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Archives pour la catégorie ‘fictions’

Definition : canicule

28/07/2011 un commentaire


Canicule
; nf, du latin canicula, petite chienne.
Petit os qui pue situé dans le fondement du chien (ne pas confondre avec occiput) et qui a permis à cette espèce, de par ses émanations olfactives suivies de reniflements amicaux, de s’autopacifier. L’homme, qui ne possède pas cet os, utilise souvent l’expression « je ne peux pas le sentir ». Moins on peut le sentir, plus on a envie de le bombarder. D’où l’invention de la bombe déodorante grâce à laquelle on peut se re-sentir.
Par glissement sémantique, exprime aussi une température de l’air excessive et relativement durable qui exacerbe les odeurs corporelles. D’où les expressions « avoir mal à la canicule » et « la canicule passe, la caravane aboie ».

Texte et dessin © dominique cozette

Categories: fictions

Le ver est dans l’escalier

18/07/2011 un commentaire

Concierge d'Henrillette

Samedi, je vais voir Henrillette, ma copine du Mans venue de Côte d’Ivoire. Elle habite un étroit meublé derrière la place Kichy, comme elle dit, au septième étage sans ascenseur, de toute façon il sent la pisse et ne bouge plus de là où il est, entre le rédécé et le 1er.
Sept étage à gravir avec le risque d’y trouver ce que l’humanité a de plus craspec, c’est pas marrant, personne ne rit, tout le monde en chie, surtout les gens de la Côte d’Ivoire qui n’étaient pas habitués à des habitats en hauteur. Je dis ça, je dis rien. Mais je me comprends.

J’entame mon ascension et ça commence : je vois un ver. Un gros ver dans l’escalier, menaçant comme un élu du PS qui serait passé à droite. Et aussi vilain. Pouah. Impossible de l’enjamber, un ver ça ne s’enjambe pas et je sais de quoi je parle.

Je redescends fissa et affolée, et me poste devant la loge à la concierge (ici, on ne dit pas la loge de). Soudain me saute aux yeux l’écriteau, péniblement calligraphié, jauni et moucheté de chiure « la concierge est dans le fruit ».! Si la concierge est dans le fruit, comment lui dire alors que le ver est dans l’escalier ?
Un enfant antédiluvien s’interpose : Madame, moi je sais ce qu’il faut faire : il faut battre le ver pendant qu’il est chaud.
Nullement motivée, je tente d’appeler Henrillette du Mans sur son iphone portable sans fil (c’est comme ça qu’elle appelle son antique Tam-tam, ça fait « plus mieux ») mais pas de réponse, ce qui est normal car pour la contacter, il est préférable d’utiliser le téléphone arabe. Encore faut-il posséder le numéro.
Je me dis tant pis, suis avalée toute crue par la bouche du métro qui rote quelques individus chelou dans ce quartier cramé et je file chez Serge Lama ou Arno Klarsfeld, je les confonds toujours, car j’éprouve l’irrépressible besoin de prendre un ascenseur, quel qu’il soit. Mais propre et en état de marche.

Texte et dessin © dominique cozette

Categories: fictions

Avant, dans les années 10

27/06/2011 Comments off

Avant, dans les années 10 — c’est mon ancêtre qui m’a raconté — on se reproduisait en faisant des petits dans son ventre. Puis on les nourrissait avec le lait de son  sein (j’arrive pas à l’imaginer). Les hommes et les femmes avaient des rapports sexuels quand ils voulaient, mais avec l’espoir que la fécondation réussisse (!!!). Sinon, c’était pour se faire plaisir (!!!). Je ne vois pas bien. Plaisir ! Rien que ce mot, ça sent le moisi. Le ventre ? C’était une partie du corps. Quoi, le corps ?
Ecoutez, arrêtez de poser des questions, sinon, je n’y arriverai jamais. C’est vrai, c’est très difficile de penser qu’autour de nous — « nous »  s’appelait le cerveau—  il y avait le corps, un truc un peu grossier, qu’il fallait remplir tous les jours avec des trucs bizarres, chauds, froids, liquides, solides, colorés, odorants, mous etc… mais qu’il fallait aussi vider dans des endroits secrets. Il fallait le faire remuer, on s’en servait pour aller (quand on rencontrait un autre corps, on demandait si ça allait), il perdait des substances liquides, après il s’usait, c’était un merdier, comment ils ont pu vivre de cette façon aussi … primitive.
Avant, il y avait des endroits pour les corps, des maisons, qu’on remplissait de choses manufacturées par des gueux. Des trucs qui ne servaient à rien : des tablo, des biblo, de la déco, des gadgets… C’est bizarre de penser qu’ils s’encombraient ainsi. Et aussi, qu’ils rêvaient de posséder ces choses qui faisaient tellement envie à leurs amis, qu’on exposait dans des vitrines (voir ce mot dans le glossaire). Ah oui, parce qu’ils avaient aussi des amis en vrai, des corps en chair et en os qui venaient les voir (!!!), voir quoi ?, et parler.
Avant, on s’habillait. On couvrait son corps de substances de toutes sortes qu’il fallait changer non seulement tous les jours, mais encore toutes les saisons. Il fallait en acheter tout le temps pour avoir une bonne image (je n’ai pas bien compris le concept). Il y avait des saisons, régulièrement. Les corps partaient en vacances, ça veut dire qu’ils allaient tous ensemble dans les mêmes endroits pour … se reposer. Mais, disait mon ancêtre, il ne fallait surtout pas se reposer pour pouvoir se fabriquer des « souvenirs ». Une sorte d’historique qui se devait d’être conforme mais différent, plus criard en quelque sorte.
Et puis il y avait les distractions. Il ne fallait pas qu’on s’ennuie (???).  L’ennui c’est une sorte de vacuité, si j’ai bien compris. Donc on remplissait le vide avec des trucs qui gavaient, qui bougeaient, qui faisaient du bruit, qui enivraient…
Je ne sais pas si c’était mieux avant. Cette existence purement cérébrale à laquelle nous avons abouti représente un idéal au-delà duquel l’évolution n’est plus envisageable. A moins d’un imprévu, d’une surprise. Nous ne sommes pas à l’abri d’une mutation. Qui a dit « poil au morpion » ? Vraiment, on peut s’interroger sur le progrès de l’espèce humaine…

