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L’avortement vu par un homme

18/11/2019 Aucun commentaire

 

Qui a peur d’Annie Ernaux est le titre intrigant de ce court texte de Jerôme Deneubourg. Oui, pourquoi Annie Ernaux ? Parce qu’elle a fait le récit d’un avortement qu’elle avait subi en 1963, c’était parfaitement interdit alors, mais elle en a dit qu’elle était fière de l’avoir fait, ce qui pouvait induire qu’elle faisait peur, comme souvent les militantes.
Le narrateur, qui est aussi l’auteur, a rencontré une Argentine venue poursuivre sa recherche à Paris pour une thèse. Ils passent un peu de bon temps ensemble à Paris, elle ne propose pas de prendre de précautions car elle n’est pas dans une période fertile. Puis elle repart dans son pays, pas de pathos amoureux mais une amitié à cultiver. Seulement un jour, elle l’appelle pour lui dire une chose d’importance, sur Skype uniquement, pour qu’il n’y ait pas de traces. Elle lui apprend qu’elle est enceinte, que c’est une catastrophe car en Argentine, un avortement peut coûter au mieux huit ans de prison, au pire la mort. Car aucun médecin n’est autorisé à le pratiquer. Il reste la clandestinité, il faut de l’argent, trouver la filière, surtout faire en sorte que personne de l’entourage ne le sache. Même les parents, ultra cathos, ne le supporteraient pas : c’est une déchéance, un péché mortel.
Alors l’homme rassemble la forte somme et se rend le plus vite possible en Argentine. A partir de là, il livre un récit qui fait peur : la femme tétanisée par la décision à prendre, puis l’opération en elle-même dans un endroit pas très net où on lui ordonne, en cas de problèmes post-opératoires, de ne pas consulter de médecin, de ne se fier qu’aux anti-douleurs que le type, bizarre, lui fournit. Ou d’envoyer un mail à cet endroit.
Et là, ça ne se passe pas bien. La femme est sujette à de violentes douleurs. Elle envoie un mail mais pas de réponse en vue. Elle se bourre d’anti-douleurs, saigne, son ventre gonfle. Son ami, très mal à l’aise, l’aide comme il peut. Comme elle lui a demandé le secret absolu, il se cache pour consulter quelques relations médicales en France, essayer de savoir si quelqu’un peut aider à Buenos Aires…
Cette histoire est terriblement inquiétante, les « opérants » sont des marlous qui profitent de la détresse des femmes, et le narrateur se sent complètement largué par tout ce qui arrive, tout en ayant soin de la rassurer pour ne pas l’inquiéter davantage.
Un mois plus tard, il trouve naturel d’envoyer le récit à Annie Ernaux. Qui lui répond et l’encourage à publier l’histoire.
C’est une histoire vraie, touchante, sans fioritures, rapportée d’une belle écriture classique, un peu à la Ernaux, qui montre, ce n’est pas courant, comment un homme peut réagir à une épreuve qui concerne les femmes dans leur plus profonde intimité.

Qui a peur d’Annie Ernaux de Jerôme Deneubourg, 2019 aux éditions Lunatique. 120 pages, 12 €.

Texte ©dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #470

16/11/2019 Aucun commentaire

Ce sont des Fessebouqueries light, cette semaine. J’accuse … personne mais enfin, vous auriez pu faire un effort pour rire un peu plus de tout avec n’importe qui. Ségolène et ses deux pôles qui ressembleraient plus à des pôles-non-emploi, la dope qui coule à flot sur les plages atlantiques avec, cerise sur le narco, les pailles qu’on y a jetées, le pauvre Balkany qu’on est obligé d’entretenir grassement dans notre joyeuse structure d’accueil, Poupou victime d’une crevaison inrustinable, Finkelcrotte victime d’un humour que nul n’a compris et Polanski (ne pas confondre avec les pôles en ski de Sépolène) en proie à son zoom un temps pestif qui apparemment ne sait pas faire le point sur le sujet visé. Les Gilets Jaunes ont enfoncé leurs bonnets pour affronter le froid et les balles, tandis que j’entre dans ma période poireau. Bon week-end à vous !

