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Archives pour 12/2018

La grand-mère de Frédéric Pommier

15/12/2018 Aucun commentaire

Vous le connaissez, Frédéric, super sympa, qui fait sa revue de presse sur France Inter. Il écrit des livres ou des traités et cette fois, il nous offre un récit plus intime, Suzanne, sur sa grand-mère, cloîtrée dans un EHPAD car, vu son grand-âge et son état de dépendance, impossible de faire autrement. C’est poignant. Dans le premier établissement, Suzanne n’était pas bien traitée, c’est le moins qu’on puisse dire, manque de soin, manque d’empathie, manque de temps, infantilisation, bouffe dégueulasse… jusqu’à ce qu’on lui trouve une autre résidence, plus humaine, plus confortable. On est rassuré.
Mais le livre n’est pas qu’une charge contre cette façon de traiter nos vieux. C’est aussi, à 80%, l’histoire reconstruite de sa grand-mère bien aimée depuis sa naissance en 1922, et même avant, une bien  jolie façon de l’ancrer dans cette presque centaine d’années qu’elle a traversées avec plaisir, amour, enthousiasme, énergie. Et liberté. Car elle a été une femme libre, plutôt casse-cou, cash, pleine d’allant et de force, de projets. Elle a connu le grand amour, le seul, le vrai mais dont le cœur a lâché trop tôt. Ils ont eu quatre filles qui portent toutes un nom de fleur, Iris, Rose, Violette et Marguerite, et un petit garçon, Paul, rêve du papa, mort hélas juste quelques jours après être né. Elle a connu la solitude, ne voulant pas « refaire » sa vie mais a repris goût aux activités professionnelles, travaillant dans des cabinets d’avocats, le domaine de feu son époux.
L’histoire bien sûr importe mais le plus beau du livre, c’est la façon dont Frédéric Pommier nous restitue les couleurs des années traversées, en touches expressionnistes qui les rendent fleuries, odorantes, sonnantes et parfois trébuchantes. La poésie du temps passé nous attrape par la main quand d’un seul coup, bim ! quelques lignes sur ce foutu EHPAD vient interrompre le charme. Qu’à cela ne tienne, on le retrouve au chapitre suivant, on retrouve la Suzanne bien vivante et sa manière « virile » de conduire sa voiture, le récit de ses innombrables voyages, l’achat ou la revente de ses maisons avec les beaux arbres dont elle tombait amoureuse, les années noires de la guerre, l’occupation, les « Boches », puis les incursions à Paris, concerts et théâtre qu’elle adorait.
C’est un très joli livre, un très bel hommage à une grande dame, c’est ainsi que je l’imagine, qui peu à peu, sombre dans le brouillard d’une vieillesse ingrate. Mais une femme qu’on n’oublie pas lorsque le livre est refermé. Ce matin, les amis de radio de Frédéric ont évoqué le livre car il figure dans le Parisien. Alors, j’ai appris que Suzanne vit toujours, mais en est-elle encore consciente et doit-on s’en réjouir ? Question délicate.

Suzanne de Frédéric Pommier, 2018 aux Editions Equateur. 236 pages, 19 €

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #421

15/12/2018 Aucun commentaire

Bon, là on tourne en rond comme dirait un golden gilet pris dans un rond-point hérissé de sens interdits alors que sa femme envoie des messages à ses réseaux pour leur raconter comme c’est excitant d’être pris en otage dans une révolution historique, alors que quelque part, un taré exécute des gens qui achetaient juste leurs petites charcutailles made in Roumania au marché de noël tandis que, bah pas grand chose d’autre. Ah si ! Ghosn aussi trouve que ça tourne en rond dans sa cellule de crise, remarquez pour un constructeur de bagnoles, rien d’illogique. Et puis ça frémit light sur un retour d’un certains NS, mais ce n’est pas un bruit de bottes qui est à craindre, plutôt un tintamarre de casseroles !