Texte et dessin très approximatif et assez vilain, j’en conviens © dominique cozette. Enfin, non, pas de copyright pour le dessin, qui voudrait piquer un truc pareil ???

Categories: fictions

Ma nuit avec la star

24/06/2011 un commentaire

Ma lentille !

C’est une star énorme. Quand je dis énorme, je ne parle pas de son physique ! Comme la plupart des hommes formatés par leur époque qui est celle d’aujourd’hui, je préfère les minces, les maigres, les longues tiges mais avec quelques rondeurs, même artificielles, bien placées, car c’est elles qui ont de la valeur de nos jours donc qui font bander les hommes comme moi, superficiels, un peu nases et d’une virilité assez douteuse. Cette dernière  étant dûe à la pétrochimie qui déverse sur la planète des tonnes d’oestrogènes et augure d’une mutation  qui donnera des seins aux mecs dans quelques décennies. Veinards ! Ils pourront enfin tripoter des nichons à longueur de journée sans être obligés d’acheter des fleurs ou d’inviter chez Lipp.
Donc star énorme quant à sa célébrité planétaire. Vous la connaissez tous mais pas question de livrer son nom. Non, non, je suis une tombe. Bref, à l’issue d’un shooting, elle m’a branché sans vergogne, me demandant de la raccompagner dans son domicile parisien, dans sa voiture avec chauffeur. J’exécutai de bonne grâce, étant venu dans cet espoir. Elle me fit monter puis, dans son intimité très kitsch, me prépara quelques babioles dans son « galet », c’est ainsi qu’elle appelle son bloc-cuisine au milieu de son loft. Mais avant, elle me demanda de faire le clap de début puis le clap de fin. J’ai besoin de ça pour me mettre dans l’ambiance, s’excusa t-elle. Je suis tellement trop actrice !
Nous bûmes en picorant des petites choses sucrées-salées de toutes les couleurs. Puis elle m’invita à faire un autre clap de début. Elle ajouta : vous ferez le clap de fin lorsque je serai nue.
Ce corps que j’avais vu sous toutes les coutures — c’est le cas de le dire — emballa vite mes sens mais j’eus la politesse de me contenir durant ce show très privé. Ce fut très gracieux, elle était très pro. Elle m’entraîna dans sa chambre ronde et sur son lit rond.
Avant même que je la touche, elle clapa et dit, d’une voix affirmée : moteur.
Je vous jure que ça fait bizarre. Je m’attendis à voir une équipe technique sortir des murs pour filmer nos ébats, cela me fis débander, légèrement, mais visiblement. Gentiment, elle dit : On la refait. Clap. Moteur ! Ça tourne. Ajouta t-elle. Cela ne contribua pas à me remettre en forme. Popaul se recroquevilla un peu plus. Alors, elle cria : Maquilleuse ! Et avant que je ne réalise, elle me prit en bouche et s’activa habilement à me rendre présentable. Elle me lâche et me redit : On la refait.
Clap, moteur, ça tourne. Silence sur le plateau !!! Hurla t-elle.
Je ne suis pas de bois — d’habitude, on dit ça pour le contraire —  je veux juste signifier que le bois dont on fait les flûtes s’étant à nouveau ramolli, elle rappela la maquilleuse pour arranger tout ça. Je lui suggérai, pour la nouvelle prise, d’être un peu plus sobre si elle voulait que la scène soit réussie.
Clap, moteur, ça tourne. Je me mis sur elle, banalement, et, au moment où je la pénétrai, elle cria :  Coupez ! On l’a !
Aïe. Ça fait mal. Très mal. Couper une érection, franchement, on ne me l’avait jamais fait. Pourtant, on m’en a fait !  La semaine d’avant, c’est la splendide brune qui me fit chercher sa lentille tombée sous le lit puis, au bout de cinq minutes, me montra les photos qu’elle avait prises de mes fesses pour sa « collec ». Elle ne baisait pas avec les inconnus.
Pour en revenir à notre histoire, je fus vertement  éjectée de son corps. Elle sauta du lit, me dit bravo, les essais sont concluants, on vous contactera, merci.
Je me rhabillai, la mine (pour être poli)  déconfite. Elle était déjà au téléphone lorsque je pénétrai dans le salon. Elle me regarda partir d’un air neutre.
Je fus mitraillé par un trio de paparazzi pré-retraités en sortant de l’immeuble. L’un d’eux ricana en mimant une paire de ciseaux. Je fis semblant de ne pas comprendre mais je vais vous dire, messieurs : arrêtez de fantasmer devant les actrices internationales, elles sont toutes timbrées.

