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Archives pour 03/2020

Cupide Cupidon

30/03/2020 Comments off

Dans ce livre étonnant, Eloge de la marâtre de Mario Vargas Llosa, l’héroïne est doniã Lucrecia, deuxième femme de don Rigorberto et donc belle-mère de son fils, l’adorable Alfonsito, gentil comme un ange, beau comme un chérubin, amour de naïveté et de vertu. Enfin qu’on croit.
Ce livre est drôle car il est à la fois libertin et très poétique. Tout y est décrit en termes tendrement nuancés, impressionnistes voire compassés. Les sens, particulièrement le toucher et l’odorat, y sont magnifiés, les sentiments exacerbés. Ça pourrait se passer au XVIIIème siècle  s’il n’y avait de temps en temps l’intrusion d’un objet actuel, une télé, une moto. Le tableau sur la couverture nous donne bien le ton : le jeune garçon, appelé aussi enfant, n’a pas d’âge défini, comme Eros, et un soir qu’elle vient l’embrasser en chemise de nuit très légère, il lui rend des caresses qui vont la troubler, peu à peu, et se matérialiser en vibrante relation amoureuse. Mais elle aime aussi son mari qui le lui rend bien, chaque nuit, au lit, inventant des jeux amoureux de toutes sortes. Ce mari qui a trouvé la femme de sa vie passe un temps fou chaque soir dans la salle de bain. Il veut être parfait, beau, lisse, sans un poil dans le nez ou l’oreille, ou un point noir, des ongles impeccables, des aisselles admirables… Chaque partie du corps un peu scabreuse a son jour de la semaine dévolu. C’est ainsi que l’auteur nous conte sur deux pages comment il prend soin de son nez. Plus loin, sur deux pages aussi, il décrit comment don fait son popo, et ce, sans aucune trivialité, tout est dans la poésie, vous dis-je.
Et puis il y a aussi la jeune femme de compagnie qui prévient Lucrecia que l’enfant est un sacré voyeur.
Et on avance dans ce livre avec, intercalés, des récits sur la mythologie ou sur Marie, qui se rapportent à l’histoire. Et même un portfolio de quelques peintures qui l’illustrent.
C’est léger, aérien, parfumé, imagé, même si la fin est inattendue, cruelle. La perversion du jeune fils peut sembler candide puisqu’il ne ment jamais. Mais il n’éprouve jamais de remords. C’est un petit chef d’œuvre de dentelle littéraire.

Eloge de la marâtre de Mario Vargas Llosa, 1988, tradiot par Albert Bensoussan. Aux éditions Folio, 216 pages.

Texte © dominique cozette

 

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Les Fessebouqueries #489

28/03/2020 Comments off

Semaine confite à la sauce télétravail, couples qui s’emmerdent, mômes qui braillent, formulaires à imprimer et applaudissements à 20 heures. En attendant, le virus frappe des innocents comme le Prince Charles qui n’a même pas encore été sur le trône ou ce pauvre Weinstein qui en est descendu. Que dire de cette débâcle qui annule tout ce qui devait faire la grandeur de notre pays : vente des aéroports, mais y a plus d’avions, réforme des retraites, mais aura plus de retraités… heureusement, les actionnaires de tous pays nous tendent la main… pour qu’on y dépose les chères oboles dues à leurs mérites. L’air est redevenu sain alors bon week-end, soyez sages, soyez braves, soyez patients (je voulais dire faites preuve de patience)…

- FIA : Sur la prochaine attestation, il faudra indiquer la position du soleil au moment de votre sortie, votre groupe sanguin, le nom de votre garant ainsi que votre symbole de porte-manteau d’école maternelle.
- OM : Vous plaignez pas, vous pourriez être à la place de l’ingénieur qui doit concevoir un masque qui fasse le tour des oreilles du Prince Charles.
- PE : S’il vous plaît, veuillez synchroniser vos montres. Ils sont gênant les gens qui applaudissent à 19h57.
- ME : Pour le corona, à 60 ans t’es vieux et fragile, mais pour la retraite à 60 ans t’es jeune et en pleine forme
- PM : Je viens de faire le calcul, à la fin, on aura passé plus de temps enfermés que les Balkany.
- PE : Applaudir à 20 heures, ça me permet de garder le lien avec mes enfants, c’est le seul truc pour lequel ils sortent de leur chambre.
- CC : la police municipale de Clermont-Ferrand obligera chaque parisien descendu de l’Intercités ce weekend à manger la croûte du fromage aux artisous pour se prémunir contre le virus.
- CV : Si on m’avait dit que je passerais ma cinquantaine en quarantaine…
- CC : En fait, si j’ai bien compris, en ce moment ce sont les chiens qui promènent leur maître.
- CK : Longtemps, je me suis confinée de bonne heure.
- NP : Jour 6 du confinement : je commence à avoir un doute. Ce troisième enfant qui se pointe au moment des repas, il habitait chez moi avant ?
- JF : Il ne faut quand même pas rire de toux : Je viens d’apprendre que le pâtissier du quartier est gravement tatin.
- CC : Dès ce soir, le gouvernement adoptera le décret n°7 instaurant une distance de sécurité d’un mètre entre vous et votre frigo.
- RR : Présentement en train de regarder désespérément mon kilo de farine, en me demandant qu’en faire sans œufs, beurre ni lait. Je vais la sniffer.
- JH : Du coup les fonctionnaires, c’est toujours autant des privilégiés payés à rien faire et qui coûtent un pognon de dingue ? Et les caissières, c’est toujours des illettrées avec un boulot dont personne ne veut parce qu’il est inutile et dégradant ? J’ai pas suivi.
- CC : Je porte une collerette à chien pour manger mes repas, on appelle cela le régime vétérinaire
- JMC : Harvey saute un pangolin en prison pensant que c’est une starlette fringuée en Paco Rabanne
- RV : Trop dangereux de sortir en ce moment. J’ai trouvé le moyen de me claquer le mollet entre chez moi et le Monoprix !
- AdN : Les joies simples à savourer. Le gars qui reçoit un appel de la pharmacie : « votre gel hydroalcoolique est arrivé. » La fête quoi.
- CEMT : Le coronavirus a fait revenir Jean-Jacques Goldman et tué Manu Dibango, en plus d’être dangereux il a vraiment des goûts de chiotte.
- OM : J’attends les premières photos de Benjamin Grivaux en train de ramasser des courgettes.
- DC : Un seul être vous manque et tout est poussiéreux.
- MA : « Si je suis élu, je ne veux plus de femmes et d’hommes dans les rues » Emmanuel Macron 2017 : Promesse tenue…
- LO : La seule chose qui me remonte le moral en ce moment, c’est de me dire que les dossiers de toute la France sont actuellement gérés par des fonctionnaires en slip.
- TA : Du coup, je m’épile sur la terrasse comme ça les oiseaux auront de quoi garnir leur nid.
- CEMT : C’est quand même étonnant que l’épidémie de coronavirus reparte de plus belle alors que tout le monde a fait absolument n’importe quoi depuis l’annonce du confinement.
- NP : Jour 9 du Grand Confinement : la maison commence vraiment à sentir très mauvais. Je me demande si un animal est mort quelque part, ou si j’ai oublié de surveiller que l’ado se lavait tous les jours.
- TC : Encore deux mois sans coiffeurs et 99% des blondes auront disparu.
- CC : C’est étonnant ces dirigeants qui demandent de tousser dans le coude mais qui crachent à la gueule des enseignants.
- PE : Ce matin, j’ai failli arriver en retard à mon télétravail. C’était bouché sur le chemin de la salle de bain.
- FC : Au vu du temps qu’il va falloir passer enfermé, merci à tous ceux qui ont un jardin ou sont à la campagne de ménager les citadins … c’est dur de ne pas vivre la nature … donc merci de ne pas nous inonder d’images.
- CC : Comme par hasard, au moment où tu as le temps, enfin, de remplir ton dossier agessa, l’agessa n’existe plus
- CC : Voyez le bon côté des choses : Polanski est enfin enfermé.
- CEMT : Allons au bout de l’idée, le Tour de France sur des vélos d’appartement filmés par des webcams.
- SF : Avant on ne parlait pas de maison de retraite, encore moins d’EHPAD. On disait « mouroir ». On appelait les choses par leur nom, en fait.
- GP : «Il va sans dire que nous n’entendons pas demander à un enseignant, qui aujourd’hui ne travaille pas compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises gariguettes.» SiBeth N’diaye.
- MP : On a vérifié si Sibeth n’était pas l’amie noire de Nadine Morano ?
- NO : Mais j’y pense, les profs ont rien à foutre entre 21h et 6h du matin on pourrait réouvrir les mines de charbon.
- NP : Le néo libéralisme dans tout sa splendeur : donnez nous de l’argent public pour éponger nos dettes, on est trop occupés à verser des dividendes à nos actionnaires.
- HT : Il avait raison, Boris Johnson, ça va marcher, la sélection naturelle.
- OVH : Cela fait 37 ans que je suis confinée avec mon mari. Jamais de ciné, de théâtre, de concerts, d’expos, de pique-nique, de restaus, de dîners en ville, de vacances, d’invitations, de conversations enrichissantes, même pas de séries télé en VO. Je suis reconnaissante, car nous n’avons pris aucun risque de contamination. Je suis mariée avec un visionnaire.
- CC : Celles et ceux qui envoient des messages dégueulasses aux soignants (genre allez habiter ailleurs, ne touchez pas les poignées de porte, cessez de promener votre chien), c’est quoi l’idée ? Vous repoussez ceux qui peuvent vous aider parce que vous avez envie de mourir plus vite que les autres ?
- OM : Du coup c’est le 15 avril qu’on apprend qu’on est confiné jusqu’au 3 mai ?
- PR Globalement, je suis assez content que l’argent de la planche à billet soit affecté en priorité, aux actionnaires, aux petits copains, intermédiaires et autres branleurs de la République. J’ai eu peur qu’il soit distribué aux infirmières, chauffeurs, caissières, éboueurs etc… Ça aurait été un très mauvais signal envoyé au marché ! Ben oui. Toutafé.