- MK : Brésil : be-bop a Lula !
- OM : Toutes ces femmes voilées qui consacrent un jour de repos à manifester… Si ça c’est pas un beau symbole d’intégration…
- CC : Le gars me tend une petite tartine de saint nectaire avec une boule de confiture de figue dessus et me dit : tiens, c’est une huître auvergnate.
- MK : Ce n’est pas que les Gilets jaunes n’existent plus, mais le pouvoir a imposé aux médias de ne plus en parler. Sous Macron, comme bientôt sous LePen, la liberté d’expression est une valeur toute relative..
- RV : Recrudescence des activités nautiques sur les plages de l’Atlantique. Ah, les gars de la narine…
- DT :  Suite aux ballots de cocaïne échoués sur les plages de l’Atlantique : on va sûrement mobiliser la Narine Nationale.
- AdN : Je n’aime pas les huîtres mais les spéciales coke me tentent.
- JB : Ce serait la moindre des politesses d’aller larguer des tonnes de bourriches d’huîtres au large des côtes colombiennes.
- PI : Suite au séisme entre les 2 centrales nucléaires, faute de pastilles d’iode, j’ai été tenté d’en manger une du lave-vaisselle. Puis j’ai réfléchi je me suis dit qu’un troisième bras dans le dos serait pas forcément inutile pour me gratter le cul.
- MK : Balkany n’a rassemblé que 10% de sa caution ; il resta donc en zonzon pour 90% !
- RB : Fasciné par tous ces gens qui donnent leur avis sur les événements en Bolivie alors qu’ils ne savent même pas placer ce pays sur une carte de l’Afrique.
- MK : Désormais Pouli dort. Longue et douce nuit, Raymond…
- RV : Décès de Raymond Poulidor. Une pensée pour son épouse, la 2ème dame de France.
- JMP : Il a encore été battu par Anquetil arrivé premier au paradis….. par contre il a quand même battu Merx….
- CC : Raymond Poulidor est mort : l’éternel second a laissé son vélo contre le mur, le casque sur le guidon, la gourde dans son anse, il a retiré les gants, ouvert la fermeture du maillot, rehaussé légèrement la bête à deux roues qui menaçait de tomber, puis il a disparu et le vélo, lui, est toujours là. Quand un grand sportif meurt, il ne nous laisse pas le souvenir de son éclat et de sa force, il nous le transmet. Allez, c’est l’heure de remettre le facteur sur son vélo. Bonne route, Poupou.
- OM : J’ai pas bien compris, c’est nous qui ne savons pas séparer l’homme de l’artiste ou c’est Roman Polanski qui ne sait pas séparer la jeune femme de l’objet sexuel ?
- OB : C’est marrant parce que vous vous moquez d’Isabelle Balkany qui soutient son mari mais Emmanuelle Seigner qui continue à regarder tout le monde de haut en feignant d’ignorer que son mari est un pédophile ça ne choque personne.
- AB : Pédophilie des curetons : les évêques votent le principe d’une « somme forfaitaire » pour les victimes. Un chèque et ils s’en lavent les mains dans le bénitier.
- MK : Qui violera Alain Finkelcroûte passera à la postérité, restera dans les annales
- CV : Imaginez un film sur la vie de Dominique Strauss-Kahn, produit par Harvey Weinstein, réalisé par Roman Polanski, en collaboration avec Luc Besson avec scénario de Woody Allen interprété par Kevin Spacey et sur une musique de Bertrand Cantat.
Avec comme acteurs Tariq Ramadan et Fit qu’une crotte le philosophe académicien
- OM : GROS WARNING : Alain Finkielkraut était au second degré sur l’extrait polémique, il ne faut donc, bien sûr, violer personne. Utile de le préciser !
- RP : Concernant Ségolène Royal, je pense qu’il faut dissocier la femme de l’artiste.
- HY : Rappelons que Royal ne se rend pas aux conférences internationales pour ne pas polluer en se déplaçant.
- AB : – Alain Finkielkraut est un intello invité sur tous les plateaux. — Ah ? — Il est l’auteur du fameux Gnagnagna.
- ADG : Les français, tout en subtilité : « il faut leur couper les couilles aux violeurs et aux pédophiles. » Also : oui mais bon, s’il fait du cinéma c’est pas pareil. Un grand popcorn s’il vous plaît.
- AK : Vous n’avez aucune tolérance, c’est fou. Vous vous en prenez à Polanski juste parce qu’il a violé 12 femmes dont des mineures. C’est pas comme si il avait porté un voile en accompagnant son enfant pour une sortie scolaire.
- OK : C’est vendredi manteau blanc et samedi gilet jaune à Paris

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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Jane bis

14/11/2019 Aucun commentaire

Post Scriptum n’est pas du tout un bis repetita du premier tome du journal de Jane b. C’est juste pour faire un bon mot. Car pour moi, ce n’est plus la même Jane, même si, en public, elle reste toujours délicieuse, souriante et « marrante ». Je trouve qu’ici, qui commence en 82, dans la plénitude de la belle mi-trentaine, elle chante le blues. Elle a peur d’être délaissée par Doillon qui se barre tourner loin avec de belles actrices tandis qu’elle donne l’impression de s’emmerder à la maison avec le bébé qu’elle adore, Lou. Doillon manque totalement de romantisme, ne lui dit pas les mots qu’elle attend, ne la rassure pas sur son physique. Elle se sent tellement nulle ! La douleur de la séparation d’avec Serge est aigüe, elle s’en veut de lui faire si mal mais c’est aussi grâce à cela qu’il lui écrit ses plus belles chansons. Même si elle adore l’amour avec Jacques, Serge continue d’emplir son cœur, ça n’est pas facile à vivre, j’imagine, pour les trois. Jane se révèle une femme très peu sûre d’elle, très fragile, qui se prend la tête pour ce qu’elle représente auprès des autres. Se demandant fréquemment si elle est une bonne mère, trouvant que non mais se félicitant de la bonne nature de ses filles.
Autant le premier tome était assez drôle, parfois scandaleux, autant celui-ci nous entraîne dans le spleen qui semble l’habiter. Plus on avance, plus elle apparaît bordélique. Son histoire avec Doillon s’arrête comme elle l’avait prévu : il la plaque pour une autre. Mais elle n’est jamais seule, des tas d’amis gravitent autour d’elle, elle sort beaucoup, boit beaucoup et souvent bien trop, elle le dit. Elle est à la fois une globe-trotteuse acharnée et une moule collée à sa famille, ses filles, ses parents. Puis Serge meurt et son père, en même temps. Elle est dévastée. Le journal s’interrompt quelques mois.
Puis la vie cahotique et artistique reprend avec succès, les tours de chants, la planète à conquérir, les films plus ambitieux, les causes à défendre, toujours. C’est comme ça qu’elle se lie avec Olivier Rolin, une histoire d’amour houleuse pleine de malentendus, elle ira habiter juste en face de chez lui alors que Kate, sa fille, se liera plus longuement avec Jean Rolin, le frère d’Olivier. Il est beaucoup question de ses filles, de leurs problèmes personnels parfois très graves et douloureux, en même temps, il lui est difficile d’être une mère modèle après toutes les frasques qu’elle a faites publiquement.
Et le temps passe dans un tourbillon de dates, d’avion, des trucs qu’elle paume un peu partout, des gens qui l’aident à faire ses tournées, ça semble d’une extrême bohème, tout ça. Les chambre des cliniques envahies par la famille et les ami/es proches lors d’un accouchement, d’une maladie et même d’une agonie, celle de sa mère. Tout le monde vient avec des fleurs, du vin, des douceurs… Elle-même est empêtrée dans un sale cancer qui la plombe gravement, une leucémie qu’elle traîne longtemps, des chimios qui l’épuisent mais elle continue à vouloir se produire, elle y arrive parfois, pas toujours, elle veille sur les filles et leurs petits, sa chienne adorée Dora, infernale, qui mord  et qui pue mais elle s’en fout. Enfin, quand tout semble s’arranger, que la douleur du deuil de sa mère s’adoucit, que sa maladie s’éloigne, que Kate s’installe avec un amoureux in love, que Lou explose avec sa carrière de chanteuse, Kate se suicide. Fin du journal, Jane n’écrira plus.
Des coulisses très encombrées, des tas de personnages, une nuée d’ami/es de toutes sortes, une vie trépidante, tropidente j’ai envie d’écrire, mais tellement remplie. Et comme dit Jane, chaque fois que ça n’allait pas, les tout proches étaient là, ça discutait, ça picolait : c’était très gai.

Post scriptum de Jane Birkin. 2019 aux éditions Fayard. 430 pages, 23 €
Pour voir mon article sur le premier tome : ici

Texte © dominique cozette

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Depuis son état sauvage jusqu’à aujourd’hui, la passionnante histoire de la France

12/11/2019 Aucun commentaire

J’aurais plutôt appelé ça : formation de la France depuis 20 000 ans, mais on ne m’a pas demandé. En tout cas, ce (petit) livre de Stéphane Durand, 20 000 ans ou la grande histoire de la nature est formidable, hyper passionnant, on y apprend une foultitude de choses sur la France depuis 20 000 ans, donc avant nous, les saccageurs, comment ça marche la nature, les plantes, les animaux, comment certains des animaux, gros ou minus, refont la géographie d’un lieu, changent le cours de l’eau (saviez-vous que la Seine passait du côté de Montmartre, jadis ?) etc. Pour dire qu’il parle de choses qu’il connaît, il y a 45 pages de références (pas des notes, juste des références) à la fin.
Très facile à lire car constitué de courts paragraphes rédigés comme autant de saynètes vivantes qui nous montrent l’utilité du castor dans la création de marais donc l’accroissement de la biodiversité, en particulier l’arrivée en France des chevaux sauvages et des aurochs, comment les blaireaux, les renards dispersent très loin des graines de plantes,comment le geai peut à lui tout seul créer des forêt en transportant 5000 glands par an, les cachant ici et là pour que ça dure toute l’année… Puis la mer, comment les harengs envahissaient la mer et sauvaient des milliers de vies les périodes de disette ou de jeûne, comment est apparue la surpêche au milieu du 16ème siècle car d’un coup, il fallait faire du fric et non plus se nourrir. Un jour, Louis XIV s’amusa avec un trident à tuer 14 thons, car ils grouillaient eux aussi, comment les riches chasseurs ont dégommé tous les macareux moines de Bretagne, même pas pour les manger, juste pour tuer (comme c’est étrange), comment les chapeaux des coquettes ont largement participé à la mort de millions d’oiseaux… Et tout cela s’imbrique dans la construction géographique de la France, les barrages qui détruisent plus qu’ils ne construisent, les forêts exploitées à mort puis replantées sans aucune diversité, trop proprement pour encourager la diversité. Il faut lire l’utilité énorme et méconnue des troncs d’arbres depuis leur chute sur le sol jusqu’à leur voyage dans la mer, en passant par les rivières. Il faut savoir surtout comment le fait de vouloir domestiquer la nature nous prive de ses ultra-nombreux bienfaits qu’on commence vaguement à déplorer. Mais rien n’est perdu…
Un point de vue plus professionnel que le mien : « Ce livre évoque avec émotion un monde perdu : la France. Une terre qui a connu il y a vingt millénaires les mammouths et les rennes innombrables, les lions et les ours des cavernes… Toute une mégafaune disparue, sous l’effet d’un réchauffement aggravé, peut-être, par la surchasse pratiquée par nos ancêtres. Alors que les mammifères géants disparaissaient, les forêts occupaient l’espace. Il y a dix millénaires, le tiers du futur territoire national est couvert de marécages. Les castors refaçonnent les paysages, les aurochs prospèrent dans les prairies humides, et des milliards de poissons, jusqu’à des esturgeons géants, animent les flots. Les saumons remontent les rivières et meurent en masse près des sources pour frayer, leurs cadavres apportant en altitude quantité d’azote et de phosphore, fertilisants, que les torrents redistribuent en aval. Puis arrivent les agriculteurs, en provenance de l’Est. Les vaches absorbent les aurochs par hybridation, la forêt recule sous le feu et la hache, le castor s’évapore. Au Moyen Âge, les moulins et les barrages brisent les cycles des eaux. C’en est fini des saumons, qui se voient interdire les sources où ils pondaient. Les humains se procurent désormais les poissons dans les mers, qui semblent alors inépuisables. En 1620, au large de Marseille, le roi Louis XIII s’amuse à pêcher au trident, en une seule journée, 25 thons rouges, une espèce aujourd’hui au bord de l’extinction.De nos jours, la nature agonise. L’agriculture industrielle l’a brutalement remplacée pour redistribuer azote et phosphore. Les marécages ont été asséchés, les forêts ne sont plus que monoculture d’arbres. Tous ces milieux présentent une biodiversité réduite, quand ils étaient autrefois les plus efficaces des puits de carbone. Alors que les menaces environnementales deviennent évidentes, nos connaissances en histoire environnementale nous permettent d’entrevoir les défuntes richesses des biotopes. »
Ce livre est passionnant, je vais entamer le prochain, dernier paru du même auteur, et vous dirai.

20 000 ans ou la grande histoire de la nature de Stéphane Durand. 2018 aux éditions Acte Sud. 250 pages, 22 euros.

Texte © dominique cozette hybridé quelque peu par le site scienceshumaines.com.  (Ce qui est entre guillemets)

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Les Fessebouqueries #469

09/11/2019 Aucun commentaire

Cette semaine, rien de bien agréable sauf le multimédiatique Philippe Katerine toujours réjouissant ! Que je sache, ce n’est pas lui qui a tué Marie Laforêt, pas lui qui a supprimé l’Observatoire de la Pauvreté ou privatisé la FDJ, pas lui qui a augmenté démesurément le salaire des patrons du Caca-rente, pas lui qui réclame une caution magique pour se sortir de prison, pas lui qui accuse et est accusé de viol…bon, bien sûr,  pas lui non plus qui a couronné Dubois et Tesson ou abattu le mur de Berlin, mais il est le seul qui reste classe avec un poireau sur la tête. Le seul ! Sur ce, bon WE prolongé à vous, n’oubliez pas votre crème solaire !

- DA : Je suis arrivé à Paris depuis moins de deux heures que je me retrouve déjà attablé devant un verre de Chardonnay bio en grignotant des chips d’algues dans le 17e. À deux doigts de dire du bien d’Anne Hidalgo avant de partir en trottinette pour un vernissage. Je me déteste.
- PI : Je fais partie de ces gens qui pensent que tout irait bien mieux si le monde était dirigé par Philippe Katerine.
- RV : Décès de Marie Laforêt. La fille aux yeux dort.
- JPT : J’aimerais saluer le décès de Marie Laforêt avec cette réplique face au corps de son mari qui vient de s’électrocuter en pissant sur un câble électrique mis à nu : « Pour une fois qu’il faisait des étincelles avec sa bite ! » Elle avait la classe nécessaire pour dire quelque chose comme ça.
- CV : On dira ce qu’on voudra de Macron et de ses ministres, mais franchement, faire disparaître l’Observatoire de la pauvreté au moment de l’entrée en rigueur de la réforme de l’assurance chômage, c’est une riche idée.
- MK : On dit que Marie Laforêt se méfiait de Maxime Le Forestier…
- CV : Ces jours-ci, Marie Laforêt est morte et Jean-Paul Dubois a obtenu le Goncourt. Ce soir, je vais donc regarder un film avec Natalie Wood, histoire de justifier mon jeu de mots pourri.
- MK : Incarcéré pour hernie fiscale, Balkany bientôt libéré pour fraude discale
- PR : Balkany a des problèmes de « santé ». Quel rigolo celui-là.
- RV : Prix Goncourt. Pour Amélie No Tombe c’est mort.
- NV : Observatoire National de la Pauvreté et de l’exclusion sociale ? Supprimé. Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail ? Supprimé (pardon, « fusionné »). Puisqu’on vous dit que dans ce gouvernement, on n’adore pas trop la pénibilité et qu’on va la supprimer. Dont acte.
- PE : Laforet a fait l’actu hier. Dubois la fait aujourd’hui. Pour demain, c’est très serré entre Patrick Buisson et Jean-Luc Lahaye.
- ES : Marie Laforêt, Jean-Paul Dubois… Nombreux sont ceux qui pensent Jacques Dutronc, mais moi je m’inquiète pour Anne Sylvestre.
- GD : Ce qui est formidable avec certains débats télévisés, c’est que n’importe qui peut passer en quelques minutes du statut d’inconnu absolu à connard célèbre.
- OM : Je suis sûr que Bolsonaro est derrière la disparition de Marie Laforêt.
- NP : Je me demande ce que va faire Trump pour l’anniversaire de la chute du mur de Berlin ? Faire croire à ses électeurs que c’est lui qui l’a abattu avec ses petites mains ou alors ne rien dire parce qu’il préfère les murs qu’on construit aux murs qu’on détruit ?
- DT : Le Prix Renaudot 2019 attribué à Sylvain Tesson. On lui doit, entre autres, ce délicieux aphorisme :
« Le mariage est l’intervalle qui sépare une passion élémentaire d’une pension alimentaire ».
- PE : Avec Dubois, sans Soif, et Tesson : cette année, le mot mystère des prix littéraires était « bouteille
- PR : Qu’est ce que vous pensez de fusionner la Française des Jeux avec les fonds de retraite, et inventer une super retraite pour les précaires, tirée au hasard pour quelques-uns ? Le truc innovant, disruptif, sympa, inclusif. Oui, non ?
- CC :  Concernant cette histoire de smic et de divorce : éteignez la télé, débranchez-la, vendez-la, avec l’argent achetez des livres ou un abonnement à la bibliothèque.
- MK : Préparons les nécros ! Macron va médailler Belmondo et Hossein ce vendredi.
- LVS : Quotas immigration, tirer à balles réelles sur des personnes, une femme au smic avec deux enfants ne devrait pas divorcer… Et maintenant un  Balkanython … pour un délinquant. Qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-ce qui n’a pas marché?
- LS : Le Balkanython aurait déjà récolté 5 kg d’oranges, 2 magazines pour adultes et 12 kg de cornichons.
- HB : Le balkanython : les ripoux parlent aux pourris. Déduction fiscale en sus.
- SA : Du coup, faut-il rebaptiser la ville Levallois-Paiera ?
- DC : Manif anti-islamophobie adoubée par la gauche ??? Je ne comprends plus rien. Je vais me convertir aux adorateurs de saucisses volantes avec le droit de porter des plumes dans le Q !
- GD : Salle d’attente du médecin. Pour info, Michael Jackson sort bientôt son nouvel album.
- PR : Après avoir joué pour devenir riches pendant des années, les Français peuvent finalement s’appauvrir en achetant des titres FDJ. C’est beau.
- GD : Ça ne fait quand même pas grand bruit, ces mesures fascisantes mises en place par le gouvernement. (C’est donc parfaitement effrayant.)
- COP : Pour mon anniversaire je souhaiterais le même lifting que Rachida Dati afin de mettre mes oreilles en valeur… l’idée d’avoir aussi une bouche de goujon me séduit aussi ainsi je pourrais enfin toucher mon nez avec ma lèvre supérieure ou faire ventouse sur mon miroir grossissant pour me mettre du Rimmel.
- NP : Comment savoir si tu es laïc ou raciste ? C’est facile : si toutes les religions t’emmerdent, alors tu es laïc. Mais s’il n’y a qu’une religion qui t’emmerde parce que « les Arabes ils font chier, ils ont qu’à être chrétiens comme tout le monde », alors tu es probablement raciste.
- GD : L’Enfer est peuplé de tous nos voisins de train qui reniflent et/ou mangent des tartines au pâté en plein après-midi.
- HD : J’ai découvert avec madame Graziani les immenses vertus du SMIC, celle de faire durer les mariages !
- NP : Julie Graziani. J’espère pour elle que tout se passe bien dans son couple. Parce qu’avec la perte de son emploi elle n’a plus les moyens de divorcer.
- ES : Inauguration du Beaubourg de Shangaï, contrats agro-alimentaires : Macron vend à la Chine de l’art et du cochon !
- PA : L’homme est le seul animal qui rougisse. C’est d’ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose.
- LC : Mon fils a avalé une mouche en faisant du vélo et c’est sûrement son repas le plus équilibré de la semaine.
- NP : La rémunération des patrons du CAC 40 a encore augmenté de 12%. Apparemment le ruissellement remplit surtout les piscines des yachts privés… Mais je dis ça…
- GD : Des cagnottes pour des politiciens véreux et des prix remis à des personnes qui suggèrent de tirer à balles réelles sur les gens. J’adore 2019.
- DC : On peut écrire : J’accuse, Roman Polanski. Ou : J’accuse Roman Polanski.
- RR : Polanski, ce DRH du cinéma…
- NP : Bonjour Rachida Dati, vous pouvez me rappeler combien de migrants vous avez accueilli dans le 7e arrondissement afin de soulager les habitants du quartier de Chapelle ? Merci d’avance.
- GD : Il doit exister un mot finnois qui résume « le tracas de ne pas réussir à finir un livre alors qu’il ne reste que quelques pages, empêchant ainsi de commencer le livre suivant sur la liste et qui attend son tour gentiment depuis des semaines ».

Photo de Philippe Katerine © Jérôme Bonnet pour Télérama.

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Cadavres exquis et trash

02/11/2019 Comments off

Cadavres exquis, ce titre du roman de Agustina Basterrica est formidable car c’est de ceci qu’il est question : manger de la chair. Pas n’importe laquelle : la chair humaine. Car les animaux, porteurs d’un virus inconnu, contaminent et font crever les hommes, la race humaine : ils ont tous été détruits, presque tous. Pour pallier la pénurie de viande, des armées de scientifiques ont créé une nouvelle race à partir de génomes humains, qui formera la base de la nourriture carnée. Ces êtres, on dit « têtes » comme têtes de bétail, sont élevés dans des fermes très techniques. Certains sont pour la reproduction, d’autres pour les organes, d’autres enfin, pour des recherches à la Mengele.
Ce livre est horrible car il décrit tous les stades de fabrication et d’abattage de cette nourriture. Ce sont des animaux privés de pensée, de paroles (on leur mutile les cordes vocales), de sentiments, ils sont traités comme nous traitons aujourd’hui nos animaux « industriels ». Le héros de l’histoire n’aime pas son métier de contrôleur de la chaîne, il ne goûte pas cette chair, il n’aime plus rien depuis que sa femme adorée est partie. Elle est partie chez sa mère soigner le chagrin d’avoir perdu son bébé qu’elle avait eu tant de mal à avoir. Elle n’est pas prête pour revenir vers lui, ne lui parle même pas. Il en souffre, il est tellement seul.
Un jour, pour le récompenser d’un beau travail, on lui offre une femelle à élever, à revendre ou à consommer. Il est habilité à l’abattre de par son métier. Il la stocke dans son garage, lui donne le minimum pour qu’elle ne crève pas. Mais peu à peu, il va en prendre soin, elle ne va plus le craindre, il va lui apprendre à vivre avec lui. Coucher avec un animal d’élevage est passible de la peine de mort, il le sait, il doit faire très attention.
Ce roman argentin, récompensé par un prestigieux prix, est horrible car il nous met le nez dans notre façon de traiter les animaux, ici extrêmement maltraités. Dur. Ce thème n’est pas sans rappeler le film Soleil vert dont je n’ai qu’un vague souvenir ou les Animaux dénaturés de Vercors où certains tentaient d’exploiter des êtres, chaînons manquants entre les grands singes et l’homme, tandis que leurs défenseurs essayaient de prouver leur nature humaine. (Je le relirais bien, tiens)

Cadavres exquis de Agustina Basterrica, 2017. 2019 aux Editions Flammarion. Traduit de l’espagnol par Margot Nguyen Béraud. 296 p. 19 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Relire la King Kong Despentes

02/11/2019 Comments off

J’avais lu King Kong Théorie de Virginie Despentes au moment de sa sortie, un coup de poing dans la tronche, un coup de pied dans la fourmilière. Un bouquin d’où fusaient toutes les questions, voire toutes les colères concernant la féminité et par là-même, la masculinité.
Relire aujourd’hui ce livre écrit bien avant l’affaire Weinstein, c’est s’apercevoir que Virginie Despentes avait compris ce que d’autres ne voulaient pas voir, à savoir : on ne naît pas fille, on se modèle. C’est pratique, une fille, pour les dominants (un garçon ne naît pas plus dominant), c’est joli, obéissant, aux ordres, bandant, s’intéressant aux autres, aux petits soins… Attention, Virginie Despentes dit aussi que c’est dur d’être un homme, on lui demande tellement de choses compliquées qu’il n’est pas formé à être ou à faire : dominer, être agressif, brutal, aimer la compétition, avoir la plus grosse, bander, faire jouir les filles, ne pas jouer à des jeux gentils, ne pas pleurer, taire sa sensibilité etc. Tout ça pour dire que Virginie Despentes n’est pas ce qu’on appelle une féministe castratrice. Elle veut juste qu’on arrête de faire chier avec ça : se faire belle, parler doucement, prendre l’habitude de se comporter en inférieure, « ne pas s’exprimer sur un ton catégorique, ne pas s’asseoir en écartant les jambes, pour être bien assise. Ne pas s’exprimer sur un ton autoritaire. Ne pas parler d’argent. Ne pas vouloir prendre le pouvoir. Ne pas vouloir occuper un poste d’autorité. Ne pas chercher le prestige. Ne pas rire trop fort. Ne pas être soi-même trop marrante. Plaire aux hommes est un art compliqué, qui demande qu’on gomme tout ce qui relève du domaine de la puissance ». Elle décortique les petites et grandes choses que nous n’avons pas toujours conscience d’exécuter pour être dans les normes, comme demandé par la société, alors qu’un homme, lui, peut être moche, gros, mal fringué etc… mais toujours légitime à critiquer une femme qui ne respecte pas les canons. Je schématise, forcément, comment faire autrement ? *
Virginie Despentes parle en termes crus, elle dit baiser, enculer, pute, tapin pour analyser ce qu’elle a vécu, un viol à 17 ans, se demander pourquoi on suspecte toujours une nana d’avoir été violée. Impressionnant. Ce qu’elle connaît oui, elle l’épluche formidablement : la prostitution, qu’elle a pratiquée, la précarité qu’elle vécue, puis la célébrité (parfois encombrante) après Baise-moi, elle parle aussi des relations hétéro et homo, elle connaît tout ça. Mais elle ne s’érige pas en moraliste, en théoricienne pure et dure, elle ajoute souvent « c’est ce que je pense » ou « selon moi ». En tout cas, on ressort de cette lecture un peu plus conscient.e de notre malléabilité, un peu plus confirmé.e par ce qu’il faut changer pour qu’on en finisse avec cette soumission qui touche aussi la condition masculine.

Je vous conseille fortement d’écouter les quatre entretiens réalisés récemment sur le podcast de Victoire Tuaillon, Les couilles sur la table, le lien ici.

King Kong Théorie de Virginie Despentes 2006. Aux éditions Grasset puis au Livre de Poche. 150 pages, 6,10 €

*Je suis consciente que parler de ce livre foisonnant, c’est caricaturer le texte qui, bien que brutal et bouillonnant, est d’une grande profondeur teintée de subtiles nuances…

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #468

02/11/2019 Comments off

Cette semaine fut celle de méli-mélo un peu bizarroïde où Le Monde — un stagiaire, un auto-entrepreneur-remplaçant, va savoir — balance la nécro du vibrant Bernard Tapie en pleine Toussaint, où Macron croyant s’adresser à ceux qu’il est censé représenter (nous) s’adresse à ceux qu’il représente (Voleurs Actuels), où le voile continue à recouvrir les athées qui s’énervent de tout ce foin, où la réforme du chômage ne va sûrement pas inverser sa courbe, où le foie gras ne sera plus servi à New-York pour la grande joie des oies et canard et où, enfin, le changement d’heure ne sera pas un changement de braquet dans la montée vers la jouissance. Mais bon week-end quand même et n’appuyez pas trop sur le champignon vénéneux !

- OM : On se fout de leur gueule mais vous allez voir que les rosbifs seront sortis de l’Europe avant qu’on soit sorti de cette polémique sur le voile.
- NP : Quand tu vois les réformes de Macron depuis qu’il est au pouvoir, tu comprends mieux pourquoi il était resté très vague sur son programme : il avait peur que la famille de Thatcher l’accuse de plagiat.
- OB : Arrêtez de vous plaindre du changement d’heure. Une heure en moins c’est rien. Pensez à la Manif pour tous qui a retardé sa montre de 6 siècles.
- CV : Ceux qui se réjouissent de dormir une heure de plus cette nuit n’ont, de toute évidence, pas d’enfant en bas âge.
- GD : « Nous vivions un automne ébouriffant. Jupiter bavassait avec la presse facho. Le Sénat prenait des allures de tablée de chasseurs sirotant « le petit dernier pour la route ». Le président américain orange publiait des photomontages de chien sur Twitter. »
- JP : J’aime bien lire des statistiques sur l’emploi, le chômage, etc, car j’apprends que notre pays ne s’appelle pas « La France » mais « La France hors-Mayotte »
- CL : Mosquée de Bayone : Le péril vieux !
- NS : Interdire à des parents d’accompagner une classe d’écoliers insupportables à cause d’un vêtement faut être con. La vraie question qui se pose c’est : Qui est assez dingue pour accompagner une classe d’écoliers insupportables ? Avec ou sans voile, ces gens ne sont pas normaux…
- MK : En quel terme Zemmour va-t-il éructer son soutien au gens bon de Bayonne ?
- PA : Tu passes toute ton école primaire à calculer l’heure exacte d’arrivée des trains. Puis, tu grandis, tu découvres la SNCF et tu comprends qu’on s’est bien foutu de ta gueule.
- MK : Claude Sinké, le facho de Bayonne, souffre d’une « altération partielle de son discernement ». Comme tous les membres du Rassemblement National soit dit en passant : ça ne les empêche pas de se dire responsables et de vouloir diriger nos vies.
- NS : J’aime pas les films où le héros fait des trucs impossibles. Genre discuter avec sa meuf sans s’embrouiller. Franchement c’est pas crédible.
- MK : L’indic qui a mené au chef de Daesh va recevoir 25 millions de dollars. Je sens que je vais bientôt mener à Benalla ainsi qu’à Xavier de Ligonès, moi.
- PB : Le Haut Conseil à l’égalité hommes-femmes (Schiappa) ne veut plus qu’on appelle Brigitte Macron par son nom. Il faut dire Madame la première dame…
- NS : — Pour Macron c’est vraiment le mandat présidentiel de trop. — Mais c’est son premier… — Oui et alors ?
- PR : J’ai pas bien compris. Balkany, si on l’a mis en prison, c’est pour qu’il parle ou qu’il parle pas ? On finit par s’y perdre…
- GD : Au point où on en est, je n’exclus même plus que Jupiter puisse donner un jour une interview à un journal d’extrême-droite.
- NP : Les assos c’est génial : on fabrique des chômeurs, on arrête de les indemniser, ils finissent aux Restos du Coeur mais on s’en fout puisque ça ne nous coûte pas un rond. Merci Coluche.
- PR : On se demande si l’explosion sociale va devancer celles de la finance, du climat, ou l’inverse. Suspense.
- AB : Aux USA, il est plus urgent et politiquement correct d’interdire le foie gras que les armes automatiques.
- GD : Toute cette macronie bon teint qui monte au créneau pour défendre un magazine fasciste délinquant, ce n’est quand même pas piqué des hannetons.
- ES : 10000€ pour tous les profs qui tiennent le coup au moins 5 ans en Seine St Denis :  Macron invente la prime à la déprime !
- NP : En fait avec la réforme de l’Assurance Chômage, la seule chose qui va augmenter ce sont les files d’attente aux Restos du Coeur.
- PA : Nous sommes aujourd’hui le 31 octobre. Ressenti : 47 octobre.
- BR : Je suis né dans un pays où les églises ne brûlaient pas; où les écoles n’étaient pas détruites; où les croix des cimetières n’étaient pas saccagées; où l’on pouvait dessiner des caricatures sans se faire assassiner; où les femmes ne portaient pas de voiles; où l’on pouvait critiquer les religions sans se faire menacer de mort. Que s’est-il donc passé ?
- JPT : Croiser trois barbus, ventrus, en djellaba, l’air méchant, parlant fort en arabe dans une rue sombre de Toulouse et se souvenir que l’islam est une religion d’amour et de paix…
- LC : Chez moi on gère pas tous un rhume de la même façon : Y a moi qui me lave les mains et évite de toucher les poignées de porte. Et y a mes enfants, qui m’éternuent directement dans la bouche.
- RI : Valeurs Actuelles est le 102ème magazine le plus vendu en France. Si la volonté réelle de Macron était de « parler à tous les Français », cela aurait été plus efficace d’accorder un entretien au Journal de Mickey (100e), Femme Actuelle Senior (73e) ou Maison et Travaux (96e)
- GD : Il fait un temps à mettre des chrysanthèmes sur la tombe de l’assurance chômage.
- KW : Vous croyez que ma belle-mère dirait « merci » quand on lui apporte des fleurs ?! Elle préfère gueuler « SORTEZ MOI DE LÀ BORDEL, JE SUIS PAS MORTE !!! » … L’indécence putain.
- RR : Je propose d’enfermer les politiques au Grand Rex pendant une semaine et de leur passer toute la filmographie de Ken Loach.

BONUS DU JOURNAL LE MONDE :
« A la suite d’une défaillance technique, une dizaine de textes stockés dans notre système éditorial ont été publiés par erreur pendant quelques minutes ce jeudi 31 octobre, dont une nécrologie consacrée à Bernard Tapie. Nous présentons nos excuses à M. Tapie ainsi qu’à nos lecteurs pour cet incident regrettable. »

Illustration d’après une image de Guillaume TC

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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