Texte et dessin © dominique cozette

Categories: fictions

Les malheurs d’une sirène

18/11/2010 Comments off

- OK, t’es poisson, je lui dis. Mais il y a poisson et poisson … T’es quoi ? raie, espadon, brochet, esturgeon, requin-marteau ???
- Alors ?
- Alors, il me regarde en faisant : Ouh la la ! Ça doit pas être simple avec toi, hein ? Je préfère qu’on  arrête tout de suite.
- Alors ?
- Il s’est cassé ! Et tu sais quoi ? Avec mon hameçon dans la gueule ! En même temps, c’était un Wide Gap sans ardillon… Mais tout d’même !
-  Alors ?
- Quoi alors ? Alors rien ! t’es conne ou quoi  ? Je finis par ferrer un mec en trois semaine ! Trois semaines !!! Et je tombe sur ça. Même pas un gramme d’humour, t’as noté ?
- Alors ?
- Je me suis réconciliée avec mon petit canard qui vibre. Mais ce qui me gêne, c’est que j’ai l’impression de coucher avec Emmanuelle Béart !
- Et alors ?
- Rien. Ça pourrait être pire.

Texte et dessin © dominiquecozette

Categories: fictions

il aura la femme…

03/11/2010 Comments off

Ce con !  Il était là, à faire le kéké avec son Audi. On lui avait appris que s’il avait l’argent, s’il avait le pouvoir, s’il avait une Audi, il aurait la femme. Ah, pour ça, la femme, il l’a eue ! Elle ne s’est pas fait prier. Ça a commencé tout à fait conventionnellement, genre : c’est à vous, cette belle bouche à pipe ? A quoi, elle rétorqua : oui, j’aurais pas besoin de l’ouvrir bien grande avec toi, p’tite bite ! Et toc.
Deuxième round assez con : c’était le dîner le soir même avec l’intermédiaire qui devait l’introduire auprès du ministre, pour développer son marché en Extrême Orient. Entre autre. Et là, blam, qui s’assoit face à lui ? Elle, la femme de l’intermédiaire. Il se mis à bander dur et elle à lécher ses lèvres. La table était trop vaste pour qu’ils se fissent du pied. Ils le prirent un peu plus tard dans les luxueuses toilettes du Lieu (le nom du bazar), debout vite fait. Non seulement, elle était petite, mais encore elle était pressée. Je parle de sa queue. Elle apprécia. Elle n’aimait pas les porcs qui placent leur puissance là. Plus vite c’est fait, mieux c’est. Ils firent donc affaires (de cul) tous les deux, elle continua à l’appeler p’tite bite malgré ses atermoiements.
Ils partirent à Shangaï avec monsieur le Ministre et son intermédiaire aux frais du contribuable que je suis. C’était une vraie salope. Je veux dire une saleté. Qui ne pense qu’à elle et au fric de ces messieurs. Ça s’attire toujours, ces gens-là. Bref, elle lui en fit baver des ronds de châteaux, vomir des pépettes, paumer sa confiance, perdre sa mâle assurance. Elle l’essora avant de le quitter non sans avoir fait savoir dans le tout Paris-London-Zurich et Saint-Tropez, ses endroits, qu’il ne valait pas un pet au lit. Elle bousilla même son Audi pour lui apprendre à vivre. Elle l’oublia instantanément dans les bras d’un boxeur célèbre qui la remit dans le droit chemin, celui de l’humilité face à l’homme.
Quant à notre audiphile, la personne qui lui avait promis qu’il aurait la femme fut retrouvée nue et saucissonnée dans un parking de la porte Champerret, le visage broyé. C’est une sale histoire, non ? Mais c’était vraiment une sale pub !