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Un livre pour les survivalistes

27/03/2020 Comments off

Marlen Haushofer (1920-1970), écrivaine autrichienne de la petite bourgeoisie provinciale, a publié Le mur invisible en 1968, un classique de la littérature autrichienne devenu, paraît-il, la bible éco-féministe. Ce n’est pas forcément le bon moment pour le lire ce roman qui y conte l’histoire d’une femme seule prisonnière d’une nature où un mur l’a confinée. Quoi que. Que s’est-il passé ? Elle ne sait pas, ni nous. Elle était tranquillement chez des amis dans leur maison de vacances à la montagne. Ils sont allés au village voisin faire des courses et elle est restée seule avec le chien. Mais comme ils ne sont jamais rentrés, elle est partie, à pied avec le chien, à leur recherche. Et là, ils se sont fracassé le nez contre un mur invisible. Un truc d’une matière qui n’existe pas, comme du verre, mais immatériel. En longeant ce mur, elle a vu que tous les êtres derrière lui étaient pétrifiés dans une position habituelle : fermier assis sur une chaise, vaches broutant…
A partir de là, sûre qu’il n’y a plus un survivant sur terre, l’héroïne va entreprendre une nouvelle vie, envahie de solitude, loin de tout car il n’y a aucun moyen de communiquer dans ce chalet d’été, à part la radio de la vieille voiture qui ne produit que des crachouillis. Heureusement, le chien est là, qui va devenir son partenaire, son confident, le gardien de ses nuits. Puis une chatte qui se réfugie chez elle, qui lui donnera un petit, puis un autre, suite à ses cavales dans la nature. Puis une vache rescapée qui meugle pour qu’on la traie. Des charges énormes tout ça, mais aussi des complices. La vache leur donne son lait, de son côté, elle apprend comment s’en occuper d’autant qu’il faudra l’aider à vêler. Un petit taureau complètera la famille mais avec le temps, cela compliquera beaucoup les choses. Elle en perdra aussi…
Nous suivons cette survie sur deux années où l’héroïne ne compte pas sa peine, gère les maigres ressources du chalet, fait des stocks de bois, scie, cultive quelques denrées, mène la vache et son petit à l’alpage, répare, tue du gibier, se prive, tombe malade, affronte le terrible foehn, de violents orages, de rudes hivers…
C’est très bien écrit car vous pensez bien que ça pourrait être ennuyeux ! Et si ce livre a pour vertu de nous évader lorsque nous souffrons d’un excès de populo, il fait moins le job lorsque nous subissons un confinement forcé. A moins de vouloir s’isoler d’une famille devenue envahissante et ingérable !
Pour la petite histoire, ce livre a explosé les ventes il y a un an grâce au blog d’une instagrameuse : une sacrée histoire à lire ici.

Le mur invisible de Marlen Haushofer aux éditions Babel Actes Sud. 350 p.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les services compétents

23/03/2020 Comments off

Iegor Gran a écrit Les services compétents à la mémoire de ses parents, dissidents soviétiques, André Siniavski et Maria Rozanova. Ecrivain, le père a produit un texte paru en France, dans la revue Esprit, décrivant les principes du « réalisme socialiste », qu’il signe évidemment d’un pseudo. Le KGB s’affole, on est en 1959 et le jeune policier Ivanov, avec d’autres gardiens du régime, va se mettre en quête de retrouver ce traite. Le pays commence à s’ouvrir ce qui énerve prodigieusement les apparatchiks qui en sont à interdire le Docteur Jivago de Pasternak qui se deale sous le manteau. Le jazz les indispose, les blue-jeans itou, bref, il faut absolument redonner de la rigueur au régime. L’enquête va durer des années malgré la parution d’autres livres de cet auteur mystère (l’enquête à Paris ne donne rien) et leur parution à l’international. Mais ils vont y arriver.
C’est comme ça que le livre débute : le KGB vient perquisitionner chez eux, André n’est pas là mais Maria se fout ouvertement de la gueule des mecs, leur collant le bébé (Iegor lui-même qui a alors neuf mois) dans les bras et leur faisant des remarques moqueuses sur leurs cheveux, leur posant des questions farfelues.
Iegor savait, depuis la parution de ce premier texte qu’un jour il serait arrêté. Et envoyé dans les camps. On devine même qu’il l’espérait. Ça l’amuse beaucoup durant cette enquête de plusieurs années, de mener ses poursuivants en bourrique. Il est très aimé par les dissidents et les intellos occidentaux de gauche, son incarcération fera d’ailleurs beaucoup de bruit, tellement de bruit qu’Ivanov, monté en grade, sera dépêché après de Maria pour qu’elle convainc son mari de se laisser libérer pour bonne conduite. Ce qu’il refusera car il ne s’est jamais autant amusé de sa vie. Ces années d’emprisonnement ne sont hélas pas dans le livre.
Dans le livre, on est du côté des « services compétents », des brimades qu’il font endurer au peuple, des curiosité du régime et de leurs propres faiblesses. On y apprend des choses amusantes, comment Maurice Thorez était adulé là-bas, il y passait d’ailleurs toutes ses vacances, et à sa mort, une ville a été débaptisée pour s’appeler Thorez.
Le début est peu compliqué quand on ne sait pas trop pourquoi on parle de tous ces Soviétiques et non pas de la famille d’Iegor Gran, mais une fois qu’on sait que c’est le point de vue choisi par l’auteur, ça roule. C’est même extrêmement truculent !