- MM : On peut le regretter ou s’en réjouir, mais force est de constater que Macron vient d’effectuer un virage politique et économique considérable.
- YP : Les casseurs-voleurs dévalisent les magasins de sports, de chaussures, de fringues… Dans le domaine du livre, nous, on est peinards ! Parole de libraire.
- JT : Ce monde est devenu chiant le jour où on a décidé que le grand verre c’est pour l’eau et le petit verre pour le vin.
- JC : 14h07, pas un mort à Paris, même pas un blessé grave, l’action Facebook est en train de dévisser à Wall Street.
- JT : On est d’accord, les marchés de Noël c’est bien de la merde mais maintenant on est obligé de continuer à cause de ces fdp de terroristes ?
- DT : 3 principales mesures : La suppression des ronds-points.
 Une taxe sur les gilets jaunes, dont le prix d’achat sera d’ailleurs porté à 120€.
 La création d’une taxe d’habitation pour ceux qui dorment dans leur voiture.
- NP : Avec le Plan Macron je ne vois qu’une solution pour sauver le budget de l’état : légaliser et taxer le cannabis. Ça compensera les dépenses et en plus ça fera plaisir aux étudiants. Sans compter que ça devrait pas mal aider à diminuer les violences dans les manifs.
- BP : Emmanuel Macron aurait été beaucoup plus émouvant et convaincant s’il avait eu un pansement sur le front, un œil au beurre noir, une cicatrice à une joue et un bras dans une écharpe.
- OM : En fait pour comprendre si son SMIC augmente vraiment et de combien c’est pas compliqué, il faut juste un Bac+8 et un doctorat en microéconomie appliquée.
- CC : Je ne m’explique toujours pas notre incapacité à regarder les choses en face, sauf s’il s’agit de la couleur de notre morve au fond du mouchoir dans lequel on vient de vider nos narines bouchées.
- OVH : Carlos Ghosn toujours incarcéré avec 3 bols de riz par jour. Il doit être constipé, non ?
- MD: Il faudra qu on m explique le bien fondé de notre démocratie dans laquelle il faut la moitié des membres d une asso de bouliste pour prendre une décision et seulement 10 deputes sur 500 pour voter à 2h matin une loi qui ferme la moitié des Cour d Appel et des TGI dans ce pays
- GD : Ça en fait désormais des chevilles à nu et des soquettes en plein hiver dans nos vies, quand même.
- PE : Macron ne fait plus bander la France : le concours de quéquette entre Sarkozy et DSK reprend.
- SI : On se plaint des gilets jaunes mais ils ont quand même réussi a installer une journée sans voiture à Paris
- PB : Hier soir, 19:50, à table avec Jacques Séguéla. Il ne cesse de consulter nerveusement son smartphone. A 19h55, il nous prend à témoin, sincèrement désemparé : « Je ne comprends pas. Pas d’appel de Macron. »
- ALD : Faudrait informer Macron, ce ne sont pas les exilés fiscaux qui sont sur les ronds-points !
- JPT : J’ai vu une page proposant Rufin comme Président en 2022. Et après ça, on raconte que les Insoumis n’ont pas d’humour !
- BG : Il est ministre de quoi déjà Apathie dans ce gouvernement ?
- NP : Chérif Chekatt ayant été abattu après seulement deux jours de traque Xavier Dupont De Ligonnes conserve son titre de champion du monde de cache-cache.
- JB : Pour lutter contre le terrorisme, Macron annonce le passage de 72 à 100 vierges au paradis, déductibles des impôts.
- YB : sécurité publique : pour faciliter le suivi des fichés S, Laurent Wauquiez propose de les obliger à porter un gilet jaune
- FC : J’ai lu les tweets de Kassovitz: je pense que la coke est pourrie en ce moment à Paris.
- OK : Strasbourg : Et là, oh surprise, en traquant le tueur du marché de Noël, la police débusque Xavier Dupont de Ligonnès déguisé en bretzel avec un gilet jaune.
- OL : C’est vrai qu’avec 25 condamnations et 5 ans de prison, on s’attendait plutôt à le voir devenir champion d’Alsace de macramé…
- JB : Il est temps de mettre un rond-point final sur cette histoire de gilets jaunes.
- CV : Strasbourg : le terroriste en fuite a été abattu par la police.
Maintenant, Cherif fait moins peur.
- KW : Les 10 000 CRS encerclent les 1 000 journalistes qui encerclent les 100 Gilets Jaunes qui encerclent 1 casseur.
- MK : Les « foulards rouges » veulent en découdre avec les gilets jaunes, leur faire la gueule au carré aux ronds-points. A l’heure où j’écris, pas de nouvelles encore des slips verts et des chaussettes noires. Rien du côté des schtroumpfs non plus, qui doivent avoir une peur bleue. Ce week-end, choisis bien ta couleur camarade !
- DT : Pour débusquer le terroriste caché à Strasbourg il n’a pas fallu qu’un seul assaut: six.
- AC : Sinon mon fils a renoncé à une manif rassemblant plusieurs lycéens bordelais à midi parce que « y’avait des frites à la cantine ». Message aux proviseurs du pays : vous savez quoi faire
- PE : Francis Lalanne qui compose une chanson pour nous soutenir, je me demande si c’est pas un complot du gouvernement pour briser le mouvement.
- LR : Parfois, je me trouve conne puis je repense à mon ex qui a mon prénom tatoué sur son bras depuis 1995. Du coup, ça va mieux.
- KW : On vit dans un monde où t’es plus fliqué avec une carte de fidélité qu’avec une Fiche S.
- RDB : Cette année vu la conjoncture, j’ai acheté des oranges pour mes gosses à Noël. Non je déconne, je suis pas ce genre de mère, vous avez vu les prix ? Je leur ai pris des pommes.
- ACD : J’ai appelé ma mère pour la prévenir qu’avec l’annonce de Macron sur les retraites, elle a plutôt intérêt à me faire un énorme cadeau à Noël.

