Warum du beau Camillo. Ce n’était qu’une deuxième langue, heureusement. Revenons à vous, les curieux de l’artistique, voici le site de Luis qui ne porte pas son nom, il a du se remarier.

http://www.seis-cuatro.com

Dessins : Luis Granena
Texte © dominiquecozette

:-(

:-(

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