Texte et dessin © dominiquecozette

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Mon chauffeur de métro

27/10/2010 Comments off

   j’ai un tuyau faramineux à vous filer si vous voyagez en métro. Le meilleur conducteur, c’est lui. Il s’appelle Denis Lavigne — déjà ce nom qui fleure bon le nectar — il écoute les Fabulous Trobadors et il me file So Foot à la fin de son service. Surtout, il est confortable : jamais un coup de patin qui t’envoie valdinguer contre la mémère effarouchée, et toujours il t’informe d’une voix posée sur le pourquoi du comment t’es en rade dans le tunnel. C’est sobre, ce n’est pas l’autre, le Tony Truand qui raconte ses conneries, je dis pas que c’est mal mais ça  lasse.
Donc, je ne voyage plus qu’avec lui, ou, quand ce n’est pas possible, qu’il est en vacances, avec Sylvette l’Antillaise à la voix chantante. Sinon, je reste à quai. J’en ai soupé des conducteurs qui font durer le signal de fermeture des portes à te casser la tête, qui cliquent vingt fois sur le micro avant de passer une annonce — ou sans en passer, les cons — hurlent dans le micro comme si on était au Stade de France ou chuchotent comme s’ils disaient une horreur. Et qui klaxonnent quand ils croisent un collègue, soit toutes les deux minutes, qui te laissent moisir  sans rien dire quand tout s’éteint (remarquez, quand je roupille, c’est pas moi que ça gêne), qui pilent, qui ne disent rien quand c’est le terminus etc etc… C’est vrai que ça restreint mes déplacement tout ça, mais vous savez quoi ? J’habite dans le métro, alors tant qu’à faire, autant choisir son tôlier, non ?

Texte et dessin © dominiquecozette

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Touti rikiki maousse costo, la suite

20/10/2010 2 commentaires

Loukati lo souk !

Mais quelle peste, cette nana ! Toujours en train de gueuler. Et puis Grocradopoulo qui se laissait faire… Dix ans que ça durait ! Il faisait tout, le linge, les courses, l’aspi, le bricolage et le cunni du samedi soir. Jusqu’à ce qu’un jour, ce gros gentil rencontre un jeune et beau bonobo au rayon placoplâtre de Castorama ! Comme tous les bonobos, le jeune et beau bonobo n’était qu’amour et sexe. Il lui présenta sa croupe, qu’il avait rose et satinée. Grocradopoulo hésita un moment, un cours moment, juste pour réviser quel slip il avait mis le matin, ah ouf, un boxer. Et se mit à l’oeuvre. Avec coeur et douceur. De toute façon, dans ces magasins, y avait jamais de vendeur…
- Tu es mon premier gorille, s’amusa Bonobo. Et je t’avouerai que… c’était très bon ! Et pour toi ?
Grocradopoulo rougit sous son pelage et avoua :
- Tu es mon premier mec. Et tu vois, on m’avait toujours dit du bien des bonobos. Je confirme !
- Tu fais quoi, maintenant ?
- J’avais mon cours de langues-zoo, puis capilliculteur mais si tu veux, on peut aller manger une banane ensemble …
- T’es vraiment primitif, toi ! Mais j’aime ça. Allez, viens dans ma tribu, quand tu verras mes soeurs et mes frères, tu vas halluciner. Hé, ta grognasse, elle fait vraiment pas le poids. Mais quelle idée de t’emmerder la vie avec cette chimpy !
C’est ainsi qu’il quitta sa mégère, lui envoyant juste un SMS pour lui rappeler d’éteindre le four où rissolaient quelques ignames.
Fini Omo, les taches, les emmerdes. Chez les bonobos, on vivait à poil, les uns sur les autres, sens dessus dessous. Et l’un dans l’autre, il se sentit très heureux !

Le film Omo Micro, touti rikiki maousse costo, c’est ici.
Conception du film : Dominique Cozette et Elisabeth Bonamy. Voix de Martine Boéri et de François Jérosme. Le tournage avait eu lieu à Rome, à Cinecitta. La guenon, Peggy je crois, était « l’enfant » de deux hommes gay, ses deux mummies, qui l’avaient sauvée de je ne sais plus quoi. Ils avaient aussi une superbe orang-outang rouquine, Cristina, qu’on se repassait de bras en bras. La petite guenon, elle, était trop craintive pour les câlins. Le gros gorille était un animatronic avec un lilliputien indien dans la pelure. Mais on n’avait pas le droit de le dire aux journalistes car Lever trouvait que ça la foutait mal d’utiliser ainsi des petits hommes. Foutaises car il était très content du job. Il tournait plein de trucs dans des mini-décors sur des plateaux voisins et il avait même une mini-moto. Il allait se marier avec une toute petite dame et, nous, on s’amusait à les imaginer dans le grand duplex qu’ils pourraient tirer d’un 30 mètres carrés…

