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Mec, enfin le produit qui va te faire fondre

05/04/2011 un commentaire

Encore une belle arnaque marketing ! Tu vois en pleine page de ton journal en qui tu as pleine confiance (!!!) un bomec endormi, bien fait de sa personne, glabre puisque c’est la mode, petite raie sur le côté, le bras gauche culturistement remonté vers la tête, un drap vert chirurgical impec remonté ras le nombril sans bouloche dedans, du moins à ce qu’on peut voir. Les yeux sont fermés, comme la bouche, signe qu’il ne ronfle pas, donc qu’il n’a pas picolé dans la soirée ou qu’il est dans son premier sommeil.
Que se passe-t-il dans ce corps de rêve ? Il se passe que notre homme, Olivier, Arnaud ou Philémon, s’est oint de la miraculeuse crème Somatoline Cosmetic Ventre et Abdomen Intensif Nuit ( SCVAIN !!!) qui recèle un complexe exclusif, le MenRedux-complex (notez la coquetterie graphique des capitales), marque déposée. Cette crème qui pénètre facilement (en surface, forcément) promet une réduction de 2 cm de circonférence en quatre semaines !
Notez aussi  « somatoline » qui induit un sens somatique, ce truc qu’on se fait tout seul en auto-suggestion… Ils auraient pu ajouter placebine, pour être au plus près de ce que je pense de ce produit : de la poudre de perlimpinpin.
Ça me rappelle une artiste géniale qu’exposa Martine Cam à la Périphérie : Dana Wise et ses irrésistibles pilules qui vous promettent, en une prise, comment faire un mariage d’amour, comment vivre avec un névrosé, apprendre à lire à votre bébé, vous protéger des flics californiens, rendre votre ami cinglé, devenir un auteur à succès, battre Saddam Hussein, oublier votre ex-mari, négocier une augmentation, éviter les avocats, attraper une truite etc…

Remarquez, c’est réconfortant de voir que la pub prend aussi les hommes pour des quiches !

Texte et dessin © dominiquecozette

 

Categories: du vrai

L’année 60 racontée à mes blecteurs

28/03/2011 un commentaire

Eté 60 à Senigallia, Italia

Voici l’année soixante qui comme chacun sait est la première des sixties ! Qui voit donc l’apparition de ? allez … il est encore là …de Johnny, 17 ans, que les vieux appellent Joni Holiday. Il se fait avoir profond par les disques Vogue sur la définition du mot rock.  Ses deux titres-phares « t’aimer follement » et « itsy bitsy petit bikini »  sont aussi ceux que chante Dalida ! Vous parlez d’un rebelle ! Feu ce pauvre Lucien Morisse de chez Europe, qui fraye avec l’Italo-Egyptienne strabique, confond rock et toc, et casse le disque en annonçant que Johnny Hallyday ne passerait jamais à l’antenne. Paix à son âme !
Les choses sérieuses : La France devient puissance nucléaire en faisant exploser sa bombe dans le Sahara. Le France largue les amarres mais c’est les croulants qui sont largués avec les  nouveaux francs.
Ailleurs, Kennedy bat Nixon d’une courte mèche de cheveux tandis que Khrouchtchev tape avec sa chaussure son pupitre de l’ONU pour réclamer le silence et que le roi des Belges, Baudouin, épouse Fabiola qui devient la reine des frites.
Naissance simultanées de deux grands de la presse : Télé 7 Jours et Hara Kiri. Pas les mêmes cœurs de cible mais chacun un tabac !
Arrivée houba houba du marsupilami, du cadeau Bonus et du scopitone, le juke box à clips, hé oui, c’était réellement des clips !
Et puis le twist démarre sur les chapeaux de roue et les dance-floors avec Chubby Checker, in french : la pièce d’échec joufflue. Elvis revient de l’armée, c’est un homme, un vrai, au bras d’une très jeune Allemande qui sera sa femme, la mère de leur fille et la belle-doche de Bambi Jackson à son insu puisqu’alors le King sera décédé.
Kim Wilde naît aussi mais ça passe carrément inaperçu.
La Dolce Vita est remarquée à Cannes et Psychose nous file les jetons.
Eddie Barclay abandonne le piano pour le business : il signe des mecs qu’il appelle les Chaussettes Noires. La nouvelle vague fait son cinoche mais c’est aussi le tube d’un gros Egyptien qu’on n’affiche pas en poster parce que malgré la qualité de ses tubes, il ne fera jamais partie des idoles.
En même temps, la variétoche continue à nous les brouter et lance son premier produit dérivé : le scoubidou, qui enrichit, non pas les rapaces majors mais l’électricien du quartier.
En 60, le monde n’est pas que rose, les méchants blousons noirs viennent foutre la merde dans les banlieues en chevauchant leurs mobs pétaradantes ! On appelle cela la délinquance juvénile et les bourges pètent de trouille.
La grande faucheuse ne chôme pas : Camus se barre en Facel Vega, très grande classe, Eddie Cochran se crashe à 22 balais en Ford où se trouve aussi Gene Vincent qui en garde une jambe niquée. Clark Gable a la politesse d’attendre la fin du tournage des Misfits ( avec Marilyn et Monty Clift) pour filer sa dem définitive.
Au poste, on se distrait avec André Verschuren, Jean Ferrat, Sacha Distel et Juliette Gréco, mais aussi Ray Charles, les Shadows et Brenda Lee.
Quant à moi, j’attends que mes seins poussent. Sans savoir que j’attendrai longtemps, longtemps, longtemps…

L’année 59 ici

texte et photo © dominiquecozette (texte : sources diverses)   … à suivre (Vous pouvez voir les années précédentes à partir de 55 dans la catégorie « du vrai »)

 

 

 

Categories: du vrai

L’année 59 racontée à mes blecteurs

15/03/2011 un commentaire

On ne le saura que plus tard mais 59 est réellement une année-culte avec des arrivées en pagaille :
l’émission-télé-culte 5 Colonnes à la Une, l’émission-radio-culte Salut les Copains avec Filipacchi, Ténot et l’adorable Annick Beauchamp,  le mâtin-quel-journal-culte Pilote avec tous les dessinateurs cultes encore célébrés, la première prestation de l’acteur-culte Jean-Pierre Léaud dans son rôle-culte Antoine Doinel qui fait les 400 coups, et la mini voiture-culte signée Austin, so tape-culte & so british !
Sortie de deux romans-cultes:  « un singe en hiver » de Blondin et « Zazie dans le métro » de Queneau.
Cultes aussi, Castro et le Che qui s’emparent de Cuba.
Mais 59 est l’année de tous les dangers avec la folie hoola-hoop qui déplace les foules et les vertèbres, la folie Barbie —  poupée de tous les seins — qui déclenche ires et désirs, et la folie paparazzi avec  BB qui aime Charrier et le prouve en l’épousant dans sa robe gonflante en vichy rose.
Plus classique est de Gaulle qui reprend la France en mains avec sa Vème répu, Pinay, Malraux, Couve, Debré, que des marrants. En même temps, on est loin des guignolades pathétiques d’aujourd’hui.
D’immenses personnalités cultes vont hélas nous faire verser des larmes, couler de la morve et pousser des cris en disparaissant de nos vies : Richie Valens et Buddy Holly se crashent en avion, Boris Vian s’écroule en visionnant  le film tiré de « J’irai cracher sur vos tombes », Sidney Bechet nous laisse sa petite Fleur pour flirter dans les boums et le sublimissime Gérard Philippe, terrassé  à 37 balais, nous lègue Francis Huster en souvenir mais ça ne le fait pas du tout.
Série Noire aussi pour Chandler, Lester Young et Billie Holiday, the Lady who sings the blues. Villa-Lobos laisse le Brésil endeuillé, mais nous découvrons le carnaval de Rio avec le superbe Orfeu Negro de Marcel Camus.
Pour couronner le tout, le barrage de Malpasset à Fréjus se rompt, faisant ses 400 (coups) morts.
La géopolitique ne nous épargne pas les massacres qui débouchent sur l’indépendance du Congo et l’exil du Dalaï Lama en Inde, déguisé en domestique.
Deux-trois autres nouvelles d’importance : La scolarité devient obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.  La Convention Internationale des Droits de l’Enfant est adoptée à l’unanimité par l’OTAN. Et Lunik III, le soviet satellite, photographie la face cachée de la lune.
Cette année-là sont nés, entre autres : Mac Enroe, Victoria Abril, Tim Burton, Zabou, Ségolène Royal, Tom Novembre en novembre et, mais on s’en fout un peu, Patriiiiiiiick Bruel.
Dans le poste, apparition remarquée d’un poinçonneur nommé Gainsbourg, entre le beau Sacha Distel, le très séduisant Yves Montand, les rigolos Ricet Barrier et Paola. Les jeunes vibrent pour Ray Charles, Bobby Darin, Eddie Cochran. Paul Anka passe à l’Olympia avec Colette Renard.
Quant à moi, je porte des bas  sur mes flûtes et je lorgne les garçons dans le métro.

L’année 58 ici

Dessin et texte © dominiquecozette. (Sources multiples)

Categories: du vrai

Faites vos courses et le bonheur des autres !

05/03/2011 Comments off
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Pour faire une bonne action, je pique le texte du blog d’Olivia van Hoegarden :
« La preuve, je vais faire un peu de réclame, pour Carrefour et Danone. Bon, je l’ai déjà fait, c’était pas mes pires clients, quoi que mais je ne vais pas m’étendre ni cracher dans le yaourt qui m’a nourrie si longtemps.

Et puis, c’est pour aider les Restos du coeur qui est tout de même une des plus belles causes à soutenir, une institution, ça fait 25 ans que ça dure.

Les Enfoirés ont beau dire, enfin chanter, que c’était pas prévu pour durer, moi, je dis : mais heureusement que ça existe et qu’un jour un mec heuh… hors norme et d’origine italienne, a eu cette idée. Coluche on l’appelait. En vérité son nom, c’était Michel Collucci.

Bon, tout ça vous le savez, ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que les deux géants de l’alimentaire et de la distrib’ soutiennent massivement les Restos depuis trois ans. Au passage, ils se font de l’image, mais pour une fois qu’il ne s’agit pas de délocalisation de sites ou de pub Boum Boum, il vaut mieux ne pas passer cette action sous silence.

Carrouf’ et Danone font appel aux blogueurs, un billet publié, dix repas offerts. Ainsi l’année dernière pour 1 457 blogueurs, 16 675 repas offerts. Du coup, j’y vais de mon petit post moi aussi.

Alors, comment on fait? Les 4 et 5 mars, on soutient la collecte de denrées alimentaires et du 16 au 22 mars, on achète 4 produits Danone en promo, à chaque fois un repas offert. Pour cette fois, vous ferez vos courses de miam chez Carrefour, même si vous ne jurez que par Leclerc, et achèterez du Taillefine ou du Velouté et tant pis pour Yoplait, enfin pour cette fois.

Voilà, j’espère vous avoir mobilisés et que vous allez vous bousculer les caddies aux dates que j’ai écrites ici au-dessus. Et puis, rien ne vous empêche de faire des dons ou de bénévoler à tout va.

C’est pas le moment de pédaler dans le yaourt. »

Olivia van Hoegarden
Merci

Categories: du vrai

R.I.P. Serge et Dédé

02/03/2011 3 commentaires

Ils n’avaient pas grand chose de commun, ces deux-là, à part celui de mourir en même temps. Je parle de Serge Gainsbourg, LE Serge Gainsbourg, et d’André Cozette, mon père. Rien de commun non. Ou alors quelques trucs…
La clope. La brune pour tous les deux. Mais si Gaingain appréciait la danseuse à castagnettes, Dédé préférait téter de la bien de chez nous, la bonne goldo.
La musique aussi puisque Dédé jouait du piano avec deux doigts, index et auriculaire. Seul accompagnement :  do/fa, quel que soit le morceau joué.  « Ils ont des chapeaux ronds, vive la Bretagne » était son tube joyeusement dissonant.
L’alcool aussi sur lequel mon père ne crachait pas, tout en restant dans les normes acceptables de l’époque. Nos dimanches étaient vraiment bien arrosés.
Et  69, ah 69.  Ce ne fut pas l’année érotique de mes parents, loin s’en faut, mais l’âge fatidique auquel Dédé rendit les armes et cetera…
La décadance ? Sûrement pas celle qu’on danse, celle de leur couple qui roupillait dans l’hôtel du cul tourné. Dommage pour eux  que mon père n’ait pas dit  » je suis venu te dire que je m’en vais », j’avoue qu’ils en bavèrent beaucoup et c’était pas très in mais très out pour les three easy pisseuses que nous fûmes.
Chez les yéyé, mon père se voyait contraint de subir nos tam-tam, pas très heureux  de ces rythmes qu’il ne sentait pas, et de ces filles qu’il ne comprenait pas toujours car, comme pour Serge, les femmes c’est du chinois. Il nous aurait bien dit « sois belle et tais-toi », sachant que nous n’obéirions qu’à la première de ses injonctions.
Pour le reste, c’était le jour et la nuit. Mon père ne flamba pas, ne brûla pas, ne provoqua pas, ne coucha pas avec BB, Deneuve ou Jane, ne composa pas. Ce n’était pas un artiste, ni un jouisseur, ni un people. Mais un monsieur sérieux,  prince-de-Galles fiscaliste.
Ils ont juste fait ce bout de chemin ensemble. Le dernier. Dernier sourire, dernier soupir.
Je me demande bien ce qu’ils se racontent, là-haut.  Dédé a t-il convaincu Serge de faire un cover des chapeaux ronds des Bretons ? Serge a t-il enseigné à Dédé la gamme en mi bémol ? Je le saurai peut-être un jour MAIS ÇA N’URGE PAS  !

Texte et image © dominiquecozette

Categories: du vrai

L’année 58 racontée à mes blecteurs

25/02/2011 4 commentaires

L’année 58 commence en beauté avec l’ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle, Jeanne Moreau, sublime, Maurine Ronet, glamourissime et l’incroyable impro de Miles sur les images.
Puis Fidel Castro kidnappe Fangio pour attirer l’attention du monde sur l’état catastrophique de son île, mais il le relâche vite en en faisant un ami pendant qu’Elvis, la boule à zéro, fait ses classes à Memphis, que les Russes continuent d’humilier les Américains qui se plantent dans l’espace mais pas sous les mers avec la première mission réussie du Nautilus, sous-marin atomique, ça rigole pas. A propos d’atomique, 9235 savants de 44 pays demandent l’arrêt des expériences nucléaires. Lol.
Jerry Lee Lewis,  jamais à un scandale près, épouse sa cousine de 13 ans et quelques. Une autre fois, pour enfoncer Chuck Berry qui passait après lui, il met le feu à son piano tout en martelant Great Balls of Fire, hystérisant complètement le public. Quand c’est au tour de Chuck de chanter, il lâche « assure après ça, negro ».
Deux naissances d’importance bien de chez nous : les 5 dernières minutes avec le débonnaire Raymond Souplex dans le rôle de Maigret et le jeu des 100 000 francs qui deviendra le jeu des 1000 francs en fin d’année pour cause de nouveaux francs et de dévaluation : 17,5% quand même !
Le Brésil se distingue au foot grâce à un jeunot de 17 ans, Edson Arantès Do Nascimento dit Pelé. Mais c’est  Just Fontaine qui  devient le meilleur buteur de Coupe du Monde. Et, hélas, Manchester perd son équipe dans un crash aérien.
Le Royaume Uni a un nouveau prince de Galles de 10 ans, Charles, appelé araignée. Mais qui ne régnera pas.
Chez nous, Mon Oncle de Tati sort enfin, après 5 ans de prépa, ça c’est Tati le Tatillon ! Le Cnit de la Défense est érigé et inauguré par le général en personne, fier de cette oeuvre qui fait honneur à notre génie. C’est ce même général, rappelé de ses deux Eglises,  qui expliquera à des milliers d’Algérois qu’il les a compris…Puis il s’attellera à la rédaction d’une nouvelle constitution : celle de la Vème république. Il sera élu à 77% des voix. Dans le cadre de la guerre d’Algérie, la France fait quand même une grosse connerie : elle bombarde un village tunisien, tuant 61 civils, à la grande indignation de la communauté internationale.
L’assurance auto devient obligatoire, c’est pas du luxe parce qu’il n’est pas interdit de boire avant de prendre le volant  au contraire, on ne se prive jamais du « p’tit coup pour la route »
A côté du rock et du be-bop, les rythmes afro-cubains, latino on dit aujourd’hui, continuent à sévir. Dario Moreno avec « si tu vas à Rio » rivalise avec  Dalida et son « come prima » et autres italianades. La Bamba de Richie Valens et Tequila par des tas d’artistes mettent le feu au dance-floor.  Cliff Richards, lui, et sa tête poupine, embrase les jeunes pouliches.
Bizarrement, Boris Vian déclare : « Pour adapter un rock d’Elvis Presley, autant ne pas se gêner et confier le boulot à un illettré, ça aura l’avantage de respecter l’esprit du modèle ».
Un clou chassant l’autre, Jean XXIII succède à Pie XII.
Cette année-là, on fête les naissances de Michael Jackson, Madonna, Sharon Stone, Albert de Monac’ et… Christophe de Chavanne et Laurent Boyer mais on s’en tape le coquillage !
A la radio, les mêmes qu’en 57 avec un Aznavour qui pointe son ancien nez, et un certain poinçonneur des Lilas.  In english, Peggy Lee fait monter la Fever et Bobby Darin nous conte une histoire de baignoire qui déborde  le soir d’une party : c’est « splish splash ».
Quant à moi, je nargue de façon très prépubère  ma grande soeur et ses amies qui pleurnichent à chaudes larmes en écoutant Paul Anka.

L’année 57 ici

Texte et dessin © dominiquecozette. Sources diverses.

EXPOSITION : Je vous rappelle ma prochaine expo « de l’amour, de l’état brut, de la nature humaine » (qui mérite vraiment ce titre) à partie du 3 mars au Cabinet d’Amateur près de la Bastoche, où j »accroche en compagnie de deux pétroleuses, Cathy Burghi et Céline Guichard. Plus de détails ici

Categories: du vrai

L’année 57 racontée à mes blecteurs*

21/02/2011 un commentaire

Né au 19ème siècle et ayant fait la fortune de quelques  cigarettiers, Humphrey Bogart abandonne le monde à sa veuve, la sublime Lauren Bacall. Disparaissent aussi Christian Dior qui passe le flambeau à Yves Saint Laurent et Sacha Guitry, le misogyne de service, qui va vérifier le sexe des anges.
Gaston Lagaffe, m’enfin !, apparaît, anti-héros attachant qui n’arrête pas de merder sa vie et son idylle,  au son de l’eau vive de Guy Béart qui fera, outre une fille-chatte appelée  Emmanuelle, de bien jolies choses conchiées par Gainsbarre en direct à la télé, qui le traite de connard et de  blaireau. Violent. Ici. C’était marrant, le direct.
Cette année-là est celle du Frisbee, des siffleurs puisque le Pont de la rivière KwaÏ et sa retentissante BO connaissent un succès fracassant. Fracassant aussi celui de Brel « quand on n’a que l’amour » qui remporte de prix de l’Académie Charles Cros.
La déferlante rock s’empare des croulants tels Jacques Hélian ou Dick Rasuel et ses Berlurons — je n’invente rien — qui tentent d’enfourcher la vague sans trop y croire. Y en a qui n’enfourchent rien et qui sont tout de suite dans le ton comme ce martien à pull marin qui chante (mal en plus) que le camembert c’est bon quand c’est bien fait, vive l’amour : l’irrésistible et surréaliste Bobby Lapointe.
N’empêche, les jeunes se mettent aux vinyles anglo-saxons comme Jerry Lee Lewis, le pianiste qui joue avec ses pieds, Ricky Nelson qui joue avec sa moue et ses yeux verts, et les Everly Brothers qui jouent avec nos émotions de midinettes. Le très myope Buddy Holly fauche la première place au puceau canadien Paul Anka que les ventes de Diana consolent de ce premier rateau sentimental
La reine Elisabeth, qui trône déja, s’encanaille en recevant son premier chanteur rock, Tommy Steele. Plus tard, elle en anoblira plus d’un.
Sur la route circulent deux mythiques caisses inconfortables à souhait, la Fiat 500 alias le pot de yaourt et la Trabant — à l’est seulement — qui sera fabriquée jusqu’à la chute du Mur, en 91 (la chute dûe à Sarkozy, ne l’oublions pas. Je blague). Sur la route est le titre du tout aussi mythique (tout est mythique de ces années-là) bouquin que Jack Kerouac (Jean-Louis, il s’appelle, est canadien et sa première langue est le français) a tapé en 51 sur un rouleau de papier. La Beat generation prend corps. Comme le mouvement international situationniste en Italie.  Et l’Europe aussi qui, avec le traité de Rome, devient  la CEE : y circulent allègrement le charbon et l’acier, pour la dope, ça attendra.
Ça bouge en géopolitique comme on ne dit pas encore : Duvallier s’autoproclame président à vie d’Haïti et désigne son chiard Baby Doc à sa suite. La république tunisienne est proclamée, et Mao lance sa campagne des cent fleurs où il prône une plus grande liberté d’expression. Mais  les critiques des intellos qu’il comptait séduire tombent dru : il rewinde prestement, répresse violemment et déporte massivement.
Aux USA, malgré l’abolition de la ségrégation, de meurtrières émeutes raciales ont lieu à Little Rock où, malgré les forces de l’ordre, un collège choisit de fermer plutôt que de recevoir quelques Noirs.
Le général Massu est envoyé en Algérie « avec notre savoir-faire français pour remettre de l’ordre » dans ce pays.
Chez nous, Pinay reste un jour au gouvernement et Guy Mollet six.
Cette année là naissent Caroline de Monac, Michelle Pfeiffer, Florence Arthaud et son pote Thierry Lhermitte. Ah, et aussi, mais on s’en fout, Mimi Mathy.
Au poste, on écoute Dalida, Patachou, l’excellent René-Louis Laforgue, le non moins séduisant Philppe Clay, mais aussi Harry Belafonte, Elvis et The Crickets.
Quant à moi, bouleversée par l’horrible mort de la chienne Laïka, lancée dans l’espace par les Russes, je lui compose mon premier poème.

L’année 56 ici

* Blecteurs : lecteurs de blog.
Sources diverses. Texte et dessins© dominique cozette.

INFO OU RAPPEL : VERNISSAGE de l’expo « de l’amour, de l’état brut, de la nature humaine » avec Cathy Burghi et Céline Guichard,  le 3 mars à 18 h. au cabinet d’amateur, 12 rue de la Forge Royale, 75011, près de la Bastille. En savoir plus ici

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L’année 56 racontée à mes blecteurs*

16/02/2011 Comments off

Marie-José Neuville

C’est officiel : la naissance du terme teen-agers a lieu dans un bar de Soho. C’est bondé mais faites  gaffe à pas écraser mes blue suede shoes, man…
Les popotins commencent à se remuer sur des airs pas catholiques : Elvis the Pelvis entre au hit-parade avec « heartbreak hotel » et BB fait exploser la bien-pensance avec sa danse démoniaque de « et Dieu créa la femme », sous l’oeil connaisseur du racé Curd Jurgens. Ça n’empêche pas une drôle de dame de dire à Johnny « fais-moi mal », c’est Magali Noël,  qui n’a pas peur des bleus. Dalida s’intéresse plus à un petit  Bambino qu’elle trouve finalement trop jeune, et une collégienne de la chanson, Marie-Josée Neuville,  raconte de pures histoires de pépères pervers dans le métro et de petites salopes qui t’empoisonnent la vie, mais, ses nattes coupées, elle intéressera moins et se mariera. Marilyn itou, qui choisit  les bras longs et maigrelets d’Arthur, l’autre Miller des lettres américaines, tandis que Grace, qu’on dit froide mais qui est chaude bouillante,  se frotte à la drue moustache d’un prince de Rocher légèrement replet.
Henri Cording, alias Salvador, chante « va t’faire cuire un oeuf, man », premier disque de rock français, paroles de Vernon Sinclair, alias Boris Vian. Outre-Atlantique, le guitariste aux cheveux gras, Gene Vincent Craddock (son nom réel) lance « be-bop a lula ». Ça déchire. Mais les « rappelés » en Algérie seront privés de trois ans de jeunesse et de rock effréné, ils ne verront pas non plus la sortie de « la traversée de Paris » avec ses répliques cultes, Monsieur Janvier et Salauds de pauvres, puisque, s’ils vont au cinoche durant les rares perm’s, ils seront occupés à des traversées de lingerie un peu plus excitantes.
La vignette auto, censée servir la cause des vieux, ornera tristement les pare-brise, dont celui de la Dauphine, reine des petites cylindrées.
Les seins de Jayne Mansfield, entourés de la crème des jeunes rockers, crèvent l’écran dans « la blonde et moi ».  Pas (encore) ceux de Romy qui incarne la sage Sissi alors que Cousteau et Louis Malle nous dévoilent les dessous de la mer dans leur monde du silence.
Romain Gary ferre son premier Goncourt avec « les racines du ciel » et Tintin fête ses dix ans.
Mistinguett se fait la malle en tenant la main d’Irène Jolliot-Curie, celle sans qui Curie ne serait rien. Léautaud (qui n’est pas l’ancêtre de Léotard) s’envole en laissant éplorées ses braves bêtes, cependant que Bertold entame sa résistible ascension vers un monde meilleur, en la rythmique  compagnie d’Art Tatum.
A la radio française, on peut entendre Bécaud, Piaf, Annie Cordy, les Compagnons mais aussi, parfois, Fats, Elvis, Gene et les Platters.
Quant à moi, j’ai une belle dartre au coin de la bouche sur la photo de classe : c’est d’un chic !

L’année 55 ici

* Blecteurs = lecteurs de blogs

Texte et dessin © dominiquecozette. Source : Les années Rock’nRoll de Rodolphe, éditions Chronique. 2008 (Chouette bouquin bourré d’images ).

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Histoire d’oeufs : toujours aussi arriérée, la France !

10/02/2011 2 commentaires

On est en retard sur tellement de sujets, dans notre « beau » pays. Toujours à la traîne de tout ! En vrac et de mémoire : le niveau des écoliers, la parité (46ème rang), la liberté de la presse (44ème) , les aménagements pour les handicapés, les logements sociaux, le mariage homo, la transparence des affaires publiques, l’exemplarité du gouvernement, la justice etc, etc…
En plus, la France est le pays d’Europe qui utilise le plus de pesticides. C’est top, les pesticides, ça nous donne des cancers, ça tue nos paysans, notre terre. Mais ça créé de la richesse. Notez, la maladie aussi, pensez, tous ces labos, ces technologies, ces vaccins…
Mais parlons des poules et des oeufs : dans les supermarchés d’Europe, on ne vend plus d’oeufs de poules élevées en batterie. C’est interdit. Parce que c’est indigne pour qui respecte un tantinet les animaux. En France, non. On s’en fout. Sommes-nous donc plus barbares que les autres ? Non ? Oui ?
A nous de décider,  et c’est très simple : arrêtons d’acheter ces oeufs interdits ailleurs. Il suffit de regarder  le premier chiffre inscrit sur l’oeuf , avant les lettres FR (pour France)
0FR = oeuf bio de poules élevées en plein air
1FR = non bio mais élevées en partie en plein air
2FR = élevées « au sol », uniquement en intérieur,  ne sortant jamais
3 FR= maintenues en cages  dans des conditions épouvantables. Bourrées d’antibiotiques, forcément, pour ne pas claquer trop vite, donc pas terribles pour la santé.
Evitez de vous fier au  packaging montrant de joyeuses poules grattant la terre pour y chercher quelque ver. Les poules 2 et 3 n’ont jamais vu la terre. Alors un ver !
Merci de boycotter définitivement  les oeufs bas de gamme. D’en parler autour de vous.Et de raisonner de même en ce qui concerne viande et jambon.
Pour en savoir plus :  clik

Pour vous récompenser d’avoir lu ce truc pas drôle, une petite histoire d’oeufs.
Hortense s’apprête à mourir, elle a 98 ans,  et son jeune époux, Charles, 80 ans lui tient tendrement les mains. Alors Hortense dit :
« Tu sais mon Charles, j’ai un ptit kékchose à te donner. Va dans la grange, derrière la huche, et trouve donc un coffret. »
Chose dite, chose faite. Charles revient avec le coffret. « Bah ouvre-le donc ! »
Charles l’ouvre et trouve deux boîtes. Dans la première, 3 oeufs. Dans la seconde, 250 000 euros. Etonnement, question :
« Pourquoi 3 oeufs dans la boîte, l’Hortense ? »
« Tu vois, mon Charles, chaque fois que tu m’as point fait jouir, j’ai mis un oeuf dans la boîte… »
Charles, fier d’avoir failli seulement trois fois en 60 ans, se rengorge.
« Ben, et les 250 000 euros, alors ? »
« Ah, dame, chaque fois que j’avais douze oeufs, j’allais les vendre, pardi ! »

Texte et photo  © dominiquecozette

Categories: du vrai

1955 racontée à mes amis blecteurs*

02/02/2011 un commentaire

En 1955, la mallette tourne-disque sonne le glas des 78 tours.
Le slow le plus baveux de tous les temps, Only you, des Platters, commence à mouiller les culottes tandis que celle de Marilyn est coupée au montage de 7 ans de réflexion par les ligues de vertu, et que les danseuses de be-bop exhibent les leur sur Rock around the clock de Bill Haley.
Screaming J. Hawkins et Little Richard font un concours de chanteurs hurleurs tandis que Gilbert Bécaud, après la casse des fauteuils de l’Olympia, devient M. 100 000 volts.
Elvis signe un contrat fabuleux de 5000 dollars et se voit offrir une brand new Cadillac.
Johnny apparaît à l’écran, à 12 ans et à la loupe, dans les Diaboliques de Clouzot. Une radio voit le jour depuis la Sarre : c’est Europe n°1. Mais le déserteur de Boris Vian est censuré sauf que Mouloudji en atténue les paroles.
Churchill se retire pour peindre, maçonner et fumer ses gros cigares. Le général de Gaulle aussi mais sans truelle ni pinceau.
C’est dans l’Illinois que débute l’obésification de la planète avec Mac Donald, le premier fast-food mais c’est en Californie que James Dean se crashe à 24 ans au volant de  sa Porsche 550 Spyder, entre L.A. et Salinas. Dans le New-Jersey où il vit, Einstein cesse de tirer la langue alors que Nicolas de Staël pose ses brosses pour se suicider du côté d’Antibes. Claudel enfile son soulier en satin et met deux pieds dans la tombe, à Paris.
Paris où Minou Drouet, poétesse de 8 ans, fait polémique,  et où Dior et Coco Chanel battent leur plein (oui, c’est le bon pluriel).
En juillet, on entonne tous « vas-y Bobet » et il y va, à la victoire. En septembre, c’est au tour de Fangio à Monza sur Mercedes.
En France, on est encore branché grave Luis Mariano, Philippe Clay, Georges Brassens ou Line Renaud alors qu’ailleurs, on swingue déjà sur le Gigolo de Louis Prima et le Guitar Boogie d’Arthur Smith.
Sinon, on roule en DS, on vole en Caravelle, on trimballe son transistor, on parle de train à 300/h et de voyage sur la lune.
Quant à moi, je n’arrive pas à convaincre ma mère de me laisser pousser les cheveux, c’est un monde !
* Blecteurs = lecteurs de blogs

Texte et dessin © dominiquecozette. Source : Les années Rock’nRoll de Rodolphe, éditions Chronique. 2008 (Chouette bouquin bourré d’images ).

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La wrinkle pride

26/01/2011 Comments off

C’est comme la gay pride, mais pour les ridés puisqu’on n’y peut rien non plus. Donc pourquoi pas un défilé intitulé « la fierté des rides » ? Horreur ? Oui, horreur, je suis d’accord. Je préfèrerais me défiler. Cette idée m’est venue en voyant l’autre jour à la télé, le pape de la chirurgie, Ohana, prénom Sydney, pratiquer des injections de botox à une jeune femme de 28 ans car pour son image professionnelle, il lui fallait faire disparaître de vilaines traces de fatigue.
Deux choses :
1/ Ça m’étonnerait que le pape Ohana-in-excelsis-Deo s’abaisse à piquer lui-même le bétail, au prix où il facture ses interventions ! Mais là, il y avait la télé, il était important pour sa promo qu’il y parût en clair et pas en off.
2/ Se faire botoxer à 28 ans ! Il eût mieux valu que cette jeune femme qui n’était pas du tout moche se fît pénétrer non par une seringue, mais par un organe un peu plus joyeux activé par l’amour d’un mec ou d’une nana dans le but de lui faire plaisir, donc de la dérider. Cela s’appelle acte sexuel, en principe c’est gratuit, on peut en abuser, ça détend, ça fait chanter le regard, ça met du rose aux joues, ça rend belle. Et après tout, s’il se produit de petits bâillements le lendemain, cela rend les yeux plus brillants. Et Sydney Ohana peut aller se rhabiller. Heu, je ne suis pas sûre qu’il se déshabille devant ses patientes, enfin je l’espère pour elles !

Texte et dessin © dominiquecozette

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Un grand chef d’oeuvre littéraire avorté !

17/01/2011 Comments off

Tiens, c'est tout ce que ça mérite !

Un peu de déballage, tiens ! Ça commence comme ça : un éditeur qui veut se faire du fric facilement invente un livre où Régis Debray poserait douze questions à Michel Drucker, le gentil, le consensuel, l’ex-genre idéal, le mari parfait, le roi du PAF, l’ami de tous les people etc. L’idée : en faire un bouquin forcément rentable car tous les plateaux de télé s’arracheraient ces deux stars (mouais) des medias (comme pour le bouquin bidon Houellebecq-Lévy ?). Debray envoie par écrit ses questions. Que fait le gentil Drucker ? Il demande à son nègre de rédiger ses réponses, moyennant une promesse verbale de 200000 euros de dédommagement. Or, il se trouve que
1/ le nègre est une négresse.
2/ la négresse est une écrivaine noire
3/ elle est la maîtresse officielle du gentil Drucker. Il s’agit de Calixte Beyala.
Mais le livre ne se fait pas, puis quelqu’un de vivement dimanche annonce à Calixte la fin de l’histoire. Elle ne verra jamais les 200 000 euros car, malgré son insistance, le gentil animateur ne  lui propose que 20 000 euros pour solde de tout compte. Et encore ! A condition qu’elle renonce à publier le roman qui traite de leur histoire (si ça intéresse quelqu’un, il s’agit de « l’homme qui m’offrait le ciel » chez le même éditeur, Albin Michel). Le tribunal correctionnel a d’abord débouté l’écrivaine. Mais, en appel, le gentil Drucker a été condamné à lui verser 40 000 euros.
Calixte est réputée pour ses emprunts récurrents, ses nombreux plagiats, ses procès, son militantisme polymorphe. Elle  soutint Sarkozy lorsqu’il invita Khadafi et aujourd’hui  Gbabgo. On s’en fout aussi.
Moralité : y en a pas, on se demande bien pourquoi il pourrait y en avoir !

Texte © dominiquecozette et image trouvée

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Je m’endors avec un lion et me réveille avec un cancer

16/01/2011 un commentaire

C’est dans Libé : la Minnesota Planetarium Society estime que depuis le début de l’astrologie, on s’est gouré. L’axe gravitationnel de la lune a fait osciller la terre sur le sien.  Bilan : un mois de décalage. C’est pas rien ! Figurez-vous que mon époux qui était lion, superbe et généreux, a viré cancer. Outre que l’appellation n’est pas très fun — excusez-moi, chers amis cancer, d’ailleurs vous êtes probablement devenus autre — ce signe est inconnu à mon bataillon de proches. La prochaine nuit va être décisive : tolérerai-je de sentir un crabe me toucher de sa pince fraîche et humide ?  En même temps, avec une bonne mayonnaise maison, c’est pas dégueu.
Pour ceux que ça intéresse :
Capricorne 20 jan-16 fév, verseau 16 fév-11 mar, poisson 11 mar-18 avr, bélier 18 avr-13 mai, taureau 13 mai-21 juin, gémeau 21 juin-20 juil, cancer 20 juill-10 aou, lion 10 aou-16 sep, vierge 16 sep-30 oct, balance 30 oct-23 nov, scorpion 23 nov-29 nov, serpentaire 29nov-17 déc, sagittaire 17 dec-20 jan.
Vous remarquerez que les jours charnières sont des deux signes, que le scorpion a perdu trois semaines et que le serpentaire a pris du galon. Moi, je suis restée taureau, du moment qu’on ne me coupe pas les oreilles et la queue, ça me va.

Texte et dessin © dominiquecozette

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Pascal Nègre blanc…

07/01/2011 Comments off

Oui, c’est très mauvais, mais je ne peux pas m’en empêcher…La suite est du même tonneau, aussi affligeante !
Figurez-vous que  Pascal Nègre, arrivant un beau matin dans son bureau sis rue des Fossés Saint-Jacques — déjà ça sonne glauque, pas comme rue de la montagne Sainte Geneviève à côté ou, outre Seine, rue des Blanc Manteaux — s’écria : « oh ! Quel univers sale ! ». C’est vrai que pour une entreprise, c’est un nom de suppositoire carré. Donc, armé de sa planche à billets, je veux dire à laver, il chercha comment blanchir tout ses bénéfices, comment ravoir tous ses avoirs, etc… et comme il était un peu poète, il fit rimer avec lavoir. Et il ouvrit une superbe blanchisserie à Tours (45 tours, 33 tours…). Ecolo. Tant qu’à faire ! Et elle s’appelle Séquoïa. Comme j’ai des vieux restes de mon ancien job, je propose quelques accroches/signatures/slogans, je ne sais même plus comment on appelle ça…
- Pascal Nègre, le grand blanchisseur.
- Pascal Nègre nettoie plus blanc que blanc
- Avec Nègre, Blanchi-son !
- Avec Nègre, vive Univerpropre…
Avouez que tout ça est très nul, mais l’info est vraie. La chaîne de blanchisserie s’appelle Sequoïa. (Nettoyage à sec, oh ya !).( C’est une plaie d’avoir cet esprit ridicule qui ne sert absolument pas mon talent !)

Texte et dessin © dominiquecozette

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Petits carnets de niouses #7

04/01/2011 2 commentaires

Mercredi : Carnet rose
1/ Hughes Heffner, le monsieur qui a créé PlayBoy et les petites laPine, se marie à 84 ans avec une nana de 60 ans… sa cadette.
2/ Michel Polnareff vient d’avoir un p’tit gars, à 66 ans, avec sa compagne Daniela. Quand son môme aura atteint sa majorité, Polna aura l’âge de Hughes Heffner. Et peut-être qu’il (play)matera les jeunes copines d’icelui. Allez, on le lui souhaite !
3/ Elton John, a 67 ans, vient d’avoir une petite fille. Les papas se portent bien et on suppose que la mère (porteuse) qui a eu le génie d’accoucher le jour de Noël a reçu une belle hotte d’or.

Jeudi : Carnet rose encore
Sa Majesté la Reine d’Angleterre qui a le même âge que le jeune marié Hugh Heffner a le plaisir d’annoncer qu’elle est arrière-grand-mère pour la première fois, d’une petite-fille dont sa fille Anne est grand-mère et le futur roi grand’oncle ou petit-cousin, qu’est-ce qu’on s’en fiche !

Vendredi : Carnet Gris
Carlita est la personnalité art/culture (!!!)  la plus énervante selon un sondage VSD (je crois). Moi, elle me fait plutôt marrer avec ses petits cris d’admiration dans les usines de fromage et son je-ne-cache-pas-ma-joie devant les réacteurs nucléaires. Oui, enfin à petite dose. Allez, Carla, casse-toi avec Pete Doherty ou Julian Assange, arrête tes nunucheries !

Samedi : Carnet de santé
Revoir vaccinations anti UMP-FN.
Traitement contre langue-de-bois/langue-de-pute.
Analyse ADN-identité-nationale.
Noter courbe de croissance du petit Nicolas.
Supprimer mediator à Aubry, Hollande, Strauss-Kahn, Bachelot, Fraiche heu, non, lui, c’est fait…

Dimanche : Carnet mondain
Le chef de l’état est sympa : il a invité les travailleurs de la nuit de la Saint Sylvestre à une séance de voeux. Imaginez. C’est le 1er janvier. Vous avez bossé toute la nuit précédente. Et qu’est-ce qui vous tombe dessus ? Une convoc à l’Elysée pour vous faire remonter les bretelles à cause  du merdier dans les aéroports ! Quel type sympa !!! Il offre même une boîte de chololat.

Lundi : Carnet noir
On le trouvait plutôt calamiteux quand, entre un twist de Johnny et une bamba d’Eddie, il sortait son harmonica de la poche poitrine de sa chemise de croulant et nous faisait perdre 3 minutes de notre précieuse émission du golf Drouot. Mais c’est grâce à lui qu’elle existait, alors on subissait stoïquement les impros de ce « vieux » musicien, il avait quand même 20 ans de + que tout le monde ! Sacré Albert  ! On te souhaite un super golden hello là-haut avec tes rockers & jazzmen favoris !

Mardi : Carnet de notes
Manuel Valls : élève dissipé. Manque de discipline. Heures de colle justifiées (qu’il semble d’ailleurs réclamer)
Laurent Gbagbo : Peu enclin au travail d’équipe. Trop personnel. Risque d’exclusion.
Annie Lennox : généreuse, très attentive aux autres, partageuse. Mérite largement son grand prix de camaraderie
Zsa Zsa Gabor : suite à nouvelle amputation à la jambe, dispensée de stade.
Christian Karembeu :  nouveau chouchou de la classe. Sanction : accompagner Madame la Directrice dans sa collecte de pièces jaunes.

Texte et dessin © dominiquecozette

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