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Archives pour 05/2019

Les Fessebouqueries #445

18/05/2019 Aucun commentaire

Il paraît que la fortune sourit aux audacieux et que les audacieux le lui rendent bien, apparemment, mais pour combien de temps encore ? Donc voici Balkany nominé dans la catégorie des amuseurs publics à grande gueule. Il a déjà mis KO son baveux qui en a vu d’autres pourtant. Who’s next ? On va bé voir, y a le temps, ça va nous faire le mois. L’émoi, c’est ailleurs, c’est la planète qui a déjà tout donné et qu’on pillera encore et encore même si, unfortunately comme on dit au pays de l’american dream, on pond des lois en plein dans les utérus des Alabamaises pour qu’elles continuent à faire tout plein de petits bébés mignons. Dieu les a faites pour ça, pas vrai  ?
- OM : Après 2 jours à vivre à crédit sur le dos de notre planète, je crois qu’on sera tous d’accord pour dire que c’est quand même beaucoup plus facile que de vivre à crédit sur le dos de notre banque.
- CC : Selon ma grand mère pour se donner du courage et de la force, il suffit de manger des tripes. 
J’ai pas osé répondre que pour en manger il fallait déjà en avoir.
- OM : Marrant de voir que le mec qui a créé un parti pour lui, pour son élection, sur son image, à son nom, a du mal à le faire représenter par quelqu’un d’autre…
- MK : Contre toute évidence, les Balka nient !
- YP : Les sénateurs pour qui le glyphosate n’est pas plus dangereux que la charcuterie s’engagent à en manger 100 grammes à l’apéro.
- HLT : Balkany : un homme au désespoir. Dupont-Moretti évoque la tentative de suicide de cette pauvre Isabelle, inanimée sur le sol que découvre effaré un « homme de 71 ans », et le mari brisé corrige l’avocat : « 70 ans, ne me vieillissez pas ». Bon, faudra trouver une autre stratégie..
- LE : — Mon client a retrouvé sa femme inanimée sur le carrelage de… —  Heu… non c’est de la Tomette Ancienne de Beaucouzé, ne m’appauvrissez pas.
- OM : Balkany il se fait traiter d’escroc et de voleur depuis 30 ans sans sourciller, par contre tu lui donnes 3 mois de plus que son âge, il est prêt à faire 15 ans de taule plutôt que de laisser dire.
- HM : Je suis triste et fatiguée aujourd’hui, mais je ne pense pas que ce soit lié à la mise en examen des Balkany. Bizarrement
- JB : Je viens de retrouver 10 centimes au fond du jean que j’allais mettre à laver. J’étais à deux doigts du blanchiment d’argent.
- RR : J’ai perdu mon Bescherelle. Il faut que je vais au libraire en racheter un.-
- OM : « On a commencé la politique riches, on la finit pauvres »: Patrick Balkany.  C’est quand tu entends ce genre de témoignage que tu te dis qu’on ne mesure pas bien l’étendue de la pauvreté dans notre pays.
- RR : Balkany : 71 ans selon son avocat, 70 selon lui-même et des siècles d’arnaques selon le FISC.
- NP : « 10 ans d’interdiction professionnelle ».  Il a une autre profession que « Maire de Levallois-Perret jusqu’à ce que la mort nous sépare » Patrick Balkany ?
- DC : Après Allah Akbar, Alabama !!! Vous êtes pas sorties de l’auberge, les filles !
- TW : Donc maintenant dans certains états américains, le seul moyen de se débarrasser d’une grossesse indésirable c’est d’attendre qu’il aille à l’école et se fasse abattre par un camarade.
- VS : Le mec nous explique qu’il faut que les jeunes rêvent d’être milliardaires. Puis quelques mois plus tard t’explique qu’il est fondamentalement écologiste. Vous n’avez pas le sentiment d’être pris pour des jambons ?
- IP : Jeff Koons n’est pas un artiste au sens humain du terme. Il est un producteur de produits de placement pour milliardaires. Point barre.
- QU : Vous critiquez Balkany mais il est sans doute le meilleur comique de tous les temps.
- CT : Arrêtez avec les Balkany  ! J’ai encore vu Patrick régler son café avec son propre argent la semaine dernière !
- GD : L’Alabama, ça semble aussi attirant qu’aller contempler une porte de prison un soir de pluie en décembre, grippé et fiévreux.
- CC : Paradoxalement, il faut —  pour reprendre cette expression populaire foireuse —  manquer de couilles pour vouloir coloniser l’utérus d’autrui.
- JD: Le chef amazonien quand il est dans la forêt on l’appelle Raoni sous bois
- ES : Si autant d’espèces disparaissent de la surface de la planète, c’est peut-être tout simplement qu’elles sont cachées dans les poches des peignoirs de Balkany.
- PR : Je ne sais toujours pas pour qui voter aux européennes. Je crois que je vais me décider à la dernière minute en fonction des promos du moment…
- JB : Je viens de passer devant un restaurant indiquant sur son enseigne se situer « entre bistronomie & street food ». Un qualificatif entre le n’importe quoi et le totally fucked up.
- ES : Si les biens des Balkany sont mis aux enchères, je rachète leur lave-linge pour récupérer tous les biftons coincés dans le filtre. Surtout que ça ne sera plus de l’argent sale.
- TA : J’espère que Dupond Moretti va trouver un bon avocat quand il pètera un câble et essayera de faire avaler sa langue à Balkany en pleine audience.
- JV : Trop Fort Facebook ! Je dis que je voterai vraisemblablement « Écologiste » le 26 mai…et FB me met une pub Birkenstock dans ma TL… Je suis désespéré…
- PR : Je ne comprends pas pourquoi Macron veut absolument pousser les gilets jaunes à voter pour le RN. Un vrai mystère.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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Féroces infirmes

