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Archives pour 07/2020

Les Fessebouqueries #506

25/07/2020 Comments off

C’est une petite semaine avec des petites actualités, du moins celles égratignées par mes fournisseurs/euses mais quand les vacances montrent le bout de leur nez pelé, faut-il leur en vouloir de peler Mickey encore et encore sur le port du masque présumé (in)utile mais quand même moins chouette que celui de Saint-Tropez, sur le viol présumé d’un politique chef des flics mais avoué donc à moitié présumé ?, sur les flèches présumées indispensables d’un président présumé le plus puissant du monde à propos d’un virus présumé absolument hyper méga chiant dans la perspective de nos de vacances, justement, qu’on aurait voulues plus accessibles aux gouttelettes corporelles des autres lors d’étreintes collées-serrées sur le sable blanc des plages polluées de trucs en plastique… C’est comme ça, alors bon week-end à toustes
- GD : Je propose une minute de silence pour tous les arbres qui ont fini en nouveau livre de Nicolas Sarkozy.
- PR : Trump est un véritable informateur. Dès qu’il dit quelque chose, il faut convenir que l’inverse est vrai. Trump dit que le covid va bientôt disparaître et que les masques ne servent à rien. Vous êtes prévenus.
- EDM : Je suis féministe. (Eric Dupont-Moretti)
- OVH : Foxie, ma délicieuse petite chienne quand on lui sert ses croquettes, est comme De Funès dans la Folie des grandeurs : elle les écoute tomber dans sa gamelle et elle dit : « Il en manque une ! » Faut pas lui en raconter.
- RR : Si tu devais demander un service à Darmanin ou manger des vers de terre au pistou, tu choisirais quel vin pour accompagner ce plat ?
- LC : Mon cousin il fait rien de sa vie, c’est hallucinant, j’ai envie de lui dire vas-y, bouge toi, trouve un boulot, une formation, quelque chose ! mais y a toujours quelqu’un de la famille pour justifier son comportement genre « lâche-le un peu, il n’a que 2 ans »
- PI : Je rentre d’un reportage dans un Ehpad. Je leur demande si les résidents n’ont pas été trop stressés par la période récente. Réponse : « Y en a deux ou trois, on leur a coupé BFM, on leur a mis ARTE. »
- GD : C’est dingue tout ce qu’on « ne peut pas demander au contribuable de financer » quand il s’agit de santé, d’entraide et de bien-être.
- DA : Le prochain péquenaud qui entre dans mon cinéma d’Art et Essai demander « si on y diffuse aussi des VRAIS films » je l’attache à un fauteuil les yeux écarquillés de force façon Orange Mécanique devant l’intégrale des films d’Isabelle Huppert, ça risque de lui faire tout drôle.
- CO : « Un ministre », en off, interrogé par l’AFP au sujet de Darmanin: « Si tous les mecs qui se sont mal comportés avec les filles ne peuvent plus accéder à des responsabilités, on va avoir un problème »
- LG : vous préférez des masques gratuits ou un ministre accusé de viol ?
- CC : Hum je peux donner des noms de mecs compétents et intelligents et qui ne se sont jamais comportés comme des babouins avec les filles. Mais effectivement peut-être pas dans l’entourage de Macron où apparemment sans chantage tu n’arrives pas à choper.
- EN : « Jeff Bezos a gagné 13 milliards de dollars en une seule journée ». Je n’ achète et n’ achèterai jamais chez Amazon… Pourquoi donnerais-je mon argent à l’ homme le plus riche du monde…!?
- LG : Une dernière petite remarque sur les masques gratuits : en Macronie, la dépense publique est toujours financée par les pauvres. Donc autant laisser directement les pauvres payer leurs masques, au moins ils ne payeront pas ceux des riches.
- CT : Je me suis fait un claquage en ramassant des mauvaises herbes. C’est vous dire ma condition physique!!!!
- PI : J’avoue qu’avec le masque, la barbe qui sert à cacher qu’on est moches devient peut-être un peu inutile.
- PI : Bon, les gens en ville, vous en êtes où de votre projet d’acquisition de maison avec jardin, forêt et lac privatif mais terrain piscinable avec la fibre, un centre de santé pas loin, une bonne école et au moins un supermarché pas loin pour plus de résilience suite au confinement ?
- XX : Taille de la jupe, couleur des collants, coupes de cheveux : une note de service de la Préfecture IDF détaillant la façon dont doivent s’habiller les policières agacent ces dernières qui rétorquent « nous ne sommes pas des hôtesses de l’air ».
- HI : Les gens qui disent que c’est violent la façon dont sont tués les moutons pendant la fête de l’Aid, ils parlent comme si le bœuf dans leur Big Mac a eu une anesthésie générale et un massage de Ronald McDonald en personne avant de finir entouré d’oignons.
- JV : Ma mère : « tu voudras des côtelettes d’agneau ce soir ? » — Moi : « Bah non je mange pas de viande » — Elle : « Mais même pas des côtelettes d’agneau ? »
- CC : La fraude fiscale ? Faute d’agents du fisc (y a trop de fonctionnaires feignasses en France) les montants recouvrés sont en fait de plus en plus faibles.
- CC : Alerte info, Balkany ne va pas tarder à faire une rechute. C’est fou comme la santé peut jouer au yoyo.
- NMB : Je propose que tous ceux qui refusent de porter leur masque soient intubés par le fion quand ils seront en réa.
- LG : Quelque part, beaucoup trop de gens ont beaucoup trop bien vécu le confinement, il me semble.
- NA : Mars : Les enfants sont des bombes à virus. Avril : Les enfants portent très peu le virus . Mai : Les enfants sont immunisés. Juin : Un contact avec un enfant soigne un malade.  Juillet : Vaccinations à base d’extraits d’enfants.
- VM : Je viens de faire le ménage. L’un de mes murs s’est révélé être une baie vitrée
- NP : Balkany de nouveau mis en examen. Du coup il est retombé malade. Très très très malade. Oh là là qu’est-ce qu’il est malade. Presque mort même.
- PI : Je vois des ports du masque évoluer en une journée, de correctement porté le matin à sous le menton vers 17h.  Je me demande si c’est pas trop gênant pour marcher quand il est sous la voûte plantaire vers 23h.
- JB : Je préférais quand même le monde d’après tel qu’on l’imaginait avant.
- CC : je gloute une soupe au fromage, en peignoir sainté’ devant la ville mouillée, une légère mélancolie au cœur, poils aux jambes et dans la main, il ne me manque plus qu’à payer l’ISF et je peux intégrer le casting du prochain Houellebecq

NOTA :  Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » ou toute une vie de ratages, la mienne est commandable chez votre libraire (distribution Hachette).

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Pauline Dubuisson au microscope

20/07/2020 Comments off

Qui n’a pas vu la Vérité de Clouzot avec la magnifique BB se débattant contre les juges et la société ? Mais Pauline Dubuisson n’avait pas grand chose à voir avec Dominique, l’héroïne du film, superficielle, fêtarde, cynique. Philippe Jaenada, pour écrire La Petite femelle, a écumé tout ce qu’il pouvait trouver sur le sujet.  C’est un pavé. Un réjouissant pavé.Il a tout revu, relu, interrogé des survivants, retrouvé la vie de gens qui l’avait côtoyée. Il a pratiquement autopsié la sphère dans laquelle s’est débattue cette jeune femme. Beaucoup de livres ont relaté sa vie mais à travers le prisme de la « justice » injustement représentée par trois hommes hargneux, réacs et misogynes (dont Me Floriot qui se venge sur elle d’avoir été trop coulant avec une meurtrière précédente) et les journalistes qui suivent aveuglément ces phallocrates qui négligent d’évoquer la moindre piste pouvant alimenter quelque circonstance atténuante.
Pauline Dubuisson n’a pas de soeur (exit Marie-José Nat) et ne passe pas ses soirées à bringuer avec les mecs de St Germain des Prés. Elle a été élevée à la dure par un père qui trouvait ses trois fils mollassons. Il lui a appris surtout de ne jamais montrer ses sentiments ce qui aura une énorme incidence lors du procès où on la traite d’insensible. Elle est très intelligente et travaille si bien qu’elle s’ennuie à l’école. Son adolescence se passe pendant la guerre de 40 et son père, qui ne parle pas allemand, l’envoie chez l’occupant. Comme elle est précoce et belle, elle tombe sous le charme de l’un d’eux. Donc elle couche très jeune et, scandale, avec l’ennemi. Elle sera tondue à la libération et tellement humiliée qu’elle s’installera loin de chez elle, à Lyon. (Elle est de Malo dans le Nord).
Elle s’inscrit en médecine à Lille et c’est là qu’elle rencontre Félix, un très beau et très gentil puceau. Forcément, il en pince plus que de raison pour cette créature qui a très mauvaise réputation mais avec qui il s’envoie en l’air avec passion. Il veut même l’épouser.
Quant à sa mort, c’est comme dans le film : elle voulait se suicider devant lui car il ne voulait plus d’elle (il s’était fiancé à une jolie oie blanche et le mariage devait suivre) mais il a voulu l’en empêcher et a pris la balle. Et deux autres. C’est sa version à elle. Jeanada rejoue la scène avec sa femme dans le tout petit espace de la chambrette et conclue qu’il est impossible qu’elle ait voulu le tuer.
Même si on connaît l’histoire, Jaenada recrée le suspense avec ceux qui s’acharnent sur Pauline, qui ne lâchent rien, qui veulent sa tête (la peine de mort existe encore). L’écrivain a réussi à nous dire TOUT ce qu’il y a à savoir sur elle et c’est impressionnant le nombre de témoignages qu’une enquête peut déterrer. Des petites choses sans importances, des gens à peine croisés, des objets achetés, donnés, jetés, tout est retrouvé et décrypté.
Mais le plus beau, dans cet énorme récit, c’est le flot de digressions qu’aime faire l’auteur, soit pour placer un trait d’esprit, soit pour citer un exemple personnel se rapportant à l’histoire, soit pour creuser le portrait d’un personnage qui lui tient à cœur, notamment les prisonnières amies avec Pauline dont il va narrer longuement les exploits les ayant envoyées en prison. C’est plaisant. Parfois, il arrive à entremêler plusieurs parenthèses, jusqu’à trois, comme des poupées russes se renfermant les unes dans les autres. Il nous montre aussi comment le film de Clouzot (très à charge) a détruit la vie d’après de Pauline d’une manière irréparable. Dans ses fameuses digressions, on apprend que Hugues Auffray devait jouer le rôle de Sami Frey mais qu’il a lâché après trois jour de tournage, écœuré par la violence de Clouzot.
C’est un livre absolument remarquable, une belle histoire des mœurs de cette époque où les femmes libres — celles qui refusaient de se marier pour s’occuper d’un bonhomme — étaient livrées à la vindicte populaire.

La Petite femelle de Philippe Jaenada, 2015. Aux éditions Points, 738 pages, (avec photos à la fin), 9,10 €.
NB : L’édition de poche possède un post-scriptum dévoilant quelques précisions importantes reçues à l’issue de la première édition.