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Le chat

08/08/2010 un commentaire

Mon mec et moi, on ne s’entend pas. Depuis le début. Ce n’est pas une histoire de désamour — bien sûr, il y aurait à épiloguer —  juste un problème de communication. Mon mari articule mal et parle bas : je l’entends mais ne comprends rien. Moi-même articule peu et manque de conviction : il ne m’écoute pas. Il y a deux mois, j’en ai eu marre de prêcher dans le désert et lui ai annoncé que je le quittais. Que je prendrais mes biens un peu plus tard. Et qu’il n’y voie rien de personnel.
Son mutisme m’a manqué terriblement, étant remaquée avec un jacasseur. Mais le mal était fait. Au bout d’un mois, téléphone. C’était lui. Il voulait savoir si je ne voyais pas d’inconvénient à ce qu’il passe à la maison prendre ses affaires.
- Tes affaires ?
- Oui, mes affaires, mes livres, mon mixer-batteur, enfin mes trucs, quoi !
- Mais… je ne suis plus à la maison. Et justement, je comptais t’appeler pour en faire autant !
- TU N’ES PLUS À LA MAISON ????
- Depuis un mois. Bah et toi ?
- Pareil.
et en choeur : Merde ! Doherty !
Nous sommes arrivés ensemble devant la maison, nous empressant d’ouvrir au plus vite la putain de porte (j’écris comme un amerlock, maintenant) et criant : Doherty ! Doherty ! Comme d’hab, il ne s’est pas précipité vers nous mais nous l’avons découvert dans la cuisine, momifié, avec plusieurs boîtes de Ronron autour de lui dont une entre les pattes. Toutes avaient été griffées et mordues, et leurs étiquettes dévorées. Pauvre Doherty ! Quelle fin atroce !
Nous sommes tombés en pleurs dans les bras l’un de l’autre. Avons enterré Doherty dans le jardin de la maison abandonnée. Avons mis un peu d’ordre, vidé la poubelle qui puait, changé les draps et les serviettes, téléphoné à nos nouveaux compagnons pour leur signifier que c’était la fin de l’histoire.
Puis nous avons entamé une croisade (lettres diverses, ouvertes ou non, dépôt de statuts d’association, groupe sur facebook…) pour inciter les professionnels de l’alimentation animale à repenser le packaging de tous leurs produits afin que nos bêtes puissent les ouvrir en cas d’urgence. Enfin, nous avons décidé de communiquer entre nous via Internet et nos écrans. Doherty ne sera pas mort pour rien.

Texte et dessin © dominiquecozette

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T’es rien, terrien !

08/07/2010 Comments off

Y en a qui naissent, y en a qui crèvent, y en a qui baisent, d’autres qui se font baiser, y en a qui peignent, d’autres qui coiffent, et y en a qui rafistolent, qui raccommodent, qui rabibochent.
Y en a qui vivent, d’autres qui survivent, y en a qui nagent d’autres qui surnagent, y en a qui volent, d’autres qui survolent, y en a qui pioncent, y en a qui bouffent, d’autres qui gerbent ou qui nettoient, y en a qui râlent, y en a qui pleurent, y en a qui morflent, y en a qui chantent, d’autres qui déchantent, et  y en a qui piétinent, y en a qui poireautent, d’autres qui carottent.
Y en a qui saignent, y en a qui suent, y en a qui pissent, d’autres qui compissent ou qui conchient. y en a qui critiquent, d’autres qui tiquent
Y en a qui kiffent, y en a qui niquent, y en a qui chattent, y en a qui sniffent, y en a qui braquent, y en a qui qui glandent, y en a qui enculent, d’autres qui basculent.
Y en a qui lisent, qui philosophent, qui enjolivent, qui poétisent. Y en a qui emmerdent, y en a qui harcèlent, y en a qui violentent, y en a qui lapident. y en a qui qui jugent, y en a qui  tranchent, y en a qui condamnent et d’autres quidam qui se damnent. Et ceux qui se confessent et qui s’affaissent ?
Et y en a qui se maquillent, qui se parfument, qui se laquent, qui fuguent, qui fument, qui allument, qui disparaissent, qui changent de sexe, et y en a qui s’inquiètent, et d’autres  qui s’en foutent.
Y en a comme ça pour tous les goûts, jusqu’à plus soif.
Et puis y a moi qui ai si soif
qui remets ça puis qui fous le camp en titubant
car ça me saoûle rien que de savoir que des milliards de types bizarres font tout comme moi.

Texte et dessin © dominiquecozette

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Sur la pointe des pattes.