15/05/2019 Aucun commentaire

Féroces infirmes est le quatrième roman d’Alexis Jenni qui reçut le prix Goncourt pour son premier, l’Art français de la guerre. La guerre encore, donc, racontée du dedans par le père qui partit la faire sans enthousiasme en 1960, qui a 75 ans aujourd’hui, un corps brisé dans un fauteuil roulant que pousse le fils parce que les maisons de retraite virent le père pour sa haine et son racisme. Ce père qui n’a rien digéré de ce qu’il a fait et subi là-bas, avec les autres, comme les autres, une guerre qu’ils ont perdue, dont on ne revient pas vainqueur mais le cerveau amputé d’un morceau d’humanité.
Ici, deux narrateurs qui utilisent le je, ce qui trouble pas mal la lecture, mais en tête de chapitre, on est informé de qui parle. Le père parle de ses années de jeunesse, avant le grand départ, ses sorties avec ses deux inséparables potes puis son amour naissant qui l’émerveille. On est en 58, 60, à Lyon. Il travaille comme maquettiste dans un cabinet d’architecte, celui qui imaginera le grand ensemble dans lequel il vivra tout au long de sa vie. Avec ce fils, plus tard, chargé de lui prodiguer des soins. Et, pire, face à une famille d’adorables voisins, hélas pour lui, arabes. Car il est devenu raciste, très. A la guerre, il a tué de ses mains quelqu’un. Ça le marque, il ne tuera plus personne, plus de Français du moins, car les Arabes, ça ne compte pas. Une longue partie du livre raconte sa guerre en Algérie, dans le maquis toujours, où l’on n’a jamais un instant de repos car ils arrivent de partout, silencieusement, pour tuer. Puis il vit un moment à Alger, beaux passages de l’ambiance de cette ville en plein binz, la mer qui luit au loin, quelques amitiés. Lorsqu’il revient en France, c’est sur le bateau, archi-bondé, qu’il va rencontrer une femme formidable. Qu’il perd dans la foule à l’arrivée. La retrouvera-t-il ?
Désemparé de ne plus avoir de devoir, d’activité physique, débordant de force et d’énergie, il s’enrôle dans un mouvement fasciste.
Le fils, quant à lui, est beaucoup moins affirmé. Il mène une vie sans intérêt, s’entend très bien avec ses voisins arabes, essaie de faire sortir de son père cette lave en éruption pour tenter de le calmer. Il été plaqué par une femme rassurante, comme a été sa mère pour son père jadis, et souhaite que son père meure assez vite. Il est fatigué, il en a marre, ça ne sert à rien de vivre comme ça, comme son père dépendant qui ne lui parle pas.
Très belle écriture, très belles descriptions des époques, des lieux, Lyon, Alger, le bled, et des sensations amoureuses.

Féroces infirmes d’Alexis Jenni. Editions Gallimard, 2019. 320 pages, 21 €.

Texte © dominique cozette

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Prix d’excellence !

14/05/2019 Aucun commentaire

Le prix Nobel ! Distinction monumentale que doit recevoir le chimiste allemand Otto Hahn, ce jour de décembre 1946. Il est invité dans le Grand Hôtel de Stockholm avec sa femme. Cest l’histoire que va nous livrer Le prix de Cyril Gely, un roman plein de suspense.
C’est dans cette ville que s’est réfugiée Lise Meitner en 1938 car elle était juive et ne pouvait continuer à exercer à Berlin. Elle a travaillé comme physicienne pendant 30 ans avec Otto et lorsqu’elle est partie, ils étaient tout près de trouver enfin le secret de la fission nucléaire mais c’est grâce à elle qu’Otto a pu conclure cette gigantesque recherche. Grâce à elle qu’il a pu envoyer les conclusions de leur découverte à la revue Nature. Mais… il n’a nulle part mentionné le nom de son ex-collaboratrice sans laquelle il n’aurait rien pu faire.
Donc ce jour majeur, où il devrait être le plus heureux des savants, il est mal à l’aise. Il pense que Lise va venir. Oui, elle va venir car elle ne pense qu’à ça : il a gommé tout son travail et ce n’est pas en Suède qu’elle peut repartir. Elle est peu aidée et surtout, elle a dû apprendre la langue.
Le tête à tête a lieu, quelques heures avant la remise du prix par le roi Gustav. Bien préparée à cette joute, elle réussit à le déstabiliser totalement. La partie de ping-pong entre eux deux est acharnée car il n’est pas tout noir. Et puis lui aussi a un joker…
Superbe match, je ne sais pas si tout est réel, en tout cas l’histoire est vraie, les personnages ont existé et ont inventé la fission nucléaire. Pas banal. Passionnant.

Le prix par Cyril Gely. Editions Albin Michel, 2019. 220 pages, 17 €

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #444

11/05/2019 Aucun commentaire

A part l’excellent symbole du numéro 444* (voir plus bas), je la sens gnongnon, cette semaine qui s’achève. Quoi ? Damarnin veut transférer nos fonctionnaires de Bercy à un bled paumé de la Creuse ? C’est aussi inimaginable que de transférer Carlos Ghosn de Versailles dans une prison japonaise ! Ah, c’est fait ? Ah. Comme quoi, tout est possible. Il paraîtrait d’ailleurs qu’un nourrisson aurait brexité tout seul, si, si, c’est archi vrai ! Et puis qu’un impitoyable PDG serait actuellement en procès pour avoir poussé des employés au suicide ! Sérieux ? Mais zoui. Et puis qu’une oiselle gaffeuse inconnue au bataillon représenterait (mal) les En Marche aux Européennes. Là, rien d’étonnant, c’est juste de la real politik, autrement dit routine. Ah bon. Alors, sur ce, bon week-end et refusez les pailles en plastoc dans le verre de mojito, please, les habitants de la mer vous remercient.

- OM : Le royal baby est né. Enfin un anglais qui réussit sa sortie.
- OF : Monsieur et madame Parmentier ont eu un fils…. Archie !
- TP : La vidéo de l’anniversaire de Carlos Ghosn ressemble tellement à un clip de Mylène Farmer en 88 que j’ai cru que j’allais voir un monsieur en perruque lui fouetter les fesses.
- BDP : C’est pas très habile d’avoir joué avec l’argent de gens chafouins comme les Japonais. S’il s’était contenté de piller l’argent des Français, il serait Grand-Commandeur adjoint de la Légion d’Honneur aujourd’hui.
- HM : Prendre son petit-déj à la gare Saint-Charles et se retrouver entourée d’adorables petits moineaux… Franchement, j’aurais la peau plus saine, le cheveu moins gras et l’aisselle moins faisandée, j’aurais presque l’impression d’être une princesse Disney.
- JLL : Le gouvernement parle fiscalement d’abaisser le plafond des niches. Je vais revendre mon Akita et acheter un teckel.
- SF : Les responsables des suicides chez France Télécom risquent jusqu’à un an de prison et 15 000 € d’amende. Autant dire que tuer un salarié coûte moins cher que de le licencier
- PR : L’Europe ? En dehors de faire monter l’extrême droite et favoriser l’évasion fiscale, non, je ne vois pas…
- PU : Anniversaire de ma fille hier. Une gamine avait une perche à selfie. Une autre, fille d’agriculteur, dans son coin avec la perche sans téléphone en train de tester : « trop bien pour donner une carotte à l’âne ».
- OM : Donc le gouvernement travaille sur un projet de décret sur les trottinettes électriques. Et dire que certains disent que la politique ne sert plus à rien…
- JLL : Avec les augmentation du prix du kérosène, sur les vols low-cost , les hôtesses de l’air seront remplacées par des femmes ayant l’air d’hôtesses.
- DC : Après la mode des suicides, l’ex-PDG d’Orange va-t-il lancer la mode des patrons du Caca-Rente en tôle? Allô ? Mais allô quoi !
- PR : Je note que malgré le brexit, les anglais sont encore en capacité de faire des enfants. Intéressant.
- CC : comment expliquer, pendant les sept jours qui viennent, que si je ne parle pas, ce n’est pas parce que je n’ai rien à dire, simplement j’ai mangé du maroilles et il va me tenir une bonne semaine en fond de glotte
- HM : Je dis pas que cette soirée au Gibus m’a achevée, je dis juste que ce matin, devant la pub pour le monte-escalier Stannah, j’avais mon téléphone dans une main et la carte bleue dans l’autre.
- DA : « Être devenue végétarienne me fait me sentir plus utile à cette planète » me lança-t’elle en dégustant avec des baguettes en ivoire de rhinocéros sa salade de mangues arrivées du Pérou par avion servie dans un bol en plastique Maison du Monde fabriqué par des Cambodgiens mineurs.
- MA : USE. A. FUCKING. METAL. SPOON. AND. WASH. IT.
- JE : Nathalie Loiseau promet un blitzkrieg pour relancer sa campagne. Très bonne idée, elle va faire führer !
- HM : En employant maladroitement le mot de Blitzkrieg, à connotation ambiguë, Nathalie Loiseau a adressé à ses électeurs un mauvais Signal. Espérons toutefois que François Bayrou l’accueillera en guest à Pau.
- RDB : Les gens de droite : « Il y a plein de travail en France, marre de tous ces chômeurs qui profèrent être assistés que traverser la rue pour bosser ! » Aussi les gens de droite : « On ne peut pas accueillir de migrants, il n’y a déjà pas assez de travail pour les Français ! »
- RP : J’ai vu les images de l’anniv de Ghosn à Versailles. Ça m’a fait penser au mien sauf que moi c’était la Pizzeria « Chez Momo » bd de Clichy, y avait des bretzels et de la sangria. on a dansé sur Bérurier Noir, pas sur des menuets.
- VS : Comment se fait il que la sauterie de Ghosn à 600 000 euro indigne les médias aujourd’hui et pas en 2014 ? Tas d’hypocrites.
- HK : Quand je pense que je me suis fait engueuler par ma compagne parce que j’avais loué une tireuse à bière pour mes 40 ans …
- JS : Après s’être moqué grassement sur un plateau télé des utilisateurs de trottinette et du pseudo réchauffement climatique, Pascal Praud posa son gros cul dans son 4×4 de 2 tonnes pour transporter ses 90kg de bidoche satisfaite sur les 2km qui le séparait de son domicile.
- MK : Qu’on écoute Piaf, je comprends. Mais qu’on s’apprête à voter Loiseau, ça non…
- OK : Darmanin a proposé de délocaliser des fonctionnaires de Bercy dans la Creuse. Maintenant, on attend qu’il propose de reconstruire Notre-Dame à Guéret.
- CV : Entre Castaner qui loue le comportement de la police française pendant la seconde guerre mondiale, et Loiseau qui nous cause de Blitzkrieg, cette République est bien en marche, au pas de l’oie d’ailleurs.
 Oh, les jolis bruits de bottes.
- RR : « Il fera de 13 à 17 degrés plus au nord ». La précision des bulletins météo on dirait les délais de livraison Darty.
- JB : APPRENEZ LA LANGUE DE BOIS. 
Leçon #1 « Il y a un vrai sujet »
Exemple :
—  Que pensez-vous des violences policières ?
—  Il y a un vrai sujet.
Exemple :
— Faut-il réviser les 35h ?
—  Il y a un vrai sujet.
Exemple :
 — Tu peux me passer le sel ?
 — Il y a un vrai sujet.
- MK : On est samedi, il fait jaune. Quel sera le mensonge du jour de Castaner ?

* FESSEBOUQUERIES # 444 !!! La signification du nombre 444 est particulièrement intéressante : en effet, il signifie que des milliers d’anges protecteurs vous entourent en ce moment même. Des anges prêts à vous aider et à vous soutenir lors des futures épreuves que vous vous apprêtez à traverser. Vous voilà donc entouré(e) d’amour et de bienveillance. Vous avez une connexion très forte avec le royaume angélique, et vous êtes vous-même considéré(e) comme un ange de la Terre. Vous n’avez rien à craindre. Vous êtes particulièrement protégé(e) des forces du mal qui chercheraient éventuellement à vous nuire.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Les Fessebouqueries #443

04/05/2019 Comments off

Cette semaine 18,  j’ai pu constater sur les réseaux sociaux (et dans nos coeurs), que la mort d’Anémone nous a moins poussés à l’ironie que la tentative avortée de grande sieste de la Balkany à laquelle nous souhaitons tous, bien sûr, un  très prompt rétablissement. De même qu’à Castaner qu’on va opérer prochainement de la glande p’tite uitaire, bien connue pour produire les hormones du mensonge. Son lit est déjà réservé à la Pitié-Salpêtrière, un établissement qui lui tient à cœur si jamais il en a un. Des policiers en tenue seront invités à y faire de brutales intrusions afin de le couvrir de fleurs… en papier : les vraies sont malvenues à l’hosto tandis que celles en plastique sont réservées aux morts auxquels nous souhaitons aussi un prompt rétablissement. Bon week-end, friends, et pensez à ne pas jeter vos mégots par terre !
- LK :  « Première fois qu’un empereur japonais abdique de son vivant » Oh parce qu’on peut abdiquer quand on est mort ?
- ES : Vous pourriez quand même éprouver un peu de Pitié Salpêtrière pour Isabelle Balkany…
- PR : Il devrait y avoir une taxe sur les provinciaux qui viennent manifester à Paris, pour usure du sol.
- JC : En hommage à Anémone, tous les gilets jaunes seront aujourd’hui remplacés par des serpillères à trous pour les bras.
- JPT : J’ai cru comprendre que Patrick Balkany avait été victime d’un problème de santé. Je lui souhaite un prompt établissement. Un établissement pénitentiaire par exemple.
- OVH : La Faucheuse aurait demandé une forte caution pour laisser repartir Isabelle Balkany.
- NP : N’empêche qu’avec leurs manifs ultra violentes, les black blocs sont les seuls à avoir obtenu ce qu’ils voulaient… Faut dire qu’ils voulaient juste se castagner avec les flics.
- OM : Pour rappel, merci aux manifestants de ne rentrer à l’hôpital qu’APRÈS SEULEMENT qu’on leur ait cassé la gueule.
- AO : Je ne ferai pas de RIP pour Isabelle Balkany hein, je préviens juste.
- FC : Un jour on nous dit que l’humanité ne survivra qu’en se mettant à manger des insectes. Et puis on nous apprend que les insectes disparaissent alors SI C’EST PAS LA PREUVE QUE C’EST LA FIN DU MONDE JE SAIS PAS CQUI VOUS FAUT.
- AB : En hommage à Isabelle Balkany, décédée mais vivante après une tartine d’Aspegic, ce soir je me flinguerai au Macallan 24 ans d’âge puis au Saint-Émilion 1961.
- CP : Isabelle Balkany je vous souhaite un prompt rétablissement, on compte sur vous pour être présente et en pleine forme  le 13 mai pour votre procès…cordialement et plein de bisous
- WP : Tous mes vœux de rétablissement à madame Isabelle Balkany. Par contre, faudra penser à rendre les sous. Merci.
- OK : Castaner va-t-il bientôt devoir traverser la rue afin de trouver un nouveau job ?
- CC : Visiblement, il est admis qu’on peut écouter sa musique/sa série/son film dans le train sans les écouteurs, je vais donc lire mon bouquin à haute voix
- RR : Entre le pont du 1er mai et les vacances, il n’y a plus personne à Paris. Je m’attends à tout moment à une invasion des Goths, des Wisigoths, des Allemands, des gilets jaunes ou des féministes végans.
- SG : Nous rebâtirons la Pitié-Salpêtrière.
- GD : La baudruche Pitié-Salpêtrière se dégonfle tellement vite et fort que j’ai peur que ça déclenche une tempête quelque part à l’autre bout du globe.
- GM : Je rappelle que pour casser un hôpital public, le plus simple est d’appliquer le programme d’Emmanuel Macron
- AB : Malgré le massacre de la Pitié Salpêtrère par les Huns, où des opérés en réanimation furent débranchés et des bébés égorgés, le gouvernement augmente le SMIC de 0,002 %. Sage décision.
- GD : Je ne peux décidément pas croire qu’un ministre de l’Intérieur aurait menti dans un pays où les violences policières n’existent pas.
- PI : Balkany ou pas, poste une photo de chaton plutôt que d’essayer de faire une blague sur une tentative de suicide, bisous.
- MK : Isabelle Balkany a essayé deux minutes d’être honnête : ça, c’est du suicide !
- SA : Isabelle Balkany aurait aussi fraudé la mort.
- CC : Après avoir bu une gorgée de rosé pamplemousse, le liquide vaisselle m’apparaît comme un grand cru.
- PM : Respect, Isabelle ! Si vous n’obtenez pas l’Oscar avec cette prestation, 12 jours avant le début du procès de votre couple, je ne croirai plus en rien…
- FM : On la persécute toujours plus ! Qu’on laisse les Balkany ! Ces gens sont des héros français! Qu’on les laisse couler des jours heureux dans leurs propriétés acquises à la sueur du front de Levallois !
- DC : Pauvre Jack Lang qui va se faire tailler un costume Smalto par la brigade financière ! Un homme si probe, si modeste ! …
- NP : Vu l’état des deux, je pense que Notre Dame sera restaurée bien avant le crédibilité de Castaner.
- RR : J’ai croisé un papillon l’autre jour. C’est devenu tellement rare que nous nous sommes faits mutuellement peur.
- MA : — Tu vas au concert de Louise Attaque ce week-end ? — Louise intrusion violente, tu veux dire ? — Ah oui pardon
- BdP : Et celui qui a joué avec sa matraque dans le pantalon d’un manifestant, c’est peut-être qu’il n’avait plus sa bite sur lui
- AB : Ce qu’il faut retenir : le sinistre de l’Intérieur Castaner au chevet de la Balkany, attaquée sur son lit d’hôpital par une horde sauvage après sa tentative de suicide au caviar.
- PI : Quatre jours de suite que je vois le chat du voisin taper dans les croquettes du mien, je suis à deux doigts d’aller sonner chez lui demander une pension alimentaire.

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Une Jeune Fille passionnante !

03/05/2019 Comments off

J’avais déjà lu et apprécié les deux tomes suivants de sa vie intime, celui où Godard lui fait la cour et où elle finit par craquer, apprécier le sexe avec lui et l’épouser « une année studieuse«   (article ici) et sa suite en mai 68 « un an après » (article ici) où le couple se délite. « Jeune fille » se situe juste l’année de ses 18 ans, elle est en première dans une école religieuse, c’est une oie blanche. Une amie (celle qui joua Jeanne d’Arc) la présente alors à Robert Bresson qui cherche l’héroïne de son prochain film « au hasard Balthazar ». Il la trouve parfaite, fait mine de faire des essais avec d’autres mais est tout de suite conquis par la jeune fille et son innocence non feinte. Son grand-père, François Mauriac, en l’absence de son père décédé, lui donne son aval car une expérience comme celle-ci ne se refuse pas. Et puis ce n’est pas Vadim le sulfureux, c’est un homme de talent et catholique : il est sûr que sa petite fille sera en bonnes mains. Il ne se trompe pas car Bresson les pose  (ses mains) sur les joues, les bras, les épaules d’Anne qui l’affole totalement. Ils doivent tourner tout l’été en Normandie : il la veut tout le temps très de lui, même quand elle ne joue pas. Il a pris deux chambres dans une maison d’hôtes où ils seront ensemble, juste la salle de bains entre eux…Il ne prend pas ses repas avec l’équipe mais avec elle. Bref, il la garde prisonnière. C’est le surnom que l’équipe lui donne.
Ce qui n’est pas pour lui déplaire, elle le trouve charmant, cultivé, attentionné. Elle aime que quelqu’un soit entièrement dévoué à sa personne. Mais lorsqu’il essaie de poser ses lèvres sur les siennes, elle refuse. Elle a une relation très équivoque avec cet homme amateur de chair fraîche mais ne sachant rien de la vie sexuelle, elle s’étonne des pulsions masculines en même temps qu’elle enfouit son visage dans le cou du réalisateur quand ça ne va pas. Etrange.
Alors, sur le conseil d’une amie de 25 ans, elle prend un amant, un technicien du film qui lui faisait la cour. Il est charmant, il la dépucèle puis l’ignore ensuite. Elle est déconfite mais au moins très fière d’être devenue une femme. Et semble penser que son visage a changé et que tout le monde va le savoir. Mais non. Rien ne change. Un week-end où Bresson la libère, elle revoit enfin sa mère à Paris qui revient de ses vacances à Ré, toute papillonnante et bronzée. Elle non plus ne remarque rien, alors Anne lui annonce, très fièrement, qu’elle n’est plus vierge. Quelle n’est pas sa déconvenue face à la réaction de dégoût de sa mère ! Décidément, personne ne la comprend. Et puis Robert (Bresson) lui manque tellement qu’elle se jette à son cou en revenant de Paris.
Un livre vraiment charmant et frais, décrivant bien les obsessions d’un homme mature face à une innocente adolescente. En même temps que la volonté irrésistible de la jeune fille pour faire carrière dans le cinéma qu’elle trouve passionnant, tout le reste lui semblant dorénavant très morne et décevant.
Une belle écriture fluide, simple, et sans chichis comme Anne Wiazemski devait l’être.

Jeune fille par Anne Wiazemski aux éditions Gallimard 2007, 218 pages. Existe en Folio.

Texte © dominique cozette

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