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J’suis pas ta bonne. Ou alors, tu me paies !

12/12/2011 Comments off

Et la réciproque est vraie, non mais ! Les études le montrent, les statistiques le démontrent et, même si autour de vous ce sont les mecs qui font les courses, la bouffe et qui changent le môme, le quota de couples où règne la parité ménagère est loin d’être atteint, mais alors, très très loin. L’an dernier, on avait calculé qu’au rythme où ça va, il faudrait 400 ans pour que la balance s’équilibre. Et dans 400 ans, ma brav’dame, soit on aura un petit esclave robot, soit nous serons troglodytes tricéphales, victime d’explosions diverses et on n’aura plus rien à récurer ! Et plus rien à cirer non plus.
Alors j’ai pensé à une chose qui n’est pas plus bête qu’une autre : payez votre femme (ou votre mari) au tarif syndical, selon le nombre d’heures travaillées, avec le chèque emploi service. Que des avantages :
- votre femme (mari) est plus riche et son travail à la maison est reconnu.
- elle* accumule des points retraite comme tout employé modèle.
- ses congés payés sont payés par vous. Evidemment, si vous la faites bosser durant cette période, payez-la en heures sup au black. Le mieux, c’est de bosser à sa place et de vous faire rémunérer selon le même protocole.
- si vous lui mettez la main aux fesses, elle ne vous traîne pas au tribunal comme le ferait un autre salarié, elle accepte même de coucher avec vous.
- Quant à vous, vous entrez dans une niche fiscale qui vous autorise à déduire 50% du salaire que vous lui versez sur vos impôts. C’est comme si vous la payiez moitié prix. A qui profite le crime ? A vous deux puisque c’est le contribuable qui raque (je vous rappelle que le contribuable c’est tout le monde puisque le principal impôt est, non pas notre petit impôt sur le revenu comme tout un chacun se plaît à l’imaginer mais la TVA).
En résumé, l’argent du ménage reste l’argent du ménage, même s’il change de mains, et en plus, tu paies moins d’impôts.
Le must, c’est que chacun s’octroie un salaire, la femme pour la garde des enfants, la lessive, les cours d’éducation sentimentale, le mari pour le bricolage, le jardinage, les cours de débrouille en milieu hostile, par exemple.
Ainsi la société française devient-elle exemplaire, le chômage tombe à 2%, le PIB s’accroît considérablement, le moral des ménages monte en flèche, on refait des bébés, la croissance repart à donf, on voit plein de petits plumeaux multicolores s’agiter aux fenêtres avec un grand sourire derrière.
Bref, que du bonheur !

*Mettez au masculin vous-même, et puis quoi ?

Texte et dessin © dominique cozette

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Pauvres blaireaux !

29/11/2011 Comments off

Le blaireau, petit animal non nuisible contrairement aux blaireaux qui sévissent dans le monde politique, subit actuellement le sort que notre courageuse droite inflige aux pauvres : les harceler, les priver de ce qui aide à vivre, donc les acculer à la mendicité et au glanage dans nos poubelles, puis interdire ce mode de sustentation donc les rendre illégaux. Oui, le pauvre est illégal, de nos jours. Le maire de New-York, un nom en i, avait réussi à les déporter hors de sa ville pour faire plus style classe. C’est dégueu, un pauvre, ça salit tes semelles rouges quand tu marches dessus, ça tousse, ça pue parfois et c’est pas beau à voir.
Les blaireaux, c’est un peu pareil. Chassés de leur habitat naturel — il faut savoir qu’ils ne paient pas la taxe d’habitation, ces fumiers — par la politique agricole commune qui consiste à stériliser la terre et à empoisonner ses pensionnaires, ils se réfugient vers les voies ferrées où on leur fout la paix. Enfin, jusqu’à ce qu’on découvre qu’ils construisent des galeries labyrinthiques dans les talus et que le risque d’affaissement lors du passage d’un train est exponentiel au nombre de familles blaireaux qui viennent s’y installer.  Alors, que fait la police ? Elle bétonne les terriers.
C’est vraiment pas sympa, crient les amis des bêtes ! On n’a pas le droit de bétonner les blaireaux. Bon, alors, on va poser des chatières pour que bêtes puissent sortir. Mais pas re-rentrer, attention. Elles ont juste le droit de se casser. Ça rappelle le sort de certains autres mammifères nommés roms, squatters ou  « individus ».
Voilà la triste vie du blaireau, chassé de son champ, puis de son talus, condamné à errer avec sa petite famille sur une terre devenue hostile, et qu’on conspue parce que ça coûte cher tout ça, 250 000 euros. Le blaireau ? La chatière ? Le bétonnage ? Ce n’est pas précisé, c’est juste pour dire que ces putains de pauvres, en plus, ils nous dépouillent… Non, mais on aura tout vu !
Si vous êtes curieux (se), la vie des blaireaux est sur Wikipedia, ici
(Cet article est inspiré des infos entendues à FIP ce matin)