06/06/2010 Comments off

Cela faisait cinq minutes que je regardai un pigeon marcher sur la pointe des pieds. Il ne faisait pas que marcher sur la pointe des pieds, il se pavanait. Ça se passait sur le banc rond devant la médiathèque. Je m’étais  assise pour observer son manège. Figurez-vous qu’il faisait les cent pas — cent aller, cent retour — devant son reflet dans la porte vitrée. Il ne tournait pas la tête comme nous pour se regarder vu que l’implantation de ses yeux l’autorise à voir sur les côtés. J’ai l’impression qu’il m’a repérée et qu’il s’est même rengorgé. Un pigeon qui se rengorge !
Au bout de huit minutes, il y avait sept autres personnes sur le banc rond. Toutes étaient fascinées par ce colomba unicincta, gris donc, qui se la pétait. C’était si drôle que nous rîmes sous cape (depuis la fameuse grippe aviaire nous savions  qu’il était malséant d’envoyer ses miasmes à la figure d’autrui) mais nous fûmes interrompus par l’oiseau, qui était en fait une oiselle.
« Et alors, stupides humains, vous n’avez jamais vu une pigeonne tirer parti de son charme ? On n’aurait pas le droit  de se faire liposucer le jabot, gommer le tour de l’oeil, raccourcir le bec, friser ses plumes ? Vous trouveriez ça grotesque ? Pauvres humains, que vous êtes bêtes ! Si vous saviez comme vous nous faites marrer ! »
Là-dessus, elle se remit  à plat et s’envola dans un grand éclat de rire. De retour chez moi, je compulsai ma doc et appris que ces bestioles mal aimées formaient des couples stables et que le mâle participait activement aux tâches ménagères, nourrissant même ses petits avec du lait de jabot. J’annulai illico ma séance de botox et filai mes stiletto à semelles rouges à ma femme de ménage, lui demandant juste de remercier le pigeon. Le pigeon ? s’étonna t-elle, les yeux tout ronds !

Texte et dessin © dominiquecozette

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La réponse du mari à la femme d’hier (et c’est de ma faute !)

02/06/2010 Comments off

Ma  chérie,
Je sais que cette lettre te parviendra  puisque je vais essayer de la faire paraître sur le blog de Cozette. Sinon, tu me connais, je me sens capable de graisser la patte au préposé des postes pour que « ton » facteur la reçoive  et te la donne.
C’est un « coup bas » cette affaite de  » l‚eBay des cochonnes », mais je saurai retomber sur mes pieds.
C’est vrai que c’est bien  eBay, j’ai profité d’un déplacement de mon chef, au bureau, pour m’y plonger et je viens d’y  vendre  ta collection de porcelaines léguées par ta mère ainsi que la voiture, je n’en ai plus besoin pour aller au bureau ni pour aller faire des courses chez Carrefour pour nourrir  tes nains.
Et pourtant j’y suis retourné, une dernière fois, chez Carrefour, car  en lisant Métro dans le RER, j’ai vu qu’ils remboursaient l’achat d’une télé si l’équipe de France allait en finale de la Coupe du Monde. Tu soulignes ma passion pour le « télé-foot », je vais pouvoir m’y adonner, sans être dérangé par le bruit de l’aspirateur,du mixer ou des cris des enfants. Un écran LCD de 124 cm, en 3D, lunettes fournies. Je suis en train de l’essayer en suivant les finales de Roland Garros, surprenant la balle qui sort de l’écran !
Et puis je suis allé chez  But, sponsor des arbitres, et j’ai profité de la promo « 4 pour 3 » : Comme tu as vendu le salon, j’en ai profité pour remeubler et je dispose maintenant de 12 places assises, ce qui me permettra d’inviter les copains pour la Coupe qui commence  le 11 juin. 30 « soirées-pizza-bière » (j’ai acheté le distributeur Heineken avec les 12 tonneaux) car je ne suis pas le seul à avoir été abandonné par ma chérie : toutes les femmes de mes potes, abonnées à « Cozette vide sa plume » ont largué leurs mecs, et se sont toutes tirées (ou fait tirer) qui par le facteur (certainement le même que toi) , qui par le plombier ou l’électricien, et nous nous retrouvons tous, enfin, seuls.
Je n’osai espérer ces quelques semaines de vacances juste au moment de la Coupe du Monde. On n’a pas besoin de lave-linge, on  enfile le maillot des Bleus  et on se changera pour le 14 juillet, on a déjà prévu le maillot jaune pour suivre le Tour de France. Normalement on devrait retourner au boulot vers le 25 juillet, juste après l’arrivée du Tour.
Je ne voudrais pas être pessimiste, mais je ne suis pas sûr que vos mecs, qui ne pourront  suivre à la télé ni Roland Garros, ni la Coupe du Monde, ni le Tour de France, parce que vous avez la passion de l’aspirateur ou des petits plats, vont vous garder très longtemps, et quand il faudra, en plus, se taper les courses pour la rentrée des mômes, ils vont craquer et vous virer, ou bien : DEVENIR COMME NOUS .
Je voudrais terminer cette lettre en te disant que je t’aime, malgré tout — transmets à tes copines également car mes potes n’ont pas acheté d’ordinateur, ils se sont cotisé et ont acheté un mini-bus VW pour aller à la pêche dès l’ouverture — et en t’assurant que tu reviens quand tu veux, de préférence après la saison, et que, comme chantait Nougaro :« Ah tu verras, tu verras ».
PS: j’ai fait paraître l’annonce que tu m’as gentiment rédigée, et je croûle sous les réponses de nanas tarifées, très intéressées par le foot, ses joueurs et ses supporters, prêtes à venir partager nos pizzas, et plus si affinités, et de mecs qui veulent s’inscrire à notre club, suite à un récent licenciement de leur domicile conjugal. Tu es la bienvenue, mais pas avant début novembre…
je t’embrasse.