Les services compétents  par Iegor Gran, 2019 aux éditions P.O.L. 302 pages, 19 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #488

21/03/2020 Comments off

Cette première semaine de cons finement mis en place dans leur petite boîte qui fait suite à une obligation d’urner civiquement dans la fente à voix, nous impose LE sujet qui, hélas, va tourner en boucle et se mordre la queue sans égard pour lui même ni pour vous qui allez vous taper des Fessebouqueries plus longues qu’un jour sans collègues de bureau pénibles, machine à café sans sucre, lèche-vitrine enrichissante, ballade décoiffante, drague respectueuse, apéro sans modération …. C’est là qu’on voit que, si l’humain est un personnage social, ce n’est nullement un personnage familial ni voisinal. C’est là qu’on voit aussi … pas grand chose car circulez pas, y a rien à voir. Le dernier post de cette rubrique qui nous faisait encore rêver hier est devenu un cauchemar. Bon week-end malgré tout avec énormes mercis à tous ceux qui bossent pour nous tousse !

- TG : Est-ce que les mecs qui sont en train de vider les supermarchés sont les mêmes qui viennent mettre leurs serviettes à 6h du mat sur les transats des piscines en été ?
- CC : Les animaux ne sont pas porteurs. Dans un souci sanitaire, il vaut mieux se taper la chèvre du voisin que d’embrasser sa femme. C’est formidable.
- PE : Bon, en hommage à nos amis italiens, je me suis mis à ma fenêtre pour chanter moi aussi. J’ai récolté deux « Ta gueule! », des pleurs de bébé, et « Hé, Johnny, je te rappelle que t’es mort !!! »…
- DA : ALLONS ENFANTS DE LA PÂTES RIIIIIIZ
- XY : Les gens : « Les migrants qui fuient leur pays en guerre c’est vraiment des lâches. Ils feraient mieux de rester chez eux pour résister et aider leurs compatriotes dans le malheur ».  Les mêmes gens après 3 jours de coronavirus : « LÂCHE CE PQ SALOPE OU JE TE BUTE ! »
- CC : J’ai rêvé que je glissais une feuille de pq dans l’urne.
- JM : Attention ! Des groupes d’individus (roumains en camionnettes blanches) profitent de l’absence des gens qui ne respectent pas le confinement pour s’introduire chez eux et voler leurs pâtes et leurs rouleaux de PQ. Vous êtes prévenus. Partagez un max !
- RR : ON VA PAS ÊTRE BIEN LÀ SANS LES BANLIEUSARDS, LES PROVINCIAUX ET LES TOURISTES, ENTRE NOUS LES VRAIS PARISIENS NEURASTHÉNIQUES ??!!
- NP : Nos grands parents avaient le Général de Gaulle réfugié à Londres. Nous on a Gérard Miller réfugié en Ardèche… Monde de merde.
- FB : Bon, maintenant que l’État a fait sa déclaration d’amour aux soignants, on pourrait avoir des masques et des solutions hydro-alcooliques ?
- PI : Je me lève. Ma fille est en train de faire des cookies, elle se retourne vers moi et me fait « c’est la survie papa, et la survie ça commence par des cookies ».
- PU : Tous les lundis, vous pleurez pour pas aller bosser et aujourd’hui vous allez pleurer parce que vous pouvez pas y aller …..Posez-vous les vraies questions, vous seriez pas un peu chiants en fait ?
- ME : Donc moi, je me prive de ma famille, de mes proches, parce que je bosse en réa, pour que quand je sors en voiture, je voie quoi?? Que vous êtes tous dans les rues ? En train de vous balader, vos enfants en train de faire de la trottinettes? Mais vous vous foutez de la gueule de qui ?
- TW : Suite à la fermeture de tout ce qui est non-indispensable au fonctionnement du pays, je vous annonce que j’ai décidé de fermer ma gueule.
- GD : Si on m’avait dit que je devrais me signer un jour un mot pour m’autoriser à sortir de chez moi, j’aurais vu flou, j’avoue.
- CC : Détail comique dans Le Parisien 94 « dans les cités, même les dealers prennent des précautions, tu poses l’argent par terre et ils te jettent le shit »
- XY : Nos dirigeants ne sont pas très psychologues non plus. Connaissant les Français, pour lutter contre la propagation du COVID_19, il suffisait de les obliger à se rassembler dans les lieux publics et de faire des activités culturelles pour qu’il n’y ait plus un chat dans les rues.
- CC : On a fermé les écoles, les collèges, les lycées, les universités, les bars, les restaurants, les commerces MAIS PAS LA GUEULE DE NADINE MORANO !
- GB : Moins d’humains qui turbinent, qui polluent par leur présence tous les beaux endroits, moins de déchets crachés, moins de destruction de la nature… ce sont les premières vacances pour la planète depuis le début de l’ère industrielle. Repose toi bien mémère… profite.
- PA : A vrai dire, on ne s’ennuie pas trop à la maison, mais il est étrange que dans un paquet de riz d’un kg il y a 7759 grains et dans un autre du même poids et de même marque il y a 7789. Bizarre !
- PR : J’ai vu beaucoup de jeux de mot sur le nom qui sera donné à la génération issue du baby boom dû au Coronavirus. Pour le moment mon cœur balance entre « the coronials » et « the quaranteens ».
- PE : Aujourd’hui j’ai repassé uniquement le haut de ma chemise. Pile poil ce qui rentre dans le cadre de la webcam.
- HD : Drôles de gens, les Français qui couinent qu’ils n’ont plus un rond le 15 du mois alors qu’ils font les courses pour 6 mois !
- MK : On peut promener son chien. Le soir, à Paris, ils lâchent leur berger Lallement.
- CK : En raison du Covid 19, j’ai décidé de reporter ma date d’anniversaire, prévue lundi prochain. Grapiller quelques mois de jeunesse me semble un acte nécessaire, et judicieux.
- CC : J’ai hâte d’avoir mes règles, histoire qu’il se passe un truc. Peut-être même qu’elles ne vont pas arriver le jour prévu, quelle aventure nom de dieu.
- NBF : Question, le bac à ordures se situe à cent mètres de chez moi, dois-je avoir une attestation pour m’y rendre ?
- MK : Et puis avouez quand même qu’entendre la droite parler de nationalisations d’entreprises c’est … un peu comme le dépôt de chantilly sur un Irish coffee. Ça se savoure ..
-  AO : Oui, tout ce que vous lisez sur l’Institut Pasteur aujourd’hui est vrai. Nous avons créé le COVID-19. Nous sommes également responsables des G-Squad, des opercules de CD qui sont très durs à défaire, du caractère tranchant des enveloppes et de la tartine de beurre qui tombe toujours du mauvais côté le matin quand tu es à moitié réveillé. 
Par contre, Cyril Hanouna, c’est pas nous.
- CEMT : —  Et vous avez une attestation pour courir, monsieur Sarkozy ? — Non mais vous mettrez ça sur ma note.
- MK : Affaire Buzyn : dire que, pour remplacer Griveaux, ils ont pris une branleuse…
- GP : Je me fais une attestation pour aller chercher de l’encre pour l’imprimante pour imprimer mes attestations
- PR : L’Eurovision est annulé. La science progresse…
- JPT : Quand on applaudit les soignants à 20 heures dans un hameau de 8 personnes, je ne vous cache pas qu’on a l’air un peu con.
- PE : —  Papa, pourquoi il y a des supporters à 20h sur les balcons? —  C’est pour supporter le corps médical.  —  Ils jouent contre qui?  —  Le Coronavirus.  —  Ils vont gagner??  —  Uniquement si on joue à domicile.
- MPM : Hier, j’ai appris que mon père était admis en urgences. 80 ans. Il a un coronavirus et des facteurs de comorbidités. Son état a empiré. Il ne sera pas réanimé mais sédaté et sous morphine. Il va partir sereinement et sans souffrir. Je ne suis pas là pour vous faire pleurer.
- PI : Ma fille qui me dit qu’elle est inquiète pour les chats qui sortent, je lui dis que les animaux ne sont pas concernés par ce coronavirus, elle me répond ET LE PANGOLIN C’EST QUOI UN MEUBLE ? Je n’ai pas su quoi répondre.
- MM : Mon voisin vient de gueuler tellement fort sur ses enfants que, du coup, moi aussi je range ma chambre.
- DM : Passer ses journées chez soi. Travailler, lire, glander, regarder des films. Picoler. Bouffer des chips. Aller sur Tweeter. Vous savez tous maintenant ce à quoi ressemble la vie d’un scénariste.
- NP : « Vérifier que l’enfant joue seul dans la cour » is the new « Vérifier que l’enfant n’est pas en train de tondre le chat avec la tondeuse à barbe de papa »
- PA : J’ai nettoyé ma télé avec du gel désinfectant, j’ai perdu BFMTV et C News.
- KC : Pour s’occuper pendant le confinement, ma voisine du dessus a décidé de faire des aller-retour avec des talons. Je ne vais pas tarder à monter pour lui lancer un objet contondant à la gueule, à un mètre bien sûr.
- OB : Après « Faut-il séparer l’homme de l’artiste ? », je propose : « Faut-il séparer le parent de l’enseignant avant qu’il pète un câble ? »
- GD : Il fait un temps radieux à rester enfermé chez soi.
- TC : Une amie pharmacienne nous a confié que les ventes de capotes ont dépassé les ventes de gel hydro-alcoolique et de Doliprane. Y aura ni divorce, ni baby-boom les mecs !
- TA : J’ai bien peur que mon conjoint ne survive pas à cette tragique épidémie de coronavirus. Il est en pleine forme, par contre il sifflote pendant qu’il travaille et je pense lui mettre un coup de chaise sur la nuque d’ici demain.
- LC : Confinement jour 3, les punitions évoluent, mes enfants sont actuellement en train de recopier l’attestation de déplacement dérogatoire en trois exemplaires.
- CEMT : Finalement, c’est Benjamin Griveaux qui a gagné, on peut maintenant faire un Central Park à la française n’importe où dans Paris.
- GD : Je me suis fait une petite liste de rêves accessibles : descendre la poubelle, saluer un voisin lointain qui arrose ses plantes, entrapercevoir la rue vide entre les échafaudages du ravalement, battre mon record de toupie…
- OVH : Une pensée pour Benjamin Griveaux, confiné avec sa femme et ses enfants après une grave crise conjugale.
- PE : [APPEL À TÉMOIGNAGE] Mère juive et confinement : racontez-nous.
- NP : Alors les parents ? C’est bon ? Vous avez compris que votre enfant n’est pas un petit génie surdoué qui s’ennuie en classe parce qu’il est en avance pour son âge mais juste un petit con chiant ?
- TC : Il va de soi que c’est parce que j’ai le plus grand respect pour le corps médical, que je vais pas encombrer les urgences en allant coller sa tondeuse dans le rectum de ce fdp de voisin qui tond pendant que je bosse !!!
- JH : Jour 4. Ma soeur : « T’es communiste mais tu bois du coca ? » Le confinement va être très très long.
- NP : Si montrer aux gens des images des malades à l’hôpital ne suffit pas à leur faire comprendre les risques qu’ils courent en sortant de chez eux, alors il faut aller plus loin : il faut carrément leur montrer des photos des plateaux repas de l’hôpital.
- JT : Confinement avec ma femme et mes gosses, jour 8: Je commence à penser qu’il faut dissocier l’homme de l’artiste concernant Xavier Dupont de Ligonnès.
- PI : Ma fille est effondrée, genre littéralement, elle est au sol là, elle a posé une question à une prof elle a terminé son mail par « bisous ».
- OM : Je viens de tomber par hasard sur Koh Lanta. C’est complètement hallucinant ces gens qui survivent sans avoir 6 mois de stock de PQ devant eux !
- NP : À force de fouiller partout pour trouver des masques, les mecs vont finir par retrouver Dupont De Ligonnès et le coffre fort de Benalla..
- ?? : Ça me rassure un peu de voir qu’à jour +3 la moitié de ceux qui comptaient profiter du confinement pour apprendre à jouer de la harpe et à parler hébreu, en robe en soie, sont en train de manger des biscottes au ketchup devant Friends, en slip.
- DA : Confinement total jour 5, je ne prends même plus la peine de m’habiller mais par acquis de conscience , j’ai quand même enfilé un gin.
- PE : Applaudir aux fenêtres à 20 h, on va pas se mentir, c’est juste un alibi pour repérer dans le voisinage immédiat, qui on peut espérer pécho après la fin du virus.
- TC : Ahhh enfin le week end ! On va pouvoir rester tranquille à la maison…

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.
Et pardon pour ceux dont j’ai perdu les initiales…


Categories: Fessebouqueries

Effet positif du virus : Gene est revenu !

17/03/2020 Comments off

C’est une photo agrandie 157 fois, au moins. La pelloche qui ne provient pas d’un rouleau 24×36 semble issue d’un vieux Kodak à soufflet mais je ne peux pas croire une seconde que je me suis pointée à l’Olympia en 63, au fameux Milk Shake Show avec cette antiquité et que j’ai photographié Gene Vincent avec ça.
Je profite du confinement pour trier un carton plein de négatifs non identifiés, ça marche — mal mais ça marche — sur mon vieux scan, après tu agrandis, tu fais pomme i pour avoir le positif, tu vas à donf sur le contraste et les courbes de corrections et, miracle ou pas, une image se fait péniblement jour. Et ce petit truc grisâtre d’un cm sur ma plaque négative blanche devient le grand Gene, enfin, si on veut car à ce show, il était sacrément chargé !
Ce show, ode au lait, était gratuit pour les yéyés qui avaient collectionné assez de capsules de bouteilles de lait. J’avais. Et j’étais dans les tout premiers rangs. Il y avait nombre de groupes choupinets comme les Pirates avec le mignon Dany Logan qui chantait « je bois du lait ». Qui d’autre ? Je ne sais plus. Sauf, bien sûr, the big one, le créateur de Be Bop A Lula, Eugene Vincent Craddock (oui, c’est son vrai nom), rescapé d’un terrible accident de voiture où est mort le non moins pionnier du rock et meilleur ami, Eddie Cochran, et dont lui, Gene, gardera les profonds stigmates sur une jambe. Une jambe raide, donc, sous son fute de cuir dont il a piqué l’idée à Vince Taylor qui était dans la voiture de derrière…
La salle est électrique, le rideau de l’entracte tarde à se lever, le suspense est à son comble quand soudain, le velours rouge frémit. Les New Blue Caps, ses musiciens, sont sur scène, waouh !!! et entament avec force énergie Say Mama. L’idole du rock se pointe en titubant vaguement, en boitant forcément, le cheveux gramouillé comme ça se faisait, le cuir noir luisant, la face blanchâtre. Il s’accroche au pied de micro comme un coronavirus au pékin moyen, inspire, ouvre la bouche et lance :
« Hey mama, don’t you treat me wrong
Come and love your daddy all night long
All right now, hey hey, all right »
qui est, comme chacun sait, l’immense succès de Ray Charles. Ce n’est pas Say Mama, composé par Gene himself et qui dit :
« Say Mama can I go out tonight?
Say Mama would it be all right?
They got a record party down the street
Say Mama cant you hear that beat
Whoaaaaaa »
et dont la grille harmonique est violemment différente.
D’où une sacrée cacophonie.
D’où gêne non pas de Gene mais des musiciens qui ne comprennent pas ce que le retour leur renvoie.
D’où un jeune homme de bonne famille, petit neveu de Bruno Coquatrix, monté de Melun pour voir le monstre, vêtu d’un costume cravate acheté sur les Grands Boulevards et chaussé de … hum, je m’égare. Un jeune homme qui vient tendrement arracher le rocker complètement stone du pied de micro et l’embarque dans la coulisse. Roulement de batterie, accord en 7ème 9ème plus diminuée et shuntée.
Rideau.

Une voix nous demande de rester assis, nous présente des excuses, nous informe que Gene étant fatigué, il doit se rétablir backstage, nous invite à aller dans le hall où nous seront offerts des milk-shakes dans des petites bouteilles avec paille en papier avant que le concert reprenne dans un court instant.
Il reprend une éternité après. Say Mama, Crazy legs, Blue jean bop, Lotta lovin etc… et finit en apothéose avec Be Bop a Lula.
j’ai fait mes quatre photos foireuses pendant ce tour de chant, celle que je vous présente est la seule regardable mais je suis bien contente de l’avoir sortie de son oubli grâce à la trêve covidienne qui s’annonce.
Et j’en profite pour vous glisser celle où je pose, à la sortie, avec ses fameux Blue Caps, des gens charmants, sur le boulevard des Capucines. Bénéficiant d’une pure lumière extérieur/jour, elle est plutôt réussie.
Très aimé du public français, Gégène est mort en 71 à seulement 36 ans. J’ai encore mes albums et 45 tours qui moisissent dans un grenier.
Texte et photos © dominique cozette

 

Categories: du vrai

Les Fessebouqueries #487

14/03/2020 Comments off

Je me disais que puis boum tous les jours ça aïe … Quelle actu bordélique ! Ça déborde de partout ! Municipales ? Pas municipales ? Confiné ? Pas confiné ? PQ ou nouilles ? Mes bourses en dégringolent ! Et l’autre, Buzyn, qui m’appelle sur mon 06 ! Et L’autre, Weinstein, qui déambule piteusement les petites marches du tribunal parce qu’aux States, faut pas croire, pas d’aménagement pour les handicapés sexuels ! Et le covid à moitié plein qui fout le merdier dans notre petite routine pépère, et tous ces gosses qui vont nous tomber dessus maintenant qu’y a plus de curés et de coaches sportifs pour les tenir !  Quelle misère ! Heureusement qu’on a Macron qui invente le service public !
- OM : Je laisse 4 jours aux Français pour s’apercevoir qu’il vaut mieux aller contaminer mamie ou même lécher la barre du métro que de passer un jour de plus enfermés avec leurs gosses.
- PE : La candidate LREM à Paris, Agnès Buzyn, a appelé 500 000 habitants au téléphone. Son prédécesseur, Griveaux, avait au moins eu la pudeur de ne communiquer qu’avec un seul contact.
- GB : Interrompre une manif contre les violences faites aux femmes par des violences faites aux femmes. Ce bon goût indéniable.
- GD : Je suppose qu’il faut aussi distinguer les hommes des policiers qui frappent les manifestantes féministes ?
- CC : Et après soyons clair : même si les policiers ont un Pine d’huître psychopathe à leur tête qui donne l’ordre de frapper des femmes avec des matraques, le fait que ces derniers obéissent comme un seul homme est extrêmement alarmant.
- RF :  Municipales : Agnès Buzyn téléphone à 500 000 Parisiens   « Allo c’est Agnès Buzyn, j’ai abandonné le ministère de la santé en pleine crise du coronavirus pour venir me rétamer à Paris! »
- JDL : Coronavirus : Macron demande aux personnes « de plus de 70 ans » de rester à leur domicile.  Mine de rien, Macron vient de supprimer le Sénat.
- MA : Le système boursier s’écroule, mais, comme ce fut le cas avec les subprimes, les victimes paieront tandis que les responsables s’enrichiront. Résistons
- PM : Je viens de voir Muriel Penicaud aux infos, son coiffeur est confiné, non ?
- MK : De Tokyo à Paris les bourses chutent. J’ai tâté. Les miennes sont stables
- OB : Quand le sage montre le pédophile, l’imbécile dénonce le salaire de Florence Foresti (et tourne en boucle sur le sujet).
- ES : Franck Riester, enfin un ministre qui accomplit sa promesse : la Culture pour tousse.
- MD : Riester relance bouillon de culture
- MA : Au moment où Macron fait le forcing pour lui confier nos retraites, la bourse s’écroule. On dirait un avertissement…
- PD : LREM. C’est la République en Masques.
- DA : Je vois pas mal de mecs féministes dont le féminisme s’arrête quand une meuf mange une banane.
- MK : Remarquez, 5 ans pour Fillon… comme ça il l’aura son quinquennat !
- SdM : En tout cas le coronavirus, c’est une très bonne chose pour toutes les femmes qui en avaient marre que leurs collègues lubriques leur fassent la bise tous les matins au boulot.
- MG : Harvey Weinstein n’a pas de chance, il va passer 23 ans en prison alors que s’il avait été en France on lui aurait donné un  César
- EC : Rappelons aux électeurs du RN qu’à cause du coronavirus les élections municipales sont annulées. Vous pourrez donc rester pépouze chez vous dimanche, à relire mein Kampf au coin du feu.
- JB : Le laboratoire Boiron annonce plus de 600 suppressions de postes : le taux de chômage en France augmente de façon infinitésimale.
- CEMT : « Tu vois, Pénélope, ils veulent m’envoyer deux ans en prison, donc comme tu fais rien d’autre, je me demande si tu pourrais pas me remplacer. »
- JC : C’est curieux, je n’entends personne se lever avec indignation pour rappeler qu’il faut séparer l’homme de sa religion et que, ok, Barbarin a été dans le temps assez cracra sur les bords, mais il a quand même fait quelques super messes dans sa carrière…
- HD : L’actualité sanitaire :  Lidl préconise des produits sains face au Coronavirus Covid 18,99
- JB : Avec toutes ces restrictions sur les meetings, vous allez voir que l’hologramme de Mélenchon va finir par être élu.
- LS : « Pénélope a reçu un salaire pour ses fonctions de potiche. C’est une avancée sans précédent pour la place des femmes dans la société »
- CEMT : La réforme des retraites est compromise, les municipales sentent pas bon pour LREM, la privatisation d’ADP est suspendue et l’Europe renonce à la maîtrise de ses déficits, le coronavirus c’est de gauche.
- LV : Le saviez-vous ? À chaque fois que vous dites « autrice », un lecteur de Valeurs actuelles meurt.
- JA : Mon docteur m’a promis qu’après mon hystérectomie je n’aurai plus d’enfants. Il m’a menti, parce que quand je suis rentrée à la maison ils étaient toujours là.
- OVH : Je suis définitivement contre l’immigration. Tous ces étrangers qui viennent nous piquer notre coronavirus.
- HD : Pensée pour les parents qui ont le choix entre se faire contaminer dehors et se farcir à la maison un ado mutique, taciturne et de mauvaise humeur.
- PR : J’adore quand les libéraux appellent au secours quand la bourse baisse. C’est un plaisir rare.
- GD : En résumé, merci d’être inquiets dans le calme, de paniquer avec modération et de prévoir le pire avec pragmatisme.
-  NP : Donc à partir de lundi, j’ai les gamins à la maison pour une durée indéterminée… Le Chinois qui a enculé un pangolin a intérêt à bien se planquer parce que si je l’attrape, ça va chier pour lui.
- JB : La préoccupation numéro 1 des français n’est donc plus du tout le coronavirus mais COMMENT ON VA OCCUPER LES GAMINS 15 JOURS, BORDEL ?
- CC : Y a des gens qui vont découvrir qu’ils ont des enfants.
- NOW : Y a des enfants qui vont découvrir qu’ils ont des parents.
- CC : J’ai rêvé que j’avais le virus : j’étais au lit, avec de la fièvre, un livre d’un côté, une série sur l’ordi, la tisane au pinard sur la table de chevet. Putain j’ai tellement hâte.
- JL : 1492 : Christophe Colomb découvre l’Amérique. 2020 : Macron découvre le service public.
- JB : Est-ce qu’on va être obligés de faire des pauses cafés avec ses enfants ? Quelles sont les consignes sur ce point ???
- LG : Emmanuel Macron propose d’instaurer un tout nouveau système de santé universel et juste que l’on appellerait « Sécurité Sociale »
- TD : Le truc positif c’est que Macron et ses groupies fanatisées découvrent l’utilité des services publics. Vous savez les trucs qu’ils méprisent et conspuent depuis des mois, qui emploient des fainéants et qui ne s’envisagent qu’en termes de charges et d’économies à réaliser.
- TM : La cote de popularité d’Emmanuel Macron en hausse de 87% chez les 8-25 ans.
- CEMT : Avec le coronavirus qui menace, j’essaye de vivre chaque minute comme si c’était la dernière, du coup ça fait une heure que je cours en hurlant, je suis crevé.
- ML : Je déclare ouverte la saison du vieux legging – grosses chaussettes – t-shirt délavé et pilou pilou.
- LS : coronavirus : le Pape François reporte les fêtes de Pâques à la Toussaint.
- JD : Après avoir gazé les infirmières qui manifestaient pour de meilleures conditions de travail, Macron leur demande de se sacrifier !
- TS : La prochaine fois que vous vous direz que les réfugiés pourraient quand même faire un effort et rester dans leurs régions dévastées par la guerre et le manque de tout, souvenez-vous des scènes chez nous au rayon PQ du Super U…
- CEMT : On aime beaucoup trop pointer du doigt les Chinois qui mangent des pangolins pour un peuple qui mange des escargots, des grenouilles, des huîtres, du gibier, et qui a crée une des pires crises sanitaires dans les 90s en faisant manger de la vache en poudre à d’autres vaches
- PA : Un gentleman c’est celui qui est capable de décrire Monica Bellucci sans faire de gestes.

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

L’impressionnant Gainsbook

11/03/2020 Comments off

LE GAINSBOOK, en studio avec Serge Gainsbourg est un livre impossible à résumer. Pourquoi ? Parce qu’il est au contraire une dissection minutieuse de tous les  éléments constitutifs de l’art de Gainsbourg, de ce qui a forgé son inspiration, de ce qui a nourri ses musiques, ses chansons, ses pensées, son art de placer les voix, de situer chaque instrument dans un morceau, de coller des milliers d’éléments entre eux pour en faire une petite œuvre.
Pendant deux décennies, quatre passionnés de musique et de Gainsbourg, Sébastien Merlet, Christophe Geudin, Jérémie Szpirglas et Andy Votel ont enquêté sur ce dont aucun des presque 200 livres sortis après la mort en 91 n’a su parler : que se passe-t-il derrière la porte des studios ? Ils ont voulu tout savoir sur la naissance des chansons de Serge, comment elles ont été créées, quand, pour qui, sous quelles influences et comment elles ont été fabriquées, dans quels studios, quel pays, avec quels arrangeurs, orchestrateurs, musiciens, producteurs, combien de pistes, etc… tout tout tout. Tout le livre est traversé par les époques musicales, les découvertes, les influences, les changements de mode, les interprètes, les réals pour les BO etc.
Pour ce faire, les auteurs sont allés  farfouiller dans les souvenirs des participants aux œuvres, ceux qui étaient encore vivants. Ils ont retrouvé tous les bulletins de dépôt de Sacem, les bandes originales avec les fiches techniques, les émissions TV et filmages divers. Un boulot de titan relaté ici chronologiquement. Ils mettent l’accent sur le fait que Gainsbourg accumulait toutes les notes gribouillées de ses textes et s’en resservait des années après en les sortant de leur contexte temporel ou musical.
On réalise aussi le travail gigantesque réalisé par un compositeur hors pair, Alain Gorager, sur quelques lignes mélodiques de Gainsbourg, sans d’ailleurs que celui-ci ne le crédite sur ses galettes. Plus tard, il s’adjoindra le talent majuscule de Michel Colombier puis de Vannier. Lorsqu’il trouve un partenaire idéal, lorsqu’il passe de super moments dans des studios, il y reste fidèle. Jusqu’à ce qu’il décide de faire peau neuve, d’étonner, de provoquer.

Tout est finement analysé, la couleur des enregistrement, le son, l’ambiance comme seuls savent le faire les connaisseurs passionnés. On peut mieux comprendre les chansons, notamment des premières années, en découvrant que pour certaines, il y avait quatre pianos ensemble (exceptionnel), ou juste une guitare (super Elek Baksik) avec une basse etc…
On y apprend comment le Poinçonneur des Lilas est devenu l’hymne des scouts de l’armée israëlienne.
On découvre comment et par quelle grâce il a pu écrire Anna, la comédie musicale avec  Anna Karina, Brialy et lui, les nuits blanches  pour écrire, parallèlement, pour une myriade d’interprètes tout en apprenant à chanter à Brialy. (Il continuera à accumuler les commandes jusqu’au bout sans jamais faire défaut aux artistes).
Il n’improvisait rien comme on a pu le penser, il avait en tête l’exacte coloration qu’il voulait, apportant parfois en studio des piles de disques avec des petits passages qu’il montrait aux arrangeurs. Puis plus tard, des mini-cassettes où il enregistrait de nombreuses bribes de musiques à orchestrer.
Mais pour notre plus grand plaisir, y figurent des anecdotes tendres, drôles, bizarres. Un jour, Colombier a engagé Arpino pour ses talents de siffleur. Gainsbourg et lui commencent à siffler face à face et là, Arpino explose de rire parce que Serge, lorsqu’il siffle, a les oreilles qui s’écartent. Ils ont tellement ri que la séance n’a pas pu se faire, malgré un panneau installé en secours entre eux deux.

Labro lui apporte les textes qu’il a écrits pour Birkin. Affalé et fumant clope sur clope dans son canapé rue de Verneuil, Serge lit les textes. Puis d’un seul coup, il se lève, va au piano et là, en une après-midi, il compose les mélodies de ses six textes. « Je suis scié » dit Labro.
La veille de l’enregistrement de « Aux Armes et Cætera », à Kingston, Gainsbourg n’a pas les paroles. Comme d’habitude finalement. Il dépose des feuilles blanches partout dans sa chambre, sur son lit, sous l’œil plus qu’inquiet de Lerichomme, son producteur. Celui-ci vient le réveiller le lendemain matin. Gainsbourg ne dormait pas et avait noirci toutes les feuilles. Ils les ont réorganisées ensemble et à 11 heures, ont filé au studio où Serge les a chantées.
On n’en finirait pas, le livre fait 450 pages. Y sont même créditées les pubs qu’il a concoctées, souvent réalisées lui-même, comme celle pour Pentel de l’agence Lintas où j’étais, mais pas à cette époque. Créditées également les one shots comme les émissions de télé, les duos éphémères, etc. Ses films aussi et les projets qui n’ont pas pu aboutir pour une raison ou une autre.
Les états d’âme évidemment de Serge y sont relatés, les pleurs qu’il versait dans de grands moments d’émotion (quand il s’est planqué pour écouter Rostropovitch qui était en résidence avec lui mais qu’il n’a jamais osé aborder), quand il a vu sa petite Charlotte chanter avec application. Et tous les moments de sentimentalité avec Jane, même après leur séparation.

Puis on le voit se détruire par l’alcool et cependant rester toujours parfaitement lucide lorsqu’il était en studio pour lui ou quelqu’un d’autre.
Le livre est énorme, taille des 30 cm, bourré de photos, celles de chaque pochette de disque en granduer nature, de documents, de morceaux de partitions, de manuscrits et chaque chapitre se clôt par les fiches techniques des enregistrements avec date, studio, et toutes les personnes impliquées. Ne parlons pas des centaines de notes pour éclaircir encore le sujet !
Passionnant, émouvant, impressionnant. LE livre sur Gainsbourg, en fait. La référence.

On peut écouter ici une interview de deux auteurs du livre qui expliquent bien mieux que cet article la teneur de leur analyse.
Jacqueline, la sœur ainée de Serge, se montra impressionnée lors de la sortie du livre par la somme de choses encore à découvrir sur son frère.

LE GAINSBOOK, en studio avec Serge Gainsbourg par Sébastien Merlet, Christophe Geudin, Jérémie Szpirglas et Andy Votel. 2019 aux éditions Seguers. 450 pages. 42 euros.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Séparer l’homme de l’artiste ?

08/03/2020 Comments off

On dit séparons l’homme de l’artiste
on dit qu’il a violé qu’il a tué qu’il a mal fait
et on dit oh oui mais qu’est qu’il écrit bien
qu’est-ce qu’il filme bien, qu’est-ce qu’il réfléchit bien
qu’est-ce-ce qu’il fait bien la messe
on dit ne nous privons pas de ce talent si merveilleux
de cette œuvre irremplaçable
qui réjouit tant notre tête et nos sens
alors je m’avance et je dis
mais la fille mais le petit garçon
brisés liquidés torturés anéantis
gisant dans leur fracas dans leur néant
qu’auraient-ils créé
eux aussi
de beau d’irremplaçable
si on leur avait laissé le temps et la vie et le souffle
si on n’avait pas étouffé leur feu
de quoi étaient-ils féconds
si on n’avait pas dissocié l’objet sexuel
de la personne qu’ils étaient
ou allaient devenir
si un pervers habile créatif consensuel admirable
n’avait pas brisé leur élan
qui sait de quoi une toute jeune fille ou un petit garçon
auraient pu accoucher en mots en musique en danse en autre chose
qui sait ce que le viol le crime la violence le harcèlement
ont éteint ont brisé ont cramé
qui en parle de ces œuvres empêchées empêtrées mort-nées
dans les corps si fragiles
et devenus stériles arides et désertiques
ou morts décomposés
des victimes qui ont été meurtries à jamais
ruinées et saccagées dilapidées et dépecées
et je ne parle pas de celles muettes compagnes
dont on a volé pendant des siècles
les lauriers de leur science de leurs recherches de leur fougue
alors toutes ces victimes à jamais bâillonnées
aux œuvres calcinées
pensez-y avant de vous scandaliser
quand des femmes se lèvent et s’en vont
quand des femmes metoo-isent et racontent
quand des femmes défendent simplement ce qui doit l’être
le droit à réaliser leur vie leurs rêves
ou tout autre œuvre pouvant germer
des entrailles de la tête ou du corps
et qui nous manque terriblement
© dominique cozette le 8 mars 2020

Categories: politic

Les Fessebouqueries #486

07/03/2020 Comments off

Semaine 10, la semaine où l’on se rend compte que nul n’est à l’abri de virus qui vont nous pourrir la vie, le virus des pékinus moyennus qui nous font leur petite morale par réseaux interposés, l’hanounus virus qu’on trouve dans les slips pleins de nouilles, le polanska virus qu’on trouve dans les slips petit bateau, le vir. 49.3 qu’on nous signale dans les braies de nos saigneurs tout pissants, le balkanus virus qu’on tente encore « des rats dickés » d’une mairie couche-toi-là, et le pognonus-loidumarchus virus qui se développe principalement chez les marchands de gel…Oui, ça urge de trouver un remède. Heureusement que les municipales arrivent avec leur lot de solutions mirenculeuses ! Sur ce, bon week-end all my friends et pas de bises !
- LS : Cyril Hanouna révèle le QI de Marlène Schiappa. « Mes chéris, j’ai jamais vu ça. Son cerveau est plein de cervelle. »
- PC : Ce matin, je faisais la queue à la banque, sont rentrés deux types avec des masques, tout le monde s’est chié dessus, heureusement, ce n’était qu’un braquo…
- GD : 49.3. La poignée de main n’étant pas recommandée, Edouard Philippe a opté pour le bras d’honneur.
- PI : Nous, les hommes, nous n’avons pas peur du Covid-19, nous avons déjà l’habitude de mourir quand nous avons un rhume et 37.5 de fièvre.
- OVH : Oui, j’éternue dans mon coude. Mon cachemire fait la gueule.
- GD : On n’est pas bien, là, avec notre loi d’encadrement des prix des gels hydroalcooliques et nos « checks » du pied ?
- GP : Pas de panique, un virus made in China, dans un mois, il est cassé.
- CC : Je vous rappelle que la plupart des gens se mouchent déjà du coude en France.
- PI : Ça craint, le coronavirus, faut penser à tout : j’ai ouvert les WC du train avec le poignet, la cuvette avec le pied, le robinet avec le genou, refermé la porte avec le coude et traversé le train sans rien toucher… Mais du coup j’ai oublié de rentrer ma bite.
- SP : Pour me laver les mains j’ai tourné le robinet et je me suis dis qu’un porteur du virus l’avait p’têt touché avant donc je l’ai lavé aussi, puis tout le lavabo, le miroir, le sol des toilettes, puis c’est parti en vrille là je suis en train de passer la serpillière sur le périph.
- HD : Le 49-3 est à la démocratie ce que la branlette est à l’amour .. un grand coup de pogne pour finir seul et pour un résultat plus que mitigé !!
- DC : Inutile de planter le thermomètre dans vos fesses. C’est 49,3 pour tout le monde !
- OB : Si vous voulez vivre dans la peau d’un tueur en série recherché depuis des mois, sur lequel pèse un mandat d’arrêt international, je vous conseille d’éternuer dans le métro. Frissons garantis dans toute la rame.
- PE : Alors qu’il nous demande de vérifier deux fois par jour notre température, le gouvernement grimpe directement à 49.3 ! Vite, il faut le confiner!
- MK : Rassemblements de plus de 5000 personnes interdits. Selon les chiffres de la police ou celui des syndicats ?
- OVH : Drame. Paul en Ski va être contraint de s’inscrire chez Paul en Ploi.
- DC : Les Balkany : Les feuilles mortes se ramassent à l’appel !
- CC : Si je récapitule les demandes : – les agriculteurs et les viticulteurs – les restaurateurs et les hôteliers – le CAC 40 et la CGPME réclament d’être indemnisés par l’Etat. Les mêmes qui votent à droite et parlent d’assistanat quand on veut 5€ supplémentaires sur les salaires .
- BG : J’ai bien compris ou pas: Un préfet confiné à cause du virus, ce préfet a reçu le ministre de la santé qui est allé ensuite en conseil des ministres serrer la main des collègues et depuis Macron est invisible ? Merde. Heureusement que Manu n’a pas de personne âgée dans son entourage.
- JB : COMMENT RÉALISER UN GEL HYDROALCOOLIQUE MAISON ? 1/ Des glaçons pour le côté gel
. 2/ Une carafe d’eau fraîche pour le côté hydro
. 3/ Une bouteille de Pastis pour le côté alcoolique
- NP : J’ai déjà du mal avec le fait qu’on ne ré-édite pas Mein Kampf, alors imagine un peu ce que je pense de la censure des mémoires de Woody Allen…
- PI : Vous me dites quand le gel hydro-alcoolique dépasse le bitcoin, j’ai un flacon à la maison je compte bien assurer mes vieux jours.
- JH : Je n’ose même pas imaginer l’état de détresse de LREM au point qu’ils envisagent de faire entrer Manuel Valls au gouvernement.
- MO : Pour ceux qui affirment le contraire… Agnès Buzyn a bien affirmé, au début de l’épidémie, que le risque de contagion pour notre pays au corona virus était « pratiquement nul »… On lui a reproché d’abandonner sa charge ministérielle… moi je crois qu’elle a bien fait…
- JE : Virus : le député LREM Thierry Solère : « Il n’y a pas de raison de s’inquiéter, nous sommes comme toujours protégés par l’immunité parlementaire. »
- OM : Je ne dis pas que les médias en font trop avec le Coronavirus, je dis juste que j’attends les zombies avec un fusil chargé et un masque à gaz derrière un mur de farfalle panzani.
- OB : Si vous avez raté l’actualité du week-end, Roman Polanski qui devrait passer sa retraite en prison a eu un César grâce au 49-3 tandis qu’Adèle Haenel a un cojonesvirus visiblement isolé.
- TC : Plus personne ne tient les barres du RER ou du Métro. Dans 6 mois on est tous champions de surf.
- HD : Se faire traiter de gond par une porte qui vous claque au nez ne vous oblige pas à voter pour le penne !!!
- OB : Une pensée pour ceux qui militent contre les bouteilles d’eau en plastique et en sont à leur 10ème bouteille de gel hydroalcoolique.
- PM : César 2020 : Cyril Hanouna révèle le cachet à six chiffres de Florence Foresti. Celle-ci se venge en révélant le QI à un chiffre de l’animateur.
- JT : Arrêtez avec Polanski, il faut dissocier l’homme de l’artiste, moi par exemple je trouve que ses films c’est de la merde mais je reconnais qu’il s’habille mieux qu’Emile Louis.
- TC : JO de Paris sponsorisés par Corona : l’entraînement des parisiens continue. Un nouveau record d’apnée vient d’être établi. Il va de Nation à Étoile.
- HD : Ma machine à laver a plus de programmes que certains candidats aux municipales
- MK : Coronavirus : grosse contamination dans les haut et bas reins, rien dans les poumons.
- COP : Flacon de 10 ml de gel antibactérien, neuf, à échanger contre Audi RS3 ou Mercedes AMG. Annonce très sérieuse, curieux s’abstenir. Premier arrivé, premier servi !
- RV : Coronavirus, le virus du pékin moyen.
- OM : Même le coronavirus aura plus été à l’assemblée nationale que Pénelope Fillon…
- PA : Une pensée pour Claude François qui aurait eu 81 ans si la CGT avait coupé le courant le 11 mars 1978.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

L’amour maternel ?

02/03/2020 Comments off

Après le faux dutronesque Play Boy, voici le trompeur elvissien Love me tender où Constance se radicalise. Rien ne va plus. Son ex a carrément réussi à lui faire perdre la garde alternée de son fils mais elle se bat pour en récupérer une partie. C’est une cause désespérante, le père a monté le fils contre elle, il prétend devant les juges que sa mère est folle etc. Alors elle vire tout ce qui lui restait de sa vie où le partage était encore possible, où il avait sa chambre, ses affaires. Elle liquide tout, elle donne, pose sur le trottoir, elle ne va plus au Palais, abandonne le barreau, vit de rien : une piaule de 9m2 avec juste un lit, une planche sur tréteaux et un pola de son fils endormi. Deux jeans, deux tee-shirts, un sweat plus son cuir qu’elle porte non-stop. Tous les matins à sept heures, elle nage pour ne pas sombrer. Elle fuit les sorties d’écoles, les jardins, elle ne veut plus voir les enfants car ils sont des bombes à fragmentation comme s’ils allaient m’exploser à la gueule, cribler mon corps de petits morceaux de métal coupant.
Sinon, elle écrit et elle baise les filles. Elle est très grande, mince, bien gaulée, très repérable lesbienne avec sa coupe courte et ses tatouages, c’est un jeu de pécho n’importe où. L’amour ne l’intéresse plus, elle ne s’attache pas, déteste qu’on s’attache, quitte vite sans drame.
Un jour, elle obtient de revoir enfin son fils après des mois, une heure par quinzaine dans un lieu social sous l’œil de deux personnes. Il a des élans de tendresse, il aime sa mère, elle aime son fils. Le père, le plus souvent, annule ces rencarts, ainsi que, plus tard, les deux ou trois pauvres week-ends qu’elle a réussi à tirer. Elle revoit son fils qui de nouveau prend le parti du père, ne veut plus la voir. C’est désespérant. Lui-même a maintenant dix ans, elle a n’a que le recours de la justice qui se révèle impuissante. Alors elle prend l’impitoyable décision, puisque son fils ne donne plus signe, de l’oublier, carrément. De tirer un trait.
On voit la personne qui écrit ce récit serrer les dents. Un moment, elle a même viré la petite piaule pour squatter chez les uns ou les autres, pas d’attaches, liberté totale. Puis un peu d’argent est rentré par le livre d’avant, elle reprend un petit lieu. Elle tombe même amoureuse mais ça ne dure que quelques mois. On lui en demande trop, elle n’a rien à donner…
Toujours aussi sec, plus cru, sans complaisance et sans fioritures. Quelle drôle d’existence ! Mais l’écriture, ah, l’écriture !

Love me tender de Constance Debré, 2020 aux éditions Flammarion.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Constance quitte Debré

02/03/2020 Comments off

Avant d’aller au sur-médiatisé dernier livre de Constance Debré, Love me tender, j’ai commencé par Play Boy et bien m’en a pris car c’est le début de la nouvelle vie de l’autrice, celle où elle dit merde à tous les Debré de l’arbre, le grand-père gaulliste, le tonton chiraquien, l’autre tonton chirurgien, tout ce beau monde bourge de chez bourge, puis son père, grand reporter qui sombre dans les substances sans jamais réussir à s’en sortir, comme quoi les médecins…,  et sa mère, une beauté fin de race ayant elle-même succombé jeune d’une hémorragie cérébrale suite à divers excès dont un alcoolisme qui la répugnait ainsi que son frère quand ils étaient mômes, les laissant se démerder avec cette drôle de vie huppée. La jeune fille d’alors, jamais tombée des nues, fait « son » droit, devient avocate pénale. « On m’appelle maître, pas madame, je fais un métier d’homme où on porte une robe. Il y a même une sorte de cravate bien phallique qu’on appelle un rabat et que je tripote pendant les audiences. » Elle se marie à un certain Laurent, fait un gosse de sexe mâle mais au bout de dix-huit ans de ce régime matrimonial ennuyeux, envoie péter l’affaire. Marre de ce cirque.
Elle tombe vaguement amoureuse, c’est plutôt du désir d’ailleurs, pour une belle femme bourge, encore, mariée et affublée de plusieurs amants, plus âgée qu’elle. L’approche sera très longue, très lente, même pas sulfureuse. Mais elle constituera son entrée dans l’homosexualité et la fin des ambitions. Le début d’une vie dépouillée, où cheveux courts riment avec tatouage (non, ça ne rime pas, flûte) avec drague de filles. Elle adore emmerder son père en lui racontant ses histoires homo d’autant plus que la jeune nana du daron est moins belle que la sienne, ha ha ha… Donc, elle s’éclate, plus ou moins d’ailleurs car on devine que l’éclatage ne fait pas partie de son trousseau d’émois. Disons qu’elle se sent plus elle.
Là où le bâts blesse, c’est que son ex, père de leur gamin de 6-7 ans, rechigne maintenant à lui laisser le gosse et trouve qu’elle a pris un mauvais genre qu’il n’aime pas voir peser son leur fils. Je crois que c’est aussi le sujet de son dernier livre dont je vous parle très bientôt.
J’adore le ton saisissant de la narration de Constance. C’est bref, sec, cassant, criant, pas une banalité, pas de prise de tête, pas de psy. Elle parle de tout, et de rien, et sans tabou. Elle parle mal de son ex, de tout le monde, elle a l’esprit brusque, brutal parfois, plein de la poésie du bitume au ras des caniveaux. Elle déboule ses phrases parfois sans rapport, en fait si, rapport avec la situation, et comme ça vient dans sa tête, c’est à dire en enchaînement d’idées et de choses qu’elle voit. Saisissant, je vous dis.

Play boy de Constance Debré, 2018. Aux éditions 10/18. 168 pages, pas cher.

Texte © dominique cozette

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