Texte et dessin médiocre © dominique cozette

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Humage du monde #3

11/10/2011 Comments off

Image d’un magazine. texte © dominique cozette (quoi que… quelqu’un l’a probablement dit avant moi)

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Humage du monde #2

04/10/2011 un commentaire

Photo piquée. texte © dominique cozette

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Humage du monde #1

29/09/2011 Comments off

Image trouvée dans un mag. Texte © dominique cozette

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Bite generation…

22/08/2011 Comments off

Au début était la beat generation.  Voici l’autre, l’actuelle, celle qui fait qu’on peut voir du porno en regardant la grand-messe du 20 heures. Il y est question de vagin, de sperme, de viol, de contusions sur appareil génital.
Les hommes de pouvoir aujourd’hui, c’est nouveau et ça sort beaucoup, ont une bite. Ils nous en arrosent généreusement à notre corps défendant et à l’heure de l’apéricube. La bite fait le moine — demandez-voir aux curés — et si t’en as une, sers t’en.
Le président lui-même sacrifie à la tendance  puisqu’il  couche avec sa  propre femme, la célèbre bitophile, et l’engrosse sous notre nez.
Un futur président déchu, qui a  déçu et qui des sous de par sa femme, nous montre qu’il n’est pas maître de la sienne, chienne de bite, qui n’en fait rien qu’à sa tête (de noeud) et t’embroche même les moches à boutons pourvu qu’elles soient pourvues d’un … vagin.
Ces histoires, c’est même pas gai parce qu’ils sont moches et pas sexy. On n’envie ni l’une ni l’autre. Enfin, je ne sais pas vous, mais moi.
Bref, je vous dis tout ça pour vous montrer que la bite s’expose  à tous vents, surtout lorsqu’elle joue les Arlésiennes. Voyez cette excellente planche de photos de phallus de tailles toutes plus impressionnante les unes que les autres. Agrandissez l’image si vous ne me croyez pas et ne prenez pas cet aire pincé : c’est de l’art. Ça fait partie de la manifestation annuelle Rencontres d’Arles et ça se reluque dans les hangars SNCF. Jusqu’au 16 septembre. Le site.
Et si vous avez une petite, rassurez-vous, Mimi Mathy fait toujours partie du trio des préférés des Français. Comme quoi small is also beautiful.

Texte © dominique cozette. Photo d’Arles.

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Les nouveaux monologues du vagin

09/08/2011 Comments off

Les bourses mondiales retiennent leur souffle.
Les bourses mondiales déchantent.
La charge de Barak Obama fait plonger les bourses
Malgré Obama les bourses replongent.
Les bourses asiatiques ont cloturé dans le rouge.
Les bourses européennes enregistrent de lourdes pertes.
Les bourses du Moyen-Orient dévissent.
La bourse de Tokyo chute.
La bourse de NY a chuté lourdement.
Les bourses asiatiques subissent un nouveau repli.
Les bourses européennes rebondissent à l’ouverture.
Les bourses dégringolent.

Le vagin dit : Puisque les bourses ne sont vraiment pas fiables, passons aux ovaires !

Textes © journaux + dominique cozette. Dessin © dominique cozette

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Méfiez-vous des hommes gentils

25/07/2011 Comments off

C’est marrant, ils sont toujours gentils, les tueurs de masse. Toujours, toujours.
Je ne parle pas des sbires,  tueurs à gages, ceux qui sont payés pour exécuter une commande précise. Ceux-là, photographiés de face et profil avec un numéro sur le buste, ont l’air singulièrement patibulaire. Mais l’éclairage y est pour quelque chose.
Je ne parle pas non plus des officiels, ceux qui sont commandités par divers gouvernements/administrations pour foutre en l’air la vie difficile de quidams ordinaires  au boulot ou sans papiers ou sans poids social. Eux ont l’allure respectable de messieurs se déplaçant sur des banquettes arrière et portant une rosette.
Je ne parle pas encore de ceux qui portent un uniforme et qui marchent au pas. Ceux-là nous défendent, ou en défendent d’autres, ce sont des gens bien, comme vous et moi, des fils de patrie, des défenseurs de droit de l’homme.
Je parle encore moins de ceux qui arborent des ceintures d’explosifs, qui se réclament d’un prophète, ou de ceux qui massacrent les ennemis de causes légitimes, à l’aide de machettes. Tous ceux-là ont un faciès.
Enfin, je ne parle pas non plus d’honorables affairistes, industriels, technocrates qui, pour le bien d’une belle entreprise adoubée par les instances en place, n’hésitent pas à sacrifier quelques vies humaines. Rien d’illégal là-dedans.
Pour finir, je sais, je sais, mais ça tire à sa fin, je parle sûrement de tous ces potentats indispensables à la bonne marche de l’univers, ceux qui fabriquent des armes, ceux qui font de la recherche pour les rendre toujours plus efficaces ou cruelles, ceux qui les vendent, ceux qui les achètent.
Non, je parle de mon voisin, ton voisin, son voisin. Celui qui est si gentil, si discret, si serviable. Celui qui paie bien son loyer, qui range bien sa voiture, qui n’arrive pas en retard au travail. Celui qui n’est pas très causant mais ne rechigne pas à dire bonjour ou au revoir,  à ralentir pour laisser traverser une vieille dame, à freiner pour ne pas écraser un pigeon. Je parle de cet homme dont on ne parle pas car il n’y a rien à en dire, il ne fait jamais d’histoires, ah ! si tout le monde pouvait être comme lui ! Je parle de ce mec qui fomente sa révolution interne, qui crève d’être un obscur, qui ne baise pas celle qu’il voudrait, qui vit petit, qui sait qu’un jour il brûlera tous ces cons, il t’arrosera tout ça d’un tir nourri, il fera sauter ces veaux, il les noiera dans un bain de sang. Un jour, il fera la une de toute la presse, l’ouverture de tous les journaux TV. On parlera de lui encore pendant des siècles.
Des hommes si gentils…  il y en a un à côté de chez moi : il protège les oiseaux, il regarde les étoiles la nuit avec un télescope, il me sourit quand on se croise. Lui ne me tuera pas car, si j’ai bien compris, ces hommes-là ne tuent jamais les voisins. Ouf !

Texte et dessin © dominique cozette

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La liste de Bernie avant ses vacances

13/07/2011 Comments off

Comme tout le monde Bernadette Chirac fait des listes. On a retrouvé celle-ci.

- Epilation moustache, seins, maillot.
- Penser à demander à Bachelot le nom de son coiffeur et de son dermato (verrue plantaire)
-  bas à varices fins
- Tailleur  (reprendre toutes mes robes de l’été dernier, cintrer/raccourcir. Elargir pantalons de J.)
- Féliciter DD* pour son poste au gouvernement et remercier Nico
- Faire venir pizzaiolo à Saint Tropez pour le petit*
- Engueuler J.* pour ce qu’il sait (la blonde vulgaire*). Bientôt 5 gages !*
- Chercher un cadeau pour B. Arnault. Mais quoi ????
- Donner les mémoires de J. à Line R. *
- Commander une voiture plus grande et et plus confortable à l’arrière !
- Check-up à l’hôpital Am. avec Drudru.*
- Donner les mémoires de J. à Carla B.
- Inviter François* à une dînette jeudi.
- Décommander François* et Pénélope jeudi
- Interview Jours de France journal pipole* : parler de mes pièces jaunes
- encadrer photos de moi au mariage d’Albert
- Pharmacie : kit habituel (mal de mer, mauvaise haleine, mémoire, dodo, bromure J., ronflements et constipation)
- Reporter réunion LVMH* à octobre
-  SEL DE L’EVEREST !!! .

* DD : David Douillet, passé au gouvernement
Le petit : le fils de sa fille Claude
J : Jacques, son époux
La blonde vulgaire : l’élue de Corrèze avec qui Chirac n’arrête pas de flirter. Il reçoit des gages chaque fois qu’elle le surprend. A 5 gages, il est obligé d’assister aux réunions de bienfaisance de la fondation Claude Pompidou
Line R : Line Renaud, qui fait partie de la bande de Johnny, Laetitia, Muriel Robin…
Elle se fait faire ses check-up à l’hôpital américain avec Drucker
François Fillon, marié à Pénélope. L’autre est François Hollande
Journal people : il s’agit de l’Express.
Elle touche des jetons de présence conséquents chez le roi du luxe
Personne ne pense jamais à lui rapporter son sel rose de la Grande Epicerie, ça l’irrite légèrement.

Texte © dominique cozette.

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Entre adultes consentants

31/05/2011 Comments off

Non, je ne vais pas jouer sur le mot consentants, non plus que sur concupiscent. Simplement, je me pose la question du consentement.
Jadis, la femme du monsieur épousé devait se plier quoi qu’il arrive au devoir conjugal : ce terme en dit long sur l’agrément, dans les deux sens du terme, de l’épousée. Ce fut l’époque de la fameuse migraine des femmes.
Et puis vint la libération sexuelle. Et madame découvrit que c’était rudement chouette de prêter son corps à un artiste qui savait en jouer, en jouir. Elle le prêtait d’autant plus volontiers qu’on le lui rendait en meilleur état qu’en celui auquel elle l’avait (aban)donné …
Et puis la nouveauté se tassa. La libération s’accentua, porno à la télé, puis sur le web et découverte d’un autre type de sexualité, tendance lourde, qui fit les beaux jours des blagues et vidéos potaches : l’éjac faciale, la tournante, le gang bang et autres facéties dont je n’ai même pas idée, t’as qu’à voir ! Certaines (beaucoup ?) de nanas n’étaient pas très consentantes, mais si elles ne se pliaient pas à ces blagues ou à ces jeux, elles étaient exclues du groupe, traitées de mal baisées réacs.
En même temps, la lutte contre le sexisme se poursuivait dans les pays anglo-saxons, principalement aux USA où, il y a pas mal d’années,  une sécu fut mise en place pour éviter tout malentendu : le monsieur faisait signer à sa partenaire un papier comme quoi leurs imminentes relations sexuelles étaient librement consenties. C’est d’un romantisme ! Espérons qu’on n’en arrivera jamais là.
Aujourd’hui, le petit monde politico-médiatique fait mine de découvrir que les Français sont machos. Je n’ai plus l’âge d’être harcelée par un employeur, d’être une proie pour un taré encore qu’il n’y a pas d’âge pour avoir les jetons quand on est une femme dans certaines circonstances. Je dis simplement que quand  les dirigeants au sens large se décideront à admettre que les femmes ne sont pas qu’un cul —  ou un pied —  ne sont pas non plus qu’une bonniche/potiche mais qu’elles ont un cerveau adapté  et qu’il serait temps de le mettre au service de tous, donc quand les problèmes de parité seront enfin réglés, les pratiques sexuelles de domination seront forcément moins lourdingues, moins violentes et donc  moins criminelles. CQFD.
Je vous signale en passant que la France est en 46ème position — derrière vous n’imaginez même pas quels pays (voir ici)  — en terme de parité, alors j’aimerais qu’on arrête de dire que ce pays est très respectueux des droits des femmes, merde, quoi  !

Texte et dessin © dominique cozette

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Nous sommes tous des présumées victimes

18/05/2011 2 commentaires

Ça tourne en boucle jusqu’à l’écoeurement, cette sombre affaire. Bien sûr que ça serait mieux s’il était innocent, si la jeune femme avait juste menti et que tout rentrait dans l’ordre. Malheureusement au fil des nouvelles distillées par des canaux variés, il semblerait que tout va se compliquer.
Tout se complique d’ores et déjà pour les Portugais et les Grecs, entre autres, victimes innocentes de l’absence du Grand Régulateur, enfin, bon, c’est ce qu’on dit.
Victimes innocentes aussi, les Français qui, comme moi, se réjouissaient d’assister au pot de départ de Sarkozy. Non que je fusse strauss-khanienne, je n’ai jamais ressenti beaucoup de sympathie pour ce bonhomme. Mais rien que le fait qu’il puisse virer Sarkozy du trône me le rendait acceptable. Bon, tant pis, je me console en pensant — s’il est coupable bien sûr — aux ravages qu’un tel président eût fait dans notre vertueuse république, tellement irréprochable et loin de tout soupçon de harcèlement ! Ouf, on l’a échappé belle…

Texte et dessin © dominique cozette

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Les vierges

13/05/2011 un commentaire

Pour l’instant, elles occupent l’agenda de ben Laden, essayant de faire érecter le pauvre homme cyclopéen n’ayant plus qu’un demi-cerveau dans la tête. Mais un autre ailleurs  puisqu’on dit que celui de l’homme se situe dans son sexe (je comprends mieux pourquoi ils veulent tous avoir le plus gros), bref, ces pauvres vierges déniaisées par ce pauvre type qui n’a même pas de téléphone portable ne sont finalement pas trop à plaindre. Une fois leur stage terminé, elles vont être lâchées dans la dure jungle du travail.
Mais elles sont bien armées, le piston du vieux lubrique va marcher à donf auprès de son confrère aux traits tirés et au poil teint, Berluscon. Berluscon, ce qu’il aime, c’est les poupettes appétissantes, gaies et avides. Pas les vierges effarouchées. Elles sont donc d’emblée engagées pour un CDD chez le priapique généreux, on s’amuse, on rigole, on se fait remarquer par des paparazzi, c’est presque la gloire. Suffit plus que de passer entre les draps d’un footeux avant que d’être majeure et la fortune est faite. Le livre est écrit par une équipe de nègres non sélectionnés par un système de quotas abscons, les magazines people et les autres sérieux (pour l’analyse sociomachin du truc) ne causent plus que d’elles, elles tournent dans les télés et les radios, elles deviennent croc-niqueuses dans des émissions qu’on déteste regarder, claquent le beignet d’un petit facho du samedi soir, ou sniffent avec Beigbeider, ou couchent avec Villepine, bref s’arrangent pour être toujours dans l’actu. On ne peut plus se passer d’elles, font des films, écrivent des scénars, traînent dans les places to be, deviennent égéries de sacs à main puis enfin, à la toute fin de leur vie, révèlent qu’elles n’étaient même pas vierges, qu’elles se sont entraînées depuis toutes petites à entrer dans la grande compétition des pouffiasses de la planète afin d’être un jour au top et de réussir leur vie. C’est quand même plus marrant que d’être assistante de prod à Disney Channel, chef de rayon chez Uniqlo, designeuse dans une boîte à Gand ou vigneronne dans le Gard. Non ?

Texte et dessin © dominique cozette

 

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Ah, qu’elle est pas belle, not’ jeunesse !

26/04/2011 Comments off

Notre jeunesse est mal élevée, elle se moque de l’autorité et n’a aucun respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans la pièce, ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais. (Socrate. 2400 av. 1968).
Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être loin. (Un prêtre égyptien. 4000 av. 1968).
Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du coeur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capable de maintenir notre culture. (Inscription découverte sur une poterie d’argile dans les ruines de Babylone, 5000 ans av. 1968). Source Libé.

Moi, je voudrais pas dire, mais notre jeunesse se tient bien mieux aujourd’hui. Collez-leur un écran quelconque (téléphone, ordinateur, tablette, lecteur DVD, télé, console…) et ils sont tranquilles. Filez-leur du blé pour s’acheter leur marque de shoes, ils sont contents. Laissez-les peinards à plusieurs dans leur piaule, ils vous foutent la paix. Rassurez-les sur l’école en leur disant que c’est chiant et que les profs sont nazes, ils jubilent. Et laissez-les pioncer le matin, ils ne seront jamais vénères…

Texte final et peinture ©dominiquecozette.

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Guéant ne tient plus sa langue de bois !

20/04/2011 un commentaire

Comme je n’ai pas eu le temps de vous mitonner un article et qu’un ami FB, Stef Guyader, s’amuse beaucoup à faire parler Claude Guéant de l’intérieur, je vous livre ces aphorismes apocryphes pleins de délicatesse, comme le successeur d’un certain Brice pas nice…en espérant que mes abonnés ne seront pas déçus. S’ils le sont, qu’ils écrivent à l’intéressé, Beau Veau, qu’on l’appelle, j’sais pas pourquoi, je ne lui trouve aucune charme !

 »Il faut reprendre le dialogue, c’est indiscutable. » Claude Guéant.
 »Kennedy c’est pas celui qu’a construit un aéroport à New-York ? » Claude Guéant.
 »Hier, à table, j’ai repris deux fois purée-paupiette. » Claude Guéant
 »Ce matin, j’avais un de ces mal de pied. J’enlève mon mi-bas de contention et là : un oeil-de-perdrix gros comme un oeuf de caille sur le pouce. » Claude Guéant.
 »Si les japonais y avaient construit un mur autour de leur pays ben peut-être que tout ça serait pas arrivé. »
 »Vous balancez un neurone sur de l’uranium 235 mais attention, à toute blinde hein, et paf, vous avez du chauffage nucléaire. » Claude Guéant.
 »Quand j’ai croisé Carla à la buvette de l’Elysée, je lui ai déclaré qu’elle était la plus grande actrice de figuration de tous les temps. » Claude Guéant.
 »Je me suis acheté une chemise saumon clair et une autre vert d’eau. Elles ont une poche sur la poitrine, c’est pratique pour mettre mon stylo 4 couleurs. » Claude Guéant.
 »Je désire adresser mes voeux de bon week-end à tous les internautes UMP. » Claude Guéant.
 »Mon costume marron en laine peignée part pas sur Ebay. Maman me dit que sur les photos on voit les cercles jaunes sous les aisselles. » Claude Guéant.
 »J’aurai tellement aimer inventer les chaussures Mephisto… Quel design ! » Claude Guéant.
 »La seule chose bonne chez Heurtefeux ? Sa femme. » Claude Guéant.
« Mince, aujourd’hui il fait beau. Je vais encore suer comme un cochon. » Claude Guéant.
« Ma femme est une exquise femme d’intérieur. Normal me direz-vous, pour un Ministre de l’Intérieur, hin hin hin. » Claude Guéant.
« Arlette Chabot change de poste, il serait bon qu’elle change aussi sa garde-robe. » Claude Guéant.
« Il y a trop de néo-zélandais en France. » Claude Guéant
 »J’ai passé mon week-end à Center Park. J’ai ramené des mycoses. » Claude Guéant.
 »J’ai mis mes boutons de manchette Mickey ce matin, c’est mon côté teenager. »
 »J’ai le droit d’avoir parmi mes amis Patrick et Isabelle Balkany. Leur gestion de la mairie de Levallois-Perret est exemplaire. » Claude Guéant.
 »J’ai pris des canellonis à midi, j’ai foutu plein de sauce tomate sur ma chemise marron. Ton sur ton c’est joli. »
 »Ce soir, je suis invité chez les Sarkozy au Palais. Je leur apporterai des yaourts pour le dessert, comme dans la pub Yoplait. » Claude Guéant.
« J’apparais en une des Inrockuptibles de cette semaine, n’est-ce pas là la preuve manifeste du lien très étroit et de la complicité que j’entretiens avec la jeunesse française, rock qui plus est ? » Claude Guéant.
 »J’ai ordonné à Météo France d’instaurer un week-end ensoleillé à tous les franciliens. » Claude Guéant.
 »J’ai joué aux dames avec Brice Heurtefeux. Il a eu les pions noirs, il était rouge de rage. » Claude Guéant.
 »Cette nuit, j’ai fait un rêve : j’étais le fils du Maréchal PETAIN. Il me disait « mon petit Claude soit ignoble, soit immonde et puant, tu seras aux premier rang ». Avec ses petites moustaches blanches, qu’est-ce qu’il était… vieux. »
‘Vous auriez l’idée d’appeler votre fille Arlette ? Eh ben, les Chabot l’ont fait. » Claude Guéant.
 »Un maquinetoche ? Pas besoin, mon Olympia mécanique fonctionne très bien. » Claude Guéant.
 »Je ne vais jamais au spectacle voir des humoristes. Tout ce qui relève de l’humour, de la joie ou du rire m’emmerde. » Claude Guéant
 »Vous me donnez un attaché-case, une Laguna et je fais un parfait représentant Rank Xerox. » Claude Guéant
 »Un petit malin se paye ma tête chaque jour sur le réseau social Facebook. Si ça continue, il l’aura pas volé son contrôle fiscal… » Claude Guéant
 »Avant, j’étais plutôt Werther’s Original. Ce qui m’a fait perdre une teinte d’émail. Pour corriger le tir : Denivit et pastilles Vichy. J’aime le blanc, que voulez-vous ! ». Claude Guéant.
‘Pourquoi partir en week-end alors que je peux profiter de la maison et du jardin de Maman à Arcueil ? J’apporte mes dossiers et mes livres de poche. En plus Maman me fait du boudin pommes au four et son délicieux clafoutis à la tomate. » Claude Guéant.
 »Dimanche, j’ai prit le métro pour la première fois. C’est abominable tout ce bruit et l’odeur. » Claude Guéant.
 »A midi, j’ai invité tout le personnel de mon Ministère à déjeuner. J’ai commandé 48 sandwiches Lina’s et 8 bouteilles de Cristalline. Et 48 expressos à la machine à café. Je me suis fait rembourser par le Ministère. » Claude Guéant.

Texte © Stef Guyader. Image de légume art sans auteur déclaré.

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Françoise Giroud et la fumeuse égalité hommes-femmes

31/03/2011 Comments off

Pensez donc ! Nous avons un cerveau, comme les hommes, mais pas de testicules, ce qui semble être la localisation du cran. Ou du courage, si t’aimes mieux.
Alors, comme on n’a pas de courage, c’est normal que les hommes ne nous donnent pas trop de responsabilités, des fois qu’on ne sache qu’en faire. Car qui dit responsabilités, dit esprit d’initiative et sens du commandement. Ce que nous n’avons pas, nous les femmes, sinon ça se saurait. A part quelques hystériques comme Golda Meir, quelques transsexuelles comme Jeanne d’Arc ou quelques travestis comme Indira Ganghi.
C’est donc pour cela que nous sommes vouées aux tâches les moins nobles : enfanter. Elever les enfants. Enseigner. Soigner. Adoucir. Aider.
Bien sûr, comme nous n’avons pas de testicules — Dieu nous en garde, c’est quand même moins joli que des seins — nous n’avons aucune justification à être rémunérées aux même tarifs que les porteurs de pénis. Nous n’avons pas besoin d’amasser toutes ces choses dont on ne sait même pas à quoi elles servent, les actions, les parts de machins, les obligations, ces bidules virtuels qui circulent de marchés en marchés. La Bourse, ça s’appelle, pas l’Ovaire. Vous imaginez les infos : l’Ovaire de New-York est remonté, l’Ovaire de Londres frissonne, le cours de l’Ovaire reste stable…
Et puisqu’on est une femme,  qu’on n’a pas de testicules avec du cran dedans, on ne peut pas aller casser la gueule à ceux qui en ont pour rétablir une sorte d’équilibre. Donc ceux-là n’ont pas peur de nous, ils savent qu’ils ne risquent rien à continuer à nous flouer.
Françoise Giroud, qui n’avait pas de testicules, avait du cran. Elle le stockait dans un utricule, réticule  ou autre contenant porté à l’extérieur du corps. Elle affirmait que l’égalité serait atteinte quand on nommerait des femmes incompétentes à des postes de responsabilité.
Françoise n’a pas vécu assez longtemps pour vérifier le mal-fondé de sa sincère déclaration. Car l’histoire est sournoise. Et des Alliot-Marie, des Roselyne Bachelot, des Rachida Dati, des Sarah Paulin ailleurs, des François Coppé, des Frédéric Lefèvre, ah flûte non, erreur,  ont (ou ont eu) des postes à responsabilités. Elles portent leur faux cran dans des erzatz de testicules siglés Herpès et Vuittoni. Oui, oui, je vous jure.
Alors maintenant que les femmes peuvent porter leur cran au creux du coude, peut-on dire que l’égalité est atteinte ? Ah bé, non, dis-donc toi ! Comme tu y vas ! S’il suffisait aux femmes d’être aussi médiocres que les possesseurs d’épididyme pour arriver aux strates supérieures des hiérarchies, ça se saurait !
C’est que  les hommes, qui ont du cran dans les testicules, ont érigé le plafond de verre pour les protéger de cette masse gluante de femmes qui veut leur piquer la place.
Les hommes, en plus des testicules, ont une poudre magique qu’on appelle  solidarité masculine qui leur permet, hop,de traverser le miroir. Les femmes, non, elles se cognent, elles se blessent, elles retombent, bon, parfois on en laisse rentrer une pour faire croire que « les femmes aussi », mais pas plus, hein, putain ! Il ferait beau voir…
Alors moi je dis qu’on aura atteint l’égalité quand on nommera des femmes avec un pénis à des postes de responsabilité. Je peux être sûre que ça n’arrivera jamais !

Texte et dessin © dominiquecozette

 

 

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