Texte © dominique cozette

 

 

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #505 (sponsorisées par Pijot)

18/07/2020 Comments off

On a vu défiler toutes sortes de choses la semaine passée. Insensées. Des présidents qui ont dit qu’ils avaient fait ce qu’ils avaient dit qu’ils feraient, des présidents, les mêmes peut-être, qui soutiennent ceuss qui échangent des bites en coin contre des sévices rendus, des ministres chefs de peau lisse qui ont une présomption, c’est nouveau ça , la présomption ministérielle, des ministres qui ont déjà la grosse tête avant que de recevoir leur maroquin (il va falloir me changer ce nom !), je n’en crois pas mes buzz mais on me dit que ce n’est qu’une masque à rades, j’aime mieux ça car franchement Marianne me fait de la peine avec ces drôles de loustics qui bouffent du homard sans aimer ça ! Sur ce, bons week-end / vacances, dear friends et arrêtez de postillonner, de bisouter, de lécher des pommes ! Amusez bien quand même…

- LCA : Ma mère : « En fait, Darmanin c’est le Tariq Ramadan des « blancs » ». Finalement, elle a bien résumé l’animal !
- OVH : On se plaint que Roselyne Bachelot soit ministre de la culture. On a tort. On pourrait avoir Jack Lang.
- JLL : Ce défilé du 14 juillet m’a rassuré. Je sais qu’en cas de conflit, on a les meilleurs joueurs de trompette du monde !
- OV : Ce matin au petit déjeuner j’ai découvert que ma belle-mère n’avait que du beurre doux. Heureusement il restait de la place dans le train de 7h45 pour Paris.
- HM : Je dis pas que je suis épuisée, mais quand j’ai aperçu mon reflet dans le miroir tout à l’heure, je me suis retrouvée face à Michel Blanc.
- MM : Il faut deux semaines pour rendre le masque obligatoire dans les lieux publics clos ??? 2 semaines ?!?! Je ne comprends pas ce qui pourrait expliquer ce délai.
- FT : Ôtez-moi d’un doute: tous ces gens au garde-à-vous devant un président omnipotent avant une entrevue écrite d’avance face à des courtisans professionnels, c’est bien le rétablissement de la Monarchie qu’on fête aujourd’hui ?
- ES : L’occasion de rappeler que la France est un des rares pays à organiser un défilé militaire, comme d’autres nations sympathiques comme la Chine, la Russie, la Corée du Nord ou la Turquie…
- NP : Est-ce que les gens qui ne mettent pas de masques dans les lieux clos parce qu’il n’y a pas de loi qui les y oblige savent qu’il n’y a pas non plus de loi qui les oblige à respirer ? Je dis ça, je dis rien…
- CEMT : Macron souhaite rendre le masque obligatoire dans les lieux publics clos, enfin il le souhaite, peut-être, s’il fait beau, éventuellement, dans deux semaines, si ça dérange personne.
- PI : Ça valait peut-être le coup de préciser « sur le visage, pas dans le sac » après « port du masque ».
- SC : J’aimerais bien être un mec des fois. Découvrir où sont rangées les petites cuillères après 10 ans à vivre dans la même maison, qu’il y a un placard à chaussures, qu’on a une cafetière, quelle source d’émerveillement quotidien ça semble être !
- FIA : Macron parle de « modération salariale » pour ces entreprises qui proposent à leurs salariés une baisse de salaire de 20 % face à la menace du licenciement. C’est pratique cette vision euphémisante des choses. 20 % de baisse de salaire, c’est 4 jours de travail/mois gratuits.
- PE : De l’influence de Bigard sur Macron : « la réforme ne peut pas se faire comme elle est emmanchée ». J’avais pas l’image, alors on sait par quel geste il a accompagné sa phrase?
- MK : Pourquoi attendre le 1er août ? ça masque quelque chose, tout ça…
- ET : A l’allure où ça va, le tube de l’été va être celui d’un respirateur…
- AA : Globalement, les gens sont plus beaux avec un masque. Ce qui devrait nous inciter à militer pour le port de la burqa pour tous. Si on veut un monde plus beau, bien entendu. Sinon on continue de se promener avec nos gueules de tromblon, y a pas souci.
- NP : Et moi une fois j’ai vu quelqu’un qui portait sa ceinture de sécurité dans sa voiture alors qu’il était tout seul sur la route…. Quel con…
- NDF : Je n’arrête pas de glousser depuis que j’ai appris que le surnom de Didier Raoult était Chloroquine Dundee.
- DB : On aura les noms de ceux qui signent la pétition contre le port du masque ? C’est pour une amie… qui s’occupe des entrée en service Réa…
- BR : Macron soutient Darmanin. Il était important que nous le sussions.
- AR : Il faudrait quand même que je songe à me mettre en couple un jour. Je ne peux décemment pas rester éternellement heureuse à ce point…
- NMB : Comme vous faites tout pour qu’on soit reconfiné à la rentrée, je vous remercie de bien vouloir prévoir un rendez-vous chez le coiffeur fin août pour éviter de nous bassiner tout l’automne avec vos coupes de Pakistanais ou vos racines apparentes. Cordialement.
- AA : J’entends à l’instant sur France Culture que la Mayenne est un département breton. On est train de grapiller toute la France. Doucement mais sûrement.
- MK : Retour du De Rugy : Homard m’a toujours pas tuer ! (hélas)
- PR : Si on ne peut plus rendre des services marchands aux filles avec qui l’on couche, ça va tout de suite limiter la relance de la reconstruction de la croissance de l’économie du libéralisme libre, hein !
- VG : Les ministres non masqués expliquent aux préfets masqués comment ils vont devoir faire respecter le port du masque la semaine prochaine.
- ML : De Rugy, c’était il y a un an jour pour jour. Être soupçonné de viol est moins grave qu’être soupçonné d’avoir bouffé du homard !
PI : C’est rigolo un homme politique, c’est un type payé 10 000 balles pour s’exprimer toute l’année sur des sujets qu’il ne maîtrise pas, sans jamais engager sa responsabilité, qui t’explique que t’es un salaud de le contredire anonymement pour pas perdre ton boulot à 1500 balles.
- RP : Un fabricant de glaces danois haut de gamme renonce au nom «esquimau», jugé offensant envers les peuples autochtones de l’Arctique. Réunion de crise chez Gervais pour parler du petit-suisse.
- DC : On n’aura plus le droit de sucer les Esquimaux. Heureusement, il nous reste les Inuits.
- JO : Le plus faible ici, c’est le ministre de tous les flics de France qui s’est servi de son statut de maire pour demander des faveurs sexuelles ? Que je comprenne bien la taille du crachat qu’on vient de se prendre dans la gueule.
- RDB : Après « je déteste le caviar » on devrait pas tarder à avoir « je suis allergique à la chatte ».
- TR : J’ai envie de tagger partout : 2 heures de masque ou 4 semaines de tube…
- GD (Gérald Darmanin) : « Je ne souhaite même pas à mon pire ennemi d’être victime de la chasse à l’homme dont je fais l’objet »
- CC : Je ne souhaite pas à ma pire ennemie de devoir subir un assaut dégueulasse d’un mec comme toi pour se sortir de la merde.
- PI : FRED : Bonjour je voudrais changer de prénom. AGENT ÉTAT CIVIL : Pourquoi ? FRED : Because first I was a Fred I was petrified. AGENT ÉTAT CIVIL : Accordé.
- PS : Nomination de G. Darmanin : « La présomption d’innocence n’est nullement mise en cause, puisque les avocats de Gérald Darmanin reconnaissent les faits : des relations sexuelles contre une promesse de passe-droit »
- CV : Je me demandais tout à l’heure quel était le contraire du panache. J’ai trouvé ! C’est Muriel Pénicaud !
- RDB : « François Fillon au plus mal : c’est « un homme brisé ». Ça c’est depuis qu’il a rendu l’argent, qu’il est allé en prison et que son épouse a dû trouver un vrai travail.
- GD : Notons cette constante presque rassurante dans le chaos du monde : où que vous soyez, quelqu’un perce des trucs dans des murs, à côté, le week-end.
- LA : Pau : un homme soupçonné de viol et tentative de viol a été mis en examen et écroué. Paris : un homme soupçonné de viol et abus de pouvoir a été nommé ministre de l’intérieur.
- NP : Recevoir un représentant des chasseurs pour parler protection de la biodiversité c’est un peu comme recevoir un représentant des automobilistes pour parler aménagements de pistes cyclables.
- CS (Claude Sarraute) : Je pense à Xavier Dupont de Ligonnès qui se promène tranquillou, dûment masqué, depuis la fin du confinement.

NOTA :  Si vous aimez l’esprit des Fessebouqueries, vous êtes sur le point d’apprécier mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » ou toute une vie de ratages, la mienne. Voir ce qu’il raconte sur mon blog ici. A commander chez votre libraire (distribution Hachette).

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Mais qu’est-ce que raconte ce livre ?

13/07/2020 Comments off

Le plus difficile n’est pas d’écrire un livre.
Le plus difficile est de trouver un éditeur. Mais ce n’est pas encore le plus difficile. Quoique.
Le plus difficile, c’est que le livre soit enfin publié.
Le livre publié, on se dit youpiiiii, génial, quel kif et on danse la carmagnole avec une bouteille de prosecco dans chaque main, faisant ruisseler le nectar italien dans des verres à moutarde où restent quelques traces de colle avec ses voisins de palier en pensant que bientôt, ce sera du Krug Grande Cuvée servi dans des flûtes en cristal lors d’un prix fêté par le tout-people dans une célèbre brasserie germanopratine qui abrita les amours de Juliette et de Miles.
Là, on se fourvoie dans les grandes largeurs. Avant tout cela, des obstacles insensés autant qu’inattendus se seront dressés sur la route de notre succès : Rachat d’édition, grèves d’imprimeurs, faiblesse du service de presse, mauvaise timing, faillite…  ou même mépris total pour la personne en question.
Beaucoup de ces avatars se sont produits tout au long de ma vie artistico-professionnelle au gré des domaines qui s’ouvraient à moi telles de prometteuses fleurs non cultivées industriellement par de pauvres esclaves kénians, au fil d’incroyables opportunités qui, accortes filles de joie, exhibaient sans retenue leurs beaux avantages et leurs superbes arrièretages, me faisant baver de concupiscence. Mais lorsqu’il s’agissait de concrétiser, balpeau. Ces salopes me montraient leurs fesses qui s’avéraient encore plus plates que la platitude de la terre imaginée par Trump puis, avant que de disparaître dans un éclat de rire démoniaque, m’adressaient une grimace cauchemardesque dévoilant une (dé)rangée de dents dont n’aurait même pas rêvé Oedipe pour couper son encombrant cordon ombilical.
Et lorsque sonne l’heure des bilans, ding dingue dong, on réalise qu’en fait, le plus difficile du plus difficile, c’est de posséder une chose rarissime et précieusissime : la chance. Le pot, la baraka, le cul bordé de nouilles, la veine de cocu, enfin tout ce que vous voulez. Sans cet ingrédient qu’a négligé de vous doter la petite fée penchée sur votre berceau décue de la pauvre image que vous lui renvoyiez (une petite loque hurleuse et violacée) vous n’y arriverez pas. Tout le reste, c’est de la littérature. Si je puis dire !
Voici donc, ici contés, la farandole des multiples ratages que je me suis tapés, super looseuse que je suis ! Spécialiste du chou blanc. Collectionneuse de fiascos. Diva de la déroute. Chopeuse de déboires. Professionnelle du râteau. Cueilleuse de gamelles. Perverse du revers. Cuiseuse de défaite. Preneuse de vestes. Rateuse de coche. Diplômée ès projets qui foirent, qui loupent, qui pètent, qui se ramassent, qui finissent en eau de boudin, qui font long feu, qui blackboulent. Oui, c’est  tout moi. Jobarde racoleuse de déveine, aguicheuse de scoumoune. Engluée dans le mébol, la guigne, la malédiction. Bac plus dix de la vicissitude. Du manque de pot, de chou, de veine, de cul, de bol. Qui pète dans la poisse, qui porte le mauvais œil. Appelez-moi Waterloo, Trafalgar et Bérésina réunis. WTB.

Pourtant, tout commence bien, à Salut les Copains, un beau jour de printemps, sous l’œil velouté de Daniel dans la cabine un peu pourrie d’où jailliront d’invraisemblables et immarcescibles carrières sur lesquelles personne n’aurait misé un kopek, d’autant que les Russes n’étaient pas, dans ce temps là, les bienvenus sur le perron de l’Elysée.

La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés par Dominique Cozette. 2020 aux éditions Chum. 294 pages. 19,50 €.

A commander chez votre libraire préféré.
Note aux flemmards : plutôt que d’engraisser Amazon, le site www.chumeditions.com se fera un plaisir de vous l’envoyer dans les plus brefs délais.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #504

11/07/2020 Comments off


Dans cette actualité aussi touffue que les cheveux de l’une et la barbe de l’autre, ne m’en veuillez pas si j’en ai laissé passer de croustillantes / poilantes à cause d’une panne de web. Et comme je n’ai pas plus de poil dans la main que d’idées malveillantes sur ce qui se passe tout là-haut, j’ai velu vous faire ça au p’tit poil bien dru, bref j’ai fait ce que j’ai poux sans crier chauve qui peut, tout en démêlant le vrai du fourchu. A part ça, qu’est-ce scalpuent, ces nominations! Ça en a défrisé plus d’un.e ! Bon week-end à tous et forget tous ces sujets rasoirs !

- GB : In French we don’t say « République bananière » mais « président qui aide un ancien président multi mis en examen et bientôt jugé à placer 2 de ses proches à la tête de la police et de la Justice » and I think : venez pas pleurer ensuite sur les scores élevés de l’abstention.
- OVH : J’ai un peu l’impression en ce moment que ceux qui devaient nous ruisseler dessus sont plutôt ceux qui nous pissent à la raie.
- PI : Aussi bien en ce moment Castex est en train de dire à son équipe « putain je viens de voir les réactions sur twitter vous auriez pu me prévenir pour Darmanin sérieux j’ai l’air de quoi moi. »
- NP : Tout n’est pas perdu pour Manuel Valls. Il n’aura peut être pas le poste premier ministre mais il lui reste encore un espoir pour celui de dernier ministre.
- FA : Roselyne Bachelot, le masque sans la plume.
- ES : Audrey Pulvar déléguée à l’agriculture. À ceux qui se disent WTF, je rappelle quand même que Paris est la seule capitale avec un Champ de Mars et des Champs Elysées. Et que vu le nombre de touristes qui y affluent, ces endroits regorgent de blé.
- MK : Dard malin à l’extérieur, il devient patron de l’intérieur. C’est un problème…
- JL : La promesse d’Emmanuel Macron de transmettre sans filtre les 146 mesures de la Convention citoyenne semble déjà loin.
- CC : Le maire de Séoul vient d’être retrouvé mort. Il se serait suicidé. Une femme venait de déposer plainte pour harcèlement sexuel. Je vous laisse méditer quant à la qualité morale de notre classe politique.
- RR : Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un masque et ceux qui creusent leur tombe.
- PI : T’es vieux si t’as connu l’époque où l’apéro c’était un verre ou deux avant le repas. T’es jeune si l’apéro c’est boire en mangeant des chips, des bouts de carottes et du guacamole en étant bourré à 21h30.
NP : Je ne suis pas du genre complotiste, donc je ne dirais pas que Trump et Bolsonaro sont en fait une seule et même personne. Par contre je suis à peu près sûr qu’ils se partagent le même cerveau, et qu’un cerveau pour deux c’est pas assez.
- JT : En hommage à Édouard Philippe, je propose qu’on mette tous du Kiri sur notre barbe ce soir à 20h.
- DA : Bon bah pour entendre Roselyne Bachelot raconter l’histoire des deux putes dans un ascenseur aux Grosses Têtes à la rentrée, je crois que c’est mort.
- TL : Roselyne Bachelot vient de commander 1 milliard de rouleaux de toile de lin.
- DT : On vit dans un pays où deviennent ministres : —  Une chroniqueuse des « grosses têtes » — Un mec accusé de viol. — Un mec soupçonné de détournement de fonds publics — L’avocat de Balkany. Cette époque est formidable
- JB : Monsieur et madame RENDS-LARGENT ont un fils, comment l’appellent-ils ? Réponse : François Fillon.
- NO : Faut faire gaffe, aujourd’hui, n’importe quelle meuf peut accuser un mec d’agression sexuelle sans preuve ni rien, juste pour le pousser à réussir en politique.
- CC : Maintenant que mes contacts Facebook du monde de la culture ont bien fait gneugneugneu sur Roselyne Bachelot, est-ce-qu’on peut parler du vrai problème actuel étouffé par les tribulations politiques : le port du string noir sous un pantalon en lin blanc.
- ES : En manque d’inspiration, le poète fit appel à un souffleur de vers.
- ES : Désormais, pensez à écrire Emmanuel Macron en italique tellement il penche à droite.
- SR : En tout cas, quand je vois comment j’ai sauvé mon téléphone en le trempant dans le riz, je vois vraiment pas pourquoi personne n’a pensé à faire la même chose avec Claude François…
- NMB : Ils reparlent de la réforme des retraites, d’une nouvelle vague de Covid, d’une crise économique, des moustiques tigres et de la canicule… En fait, le monde d’après, c’est pareil que le monde d’avant, mais avec Jean Castex
- RDB : C’est pratique les appels à la prudence, ça ne coûte rien, ça n’engage à rien, et ça permet de se dédouaner de toute responsabilité en accusant ensuite le comportement des gens.
- FT : MM Castex et Véran, où peut-on se procurer vos modes de protection contre la Covid19? Parce que de notre côté, au bureau, on en est encore à respecter les distances en salle de réunions et porter des masques si besoin. Une histoire de gestes barrières il me semble
- OVH : Eric Dupond-Moretti ne crache décidément sur aucune cause ingrate.
- JS : Ca commence à me gonfler ce storytelling autour des “racines” populaires ou étrangères des ministres. Un gros con avec des parents étrangers reste un gros con. Un salaud avec des parents ouvriers reste un salaud.
- RDB : Oh, c’est mignon ils ont mis un costard-cravate à un enfant et ils l’ont mis porte-parole du gouvernement !
- CC : Tout le monde croit que je prends de la cocaïne mais je vous rassure, je suis allée courir dans les bois et j’ai un moucheron coincé dans la narine gauche depuis deux heures.
- DT : Passation de pouvoirs Place Vendôme, où le nouveau Ministre de la Justice ne fait pas un discours d’intronisation mais une plaidoirie : la France, tu l’aimes et tu l’acquittes.
- HM : Au rythme où ça va, dans deux ans, on aura Xavier Dupont de Ligonnès à l’Élysée et on en sera même pas surpris.
- ALD : Plus intéressant serait de connaître les noms de ceux qui ont vraiment refusé un portefeuille.
- CM : Reportage sur touristes arrivés sur la Côte d’Azur, faisant leur marché sans masque ni gel ni rien : « Vous n’avez pas peur ? » leur réponse : « non c’est les vacances, on verra à la rentrée »…. Je ne savais pas qu’on pouvait être aussi con.
- CC : On peut être féministe ET poilue. On peut être féministe ET épilée. On peut être féministe ET douce. On peut être féministe ET violente. On peut être féministe ET conne. On peut être féministe ET intelligente. On ne peut pas être féministe MAIS
- GB : Vous accepteriez un ministre sous enquête financière PROMU au budget ? Ou sous soupçon d’erreur médicale à la santé ? Alors pourquoi l’accepter à la tête de l’institution qui recueille justement les plaintes des femmes victimes ? Sans même toucher à la présomption d’innocence.
- CC : Perpignan, je ne sais pas si la délinquance tremble et si l’économie se porte mieux, mais pour l’extrême-droite, c’est une excellente opération : à peine élu maire, Louis Aliot fait voter l’augmentation de son indemnité.
- NP : 1er conseil municipal, Louis Aliot s’augmente… En fait le vrai slogan du RN, c’est pas « Les français d’abord », leur vrai slogan c’est « Moi d’abord »…

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Les Fessebouqueries #503

04/07/2020 Comments off

J’aurais pu aussi vous montrer la trombine de Castex avec son petit toupet, la tronche à Macron avec son petit toupet, la binette à Poutou avec son petit toupet, la gueule de Philippe avec son ex-petit toupet  ou encore la gueule de Fillon avec son énorme toupet que l’appellerais plutôt culot, ou la tronche de sa meuf pour illustrer cette semaine de chaises musicales au sein des mairies et du gouvernement mais bof. Bof, bof. Je préfère cette bouille de suceuse avide de glaces qui d’ailleurs ne suce pas que de la glace mais aussi du Sancerre selon mes sources, c’est plus sensuel, non ? Car les vacances, c’est d’abord une glace qui dégouline partout et même que ça fait hurler les papas qui viennent de se payer une SUV en promo et dont les enfants n’ont pas encore assez de seins pour épargner la banquette arrière. Alors ? Hé bien, bon week-end à une, deux ou trois boules, dear friends …

- AR : C‘est tellement bien d‘avoir des seins… Du coup, on ne s‘en met pas plein les chaussures quand on mange une glace au soleil.
- JS : La question qui agite désormais toutes les rédactions est de savoir si Philippe Poutou démissionnera de son poste de conseiller municipal à Bordeaux lorsqu’il sera élu président en 2022.
- FIA : Bordeaux va lâcher les carrés Hermès pour des totebags en chanvre est c’est beau.
- MK : L’abstention est-elle une extinction de voix ?
- FIA : Putain on va avoir une piste cyclable géante pour faire Paris > Lyon >Bordeaux
- BM : Tous ces braves citoyens qui ne trouvent pas 10 minutes pour aller voter mais qui vont faire chier leur maire dès qu’ils rencontrent un problème de sécurité, de logement, de propreté, de circulation ou de voirie .
- XX : Mes condoléances, les Lyonnais. L’avantage c’est qu’en septembre, il y aura plein de nouvelles activités à la MJC, potagers biodynamiques, peinture des bâtiments publics au faux sang, fresques « ACAB » sur le mobilier urbain, happening anti nucléaire, anti vax. De quoi bien s’amuser.
- FIA : C’est quand même con de s’appeler En marche et de la rater aussi souvent.
- AN : Très mauvaise soirée pour LREM qui se heurte au plafond de Verts.
- LU : Il faudrait peut être créer un Parti Abstentionniste. Un parti sans ambitions politiques si ce n’est de représenter les gens qui ne veulent plus participer à cette mascarade.
- FIA : Histoire de LaREM à Paris : de la branlette à la branlée.
- OB : Dire que je déménage dans 15 jours à Aix-en-Provence. Quand je vois le bronzage d’Edouard Philippe, je me demande si je n’aurais pas mieux fait d’aller au Havre.
- FIA : Griveaux le décaloté, Buzyn la déculottée.
- ES : Pour les Verts, la fête des maires. Pour En Marche, l’amère défaite.
- PAG : Dati dégagée, Fillon coupable, du vert partout, quel beau lundi à part à Perpignan où le temps est à l’orage pour six ans.
- MK : Bon, on célèbre avec raison les maires verts. Mais les pervers, on en fait quoi ?
- CM : Help ! Aidez-moi ! Il y a des agacés de la réélection d’Anne Hidalgo. Mais quand je dis : Alors Dati ? Buzyn ? … Silence. Why ?
- DC : Pénélope écope de trois ans avec sourcils…
- CM : Philippe Poutou conseiller municipal à Bordeaux. Agnès Buzyn même pas au conseil de Paris.
- DC : Fillon, le repris de justesse.
- LDP : Bon, ça va être le moment d’expliquer aux gens qu’ EELV, c’est François Hollande déguisé en Cetelem.
- MK : A devoir s’expliquer sur sa gestion du Covid, c’est peut dire que la Bousin en chie.
- RR : Cessez vos polémiques. Les vers auront raison de nous tous.
- CEMT : Agnès Buzyn : « J’en profite pour signaler que je suis à la recherche d’un emploi, je suis capable de tout foirer dans à peu près n’importe quel domaine. »
- NP : C’est quand même triste le destin de LREM : à peine 4 ans et déjà bouffée par les Verts.
- JSTP : J’ai vu passer des commentaires disant que 5 ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et sans mandat de dépôt pour avoir piqué un million d’euro dans la caisse en étant député puis 1er ministre, c’était sévère. J’en ai parlé à tous les détenus de France, qu’est-ce qu’on a ri.
- MK : Dieudonné va moins aboyer : il n’a plus de chienne YouTube
- NP : Je ne voudrais pas vous péter le moral, mais on n’a fait que la moitié de 2020…
- NMB : N’empêche, quand tu ouvres toutes les fenêtres de ta maison sauf une, il y aura forcément une mouche à l’intérieur qui se cognera dessus parce qu’elle veut sortir, et un chat à l’extérieur qui miaulera derrière parce qu’il veut rentrer. C’est comme ça.
- FR : 146 maire LREM, 34 970 communes, 0,4%.  Dernier sondage sur la popularité de Macron : 40%… Les instituts de sondage sont indépendants.
- DA : Juste pour être sûr : tout le monde est bien au clair avec le résultat scientifique qui postule que les seuls qui sont « ni de droite ni de gauche » sont toujours de droite ?
- MP : Maintenant, quand on me dira  » j’ai un bon fil(l)on…  » je risque d’être un peu sceptique…
- MA : Airbus est sauvé, Muriel Pénicaud a eu le patron au téléphone et elle est prête à aider pour «éviter le plus possible de licenciements». Ça aurait été malin de se mettre d’accord là-dessus AVANT de filer nos 15 milliards mais ils n’y ont pas pensé…
- RR : Deux heures que je tente d’appeler ma mère sur son 06, son fixe, via FB et whatsapp. Si ça se trouve, elle attend un appel de Macron et n’ose plus décrocher.
- DC : Cette recherche de premier ministre ? Un sacré Castex !
- CEMT : « Je candidat succession Edouard Philippe. Et Emmanuel Macron en fait. Moi diriger grande Russie, pas problème diriger petite France. » (Vlad)
- CEMT : « Allo, Manuel Valls ? Attends j’ai Ségolène Royal qui m’appelle… Ah, attends, j’ai Jean-Vincent Placé aussi…  »
- CG : BFMTV, qui expliquait hier pourquoi Edouard Philippe ne pouvait que rempiler à Matignon, nous raconte à présent pourquoi il ne pouvait plus continuer.
- IZ : Pour Édouard Philippe, ce sera un retour à la vie, l’havrais.
- MDC : Ce soir, un ami non francophone m’a dit qu’on n’était pas encore sortis de l’aubergine, et comme je partage assez cet avis, je tenais à vous le faire savoir.
- PI : Faudrait arrêter d’appeler les directeurs commerciaux des Dir Com parce que mon cerveau enchaine toujours avec « the sun ». Et c’est chiant.
- HD : Jean CASTEX devra faire des choix à la hauteur de l’anagramme de son nom: EXACTS.
- JO : Jean Castex Premier ministre ! Voilà le grand choc démocratique tant attendu et l’époustouflante réinvention du Président de la République !!!
- ZS : Situation tendue devant l’Elysée, Manuel Valls essaye de forcer le passage, affirmant « qu’il est attendu ». La garde républicaine doit sortir les baïonnettes pour le repousser.
- TV : En choisissant Castex, Macron confirme encore que le centre n’est ni de gauche, ni de gauche
- PK : Après la victoire de la gauche et des écologistes aux élections municipales, Emmanuel Macron a clarifié sa ligne politique… à droite. CQFD.
- ML : Oh, un mâle blanc de droite de plus de 50 ans, mais quel bouleversement !
- LE : C’est normal que Macron place un de ses potes de droite, il n’a que des potes de droite.
- OV : Macron, d’un coté il te promet la start-up Nation et de l’autre il te nomme des premiers ministres qui ont encore un minitel, une adresse chez Caramail et une page MySpace…
- PD : On sait qui Alliance Police a choisi pour remplacer Castaner au ministère de l’intérieur ?
- RDB : On est obligés de l’appeler par son nom latin, le nouveau Premier Ministre ? Il a pas un nom vernaculaire ?
- LJ : Gouvernement Castex : Ministre des Transports : Solex. Ministre de l’Écologie : Latex. Ministre du Logement : Duplex. Ministre des Finances : Rolex. Ministre de la Famille : Pyrex. Ministre de l’Intérieur : Index. Ministre de la Santé : Durex. Je suis Perplex.
- PE : « Je suis un gaulliste social. » Il est certain que cela passe mieux que : « je suis un technocrate néolibéral au service d’un projet cynique de démolition du système social français, aux ordres de Macron. » Mais c’est moins sincère.
- FT : Traduisons-le : « Mes valeurs sont la responsabilité (quand t’es chômeur, c’est de ta faute), la laïcité (les musulmans vont prendre cher), l’autorité (les manifestants vont en prendre plein la gueule et on n’écoutera personne). » De rien.
- LE : le côté pratique c’est qu’on va pouvoir ressortir nos tweets de la période Sarkozy.
- SC : Une foule en délire se dirige vers Matignon pour accueillir le nouveau premier ministre. L’ambiance est incroyable. Certains pleurent. « J’ai l’impression de revivre 2002 avec la nomination de Raffarin », lâche Eric, en sanglots. Une larme de joie tombe sur son pin’s RPR.
- NP : Les gens : ce serait cool qu’on ait enfin une personne issue d’une minorité premier ministre, ou au moins une femme.
- BP : En fait, Edith Cresson c’est la Marie Myriam de la politique.
- NP : On a quand même l’impression que Macron a nommé Castex premier ministre juste parce qu’il ne pouvait pas se filer le poste à lui même…
- PB : Emmanuel Macron : je souhaitais un premier ministre dont l’anagramme du nom contienne le mot taxes.
- MK : Ce premier ministre au nom de capote va-t-il mettre les réformes à l’index ?
- PE : « Alors, pour trouver votre nouveau chemin, vous prenez à droite, à droite, encore à droite, puis à droite, et vous y êtes. »

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

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Woody parle…

02/07/2020 Comments off

Ce pavé de plus de 500 pages, Soit dit en passant, écrit par Woody Allen avec tout l’humour qu’on lui connaît ne nous apprend en fait pas grand chose sur lui-même tant il s’est distillé façon puzzle dans ses films et ses interviews. Il trouve que sa vie offre peut d’intérêt, que ses films ne sont pas des chefs-d’œuvre et qu’il a eu beaucoup de chance pour en arriver là !
Le sujetsensible, l’agression sur leur fille adoptive Dylan, est largement évoqué avec les noms et références de tous ceux qui ont plaidé en sa faveur et contre Mia Farrow. Une affaire complexe pour laquelle il n’a jamais été condamné malgré deux enquêtes de police et bilans psychiatriques. Il cite le plaidoyer de Moses, un des enfants, qui dépeint sa mère adoptive sous un jour effrayant, ce qu’elle semble avoir été, maltraitant les enfants, en rendant certains qui ne lui convenaient plus après essai, laissant mourir seule une de ses filles atteinte du sida. Et privant la présumée victime de tout contact même épistolaire, avec son père. Quand celle-ci parle de son agression lors de l’affaire #metoo, elle a trente ans, n’a jamais revu son père depuis l’âge de 7 ans. Woody ne pense pas qu’elle ment mais qu’elle a subi toutes ses années un lavage de cerveau qui l’a rendue sûre de son fait. Woody comprend que Mia ait été furieuse de sa relation avec sa fille adoptive Soon-Yi (adoptée à sept ans avec l’ancien mari de Mia) mais avoue que Mia et elle n’étaient plus qu’un couple de façade, ils n’ont jamais vécu ensemble, il n’a jamais dormi chez elle et Soon-Yi et lui ne s’aimaient pas. Mia disait d’elle qu’elle était débile et Soon-Yi trouvait qu’il était aux ordres de Mia comme un chien. Leur intérêt est venu plus tard et se sont déclarés quand elle avait 22 ans.
Aujourd’hui, Allen est tricard aux Etats-Unis, et bien que jugé innocent, il n’est plus vu que comme pédophile. Malgré cela, il coule des jours paisibles avec sa femme Soon-Yi et leurs deux filles adoptives, il écrit, il tourne, ils voyagent, ils partagent de bons moments avec de fidèles amis et il se passionne autant pour son métier.
Il faut aimer l’homme pour apprécier ce livre car, même s’il est très drôle, il est farci de noms de comédiens, réalisateurs, chefs op, critiques, gens de télé etc… qui ne nous évoquent rien. Il ne nous apprend rien sur le métier d’auteur et réalisateur sauf qu’il faut laisser faire les comédiens puisqu’il les choisit tous bons, et ne pas oublier de retirer l’obturateur de la caméra avant de tourner.
Il nous raconte tout depuis son enfance où son père traficotait pas mal, son goût pour le sport, sa passion pour le foot et le base-ball, raisons pour lesquelles il fait très peu de prises et tourne vite pour être rentré à l’heure afin de ne pas manquer les matches. Il démonte son image d’intello, il ne l’est pas, et s’il s’est mis à lire et à s’intéresser à l’art, c’est pour pécho. Aidé en cela par sa première femme. Les femmes, son autre passion. Il les aime à la folie malgré leurs défauts, mais lui s’en attribue beaucoup plus. Il nous parle beaucoup de Diane Keaton qui est devenu au fil du temps sa meilleure conseillère (car il refuse de tester ses films comme ça se fait beaucoup, et de retourner des séquences ou une autre fin), ses aventures avec ses deux sœurs, d’autres anecdotes. Malgré l’aversion qu’il éprouve pour Mia Farrow, il admire énormément la comédienne qu’elle est. Vers la fin, il s’attarde sur son tournage parisien Minuit à Paris et consacre une bonne page sur le talent de Marion Cotillard, un grand paragraphe sur la « magnétique » Léa Seydoux et quelques potins sur Carla Bruni qu’il a bien appréciée aussi.
Après Un Jour de pluie, il a du mal a recruter des artistes car ils craignent de se faire mal voir en tournant avec lui. Alors, il fait une tournée en Europe comme clarinettiste, conscient de la médiocrité de son jeu mais comme il a du succès, il est heureux.
Distrayant comme un de ses films, ce livre ne m’a pas convaincue du fait qu’il n’est pas profondément blessé par l’affaire et qu’il fait comme si ça ne l’intéressait pas plus que les critiques de films qu’il ne lit jamais. Mais qui suis-je pour dire ça ?

Soit dit en passant par Woody Allen. A propos of nothing. Traduit par Marc Amfreville et Antoine Cazé. 2020. Aux éditions Stock. 540 pages, 24,50 €

PS/NB :
- La couverture trouvée partout sur Internet est noire avec la mention de « autobiographie » en gros sous le titre. Or, le livre de j’ai acheté en librairie est bleu Stock et sans la mention susdite.
- Sur la forme : le livre ne possède aucun chapitre, il court du début à la fin d’un jet alerte et continu avec parfois, une ligne sautée. Alors si vous dites à votre entourage : « je finis mon chapitre et j’arrive », vous allez au devant de quelques malentendus.
- J’ai édité malgré moi cet article non terminé en croyant appuyer sur brouillon. Erreur réparée.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins