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Archives pour 12/2017

Les Fessebouqueries #388

16/12/2017 Aucun commentaire

Ne me secouez pas, je suis encore et encore pleine de larmes (comme disait Fridda Calot). Johnny laisse un immense vide bien vite squatté par des hum gens qui hum mériteraient hum des pelletées de terre sur la chetron, je ne veux citer personne à part un bonhomme qui suce des pieds, un bonhomme qui souffre de fuites urinaires de la tête, un autre qui s’est fait élire roi d’un parti con … bon, on ne va pas non plus gâcher l’ambiance de cette période d’avant noël où on a envie d’enguirlander certains  et où on a les boules pour tout et n’importe quoi. C’est ici, si si, ci-dessous !
- FT : Sur le cul, une partie des anti Johnny découvre que Saint-Barthélémy est en France.
- DC : Un seul être vous manque et il s’appelle Johnny. Cette cérémonie était géante, forte, émouvante, sereine et d’une dignité totale. Que les pisse-froid aillent se faire cuire la nouille !
- JPT : Ecoles : on commence par interdire les téléphones, vous verrez qu’on finira par interdire les armes.
- AM : Marnes-la-coquette va devenir le berceau du rock’n roll . C’est ça la France qu’on aime !
- DC : Donc, Trump attrape les femmes par la chatte et Tron par les orteils… Essayez les sentiments, mecs, ça marche aussi, croyez-en ma vieille expérience.
- SM : les vieux quand c’est pour rester debout dans le bus, ils peuvent pas, mais quand c’est pour l’hommage à johnny, là ya du monde, bande de salopards
- OM : Robert Ménard me fait penser à ces gosses qui seraient prêts à se rouler dans leur caca pour que tu t’intéresses à eux.
- JS : Ceux qui avaient voté pour Fillon ont voté pour Wauquiez. On ne change pas une équipe qui gagne.
- OM : Un peu culottée la député LREM de dire qu’elle ne mange que des pâtes. Avec toutes les couleuvres qu’ils s’avalent…
- JS : Tendre un micro à Finkielkraut, c’est comme tendre le bassin à un grabataire. Tu sais d’avance ce que tu vas récolter.
- LC : Les gens qui disent c’était mieux avant ils doivent parler d’avant la naissance de Robert Ménard.
- RdB : La salle d’attente du gynéco c’est comme celle de l’Enfer dans Beetlejuice. Si ça se trouve la meuf à coté de moi est arrivée sous Giscard.
- CC : La vraie raison du départ de Xavier Bertrand de LR est qu’il souhaite rejoindre son frère Plastic sur la tournée Star 80
- OM : Aujourd’hui on aura appris que Froome se dope et que la plainte de Fillon contre le Canard c’était du bidon. Bref, aujourd’hui on n’aura rien appris.
- NA : Le saviez vous : Francis Veber a eu l’idée du « Dîner de cons » lors d’un dîner avec Nadine Morano et Laurent Wauquiez.
- AB : GnaGnaGna Le pauvre Alain Finkielkraut a définitivement disjoncté. Un hommage local sera organisé dans la loge de sa concierge puis il sera inhumé dans un rond-point gardé secret par la famille.
- JS : J’essaie de transmettre à mes filles la bienveillance et l’empathie. J’ai bien peur de ne pas les préparer au monde qui les attend.
- OV : Est-ce que quelqu’un a pensé à vérifier que les Balkany n’en ont pas profité pour bourrer le cercueil de Johnny de billets de 500 € pour les récupérer quand il sera à St Barth ?
- JMC : Habits verts : Je propose qu’on remplace dans le vocabulaire le mot procrastination, un peu difficile à prononcer quand on a des dents et une langue dans la bouche, par « Notredamedeslandes », plus facile à prononcer, et surtout définitivement imprimé dans notre mémoire.
- AB : Foutage de gueule (épisode 238, saison 1) : afin de garnir leurs pâtes fraîches de saumon ou truffes, les fragiles députés pourront se faire rembourser 1200 € de loyer à Paris.
- JLL : Une fine membrane pour protéger les testicules mais une coque pour les pistaches. Pensez-vous que Dieu est nul en packaging
- VS : – Vous trouvez ridicule qu’un député touchant 5700 euro se plaigne de manger des pâtes. – Et pas ridicule que la presse propage la théorie du ruissellement.
- LC : Les dirigeants qui prennent l’avion pour venir à Paris parler du réchauffement climatique.
- AB : proposition : rebaptiser le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire en « Ministère de la Tragédie Écologique et Suicidaire ».
- GB : Alors pour vous résumer :  Elisabeth Lévy défend Rokhaya Diallo pistée par Caroline Fourest soutenue par Manuel Valls approuvé par Robert Ménard. Même la fin de « Lost » c’était moins flou que cette histoire.
- RR : Arrêtez de vous plaindre, les députés. C’est normal de manger des pâtes quand on est le gratin de la société.
- VS : Mon fils a vu Les misérables aujourd’hui : Moi : « C’était bien ?» Lui » Ouais ». Moi « C’est Victor Hugo quand même ». Lui « C’est qui ?» Moi « Le Johnny de l’époque ». Lui : O_O
- AB : Déclaration de patrimoine : l’écolo Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire possède neuf véhicules à moteur (six voitures, un bateau, une moto et un scooter électrique).
- SF : Pour les 40 ans du Président, on aurait pu aller à la Rotonde ou au Fouquet’s. Pour éviter toute polémique, on a choisi Chambord.
- NA : Je viens d’apprendre que Froome était dopé, la dernière fois que j’ai été autant surpris, c’est quand j’ai appris que Ribery n’avait pas son Bac.
- OV : Chercher des cadeaux de Noël c’est un peu comme draguer en soirée : au début tu es super exigeant mais plus tu approches de la fin plus tu es prêt à prendre n’importe quoi.

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Panne de photocopieuse, éruption cutanée, accident de scooter, rupture difficile…

14/12/2017 Aucun commentaire

Pour résoudre vos petits et gros ennuis, réaliser vos souhaits, adressez-vous à Claire Wallois, alias Dove perspicacius, son nom d’artiste. Comme les sorciers africains qui peuvent faire revenir l’être aimé ou vous assurer la fortune (son flyer en fait foi), elle crée des ex-voto qui peuvent solutionner vos problèmes. Elle est en résidence à Paris jusqu’au 21 décembre, c’est le moment de passer commande !

« SometimeStudio est ravie de vous présenter l’artiste Claire Wallois, invitée en résidence à la galerie du 30 Novembre au 21 Décembre. Diplômée de l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2013, Claire Wallois accompagnée à l’origine de Colombe Ferté-Fogel, a formé en 2010 Dove Perspicacius, autour d’un tableau commémorant l’issue miraculeuse d’un accident de voiture. Elle réalise aussi des décors de fête foraine.Pendant ces 3 semaines d’exposition, les visiteurs pourront découvrir des œuvres originales de l’artiste : une centaine d’ex-voto personnels, ainsi que le grand retable de l’Eté. L’artiste sera présente sur place pendant toute la durée de l’exposition, pour prendre et réaliser les commandes des visiteurs et représenter leurs propres aventures, leurs remerciements, et leurs demandes, sous la forme d’ex-voto. « Panne de photocopieuse, éruption cutanée, incendie de grange, accident de scooter, brûlure chimique, rupture difficile, infraction au code de la route : il y a toujours une bonne raison de faire un ex-voto. Du garagiste à Mercure, en passant par St Christophe, sa propre mère, son patron, ou un ophtalmologiste, nombreuses sont les personnes à qui s’adresser par peinture interposée pour demander une faveur, ou remercier, suite à un miracle. Peinture à l’huile, faux marbre, velours, frange dorée, broderie, pyrogravure et vitrail sont à votre disposition.L’idée est d’explorer une façon mythique de vivre le monde ; transfigurer les évènements sur une échelle épique. L’ex-voto est un espace où se rencontrent le quotidien et l’exceptionnel, le céleste et l’humain, l’art et nous.  En partant de votre récit, qu’il soit celui d’un instant unique où d’un souhait de protection éternelle, nous lui donnerons, grâce aux techniques de peinture ou de broderie et à notre interprétation toute l’intensité et la valeur qu’il a pour vous. Faire un ex-voto, c’est raconter une histoire, ou une manière de dire unique. Vous emportez bien sûr la pièce terminée avec vous. »

 

 

 

 

 

 

SometimeStudio 26 rue St Claude, 75003 Paris.  Lien du site de Claire Wallois ici.

Texte © galerie Sometimes Studio (et dominique cozette pour le début).

 

Categories: kultur

L’art des interstices, du pur Lamalattie.

13/12/2017 Aucun commentaire

Pierre Lamalattie, qui est un plasticien, ou un peintre, ou un artiste peintre, je ne sais comment dire pour être juste, en tout cas il peint des personnages avec textes, et, devenu écrivain, il les dépeint sous couvert de peinture acerbe de la société. Son troisième pavé s’intitule l’art des interstices, il fait référence à la théorie des sous-bois où les pauvres petits arbres débutants, à l’ombre des puissants aînés, ont beaucoup de mal à se développer mais lorsqu’ils y arrivent, c’est triomphalement. Idem donc pour l’art contemporain — difficulté pour les jeunes pousses d’émerger à l’ombre des grands — dont il a largement fustigé les institutions dans ses précédents écrits, son entre-soi, son petit monde feutré dont les décideurs, mécènes etc tiennent les rênes de toute la sphère.
Nous nous trouvons à Paris où un père, veuf d’une femme bipolaire suicidée, tente d’élever sa fille de la meilleure façon. La timidité des pères qui veulent faire bien est parfaitement décrite. Il n’ose ni la forcer, ni lui interdire, ni se mettre en colère, ni la provoquer, ni jouer la complicité. Heureusement, il a affaire à une gentille personne, un peu secrète  certes, dont la principale faille est de ne pas savoir se défendre face à la dureté de la vie, et surtout, de ceux et celles, cruels et lâches, qu’elle côtoie au lycée.
Elle est tellement secrète qu’elle se met en danger de mort en effectuant une performance idiote, de son âge. Mais pas de sa trempe.
Outre son père, deux personnes d’importance gravitent autour d’elle, plus âgées : une cousine battante, déterminée, entrepreneuse, qui a toujours raison, et son frère, personnage démodé, effacé, qui consacre sa vie à une passion : peindre des paysages à l’ancienne, ennuyeux et tellement ringards. Cependant, il trouve une super idée pour faire sortir Seine (la fille du narrateur) de son indécision à choisir son orientation : lui offrir un appareil photo, un bon.
Et peu à peu, avec son père qui la chaperonne auprès d’artistes peu connus, elle va ouvrir son regard, inventer un nouvel art du portrait, se prendre de passion pour un domaine infini.
Son père est un passionné de la peinture, la « belle » peinture, et c’est grâce à son métier, journaliste culturel à Jour de pêche, qu’il est libre de choisir ses sujets et le photographe qui l’illustrera.  A l’occasion de ces week-ends passés avec Seine à Londres, Amsterdam, en province, il lui explique la peinture et règle ses comptes avec un certain art contemporain, à savoir celui des cimes qui masquent le soleil aux petits, ceux des interstices.
On en apprend beaucoup dans ce livre, on sent le passionné d’histoire de l’art, j’y retrouve des artistes vus à Pompidou ou ailleurs, d’autres, émergents réels ou inventés, aux créations furieusement intéressantes.
Ce qui est frappant dans ce nouvel opus, c’est la tendresse, l’attention à l’autre, la préoccupation envers autrui. L’esprit à la Cioran ou le cynisme qui présidait aux deux premiers romans de Lamalattie ne sont plus de rigueur. Ici, on s’ouvre à l’autre, on en prend soin, on s’inquiète pour lui. Ça s’appelle le care, en bon français. Et que ça fait du bien en cette période rugueuse et souvent malveillante !

L’art des interstices de Pierre Lamalattie. 2017 chez l’Editeur. 542 pages, 22 euros.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #387

09/12/2017 Aucun commentaire

Actu de la semaine ultra chargée en johnnymania ! Le rocker étant la madeleine de Proust de tout un(e) chacun(e) dont moi, ça explique le choix béni de ce monument pour le monument à bénir. Les obsèques de Johnny étaient plutôt aqueux de larmes, que voulez-vous. Donc évidemment, d’autres actus sont sorties, une autre mort aux yeux bleus aussi importante, bien célébrée elle aussi. Mais je suis désolée pour les johnnyphobes, je n’ai pas grand chose d’autre à proposer. Alors, excuse moi partner et bon week-end !

- OM : Johnny nous a peut-être quittés mais il restera pour toujours gravé sur le sein gauche de Ginette de Montluçon.
- NP : Je voudrais pas vous péter le moral mais quand Johnny était jeune les gens biens disaient autant de mal de lui que nous de Jul aujourd’hui… Mais je dis ça…
- PG : Question inclusive: à une Avocate, j’écris Chère Maître ou Chère Maîtresse? Bon ça nous ramène en École Élémentaire.
- DC : « Jean d’Ormesson laissera un grand vide dans mon cerveau. » Nadine Morano.
- CC : Après avoir couru dans Central Park, je peux vous dire une chose : aujourd’hui c’est lundi et les écureuils ne font pas du tout la gueule, Katherine Pancol dit n’importe quoi
- FIA :  Pendant ce temps, Charles Aznavour fait du crossfit dans sa salle de sport avant d’aller faire du vélo avec Michel Drucker.
- OVH : Mon mari : « Heureusement que Jean d’Ormesson est mort hier, il aura eu au moins un jour d’hommage pour lui tout seul. »
- MW : La France s’est réveillée avec plus rien à Smet.
- NP : C’est pour rendre hommage à Johnny Hallyday que Trump vient d’allumer le feu au Proche Orient ou c’est juste une coïncidence ?
- OVH : Jean d’Ormesson et Johnny. Le directeur de Paris-Match fait une syncope (de joie).
- SM : Petite pensée à ma fille Alexandra, journaliste à RFI, qui a un travail colossal aujourd’hui avec la mort de Johnny. Toute la grille des programmes a été chamboulée. Elle me dit au tél « Croise les doigts maman, pour que Chirac ne meure pas demain »
- OM : Quand je pense que le présentateur qui va animer l’émission d’hommage à Michel Drucker n’est pas encore né…
- RR : Jean d’Ormesson, Johnny… Les monuments disparaissent. Si j’étais La Tour Eiffel je commencerais à flipper.
- NP : C’est pas un poil too much la descente des Champs pour le corps de Johnny ? On n’en a pas fait autant quand Chirac est mort.
- OVH : Mon Dieu, en cette année 2017, vous avez pris mon chanteur préféré, Johnny, mon écrivain préféré, Jean d’Ormesson, mon acteur préféré, Jean Rochefort, mon actrice préférée, Danielle Darrieux, alors, je vous en supplie, rappelez-vous que mon président préféré est Emmanuel Macron.
- CG : Jésus Christ mort en -2017 avant J.H.
- OK : Johnny aurait pu être enterré au Chesnay. Parce que MOURIR D’AMOUR AU CHESNAY
- OM : On se rappellera tous de ce qu’on aura fait le jour de la mort de Johnny : on aura cherché une chaîne TV qui ne parle pas de la mort de Johnny.
- NP : Jean Rochefort, Jean D’Ormesson, Jean Philippe Smet… On se rapproche de Jean-Marie non ?
- LC : On chiale on chiale mais faudrait penser à garder des larmes pour le jour où Matt Pokora va nous annoncer la sortie de son album de reprise des plus grands titres de Johnny.
- NA : — Nom ? — Trump — Prénom ? — Donald — Profession ? — Fouteur de merde dans le monde
- RdB : On peut faire la vanne « vieux motard que jamais » sur Johnny ou c’est encore trop tôt ? (c’est pour une amie)
- JM : J’en vois beaucoup ici qui font genre connaisseurs de Jean d’Ormesson, alors qu’à mon avis ils ont même pas écouté ses disques.
- RlC : Tu te rappelles le gros connard qui venait foutre des coups de pied dans le château de sable que tu avais passé du temps à essayer de construire? Et bien il a grandi, et il est devenu président des États-Unis.
- RR : Que font un Israélien et un allemand quand ils se réconcilient ? Ils se rabbibochent.
- OVH : Les académiciens, des immortels ? Une belle arnaque !
- NA : Je viens d’apprendre qu’il n’y avait eu aucune dépêche en Syrie sur la mort de Johnny, qu’ils s’étonnent plus qu’on s’en branle de leur guerre.
- AD : Tous ces hommages à Jean d’Ormesson donnaient un air trop intellectuel à la France. Heureusement, Johnny est venu tout remettre en ordre.
- DT : Les derniers mots de Johnny Hallyday : j’endors mes sons.
Les derniers mots de Jean d’Ormesson : je suis triste Hallyday de quitter ce monde.
- JS  : Je viens de croiser un type à vélo, son bébé sur le ventre, poussant une poussette de la main droite. L’humanité va à sa perte.
- PC : Si on m’avait dit un jour que Jean d’Ormesson ferait la première partie de JOHNNY
- NA : En hommage à Johnny Hallyday, Anne Hidalgo annonce qu’elle mettra le feu à la Tour Eiffel.
- LK : Je voudrais qu’on ait une pensée émue pour tous les enfants de vegans qui ont reçus un calendrier de l’avent au tofu. Merci pour eux.
- DC : Si tu n’es pas invité(e) aux funérailles de Johnny, tu as merdé ta vie.
- AB : Message à la Préfecture : moyenne d’âge des fans sur les Champs sensiblement égale à celle des meetings de l’abbé Wauquiez : prévoir ambulances et défibrillateurs.
- JS : Les politiques qui viennent visiter les restos du cœur, c’est quoi leur trip exactement. Contempler leur propre faillite, leurs compromissions et leurs renoncements ? Je voudrais comprendre.
- DC : On ne sait jamais s’ils disent dernier concert de Johnny ou dernier cancer de Johnny.
- JPT : Suite à une erreur de programmation, les 700 bikers ont suivi le cercueil de Jean d’Ormesson.
- AB : J’aimais quand même bien Johnny Hallyday, icône populaire dont j’ai fredonné quelques chansons : pour vous réchauffer, je vais donc vous interpréter « À tout casser » au gaffophone électrique. Reculez de 5 mètres svp.
- JT : Ce soir la tour Eiffel en perfecto ça aurait de la gueule quand même.
- OVH : Johnny fait un miracle : réunir mon mari et moi-même devant le même programme télé et riant aux vannes l’un de l’autre. C’est beau.

Photo internet. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

La mort du bon côté

08/12/2017 Aucun commentaire

Depuis des années, je craignais d’avoir pour première info l’annonce de la mort de Johnny.*
Pourquoi ?
Pourquoi quoi ?
Bah pourquoi tu craignais d’avoir pour première info l’annonce de la mort de Johnny ? me demande mon for intérieur.
Parce que Johnny est emblématique de mon adolescence, c’te bonne paire !
C’est pas la peine d’être vulgaire !
Ah, oui, tu as raison. Et qu’il a marqué pas mal de séquences de ma vie, pour des raisons personnelles, musicales, festives, administratives, sexuelles, organoleptiques… Je pensais que le jour où il mourrait, un pan de ma vie s’écroulerait avec lui tel un immense morceau d’iceberg s’effondrant irrémédiablement dans la mer.
Or voilà, c’est arrivé. Johnny est mort, et le fracas assourdissant des médias a accompagné sa chute. Ou plutôt l’a amorti. Car que constaté-je ?
Est-ce que ça va changer ma vie de tous les jours que Johnny ne soit plus vivant ?
Non.
Etais-je tant que ça imbriquée à sa vie quotidienne, pour que son absence crée une vacuité si insupportable ?
Non.
Attendais-je quelque chose de particulier le concernant et qui donc ne se produira pas ?
Non.
Avais-je l’intention d’aller encore le voir sur scène sachant que je m’étais régalée cet été avec cette vieille canaille qui avait fait trembler les arènes de Nîmes par sa puissance vocale et que je m’étais même dit que, cette fois, ce serait mon spectacle d’adieu ?
Non.
Alors, pourquoi être si triste quand une idole meurt ?
(Je veux dire une idole de jeunesse qui meurt prévisiblement après une vie dix mille fois plus remplie que celle des clampins lambdas croisés dans la rue). (Sachant que je ne suis pas du genre à quémander des autographes, à me damner pour des selfies, à rendre des hommages à la grille du parc, ou, plus précisément, à me tasser  avec des milliers de pleureurs/euses sur le trajet du funèbre convoi, à jouer des coudes avec des milliers de glutrons enlarmés à la sortie de la cérémonie religieuse où beaucoup de people se seront fait inviter de façon peu glorieuse pour « en être » absolument (Si tu n’es pas invité aux funérailles de Jojo, tu as merdé ta vie).
Conclusion sommaire : je ne dois que me réjouir du départ du Grand, comme l’appellent certains de ses proches.
Parce que :
Et d’une : c’est fait. Ainsi, je suis à l’abri de la triste nouvelle.
Et de deux : il n’a jamais été aussi vivant que depuis qu’il est mort. Il est partout, radio, presse, télé, réseaux, papotages. On bouffe du Johnny jusqu’à plus soif, on respire du Johnny, on se laisse même aller à rire avec lui sur les vannes compilées, à s’attendrir sur ses mômes, sur les larmes d’un certain Michel D. qui, lui, ne mourra jamais, on s’endort avec ses chansons dans la tête, on rêve de lui, on fabrique un halo de Johnny qui nous enveloppe confortablement dans un cocon hallydayien totalement inédit.
Et de trois : on peut enfin (pour les collectionneurs jojophiles, je veux dire) prendre possession définitives de tous ses enregistrements, tous ses films, toute sa production. Les coffrets dorénavant seront exhaustifs.
Et de quatre : on peut replonger en images dans le monde de Johnny sur Paris Match (qui, c’en est amusant, s’est vu obligé de sortir deux éditions spéciales, une pour Jean d’O, une pour Jojo), ses débuts, ses succès, ses conneries, ses femmes, ses gosses, sa famille, ses baraques, ses tatouages, ses potes, ses bons mots, ses accidents, ses suicides, ses résurrections…
Et de cinq : Pour une fois dans notre vie, on n’est pas seul(e). Des centaines de milliers de fans sont dévastés, font des milliers de kilomètres pour voir son cercueil, pleurent des rivières en hoquetant douloureusement, passent la nuit dehors pour être bien placés sur les Champs Elysées. Bref, des centaines de milliers d’âmes sensibles sont bien plus malheureuses que nous.
Et de six : son esprit qui ne s’est pas encore envolé dans son île, on le sent qui plane au-dessus de nous, nous imbibe d’un parfum de whisky, nous imprègne d’une odeur de tabac froid, nous caresse tendrement l’âme, nous joue encore du retiens la vie.
C’est pas tous les jours que « notre » Johnny meurt, sachons en tirer parti courageusement, laissons le grand vrai deuil à sa famille et, comme il le disait encore pas plus tard que récemment, remettons les pendules à leur place.

* (Quelqu’un a fait un bouquin sur ce thème je crois).
texte © dominique cozette

Categories: people

Les Fessebouqueries #386

02/12/2017 Comments off

Tombée sur mes téléscripteurs, cette mosaïque de news chez mes fournisseurs de rire, cette semaine : La neige qui tombe drue, le FN qui tombe en quenouille, le tigre qui tombe mort, Cantat qui tombe sous ses coups, Hulot qui tombe dans le panneau, Wauquiez qui tombe de Charybde en Scylla, le glyphosate qui nous tombe sur le poil, la coupe Davis qui tombe bien, les abeilles qui tombent de fatigue, Kim-Jung Un qui tombe à bras raccourci sur Trump et noël qui tombe en décembre, y a de quoi tomber sul’ cul !
- OM : J’ai vérifié : l’endroit où il neige le plus en France aujourd’hui, c’est sur Twitter.
- RR : Souvent je pense avec tristesse à tous ces couples esquimaux qui ne peuvent pas grimper aux rideaux.
- JPT : Des chercheurs viennent de découvrir qu’une huître peut entendre. Bonne nouvelle pour Nadine Morano !
- EP : En roulant dans la campagne verglacée pour me rendre à l’aéroport, un peu avant 6h du matin, je les ai vus. Je dois maintenant convaincre un monde incrédule qu’ils sont bien réels : les joggeurs qui courent avec une frontale en pleine nuit.
- EM : En Europe, on est mieux traité si on est un herbicide dangereux pour la santé que si on est un migrant qui fuit un pays en guerre.
- PV : Heureusement qu’il reste les banques russes pour assurer l’indépendance financière du FN !
- LC : Un tigre abattu en plein Paris. Et voilà. On ferme les voies sur berge, la pollution baisse, la nature reprend ses droits et on se retrouve à devoir gérer des problèmes d’invasion de tigre. Franchement pas merci Madame Hidalgo.
- JT : Et dire que pour se débarrasser de Kim Jong-Un, il suffirait de dire à ma mère qu’il a marché sur son tapis de bain en chaussures.
- TV : Procrastiner c’est prendre son courage à demain
- AB : Victoire des lobbies : le glyphosate autorisé 5 ans de plus dans l’UE. Seule solution : émigrer en Corée du Nord où on n’en mange pas.
- RR: Donc à la télé, y a des mecs qui suent sang et eau pour gagner un saladier, alors qu’ils sont incapables de trouver où sont rangés les Tupperware à la maison…
- GB : Pourquoi se fatiguer ou se compromettre à tenter de saper le peu de crédibilité restante de L. Wauquiez ? Il se débrouille très bien tout seul.
- AB : Je voulais commander une paire de Louboutin pour le Noël de la duchesse mais vu le tarif,  j’en prendrai juste une (elle aura l’autre fin 2018) : vous me conseilleriez la gauche ou la droite ?
- JT : Le glyphosate dans quelques années tout le monde s’en battra la couille.
- DC : Bertrand Cantat va porter plainte contre le Point pour violence.
- NP : Quand Hulot dit qu’il ne mange de la viande qu’une fois par semaine à mon avis il ne compte pas les couleuvres que Macron lui fait avaler.
- MLG : Les vegans seront bientôt la seule viande saine qu’on pourra bouffer. Je vais pouvoir mettre des potes au feu.
- RR : Je viens de croiser deux esquimaux à Dijon, peinards, en Marcel et lunettes de soleil…
- AB : Le jour où l’on rebootera cette planète, il faudra penser dès le départ à interdire les abeilles pour permettre aux produits chimiques de s’épanouir et rapporter du fric aux industriels.

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries