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Archives pour la catégorie ‘caustic’

Guéant ne tient plus sa langue de bois !

20/04/2011 un commentaire

Comme je n’ai pas eu le temps de vous mitonner un article et qu’un ami FB, Stef Guyader, s’amuse beaucoup à faire parler Claude Guéant de l’intérieur, je vous livre ces aphorismes apocryphes pleins de délicatesse, comme le successeur d’un certain Brice pas nice…en espérant que mes abonnés ne seront pas déçus. S’ils le sont, qu’ils écrivent à l’intéressé, Beau Veau, qu’on l’appelle, j’sais pas pourquoi, je ne lui trouve aucune charme !

 »Il faut reprendre le dialogue, c’est indiscutable. » Claude Guéant.
 »Kennedy c’est pas celui qu’a construit un aéroport à New-York ? » Claude Guéant.
 »Hier, à table, j’ai repris deux fois purée-paupiette. » Claude Guéant
 »Ce matin, j’avais un de ces mal de pied. J’enlève mon mi-bas de contention et là : un oeil-de-perdrix gros comme un oeuf de caille sur le pouce. » Claude Guéant.
 »Si les japonais y avaient construit un mur autour de leur pays ben peut-être que tout ça serait pas arrivé. »
 »Vous balancez un neurone sur de l’uranium 235 mais attention, à toute blinde hein, et paf, vous avez du chauffage nucléaire. » Claude Guéant.
 »Quand j’ai croisé Carla à la buvette de l’Elysée, je lui ai déclaré qu’elle était la plus grande actrice de figuration de tous les temps. » Claude Guéant.
 »Je me suis acheté une chemise saumon clair et une autre vert d’eau. Elles ont une poche sur la poitrine, c’est pratique pour mettre mon stylo 4 couleurs. » Claude Guéant.
 »Je désire adresser mes voeux de bon week-end à tous les internautes UMP. » Claude Guéant.
 »Mon costume marron en laine peignée part pas sur Ebay. Maman me dit que sur les photos on voit les cercles jaunes sous les aisselles. » Claude Guéant.
 »J’aurai tellement aimer inventer les chaussures Mephisto… Quel design ! » Claude Guéant.
 »La seule chose bonne chez Heurtefeux ? Sa femme. » Claude Guéant.
« Mince, aujourd’hui il fait beau. Je vais encore suer comme un cochon. » Claude Guéant.
« Ma femme est une exquise femme d’intérieur. Normal me direz-vous, pour un Ministre de l’Intérieur, hin hin hin. » Claude Guéant.
« Arlette Chabot change de poste, il serait bon qu’elle change aussi sa garde-robe. » Claude Guéant.
« Il y a trop de néo-zélandais en France. » Claude Guéant
 »J’ai passé mon week-end à Center Park. J’ai ramené des mycoses. » Claude Guéant.
 »J’ai mis mes boutons de manchette Mickey ce matin, c’est mon côté teenager. »
 »J’ai le droit d’avoir parmi mes amis Patrick et Isabelle Balkany. Leur gestion de la mairie de Levallois-Perret est exemplaire. » Claude Guéant.
 »J’ai pris des canellonis à midi, j’ai foutu plein de sauce tomate sur ma chemise marron. Ton sur ton c’est joli. »
 »Ce soir, je suis invité chez les Sarkozy au Palais. Je leur apporterai des yaourts pour le dessert, comme dans la pub Yoplait. » Claude Guéant.
« J’apparais en une des Inrockuptibles de cette semaine, n’est-ce pas là la preuve manifeste du lien très étroit et de la complicité que j’entretiens avec la jeunesse française, rock qui plus est ? » Claude Guéant.
 »J’ai ordonné à Météo France d’instaurer un week-end ensoleillé à tous les franciliens. » Claude Guéant.
 »J’ai joué aux dames avec Brice Heurtefeux. Il a eu les pions noirs, il était rouge de rage. » Claude Guéant.
 »Cette nuit, j’ai fait un rêve : j’étais le fils du Maréchal PETAIN. Il me disait « mon petit Claude soit ignoble, soit immonde et puant, tu seras aux premier rang ». Avec ses petites moustaches blanches, qu’est-ce qu’il était… vieux. »
‘Vous auriez l’idée d’appeler votre fille Arlette ? Eh ben, les Chabot l’ont fait. » Claude Guéant.
 »Un maquinetoche ? Pas besoin, mon Olympia mécanique fonctionne très bien. » Claude Guéant.
 »Je ne vais jamais au spectacle voir des humoristes. Tout ce qui relève de l’humour, de la joie ou du rire m’emmerde. » Claude Guéant
 »Vous me donnez un attaché-case, une Laguna et je fais un parfait représentant Rank Xerox. » Claude Guéant
 »Un petit malin se paye ma tête chaque jour sur le réseau social Facebook. Si ça continue, il l’aura pas volé son contrôle fiscal… » Claude Guéant
 »Avant, j’étais plutôt Werther’s Original. Ce qui m’a fait perdre une teinte d’émail. Pour corriger le tir : Denivit et pastilles Vichy. J’aime le blanc, que voulez-vous ! ». Claude Guéant.
‘Pourquoi partir en week-end alors que je peux profiter de la maison et du jardin de Maman à Arcueil ? J’apporte mes dossiers et mes livres de poche. En plus Maman me fait du boudin pommes au four et son délicieux clafoutis à la tomate. » Claude Guéant.
 »Dimanche, j’ai prit le métro pour la première fois. C’est abominable tout ce bruit et l’odeur. » Claude Guéant.
 »A midi, j’ai invité tout le personnel de mon Ministère à déjeuner. J’ai commandé 48 sandwiches Lina’s et 8 bouteilles de Cristalline. Et 48 expressos à la machine à café. Je me suis fait rembourser par le Ministère. » Claude Guéant.

Texte © Stef Guyader. Image de légume art sans auteur déclaré.

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Françoise Giroud et la fumeuse égalité hommes-femmes

31/03/2011 Comments off

Pensez donc ! Nous avons un cerveau, comme les hommes, mais pas de testicules, ce qui semble être la localisation du cran. Ou du courage, si t’aimes mieux.
Alors, comme on n’a pas de courage, c’est normal que les hommes ne nous donnent pas trop de responsabilités, des fois qu’on ne sache qu’en faire. Car qui dit responsabilités, dit esprit d’initiative et sens du commandement. Ce que nous n’avons pas, nous les femmes, sinon ça se saurait. A part quelques hystériques comme Golda Meir, quelques transsexuelles comme Jeanne d’Arc ou quelques travestis comme Indira Ganghi.
C’est donc pour cela que nous sommes vouées aux tâches les moins nobles : enfanter. Elever les enfants. Enseigner. Soigner. Adoucir. Aider.
Bien sûr, comme nous n’avons pas de testicules — Dieu nous en garde, c’est quand même moins joli que des seins — nous n’avons aucune justification à être rémunérées aux même tarifs que les porteurs de pénis. Nous n’avons pas besoin d’amasser toutes ces choses dont on ne sait même pas à quoi elles servent, les actions, les parts de machins, les obligations, ces bidules virtuels qui circulent de marchés en marchés. La Bourse, ça s’appelle, pas l’Ovaire. Vous imaginez les infos : l’Ovaire de New-York est remonté, l’Ovaire de Londres frissonne, le cours de l’Ovaire reste stable…
Et puisqu’on est une femme,  qu’on n’a pas de testicules avec du cran dedans, on ne peut pas aller casser la gueule à ceux qui en ont pour rétablir une sorte d’équilibre. Donc ceux-là n’ont pas peur de nous, ils savent qu’ils ne risquent rien à continuer à nous flouer.
Françoise Giroud, qui n’avait pas de testicules, avait du cran. Elle le stockait dans un utricule, réticule  ou autre contenant porté à l’extérieur du corps. Elle affirmait que l’égalité serait atteinte quand on nommerait des femmes incompétentes à des postes de responsabilité.
Françoise n’a pas vécu assez longtemps pour vérifier le mal-fondé de sa sincère déclaration. Car l’histoire est sournoise. Et des Alliot-Marie, des Roselyne Bachelot, des Rachida Dati, des Sarah Paulin ailleurs, des François Coppé, des Frédéric Lefèvre, ah flûte non, erreur,  ont (ou ont eu) des postes à responsabilités. Elles portent leur faux cran dans des erzatz de testicules siglés Herpès et Vuittoni. Oui, oui, je vous jure.
Alors maintenant que les femmes peuvent porter leur cran au creux du coude, peut-on dire que l’égalité est atteinte ? Ah bé, non, dis-donc toi ! Comme tu y vas ! S’il suffisait aux femmes d’être aussi médiocres que les possesseurs d’épididyme pour arriver aux strates supérieures des hiérarchies, ça se saurait !
C’est que  les hommes, qui ont du cran dans les testicules, ont érigé le plafond de verre pour les protéger de cette masse gluante de femmes qui veut leur piquer la place.
Les hommes, en plus des testicules, ont une poudre magique qu’on appelle  solidarité masculine qui leur permet, hop,de traverser le miroir. Les femmes, non, elles se cognent, elles se blessent, elles retombent, bon, parfois on en laisse rentrer une pour faire croire que « les femmes aussi », mais pas plus, hein, putain ! Il ferait beau voir…
Alors moi je dis qu’on aura atteint l’égalité quand on nommera des femmes avec un pénis à des postes de responsabilité. Je peux être sûre que ça n’arrivera jamais !

Texte et dessin © dominiquecozette

 

 

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Les chaînes de l’amour

13/02/2011 Comments off

Ma chérie,
c’est la Saint Valentin, et tu me manques terriblement. C’est vrai,  j’ai merdé, mais je t’adjure de me croire quand je te promets que j’en ai fini avec les conneries. La preuve : je te promets tout ce que tu désires si tu me reviens.
Je te promets de ne plus boire, sauf un petit coup de temps en temps, pour fêter ça. Alors tu verras, ça va redevenir comme au premier jour, tu te souviens dans le RER B, quand j’ai un peu insisté pour te faire l’amour ! Et puis tu pleurais, pleurais tellement c’était beau. Tout ça, c’est gravé dans ma tête pour l’éternité.
Je te promets aussi de ne plus toucher à d’autres femmes, tu sais, c’était compulsif mais je me fais soigner régulièrement pour ça. Le psy me trouve « mieux ». Mieux que quoi ? Je ne sais pas mais ça veux tout dire.
J’ai aussi décidé, ma chérie, si tu m’acceptes chez toi, de t’aider à supporter les tâches ménagères puisque c’est ça que les femmes réclament en premier, que les hommes décollent leur gros cul du canapé et au moins aident à débarrasser les miettes et les cannettes.
Que te promettre d’autre ? De trouver du travail, bien sûr, il faut un début à tout. J’apprends un métier : la serrurerie, ne crois pas qu’il s’agisse de serrures mais plutôt d’escaliers et de rembardes métalliques. C’est un métier très dur et c’est pour ça qu’il a le vent en poulpe.
Bien sûr, j’arrêterai de te taper, mais c’est implicite, tu dois bien t’en douter.
Et puis je ne te ferai l’amour que quand tu me diras oui. Tu sais, j’ai toujours cru que les femmes aimaient les mecs virils qui y vont franco. Mon psy m’a dit que non, que je devais laisser s’exprimer mon côté féminin. ??? .
En attendant de te voir — je te joins les nouveaux horaires de parloir  — je t’embrasse pas trop fort pour pas t’abîmer..
Ton Teddy
PS : Quand répondras-tu à mes lettres , quand viendras-tu me voir ? Fais gaffe,  tu sais que j’aime pas trop qu’on se foute de ma gueule. Bon, calmos. C’est la Saint Valentin.

Texte et dessin © dominiquecozette

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Fils de, encore un !

20/01/2011 Comments off

Jules Gabot est en retard au rendez-vous. Il a eu une fuite en urgence au dernier moment. Il me retrouve au Stella, la brasserie hype de la ville. Il est tel qu’en lui-même, nature, une clope à l’oreille, cheveux ébouriffés. Il a commencé sa carrière de plombier en 2008, et sa première intervention — chance inouïe — eut lieu à l’hôtel de ville de sa petite commune..
- « C’est vrai que j’ai été gâté. Peu de jeunes plombiers peuvent en dire autant…
- Ne me dites pas que c’est le hasard ! Votre nom a dû y être pour quelque chose, non ?
- Absolument pas ! L’employé a cherché dans l’annuaire pour m’éviter mais il a sauté une ligne. Il ne voulait justement pas d’un « fils à papa » (Jules met les doigts en crochet pour mimer les guillemets). Du coup, il m’a traité comme un simple pékin et j’ai pu donner tout ce que j’avais. Il a apprécié et a  fait le buzz. Vous savez, ça va vite à se créer, une réputation !
- Etre le fils de Philippe Gabot n’influe-t-il pas sur votre carrière ?
- Cela joue peut-être pour une prise de contact mais si je me plante, terminé. Des plombiers, il y en a une vingtaine ici, on n’attend pas après moi ! Vous savez, c’est assez … pénible (il mime les guillemets) d’être toujours soupçonné de devoir sa carrière à son père. Prenez les chanteurs par exemple, qui va leur reprocher ça ? Arthur H, M, David Hallyday et bien d’autres, on ne fait jamais référence à leurs pères ! Pourquoi nous, les plombiers, boulangers, maçons, on nous le reproche ?
- C’est plus facile d’entrer dans la carrière…
- Oui, c’est vrai, c’est plus facile, on nous met le pied à l’étrier, on connaît un peu mieux le milieu mais après ? Tu loupes un joint et terminé ! »

On ne dira jamais assez l’amertume de ces jeunes loups fils de, comme Cédric Donzère, charcutier fils de, Jean Thomas, agriculteur fils de, et Céline Barbe, coiffeuse fille de. Et on comprend que pour être crédibles, ils doivent faire leurs preuves deux fois plus que n’importe qui.

texte et dessin © dominiquecozette

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Trouvé dans ma boîte aux lettres.

13/12/2010 un commentaire

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Un vernissage bien cochon

15/10/2010 Comments off

Il est facile d’ironiser sur la faune blinguissime et haïssable du monde de l’art con(temporain/ceptuel) lorsque l’on est un artiste qui se nourrit d’elle. Fluck* n’en est pas. On n’en sait pas plus sur lui  que ses implacables absences à d’extravagantes performances où « tu as raté ta vie si tu n’as jamais été à l’un de ses vernissages », pour parodier un ex-publicitaire andropauso-débranché. Le vernissage en question, qui ne peut avoir lieu qu’une fois, réunissait l’armada classique des joviaux échappés de ministères culturels, directions culturelles et autres organisations officielles d’Art Contemporain — majuscules obligatoires — emperlouzées pour les unes, rubiconds pour les autres, de ceux que l’on trouve la main plongée dans les buffets pléthoriques et surestimés qu’autorisent les budgets des dodues subventions de ce genre de manifestations.
L’invitation nominative titrait malicieusement  « l’arroseur arrosé »,  un teasing forcément pour  qui aurait réfléchi deux secondes. La grand’salle d’exposition du somptueux hôtel particulier de la Friedrichstrasse* présentait en effet quelques oeuvres plastiques de l’artiste, grands formats, bronzes, totems, plus la célèbre Femme-Trou en faïence.
La surprise venait de l’immense cloison de verre qui séparait cette pièce en deux, d’un côté les oeuvres et un gigantesque buffet, de l’autre, les invités et un gigantesque buffet, en tous points identique au premier.
Etonnés d’être ainsi coupés de l’Art, les invités se pressaient sur les victuailles et les boissons. Victuailles, boissons. Victuailles, boissons.  Quand, soudain, une porte s’ouvrit de l’autre côté et laissa s’engouffrer cinq porcs. Des porcs propres et roses, vêtus de sortes de vestes de smoking  ou de moires noires, qui fouissaient du groin ce qui se présentait, toile, sculpture… jusqu’à ce qu’ils fissent face à leur buffet. Le même, donc. Ripailles, orgie, curée, il n’y a pas de limite à l’appétit rabelaisien d’un cochon. Les sons qu’ils émettaient étaient amplifiés, rendant ces agapes proprement obscènes.
Les invités, personnalités politiques en tête, firent un accueil glacial à cette performance qu’ils mirent un certain temps à comprendre — pour une fois, le sens en était clair — et quittèrent les lieux en rangs serrés, suivis de près par d’autres officiels au sourire goguenard mais au trouillomètre à zéro. Quelques vieux artistes honoraires continuaient à s’empiffrer, tandis que les cochons, repus, urinaient et déféquaient sur les tapis d’époque. On dit que des têtes sautèrent, du côté des officiels. Que les journalistes furent contraints au silence. Que le curateur osa une TS de convenance. L’événement serait passé inaperçu donc si Fluck* n’avait installé des caméras en batterie, afin d’immortaliser ce vernissage du vernissage. La présentation du DVD fit grand bruit.Encore une fois, l’artiste brilla par son absence.  Aujourd’hui, le film est régulièrement projeté  au MoMA et chez les Saatchi, et le DVD sera offert aux visiteurs de la prochaine Biennale de Venise.
* les noms ont été changés

A propos d’art, je vous informe que je serai présente dans le hall de l’Hotel de Ville de Fontenay sous Bois pour l’expo Art-Cité, samedi 16 octobre de 14 à 18 heures. Le site ici.

Texte et dessin © dominiquecozette.
Inspiré de « Jeter des perles aux cochons » (2002) de FFM, collectif d’artistes de Stuttgart.

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Trop fier d’être français…

06/10/2010 Comments off

Cocoricoooooooo !!!!!!

Pourquoi n’instaurerait-on pas une French Pride pour entériner l’affaire ? Tous les bons Français que nous sommes défileraient sur des chars en chantant Maréchal nous voilà !, avec des plumes tricolores dans le françois fion*, avec en tête (de neuneu) du cortège Hortefeux d’artifesse et Besson-les -bien, tels de preux conquérants. Quelle bonne idée, mes cons patriotes, ne trouve-vous pas ?
Moi-même par exemple, chaque matin en me rasant, je me rengorge devant ma glace, me félicitant de ma nationalité. Que je suis bon, que je suis quelqu’un de bien forcément, puisque je suis fffffffffffrançais (excusez les postillons). C’est pas comme mon copain Wolfgang, la honte !!! Il est allemand, cet abruti ! Et mon ami Piero, quelle lose aussi, un Italien !!! Avouez ! Faut vraiment être con ! Je vous cause même pas de mes amis suisses, boliviens, chinois… tous des nases, des triples nases, des buses !!! Comment peuvent-ils vivre dans cette médiocrité ?
Ahhhhhh, oui, que c’est bon d’être français, quelle fierté d’avoir nos Valeurs Actuelles teintées de ce Nationalisme Triomphal et Irréductible. Putain, j’allais dire ! Oui, putain, je le dis, partager ce Fier Héritage avec le Bon Goût Ambiant, la Culture Rayonnante qui jaillit chaque jour de la fière TF1, l’Erudition Immarcescible de notre Fier Président et de ses Fidèles Amis, les Bigard et autres Mireille Mathieu que nous envie le monde, Nos Droits de l’Homme qui se manifestent chaque minute sous l’Impulsion de nos Courageux Dirigeants !
Pauvre Barak Obama, pauvre Aung San Suu Kyi, pauvre Dalaï Lama, pauvre Keith Richards me souffle-on dans la tête, pauvre Coetzee et Dan Fante aussi pour faire plaisir à quelqu’un, pauvres six milliards six cents millions d’être humains qui pataugent dans leur minable vergogne, rouge au front et  profil bas ! Sont pas comme nous, ces gens-là, n’ont pas de fierté !

* « françois fion » est à prendre ici au sens de « cul français », selon l’ancienne orthographe du terme.

Texte et dessin © dominique-fière-cozette

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Moi aussi, je veux exposer dans les DRAC ET LES FRAC ! (2) SecuriTas

09/09/2010 Comments off

Mon nouveau concept a pour nom SecuriTas. Et j’ai pré-mâché son argumentaire :
Pour son installation à la DRAC/FRAC, Cozette a choisi de mettre en perspective son obsession, la sécuriTé, sur un mode à la fois expérimental et exhaustif. Son exercice vise à focaliser sur tous les accidents qui pourraient intervenir dans cet espace clos de la DRAC/FRAC en magnifiant les remèdes  dans leur présentation classique, c’est à dire triviale.
La mort est constamment limitrophe du processus créatif de l’artiste qui se refuse cependant à céder à l’attrait des Vanités. Elle se propose donc de nous sidérer avec une multitudes d’objets à l’échelle x20 comme si l’issue fatale de toute existence avait d’incommensurables proportions. Comme le néant, sa vision du danger forme un paysage en creux, dont les lisières ne sont matérialisées que par des créations humaines manufacturées censées éloigner le spectre de l’accident, tels les casques, ceintures, chaussures, lunettes de protection, défibrillateurs, abris anti-sismiques (une simple table), réserves d’eau et rations alimentaires, trousses de secours, et tableau de bord « communicationnel » incluant diverses touches à cliquer comme des appels directs à des unités de secours, de soin, d’intervention de toute nature.
Le paradoxe premier — poumon du concept de l’ultra-sécurité — est l’interdiction faite aux enfants de pénétrer dans l’aire de l’exposition comme si les dangers, loin de venir de l’incorporel et de l’immatériel, étaient inhérents à leur simple présence : attention enfants ! = attention dangers ! Un paradoxe d’une violence inouïe eu égard à la société même qui, sous couvert du tout sécuritaire, dénie la moindre valeur aux naissants du globe terrestre. Méfiez-vous donc de tout {et son contraire} si vous passez par la DRAC/FRAC.

Texte et photo © dominiquecozette

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Avec mon polymorfalisme, moi aussi, je veux exposer dans les DRAC et les FRAC !

26/08/2010 un commentaire

Une liste d'ingrédients toujours plus exponentielle

Oui, moi aussi, je suis une artiste conceptuelle digne d’être exposée dans un organisme dépendant du Ministère de l’Aculture. La preuve : ce nouveau concept de polymorfalisme. J’ai même l’explication qui va avec, des fois qu’on ne comprenne pas ce que je — l’artisse — ai voulu dire. Voici donc :
Cozette poursuit sa  critique de la société occidentale contemporaine en créant le polymorfalisme, sorte de cannibalisme effréné parti de l’universel, alias l’extralibéralisme et son totem [ la page économique de tout organe de presse qui se respecte ], à l’individu, marqué dès le plus jeune âge par l’infinitude des demandes possibles d’incorporation de tout objet — tout consommable — et de sa nécessaire satisfaction qui passe par l’oralité, donc comestible. Tendance grandissante et surtout grossissante puisqu’elle va de pair avec l’obésification non seulement du corps mais surtout du soi, hypertrophie bien connue — et pratiquée — de l’ego de tout un chacun.
Dans la présente exposition où l’on ne peut qu’être frustré par l’impossibilité d’ingurgiter le moindre produit, le visiteur-consommateur est confronté aux rites des anciens qui, dans une probable archéologie, étaient interdits d’appropriation d’un bien dès lors que le Dieu / le Sorcier/ le Chef / le Puissant y avait apposé son dévolu. Où, peut-on le formuler ainsi, le mâle dominant avait (et a presque universellement) droit de cuissage / fouissage / puisage sur l’ensemble des biens de la tribu-société.
Afin d’exacerber les désirs polymorfaliques du public [ on aura noté la cryptoétymologie  phonique des termes "mort-phallisme" ] , Cozette a opté pour un hyperréalisme sensoriel des objets. Exemple : les aliments frais le restent grâce à un mécanisme frigorifiant interne, générateur de rosée, comme s’ils sortaient d’un réfrigérateur. Le champagne, dans ses flûtes géantes bordées d’une généreuse trace de rouge à lèvres, pétille inlassablement,  et les gigantesques pâtisseries parfois entamées sont une invite irrépressible à y mettre, non le doigt, mais la main entière tant les ingrédients crémeux semblent authentiques.
On aura compris qu’à l’issue de ce déballage hénaurme, le dégoût sera de mise comme si rien ni personne ne pouvait venir à bout de la spirale centripète qui occupe l’hémisphère nord, tandis que l’hémisphère sud  totalement sous-représenté dans ce méga-cirque ultra-consommationniste, continue de crier famine à destination d’une mère nourricière parcimonieuse toujours aussi hermétiquement sourde.

Texte et photo © dominiquecozette. Modèle : A.K.A.N.

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L’horreur vuittonesque

16/08/2010 un commentaire

Au secours, je vais mourir, comment vais-je tenir, qui peut m’aider ? Trois mois, voire quatre, c’est à dire pratiquement tout l’hiver de notre hémisphère ou tout l’été au Brésil où je suis toujours fourrée, tout ce temps où je serais obligée, oui, vous avez bien lu : OBLIGÉE !, moi, Dominique Cozette, star planétaire, it girl totale, fashionista absolue, créatricissime de buzzicimes et sourcissime de toutes les tendances, moi dis-je, princesse au grain de riz, prioritaire sur tous les must have du monde, hé bien moi, malgré la complicité unique qui me lie à Marc Jacobs, directeur artistique de la marque aux malles, je dois attendre et faire la queue comme une simple petite milliardaire de rien du tout, comme une cosette du hype,  pour enfin toucher du doigt MON sac Vuitton sur mesure, celui qui ne se commande que chez Comme des Garçons d’Omotesando à Tokyo parce que c’est Rei Kawabuko herself, énorme vuittomonogrammophile depuis plus de trente ans, qui se trouve au commande de cette immense opération. Opération qui va en faire pleurer plus d’une, nom de Dieu, mon clavier est déjà inondé mais par chance, j’ai la version Deepest Submarine qui permet de taper, clicker et surfer depuis le sous-marin que m’a offert le cousin de Poutine et qui peut descendre à des profondeurs abyssales…Bref, j’ai eu beau faire appel à tous mes potes de la planète, de Karl L. à Carla BS qui peut toucher qui elle veut grâce au doigt nucléaire de Son-Mari, rien à faire. Pas de passe-droit, de coupe-file ou de ticket modérateur. Je dois, et c’est la première fois de ma vie, attendre. Attendre comme tout le monde, moi ! Dominique Cozette !!!

(C’était mon quart d’heure putain-ce-que-la-vie-est-rude-quand-on-est-une-icône, écrit en octobre 08, quand je n’avais pas encore de blog)

Texte et dessin © dominiquecozette

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Lettre ouverte à Dieu : l’hymen

18/07/2010 2 commentaires

Cher Dieu,
au départ, je voulais t’écrire une terrible lettre de mécontentement au sujet de l’hymen, tu sais, cette espèce de membrane que tu nous a collée à l’entrée de la grotte aux plaisir, je veux dire le vagin. Cet hymen dont tu as cru bon de nous affliger au grand profit des hommes — enfin, pas tous —  qui se permettent de nous mettre la honte, voire pire, quand il n’est plus là pour témoigner de la bonne fermeture de notre huis.
Quand on connaît un peu mieux les hommes, on comprend pourquoi ils — enfin, pas tous — sont furieux après nous qu’on ait laissé quelqu’un d’autre entrer en premier. Ils ont une telle fierté de leur érection — enfin, pas tous — et à la fois une telle peur, qu’ils craignent les comparaisons. Ils sont si bêtes qu’ils croient qu’on court après la plus grosse, redoutant que lors de leur première intromission, on éclate de rire en disant : « Bah c’est tout ? Hou la la, je crois que ça va pas le faire ! ». C’est pour ça qu’ils — enfin, pas tous — exigent que l’on soit vierge ! Et nous voilà obligées de ruser pour salir le drap de la belle-doche, non mais, je te jure !
Comme cette histoire me tarabuste depuis un moment, je suis  allée  sur Internet et, surprise-surprise !  j’y ai appris que l’hymen n’est que le résidu de travaux mal finis sur notre site génital. Et que même de nombreux mammifères en ont : lamas, cobayes, taupes, baleines dentées, chimpanzés, éléphants et rats.
Moi qui voulais m’ériger violemment contre ton concept sexiste la Création, je me contenterai de te critiquer sur ce bâclage. Et te prier de remédier à cette affaire  en changeant la mentalité des hommes — enfin, les très cons —, ça arrangerait une énorme partie de l’humanité. Merci d’avance pour elle.
Cordialement.
…et puis pendant que tu y es, arrêter aussi cette histoire de règles.  Il y aurait beaucoup à dire sur plein d’autres choses, j’y reviendrai.

texte et dessin © dominiquecozette

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Just kidding

02/07/2010 Comments off

Homme pratiquant l'aspiring

Il y a une toute nouvelle activité inédite à pratiquer en ville : le street fishing. C’est sérieux, j’ai vu ça à la tété. Street fishing ! C’est comme de la pêche à la ligne. Tout pareil. Tu te poses avec ta canne sur ta rive, ta berge, ton pont, que sais-je,  tu attrapes un poisson. C’est le street fishing et c’est nouveau ! (Mais comme il est interdit de consommer ce poisson, tu le relâches dans la rivière : c’est le no-kill).
Vous connaissez tous le snorkeling, Mais à l’époque, je n’osai pas m’y inscrire,  j’avais peur que ça soit trop compliqué pour moi, piètre sirène. Puis j’ai vu qu’il s’agissait juste de palmer avec des lunettes de plongée !
Conclusion : anglicisons, branchouillons et ça sera tellement plus chic ! Exemple dans la maison : un petit coup de home caring, handwashing, ironing.  Si vous êtes fatigué, petite pause cheesing & redwining.  Ensuite on peut s’adonner au reading une paire d’heures. Il reste du temps pour l’iphoning, l’ipading, l’emailing au choix avant de faire du… shopping, bravo. Un petit dining accompagné d’un zapping. Là-dessus, voilà que mon mec me propose un intermède f…ing !!! Ai-je bien entendu ? Mais oui ! Oh, non, pas toi chéri, tu ne vas pas t’y mettre ! Et comment ! Non seulement il s’y met, mais il poursuit cette séance par un immédiat sleeping aggravé de bed  snoring. C’est comme ronfler au lit, tout pareil mais en plus classieux. Eh ben, je peux vous l’assurer, si chéri croit qu’il va pouvoir le faire impunément, je pense que je vais me pencher sur le cougaring, non mais !

texte et dessin © dominiquecozette

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Salaude de journaliste !*

30/06/2010 un commentaire

Ancien jeune

Pour ceux qui ne sont pas sur facebook que mon dernier billet sur les « salauds de soixante-huitards » a intéressés, je livre trois des commentaires que j’aime bien, parmi les nombreux suscités par l’article d’origine commis par une journaliste des Inrocks.

Commentaire d’Olivia, amie facebook, un peu plus jeune que moi :
« Un peu plus jeune que l’auteure, je ne suis qu’une soixantedizarde et j’ai connu l’insurrection des universités américaines, j’ai mis le feu à des poubelles à Harvard Square, Cambridge, Massachussets et abrité un mec blessé, recherché par la police. Puis, ce fut L’ULB (Université Libre de Bruxelles), la Nanterre des brumes du Nord, fac ultra socialiste qui nourrissait en son sein des misérables gauchistes, des maoïstes et même des Mao Spontex. A ce propos, je n’ai jamais compris pourquoi une marque d’éponges à gratter sponsorisait un mouvement d’extrême gauche, c’est sans doute pour comprendre ce concept étrange que j’ai fait une carrière en flèche dans la publicité, mais je m’écarte de mon propos. A l’ULB qui virait 68 en 70, là, j’ai bravé les piquets de grève, je les voulais mes cours d’Eco sur Keynes et mes conférences de PO sur le général Boulanger, mes leçons d’Histoire des USA et les 5 grands cas qui opposèrent la Cour Suprême à des péquenots qui ont influencé le social (j’ai oublié lesquels, vous pensez, c’était il y a 40 ans, j’ai pas gardé les polycopiés).
Je voulais parler l’Espagnol et apprendre à dire très vite « Cada dia,a la siete, las gente se precipitan por la bocca del métro » – je ne vous fais pas l’affront de vous traduire ça. Je détestais le prof d’Anglais qui ressemblait au colonel Clifton et qui me collait des C à cause de mon accent ricain. Quant au » flamoutche », je me faisais une joie d’avoir des zéros partout. J’ai eu 15 sur 20 à l’oral d’histoire avec une question sur Colbert en brodant entièrement sur les Rois Maudits que je venais de lire, puis ras le bol d’aller aux amphis non sans faire au préalable mon autocritique devant le « Boss » du mouvement maoïste, qui avait plusieurs petites amies en même temps, tel un pacha en son harem.
Bref, j’ai fui à Paris où la paix étant revenue, ça pompidolisait confortablement, en pleine 30 Glorieuses et j’ai fait ma prépa Sciences Po, comme tout le monde, j’avais dix neuf ans. Mais si je vous raconte tout ça, c’est que mon premier stage, je l’ai fait dans une grande agence de Pub dont les mânes subsistent encore rue du Faubourg Saint-Martin (ou rue Saint-Martin) sous le nom de Euro RSCG BETC. C’est là que s’est produit l’incroyable, on m’a proposé de rester et de travailler pour de bon.
Hé ben, j’ai abandonné mes études, croyez le si vous le voulez, à l’époque on avait cet incroyable choix : ce qui fait qu’ayant commencé à cotiser très tôt, je pouvais décemment m’attendre à partir à la retraite mes 60 balais révolus et mes centaines de trimestres accomplis, en septembre 2012 et paf! Voilà qu’on me colle 8 mois de plus et je ne serai libre de mes entraves cotisantes qu’en mars 2013. Et voyez-vous, si cela peut aider les retraites de mes enfants, j’en ai fait quatre pour les allocs, je suis tout à fait d’accord, car eux, ils n’ont connu que les grèves de fac et de train pour aller à la fac, tandis que je m’échinais sur Pampers ou sur Ariel, Renault ou Citroën, l’Oréal ou Jeanne Gatineau. Et je fais partie de ces chiens de baby boomers qui vont en plus toucher une retraite plus que confortable, de quoi me faire lyncher avec les nantis, lors de la prochaine révolution, ceux là même que la dame des Inrocks a dans le collimateur. Enfin, moi je dis la guillotine peut attendre. Et le ciel aussi. »

Commentaire d’Yvain, ami facebook, fils d’une soixante-huitarde, également amie facebook :
« Et bien moi, grâce à ma 68arde de mother, je peux rêver, penser, m’instruire, ne plus avoir peur de dire NON, rencontrer ds gens différents, respecter les autres, flaner, ne rien faire et même si tout s’écroule, même si tout ce qui fait que je suis libre disparait peu à peu, je voulais vous dire merci à vous, m’dame Cozette, mother et other pour avoir eu le cran de sacrifier un tantinet votre jeunesse pour vous mettre en danger dans le seul but que je puisse être LIBRE !
Car, tout de même, soyons lucides, qu’ai-je fait pour changer le monde, mis à part gueuler Devaquet au Piquet en 1986? (l’inverse de 1968 d’ailleurs)! RIEN, si ce n’est d’essayer de vous imiter! Et c’est ma génération qui a amené les marques, le paraitre, le bling-bling et mes enfants me le reprocheront peut-être un jour!
Alors les générations à venir n’ont qu’à se bouger les fesses au lieu de tirer sur leurs aïlleuls!
Moi, je vous aime! »

Commentaire d’Alan, ami facebook, pas encore vieux mais plus si jeune :
« L’article des inrock est consternant.
Que ces jeunes mollassons soient incapables de comprendre que le modèle français arrive
au bout à cause d’une société délibérément bloquée par les élites qui s’en foutent plein les
poches, passe encore.
Qu’elle soit incapable d’aller voter ou de s’engager politiquement, O.K.
Qu’elle se complaise dans des attitudes de victime obligée de rester chez Papa-Maman, hôtel ou la pitance le lavage et le repassage sont assurés, d’accord.
Qu’elle n’ait pas le courage de partir n’importe où ailleurs où rien n’est bloqué, pourquoi pas
c’est difficile, faut un peu de c….(coeur, courage, couilles etc…)
Mais qu’elle en veuille à ses géniteurs soixante huitards alors là les bras m’en tombent.
Je commence dès aujourd’hui à apprendre les moeurs chinoises car assurément dans 20 ans c’est le modèle qui prévaudra en France.
Et à mon avis les jeunes très courageux et lucides que je connais sauront parfaitement s’y adapter.
En même temps je ne suis pas hostile à piquer les vieux soixante huitards qui coûtent plus qu’ils ne rapportent(y’en à très peu!). »

Rappel  du pourquoi de  mon coup de gueule :
Ce n’était pas un billet contre les jeunes mais contre ceux qui poussent les jeunes, quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas, à demander des comptes aux 68tards, aux retraités, aux vieux. Cette tendance à la culpabilisation, ces accusations mal fondées, n’en sont qu’au stade embryonnaire. Avant que le monstre ne nous jaillisse à la gueule, je réclame son euthanasie définitive.

* J’ai écrit « salaude » car une féministe avisée m’a fait justement remarquer que le féminin de « salaud » n’était pas « salope ». Et je trouve qu’elle a bien raison !

Texte © àquidedroit. Dessin © dominiquecozette

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Retraites : salauds de soixante-huitards !

28/06/2010 5 commentaires

Dans un article des Inrocks, on m’a traitée de salope de soixante-huitarde.* Alors, usant de mon droit de réponse, j’ai envoyé ce mail :
Chère Anne Laffeter
C’est sympa, votre article sur les retraites et les “salauds de soixante-huitards”.
Vous avez raison, on est de vraies catastrophes ! On n’aurait jamais dû vous faire naître, comme ça, hop, pas vu pas pris !
On aurait vieilli entre nous, fumant des pétards, s’habillant de coton indien et s’ornant de fleurs fanées. On n’aurait pas dû aller bosser non plus parce que merde, ça fait chier, et puis filer toutes ces cotisations pour nos vieux à nous qui nous emmerdent encore, flûte. On n’aurait pas dû gâter-pourrir nos petits (vous), les emmener au Club, au ski, les inscrire à la danse, au dessin, au poney. On n’aurait pas dû flatter leurs penchants pour les dorothéades, les disneytudes et autres conneries clinquantes. On aurait dû être plus sévères, leur montrer que la vie c’est qu’une tartine de merde même si ça ressemble à du Nutella, leur interdire cette putain de télé qui bouffe le cerveau disponible. Leur filer des livres, plutôt, et leur faire la morale, comme jadis nos aïeux. On aurait dû mieux calculer l’avenir et les habituer aux frustrations.
Alors, pour nous faire pardonner, on va essayer de mourir vite, en clopant, bouffant des saletés, picolant, bravant des dangers, pratiquant le jeu du foulard, partant à la guerre, se proposant comme cobayes pour la science, se transformant en kamikazes pour faire sauter tout ce nid de  salauds qui profitent du système et  font raquer ces générations sacrifiées (scarifiées ?).
Tout pourra alors repartir à zéro, sainement, comme vous le déciderez. Mais bientôt, à l’aube de votre soixantaine, vous sentirez chez vos gosses comme une impatience. Celle de vous liquider. Y a pas de raison que leur génération se remette à payer pour les vieux que vous serez devenus.
Cordialement
Dominique cozette

* Pour voir l’article, tapez « retraites, salauds de soixante-huitards » sur Google (pas réussi à mettre le lien sans buguer).

C’est les vacances. Enfin au Grand Journal. Moi je fais pareil sauf que je n’arrête pas tout. Je continue à vous envoyer mes billets. Mais pas tous les jours. Mais je continue. Mais pas tous les jours…

Texte et dessin © dominiquecozette

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Fidèle castré

24/06/2010 2 commentaires

Lettre ouverte aux humains.
Messieurs, mesdames, je me présente, chien lambda, le meilleur ami de l’homme comme vous aimez à le dire. Le meilleur ami de l’homme ! Mais vos meilleurs amis humains, vous leur faites la même chose ? Vous leur coupez le kiki ? Vous les stérilisez ? Vous leur soutenez que finalement, ils n’ont pas besoin de ça pour être épanouis ?  Que leurs hormones, ça ne sert à rien ?
Imaginez qu’on vous castre vous, les hommes, vous ressembleriez à quoi avec une tête pas finie, une voix de canard, du duvet sur les lèvres, des mamelons un peu enflés, une légère apathie… Sans parler de votre manque de motivation générale, votre absence de combativité, de créativité. Et vous les femmes, si on vous empêchait de faire des gosses. Hop, plus d’envies, plus de câlins, plus de drague, plus d’émulation, plus de coquetterie, terminado…
Comme tout tourne autour du sexe, chez vous, à quoi passeriez-vous votre temps ? A brouter de l’herbe, à roupiller, à faire du gras ? Vous vous emmerderiez tellement qu’il vous tarderait d’en finir au plus vite avec cette vie sans intérêt. D’où espérance de vie : 40 ans. Peu ou prou.
Notez que ça peut résoudre vos problèmes de retraite, de chômage, de surpopulation, de manque de crèches, d’hôpitaux pour les vieux. Vos problèmes liés au sexe : viols, rixes, trafic de femmes et d’enfants. Vos problèmes liés à la production de testostérone : guerres diverses, besoin d’asservissement ou de domination…
Vous voyez, il suffirait de peu de chose pour que le meilleur ami de l’homme soit … l’homme !

Texte et dessin © dominiquecozette

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