Texte © Michel Bré (un ami qui est sur facebook si vous voulez faire partie de son club des fouteux-pizza-bières)
dessin © dominiquecozette

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Good girl !

01/06/2010 Comments off

Mon Chéri,
Ne t’étonne pas si tu trouves le canapé totalement recouvert de papier bulle et posé au milieu du salon, c‚est normal, une entreprise va passer le prendre pour le livrer chez son nouveau propriétaire car je l’‚ai vendu cet après-midi. Je vois déjà tes sourcils se froncer et la colère te monter au nez  mais mon amourlaisse-moi te dire que je n’ai PAS FAIT EXPRES ! Te souviens-tu quand tu m’as dit qu’en plus de tout gérer à la maison, l’entretien, les papiers divers et les trois nains que tu m’as faits  (en me disant à chaque fois que tu savais « sauter en marche ») je devais trouver un emploi ? Et bien, comme je ne trouvais pas le temps de travailler, j’ai trouvé un moyen de faire de l’argent rapidement sans sortir de chez soi ou presque : EBAY !
Au passage ne cherche plus les vieilles baskets répugnantes que tu ne voulais pas jeter, un collectionneur les as achetées, à moins que ce ne soit un fermier pour faire du fumier.
Mais revenons à EBay, c’est vraiment merveilleux de pouvoir enfin se faire un peu d’argent de poche en vendant les choses dont nous n’avons plus besoin ! Surtout depuis qu’à cause de la « crise » tu m’as supprimé mes rares sorties avec mes copines, mon rendez-vous bi-annuel chez le coiffeur et les visites chez mes parents sous prétexte que ça consomme de l’essence !
Te souviens-tu de ce très joli sac à main dont tu me demandais très inquiet, si je ne l’avais pas payé trop cher ? C’est ta collection de verres de bière qui l’a sponsorisé, je me suis dit que tu serais d’accord, toi qui ne penses jamais à mon anniversaire ou ne sais jamais quoi m’offrir !
J’ai aussi vendu la tondeuse, la perceuse, la ponceuse et le taille-haie puisque de toute façon tu ne t’en approches jamais.
Tes polars sont partis comme des petits pains, ainsi que toutes les chemises que tu ne portes plus depuis que tu as tant d’embonpoint.
Enfin tu vois, je suis de nouveau « rentable » puisque j’arrive à gagner de l’argent ! Le seul hic c’est que je me suis laissé emporter, et j’ai malheureusement aussi vendu ta chère télé (non ne cherche pas, elle n’est déjà plus là) et ton canapé adoré.
Depuis 15 ans que je te pratique, je sais qu’à ce stade de la lecture tu fulmines et cherche ta batte de baseball pour m’administrer la correction que je mérite. Ne la cherche pas plus loin, je l’ai vendue aussi et ne me cherche pas non plus : je suis partie avec le postier !Un charmant Monsieur que j’ai vu tous les matins depuis six mois que je vends sur EBAY, il adore les enfants et a déjà demandé sa mutation pour que nous nous rapprochions de chez mes parents
Je te laisse tout ce qui reste dans la maison à l’exception de l’ordinateur, dont je vais avoir besoin pour aider mes parents à se débarrasser de tout ce que tu as entassé dans leur grenier parce que le notre était trop petit.
Je te souhaite tout de même une très belle vie et si toutefois tu cherchais une autre bonne femme pour t’accompagner dans tes vieux jours, EBay a aussi une section « petites annonces ». Malheureusement, comme je ne suis plus là, tu devras la mettre en ligne tout seul, mais dans ma grande mansuétude et comme je sais que tu n’as pas l’habitude, je t’ai préparé un modèle : « Gros porc, aucune hygiène personnelle, handicapé moteur (incapable de faire fonctionner un appareil électroménager), légèrement obtus et carrément macho cherche compagne : bonne cuisinière, ménagère et économe n’aimant ni le romantisme, ni les restaurants, encore moins les activités en dehors de la cuisine et du lit conjugal. »
Je te souhaite bien du courage pour réapprendre à :
- faire cuire des pâtes,
- trouver où ils ont planqué le supermarché dans notre village,
- comprendre comment fonctionne la machine à laver.
Si je n’étais déjà comblée par l’amour de mon postier, rien que l’idée de ta tête, à poil devant la machine à laver lorsque tu auras compris que cette satanée machine ne te rend pas les habits secs, pliés et repassés, me rend folle de joie.
Adieu !
EBay change la vie !!

Texte envoyé par Michel Bré. Dessin © dominiquecozette

Categories: fictions

Critique amical

31/05/2010 un commentaire

Michel C., critique en amitiés.

Quand je me suis rendu chez mes amis T. pour un dîner à plusieurs, j’ai été interpellé par leur accueil stéréotypé. Le même que les fois précédentes, le même que partout. Pas de progrès, pas d’innovation, pas d’intention. Juste des « bises » et les manteaux qu’on embarque. Puis direction salon où se tenaient deux couples jacassant, le verre déjà servi. Une bien médiocre entrée en matière.
La table était mise avec soin, un chemin de table et un bouquet de feuillage agrémentant le tout. Une odeur venant de la cuisine, odeur de poisson, contrariait désagréablement le parfum criard d’une invitée. Les bouteilles de vin n’étaient pas débouchées mais s’avérèrent de bonne tenue et les amuse-bouche servis à l’apéritif — un grand champagne — étaient recherchés.
La soirée, sans être désagréable, manquait de piment, la maîtresse de maison ne contrôlant pas la conversation. D’ailleurs, elle s’engagea un moment sur d’épineux problèmes de société et faillit provoquer une dispute véhémente autant que stérile.  Mais le maître de céans y mit bon ordre en  relatant ses dernières sorties théâtrale de façon fort divertissante.
Quand le dessert fut avalé — une spécialité italienne de bon aloi —  je notai qu’on ne nous proposa pas de retourner au salon ni de nous servir d’autres boissons, vin, alcool, café, tisane. C’était une invite à vider les lieux.
Ces amis m’avaient habitué jadis à plus d’entrain, plus d’imprévu. Ils jouent dorénavant sur leurs acquis mais les temps ayant changé, ils  ne s’inscrivent plus dans les nouvelles tendances esthétiques, gastronomiques ou « sans-façon ». On peut dire, sans mauvais jeu de mot que je suis resté sur ma faim même si, techniquement, la soirée n’accusait aucun déficit.
Sur le livre d’or, j’inscrivis « Ce fut une belle soirée, comme d’habitude, chez des hôtes charmants », espérant que le « comme d’habitude » serait décrypté comme une invitation à réagir.

Texte et dessin © dominiquecozette

Categories: fictions

No boring subjects please

29/05/2010 un commentaire

Avant d’aller plus loin dans notre relation, si tant est que nous soyons encore ensemble dans les jours ou les mois à venir, je voudrais que tu te mettes d’accord avec moi sur quelques sujets à éviter, sachant que si tu n’es pas d’accord, ce n’est pas la peine d’ôter ton Burberry.
- ne jamais parler ou rêver mariage. J’ai déjà donné. Deux fois. Ça va.
- idem pour les mômes. J’en ai trois, ils sont adorables, les mères s’en occupent fort bien, je ne veux plus de ça chez moi.
- la grande question de la fidélité. Je ne vais pas te faire l’injure de te persuader que les hommes d’aujourd’hui n’ont plus de pulsions depuis qu’ils portent des jeans serrés ou qu’ils sont au chômage. N’essaie pas de me faire croire non plus que les filles d’aujourd’hui ont plus de libido que leurs mère et grand-mère. Biologiquement, ça ne tient pas. Point barre.
- Lire m’emmerde, les nanas qui lisent — au lit surtout — m’emmerdent. La musique classique me fait chier. Idem pour le shopping. Fais ça avec tes copines. Pour les courses courantes, il y a le e-commerce.
- Contrairement aux autres hommes, je suis resté très lié à mes ex. Te montrer jalouse d’elles serait du plus mauvais goût.
- et aussi, heu… bah où elle est ?  Coralie ! Hé Coralie !!! Où est-elle partie ! Non mais je rêve ! Pour qui elles se prennent ! Elles se barrent maintenant, comme ça, en pleine discussion… Pfff, , je comprends les mecs qui se font moines. Ou pédés. Moines pédés, tiens, ça c’est du créneau !

Ce tableau de 130 x 80 cm  à  l’Aiguillage, la galerie des Frigos, jusqu’au 12 juin. Plus de détails ici. Week-end Portes Ouvertes pour les 25 ans des Frigos : à ne pas manquer !

Peinture et texte © dominiquecozette

Categories: fictions