 

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Nicolas Fargues nous encameroune

11/12/2018 Aucun commentaire

Attache le coeur est un petit livre vite lu mais bien lu car il relate, par de courtes anecdotes bien senties, les clichés d’une françafrique camerounaise souvent mal embouchée, le racisme petit-blanc ou l’inverse, comment se vit-on quand on est de là-bas ou qu’on vient d’ici (de Paris, d’Europe), universitaire ou pas, femme ou homme, blanc ou noir, vieux ou jeune, bosseur ou branleur, riche ou pauvre, con ou pas, naïf ou cynique… C’est toute une galerie de portraits criants de vérité, enfin je n’en sais rien mais ça le semble, qui nous interpellent parfois de leurs voix chantantes si africaines, avec un glossaire au début du livre pour mieux comprendre.
Entre les expats, les ex-expats, les missionnés français qui viennent au Cameroun pour de vagues collaborations qui ne servent à rien, les tatas et tontons qui conseillent les plus jeunes, ce gros répugnant de petit blanc qui vit là parce que les petites putes noires sont enthousiastes et pas chères, ce grand beau black si différent mais qui devient aussi macho que les autres quand il s’installe avec une nana, cette mère et ces filles qui se font belles pour retourner au pays, ces voyageurs bloqués à Roissy une semaine parce que la compagnie du Cameroun n’a pas payé sa taxe d’aéroport… c’est un régal de situations qu’on ne lit pas ailleurs, surtout que Nicolas Fargues passe facilement d’un côté à l’autre avec talent et ironie.
Réjouissant.

Attache le coeur de Nicolas Fargues, 2018 chez P.O.L. 150 pages, 16 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #420

08/12/2018 Aucun commentaire

En ce qui me concerne, ce jaune commence à me sortir par les trous de nez. Gilets jaunes, je veux bien, mais qu’ils laissent filtrer d’autres nouvelles d’une importance extrême jusque là retenues, comme par exemple le mariage de Laura Smet avec un monsieur, Loana qui a perdu 30 kg (prière de les lui rapporter si vous les trouvez), Laurence Boccolino hospitalisée pour une infiltration (parmi les casseurs ?), et Valérie Trierweiler (c’est qui déjà ?) qui dévoile sa nouvelle coiffure sur son Instagram… Diantre ! Arrêtez un peu Gilets Jaunes, laissez-nous de la place pour les vrais événements de la vraie vie !

- IP : — Tu as vu, mon Doudou ? Francis Lalanne veut se présenter avec les Gilets Jaunes aux Européennes 2019 ! — Ah, mince ! Manu, on risque de subir une défaite cuissarde !
- OM : C’est quand tu vois 4 photographes sur une trottinette en feu que tu te dis que c’est pas encore le grand soir…
- PE : « Et si tu ne finis pas ta soupe, je t’envoie la police de Mantes-la-Jolie ! »
- OK : Grand week-end Téléthon : pour un casseur arrêté par la police, 10 € reversés au Téléthon.
- AP : après les déclarations de Francis Lalanne souhaitant être le porte parole des gilets jaunes le gouvernement capitule et cède à toutes exigences du peuple
- AB :  Si vous n’êtes ni invité ni ministre, seule manière d’entrer à l’Élysée, vous faire embaucher comme poseur de moquette à 300 000 €.
- LG : on a du entrer dans le Siècle des Lumières à Basse Consommation
- XB : Il y a t’il un peuple dans l’histoire qui a fait la révolution uniquement le week-end ?
- VA : Mdr le nombre d’interpellations à Paris monte plus vite que le compteur du Telethon.
- RR : Gérard Collomb a eu tellement de flair en quittant son poste qu’il pourrait devenir nez pour les plus grands parfumeurs.
- GB : Breaking : le président Emmanuel Macron serait en visite officielle en France aujourd’hui !!!
- JPT : Il faut toujours positiver : parmi les lycéens qui ont tenté de casser leur lycée cette semaine, certains y mettaient les pieds pour la première fois depuis la rentrée. C’est encourageant.
- PE : Paris : Fluctuat Nec Devantur
- OVH : J’apprends qu’à La Réunion, les produits de première nécessité commencent à manquer. Koâ, plus de caviar ? Vladimir ?
- JCD : Noël aux pavetons. Pâques aux élections ?
- JB : Pour éviter les demandes incessantes de démission, je propose que les prochains quinquennats durent 3 mois.
- CL :  Edouard Philippe qui demande conseil à Hidalgo, Le Pen et Mélenchon. On n’est pas sortis des ronces.
- MK : Halte au complot ! C’est Sarko qui a rendu obligatoire le gilet jaune pour faire trébucher Macron, si si, je le sais ! c’est Giscard qui me l’a dit, il le tient de Hollande
- JB : Comme s’il n’y avait pas assez de violence, tout le monde réclame un mort à Thouars.
- MB : *Vous êtes bien sur la messagerie de Gérard Collomb, actuellement en train de bien me marrer je ne peux répondre à votre appel*
- ACD : J’ai beaucoup de mal à me situer parmi les gilets jaunes, les brassards rouges et autres mouvements colorés. Dans le doute je m’habille en Desigual.
- MM : Ceci n’est pas un sondage. C’est un indicateur de tendances. En cas de présidentielle, vous voteriez pour : Macron, Le Pen, Mélenchon, Wauquiez ? Merci.
- BL : La plus grosse connerie qu’ait dite Emmanuel Macron (qui en a dit beaucoup), c’est : « Qu’ils viennent me chercher! ». Donc, ils viennent.
- OM : N’empêche, les Français les plus fortunés quand ils en ont marre de payer des impôts, ils se barrent en Suisse, ils font pas des grillades sur la voie publique.
- ACD : J’ai pas trop compris. Pourquoi au lieu de reporter les taxes de 6 mois, on ne reporte pas directement le réchauffement climatique ?
- GD : Je reviens de la cave, j’ai croisé la popularité d’Emmanuel Macron. Elle était occupée à creuser, mais elle vous passe le bonjour.
- PR : C’est quoi le concept déjà ? Ah oui. « Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » Facile à retenir. Répète après nous. Le gouvernement de qui ? Allez fait un effort.
- PE : La libération de Paris est prévue pour ce soir 20h30, avec la descente des Champs Élysées par le bus présidentiel, conduit par le Général Macron. La voie sera ouverte par Le grand Stratège Bernard Henri Levy et son ventilateur.
- PE : « Et pour satisfaire aux revendications des gilets jaunes, nous avons décidé de ressusciter Johnny Hallyday, pour six mois. »
- JT : Arrêtez de critiquer les gilets jaunes, c’est pas parce qu’on a rien foutu à l’école qu’on ne peut pas partager le pognon de ceux qui ont fait des études.
- PE : Si tu regardes les 5 ou 6 revendications des GJ les plus crédibles, oh délire, c’est ce que proposait Benoît Hamon qui a fait 6%.
- ACD : Quand une prostituée prend sa retraite est-ce qu’on peut dire qu’elle est députée ?
- RR : 3637 pour le Telethon. 36 Tranxène pour le gouvernement.
- NP : Il n’écoute personne, il fout le bordel dans toute la maison, tu viens à peine de nettoyer la litière qu’il retourne faire caca dedans… En fait Emmanuel Macron c’est un chat.
- PR : Personnellement, les images de gamins à genoux avec les mains sur la tête m’ont plutôt fait rigoler. Pour une fois que la police a le sens de l’humour…
- MN : J’espère que les gilets jaunes n’auront pas l’idée de brûler l’Alpha Roméo 156 GTA que mon ex a garée au 208 rue Furstemberg dans le 6ème arrondissement (elle est noire, intérieur cuir). Il a dit que c’était des gros enculés mais je suis sûre qu’il ne le pensait pas vraiment.
- GD : C’est sûr que si le mouvement s’était appelé « Les chasubles bleues », c’eût été plus rigolo mais moins fluide niveau prononciation.
- JMR : Notre pays manque cruellement de gens prêts à en recoudre.

En exclu, un super bonus de Brigitte Fontaine
Maquereau du populo
va te faire voir
v’la le grand soir
grand capital
promis au pal
tu es fini,
vive la chienlit
petit pays on t’aime beaucoup
petit marquis toi tu t’en fous
frères humains
prenez nos poings
sisters brothers
adieu misère
Macron maquereau
du populo
Macron maquereau
du populo
Macron maquereau
du populo
Macron maquereau
du populo

FESSEBOUQUERIES  RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Ça raconte Sarah

06/12/2018 Aucun commentaire

Pauline Delabroy-Allard, pour son premier livre, s’offre le luxe d’être éditée par Minuit. Et c’est mérité, ce roman est une bombe. Elle éclate par fragmentations sans jamais cesser de te toucher. Pas de répit. C’est aussi le principe de cette histoire d’amour : pas de répit…
Ça raconte Sarah c’est la rencontre de deux femmes, jusque là hétéro, qui sont d’abord séduites sur un mode amical et très vite, tombent follement amoureuses. C’est la première fois pour chacune d’adorer une femme. Elles n’en peuvent plus. Celle qui raconte menait sa petite vie simple de prof et mère d’une fillette qu’elle partage plus ou moins avec le père. Sarah, c’est le tsunami qui débarque, l’embarque, la noie dans un tourbillon d’inextinguible passion. Elle est premier violon d’un quatuor, très souvent en tournée au province ou à l’étranger. Loin l’une de l’autre, elles deviennent folles, elles sont complètement obnubilées, habitées, manipulées par ce besoin de l’autre. Rien d’autre n’existe, ou du moins n’a d’importance. Cette passion dévorante finit pas être invivable, terrifiante, impossible.
Et puis Sarah a un cancer du sein qui la tue. On l’apprend dès le début. Que va devenir la narratrice ? C’est l’objet de la deuxième partie du roman, tout aussi dense, intenable, invivable que l’amour. C’est l’horreur, la fuite en avant, la perdition, l’horreur. Mais raconté avec une telle urgence, comme l’amour, qu’on est sonné. Ce qu’elle vit, c’est comme un cancer, impossible à soigner, rien ne peut plus exister après Sarah, même si Sarah avait rompu avec elle avant sa maladie. Loin de tout, ayant coupé les ponts, tous les ponts, comment peut-on s’en sortir lorsqu’on est atteint une affection aussi sauvage ?
Très très fort !

Ça raconte Sarah par Pauline Delabroy-Allard. 2018 aux éditions de Minuit. 190 pages, 15 €

texte © dominique cozette

Categories: bouquins

« Pascale Ogier ma sœur » naissance d’un livre.

06/12/2018 Aucun commentaire

Emeraude (ma fille) a adoré sa grande sœur Pascale Ogier, et c’était réciproque. Quand celle-ci a disparu, le chagrin a été immense, et le manque toujours cruel. Plus tard, lorsqu’elle a pensé faire un livre, elle a longtemps hésité à en parler à Bulle, craignant de la choquer avec ce projet en réactivant sa blessure. Et puis, en août 2011, elle a envoyé une lettre touchante à Bulle, la lettre qui ouvre le livre.

Bulle travaille beaucoup, théâtre, cinéma, déplacements divers. Bulle est une bulle de gentillesse, d’attentions aux autres, d’ouverture. Ce projet l’a emballée. Que  la « renaissance » de Pascale soit faite par quelqu’un de proche, en qui elle a confiance et avec qui elle peut échanger, lui a paru comme idéal. Et à partir de là, elles ont échangé sur ce projet, Bulle a ouvert les cartons de l’enfance et de l’adolescence de sa fille, a re(découvert) toutes sortes d’objets qu’on lui avait remis, ses collections, ses écrits, ses photos…

Et le 13 janvier 2013, elle en a emporté une bonne partie chez Emeraude, des centaines de petits trésors qui constituent une vie et qu’elles ont découverts ensemble. J’étais là aussi par amitié pour Bulle et en souvenir de Pascale que j’avais tellement aimée. J’y ai découvert ses talents littéraires, ses notes de tournages, ses listes… J’ai fait quelques photos. L’émotion était palpable, comme disent les journalistes, l’étonnement surgissait parfois, les sourires jaillissaient quand des petites choses touchantes, naïves, enfantines sortaient des boîtes.

Ensuite, la conception-même a pu commencer. Emeraude, graphiste et DA, pouvait avancer seule dans la fabrication. Elle a interviewé ceux qu’elle connaissait déjà, ami.e.s, cousins et cousines, et avec le soutien permanent de Bulle, a pu contacter les personnes qui avaient compté pour Pascale, artistes, photographes, gens de théâtre et de cinéma, journalistes. Les trouver, via Linkedin, via FaceBook, via Bulle, réussir à les contacter, réussir à obtenir un rendez-vous quand on n’est pas connu, les interviewer etc, puis organiser le fil du livre, tenter un ordre anti-chronologique, puis non, puis si, s’apercevoir que Pascale a vécu énormément de vies, que les documents sont d’une richesse incroyable pour une jeune femme disparue si jeune, accommoder l’image sage qu’on a souvent d’une grande sœur à celle d’une guerrière très souvent citée –  les photos en témoignent – sélectionner les lettres, fragments d’écrits ou de carnets, cartes postales, bouts de listes – Pascale faisait énormément de listes – tout cela l’a habitée pendant des mois et des mois.

Sans parler de la recherche d’un éditeur, mince affaire, et de quelques mécènes, bienfaiteurs ou soutiens de ce projet ambitieux.  Des larmes d’impuissance parfois face aux refus justifiés par le manque d’audace des éditeurs, du découragement, mais toujours ce besoin d’y arriver. Pour Bulle, pour Pascale, pour elle-même. Et la joie lorsqu’une étape était franchie, ou qu’une personne importante avait donné son accord, ouvrant la voie à d’autres.
Puis enfin, la rencontre avec un éditeur audacieux, Patrick le Bescont, créateur de Filigranes Editions, spécialisé dans l’édition photographique et l’édition d’artistes, soignant la fabrication, l’impression, beau papier, tranche tamponnée, pour un superbe résultat de 352 pages, trois cent quarante et une images, et contributions précieuses de nombreuses personnalités, de figures incontournables des années Palace. Un trésor pour ceux qui voulaient en savoir plus sur une jeune actrice devenue une icône.


Pascale Ogier ma sœur
par Emeraude Nicolas, novembre 2018 aux éditions Filigranes. 352 pages. 1,7 kg. 40 €.

Deux superbes article dans Vanity Fair du mois dernier
: clic ici et Libé du 16 novembre : clic ici.

Texte © dominique cozette. Photo 1 DR. Autres photos © dominique cozette

Categories: bouquins

La symphonie du hasard 1, 2 et 3.

02/12/2018 Aucun commentaire

J’ai pris le tome 2 de la Symphonie du hasard de Douglas Kennedy à la médiathèque sans savoir qu’il y avait un tome 1 mais il se laisse parfaitement lire même quand on ne connaît pas les tenants et aboutissants du premier livre. Le thème de la trilogie : suivre le parcours d’une jeune Américaine , de 16 ans,  jusqu’à la trentaine, de sa famille, ses névroses, ses dissensions, ses trahisons, ses bons moments aussi. Passionnant.

Le tome un commence par la fin : Alice est devenue éditrice à New-York. Tout n’est pas rose, notamment concernant sa famille : elle doit rendre visite à son frère Adam, au parloir de la prison à où il purge une peine de 8 ans. Elle revoit sa jeunesse des années 70. Le livre commence par « toutes les familles sont des sociétés secrètes » et va le démontrer car chez elle, comme chez tout le monde, il y a des non-dits, des règles implicites, des intrigues, des secrets. Elle est née des amours jamais manifestes d’une mère juive, autoritaire et dépressive et d’un père catho irlandais, tous deux peu tolérants, étroits d’esprit. L’histoire commence quand elle est en fin de secondaire, les petites guéguerres entre clans des terminales, humiliations, lois du plus fort. Son amie principale se fait maltraiter, vraiment violemment, probablement jusqu’au viol et on ne la revoit plus. On retrouve juste son vélo et plus rien. Le petit copain d’Alice décide d’agir et révèle cette violence à la presse. Scandale ! Il y a des exclus, des condamnés. Plus tard, Alice rejoint l’université, un campus plutôt artistique et elle y est heureuse, il y a tant de personnalités intéressantes ! Elle devient fan d’un super prof, elle se fait des amis, elle pense même y rencontrer l’amour solide en la personne d’un footballeur … très fin et cultivé.  Mais, là, ça continue : les violences contre les homos, les Noirs, les faibles ne désarment pas, des vies se jouent à ce moment de jeunesse. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas le mode d’emploi des campus, c’est très instructif. Très descriptif avec des scènes de vie ordinaires et beaucoup de théories de l’époque bien visualisées. On y retrouve la presque insouciance de la période post-hippy, les excès nouveaux, les soûleries, la dope, la musique aussi, le besoin d’expression.
Mais les secrets de famille continuent à fissurer l’édifice. Alice apprend ce qu’il s’est passé exactement lorsque son frère Adam a eu son accident où son ami noir est mort. Ce qu’elle trouve horrible, c’est qu’elle devient, par le fait, complice d’une sale histoire qu’elle ne peut dénoncer. Parallèlement, elle soupçonne son père, toujours parti au Chili où il gère « sa » mine, d’avoir largement participé au coup d’état de Pinochet et d’y avoir mêlé son frère Adam. Quant à Peter, son frère pro-Allende, il estaussi  au Chili, mais dans l’autre camp, là où on risque dorénavant sa vie. Un grand froid s’est glissé entre elle et lui lorsqu’elle l’a surpris au lit avec une pétasse du campus alors qu’elle l’attendait.
L’année scolaire n’en est qu’à son premier tiers lorsque des événements gravissimes se produisent au campus, réduisant à zéro tous les plans qu’elle tirait déjà. c’est pourquoi, elle prend la décision de finir son année scolaire en Irlande.

Le tome 2 respecte l’unité de lieu : il ne se situe qu’en Irlande, par l’arrivée de l’héroïne, Alice, à Dublin où elle ne connaît personne et où elle doit passer son master. Venue des Etats-Unis, elle a voulu mettre un océan entre sa famille et elle. On saura pourquoi au long du livre, trahisons, haines, divergences politiques profondes… On assiste à son installation dans ce lieu où les « Amerloques » sont mal vus et où l’IRA est omniprésente. Ce sont les années 70, encore vaguement idéalistes, elle n’a pas beaucoup d’argent, son père avec qui elle est fâchée lui en donne peu, sa mère ne l’aime pas, ses frères sont au Chili, l’un suit son père pro-Pinochet, l’autre fait la guerilla. Puis une revenante frappe à sa porte et là, les très gros ennuis commencent.
En même temps, grâce à quelques amitiés, quelques coups d’un soir et un coup de foudre, elle commence à apprécier ce petit pays sans confort, ses bières et autres breuvages dont elle s’enivre, ses magnifiques paysages. Et elle bosse, c’est une amoureuse des lettres, de la culture, des grandes idées de gauche de ces années d’après guerre. Un moment, elle doit filer à Paris où se planque son frère qui aurait tué quelqu’un, pour le revoir, savoir…
Puis l’amour. Puis un attentat. Fin du tome deux.

Le tome 3 la retrouve aux Etats-Unis, broyée, blessée. Après une rééducation face à une mère redevenue sympa, puis non, de nouveau agressive, elle va s’enterrer dans un bled où elle donne des cours. Elle ne se lie à personne, évite les réunions, bref, se replie sur le boulot, les livres la littérature. Et, miracle, rencontre un homme qui la fait vibrer sexuellement, mais déjà avec quelqu’un. Comme lui, elle ne veut pas se fixer, ils ne se voient donc que pour ça, clandestinement. Puis quelqu’un la convainc de venir à New-York où elle va travailler dans l’édition. Elle va se donner à fond dans cette activité passionnante, y rencontrer des personnes qui lui veulent du bien et se remettre doucement à vivre. L’alcool réunit tous ces gens. Son amant, qui vit là avec sa juliette voit son installation si proche de chez lui d’un mauvais oeil. Coup de théâtre : il tombe amoureux de la nana de Peter, le frère d’Alice, son frère qui écrit un livre très personnel où il démolit père, mère et société américaine. Ce succès le rend méprisant pour l’autre frère, Adam. Par réaction, celui-ci va se démener et deviendra un trader richissime et brillant qui lui donne même de l’argent pour le dépanner. Alice grimpe dans la société, elle est seule, mais a un super ami du temps de la fac qui ne réussit jamais à garder ses conquêtes, un loser de l’amour quoi. Elle sort aussi avec ses amis homos mais hélas, ils commencent à mourir de ce mal terrible qu’est le sida. Peter ne réussit pas à écrire son deuxième livre, il se fait jeter de son édition. Mais plus tard,  trouve l’idée qui va scandaleusement faire reparler de lui  avec, à la clé, l’explosion de sa famille. En même temps, l’ami homo très proche d’Alice la convainc de se mettre en couple avec son ami « loser »,  ce type formidable avec qui elle s’entend si bien en dehors de toute relation sexuelle, qui a tout pour plaire et sera un compagnon solide. Cette bonne idée arrive juste le soir où il doit partir barouder dans le vaste monde pendant des mois… Ce suspense « insoutenable » nous emmènera à la fin de la trilogie.

Ces trois livres ont chacun leur saveur. On s’attache aux personnages, ils sont bien construits et très ancrés dans des années que nous avons aimées ou détestées, qu’il nous est très plaisant de revivre. C’est une épopée forte et diversifiée, une belle lecture.

la Symphonie du hasard par Douglas Kennedy, trois tomes de 2017 et 2018, traduits par Chloé Royer. Aux Editions Belfond. Et pocket pour les premiers.

Texte © dominique cozette

 

 

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #419

01/12/2018 Comments off

- YB : mort de Georges Bush, père de Bob l’éponge
- PE : La même semaine, le reggae est inscrit au patrimoine de l’humanité et la France sanctionne l’usage du joint par une amende forfaitaire de 200 euros.
- NP : Il y a 2 sortes de personnes dans la vie : ceux qui escaladent l’Everest et en parlent comme s’ils étaient allés en haut de Montmartre, et ceux qui vont en haut de Montmartre et en parlent comme s’ils avaient conquis l’Everest.
- PR : Le pays était amorphe. On croyait que le peuple était épuisé, déprimé, atone et aphone. Fini. Et là, l’effet Macron. Paf. Un miracle.
- OVH : « Majesté, les gilets jaunes sont à nos portes », « Moui, que veulent-ils ? », « Ils disent qu’ils ne peuvent plus se trouver de diesel », « Qu’on leur donne de l’E98 ».
- DR : En haut des couilles en or, en bas des nouilles encore
 (morale jaune)
- DC : Dernier tangage à Paris : Bertolucci a sombré…
- SA : Pour l’instant, rien ne prouve la culpabilité de Carlos Ghosn. Il n’est pas défendu par Dupond-Moretti.
- CC : Ça fait des années que je ne mange plus de foie gras à noël et pourtant à chaque repas on me propose le petit toast, à chaque repas je le refuse et dans le regard de mon interlocuteur je lis cette stupeur horrifiée bien connue, comme si j’annonçais que j’étais enceinte d’un étudiant en deuxième année arts du spectacle, que je venais de me convertir à l’islam ou que je décidais d’aller m’installer dans un camp naturiste en plein coeur du cantal.
- JB : Moi je veux bien laisser une planète propre à mes enfants s’ils font le premier pas en rangeant leur chambre. C’est donnant-donnant.
- DT : On annonce en même temps le remboursement des préservatifs et l’interdiction de la fessée.
 La vie sexuelle c’est comme pour les taxes, on reprend d’une main ce qu’on t’a offert de l’autre…
- DC : Bon, alors, vlà-t-y pas que la Bank of America démissionne du trust à Johnny !!! Laetitia, mets ton gilet jauni !
- RR : Un peu normal que les gilets jaunes qui campent sur leurs position aient trouvé Dubosc comme soutien.
- GD  : Poule devant un couteau < députés et ministres macronistes qui découvrent les habitants de ce pays.
- NP : Donc pour montrer qu’on a bien compris l’urgence écologique on va couper des millions d’arbres pour y accrocher des millions de guirlandes électriques et s’échanger des cadeaux moches venus de Chine en bateau dont nous n’avons ni besoin ni envie… OK…
- BP : Le cas social le plus triste du monde est celui du prince Charles qui attend depuis 70 ans d’exercer son métier de roi et qui mange bio pour ne pas mourir avant la vieille reine.
- GB :  » J’annonce la création d’un Haut Conseil pour le Climat  » C’est pas comme si on disposait déjà : – D’un ministère de la transition écologique – Un Conseil social économique et pour l’environnement ( 233 membres) – Un Conseil National de la transition énergétique (50 membres)
- CC : La garde à vue de Carlos Ghosn vient d’être prolongée jusqu’au 10 décembre prochain. Y rigolent pas les Japonais ! On est bien en France, hein les Patrons ?
- PC : « Brigitte Macron veut dépoussiérer les 365 pièces de l’Elysée »  On dirait que la nouvelle Marie-Antoinette fait tout son possible pour énerver encore plus les gilets jaunes.
- LC : Les préservatifs remboursés, faudrait pas que le projet capote.
- MS : J ai dit à ma fille que le Père Noël ne passerait pas cette année à cause des gilets jaunes. Je suis convoqué par la directrice : elle a jeté des cailloux à la dame qui fait traverser les enfants devant l’école…..
- AB : Isabelle Balkany, reine-mémère de Levallois qui sera jugée en mai 2019, notamment pour fraude fiscale, soutient les Gilets Jaunes. Le culot des escrocs n’a pas de limite.
- OK : Le 1 : les carreaux Le 2 : les plinthes Le 3 : la voiture Le 4 : la baignoire Le 5 : le four Le 6 : le frigo Le 7 : les tapis Le 8 : les draps Le 9 : les coussins Le 10 : mon vélo Le 11 : les toilettes Le 12 : Les placards Le 13 : le carrelage … C’est mon calendrier de lavant.
- OM : François Hollande soutient les gilets jaunes. Donc son « ennemi » c’est le gouvernement. Donc le gouvernement peut dormir tranquille.
- RR : J’ai bu tellement de limoncello que tout le monde croit que je porte un gilet jaune…

BONUS à l’usage de ceux qui écrivent :
- SR : A la question qui revient à chaque rencontre scolaire – pourquoi avez-vous choisi d’écrire? – je réponds que c’est pour l’argent bien sûr, accessoirement pour la gloire, et surtout, parce que c’est le seul métier à ma connaissance qu’on peut exercer en pyjama la plupart du temps.
 En vrai, comme la majorité de gens qui écrivent, je n’ai pas l’impression d’avoir choisi grand-chose, même si parfois, on te propose d’encadrer un atelier, genre en Martinique, genre en décembre, et la gloire en paréo, c’est quand-même très très cool comme projet de vie.

FESSEBOUQUERIES  RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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