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Archives pour 09/2017

Les Fessebouqueries #375

23/09/2017 Aucun commentaire

Alors effectivement les absents n’ont pas toujours tort puisque c’est d’eux qu’on parle le plus, primo, ou prima, la bienfaitrice du parti de Paul Bismuth sans qui madame Royale serait peut-être passée (pour ce qu’elle n’est pas) en 2007, alias Lily Bettencourt dont deux commentaires majoritaires sur sa disparition : « Liliane, fais tes valises » (que les jeunes ne peuvent pas comprendre) et RIB Liliane. Une belle unanimité aussi pour sarcasmer sur l’autre absent, Florian « merguez » Philippot, sorti du FN, ce qui nous entraîne dans d’incontournables questionnements : quand on est au FN, vaut-il mieux se vanter d’aimer le couscous ou les soirées saucisson ? A part ça, rien, on se fout de la future guerre nucléaire initiée par deux mectons immatures et mal coiffés. Sombre perspective !
- CC : on peut rire de toutou, mais pas avec n’importe Kiki
- JPT : Au FN, ce soir, Philippot d’adieu !
- FT : Souhaitons à Philippot et ses Patriotes une belle traversée du désert avec un chouïa de harissa. Il croisera très certainement au détour d’une dune Dupont Taignan et ses Amoureux de la France en train de faire du stop.
- PK : La merguez a quitté le couscous. Je répète, la merguez a quitté le couscous…
- DC : Stéphane Bern va bosser sur la sauvegarde du petit patrimoine. Bénévolement. Mais aura t-il un petit carrosse de fonction ?
- NV : Après Stéphane Bern au patrimoine, Macron a donc nommé Lorànt Deutsch comme conseiller en histoire
- JB : Pour les journées du patrimoine, je pense aller visiter le Crédit Agricole de Sablé-sur-Sarthe.
- NP : Si Trump veut détruire la Corée du Nord sans abimer le Sud la France a des experts capables d’arrêter un nuage radioactif à la frontière.
- LC : Philippot il est tellement grillé au FN que les militants sont capables de lui reprocher d’utiliser les chiffres arabes pour compter.
- RdB : Ave Twitter, ceux qui partent travailler en extérieur en pleine saison de chasse te saluent (et accessoirement cherchent une casquette fluo)
- NP : Philippot viré du FN après avoir mangé un couscous. Apparemment c’était un couscous…boulette.
- NP : Suite à la démission de Florian Philippot du FN BFMTV cherche un invité permanent pour ses journaux du matin.
- MG : En gros vous m’expliquez qu’on peut faire imploser le FN avec un couscous merguez et qu’on y avait pas pensé avant
- OK : Si ça se trouve, chez lui, Florian Philippot porte des babouches.
- OM : C’est moi ou ça fait bizarre de voir un mec quitter son parti sans qu’Emmanuel Macron y soit pour quelque chose…
- NP : J’ai commandé un couscous sur Deliveroo et je l’ai fait livrer chez Marine Le Pen. Normalement dans 2 semaines on est débarrassés du FN.
- HD : Suite à la suppression de postes à Pôle emploi je vous formule la proposition suivante ..celle de supprimer le travail qui est la principale cause de chômage
- ML :  je crois qu’à 1 cheveux près, Liliane aurait pu monter au paradis fiscal …
- HD : Dimanche : Elections sénatoriales.
 Les maisons de retraite frétillent d’impatience en attendant de savoir quel pensionnaire sera élu.
- NP : Les Arabes sont tellement fourbes que si ça se trouve ils ont inventé le couscous il y a 2000 ans juste pour faire exploser le FN.
- HS : On attend la déclaration de Philippot expliquant qu’il vient de découvrir avec stupéfaction que le FN est un parti d’extrême droite raciste.
- ACD : Du coup,on a le droit de dire que le FN pédale dans la semoule ?
- GB :   » — Pôpa tout le monde quitte mon parti. Je suis perdue  — T’inquiète pas, ma Marine on va recruter Wauquiez et se recentrer sur les arabes »
- AB : Muni d’une fausse barbe, Floflo Philippot tiendra un stand de merguez à la Bastille.
- JB : Ce soir à l’apéro j’ai bu un bidon de 5 litres de glyphosate avant qu’il n’y en ait plus sur le marché. Ça passe bien avec des cacahuètes transgéniques à l’huile de palme.
- AB : Mélenchon, notre bien-aimé Président fictif à vie
- FO : Y’en a encore qui pensent que froncer les sourcils en direction d’une moto trop bruyante en réduira le volume ? Oui, moi.
- CC : Mélenchon est pour la lutte des classes affaires
- JS : Le gouvernement va lancer « les assisses de la mobilité ». Cet intitulé est tellement macronien.
- ACD : Ce soir, mon chéri veut m’amener au resto manger un couscous. J’appelle de suite mon avocat.
- AB : Floflo Philippot et sa nano clique « Patriote » se présenteront désormais sous l’étiquette « Couscous pour tous »
- ZZ  : Il va aussi devoir rendre les clés de son bureau de BFMTV Florian Philippot ?
- DC : En marche pour les assises de la mobilité. Ou la pensée complexo- oxymorienne macronique.
- NP : Bettencourt : pour que tous ceux à qui elle a donné des enveloppes puissent lui rendre hommage les obsèques auront lieu au Stade de France.
- DP : C’est fou Twitter. Chaque matin je suis convaincu que j’ai rien à dire et chaque soir je sais que j’aurai dû fermer ma gueule.

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Point cardinal. Ou cardinale ?

18/09/2017 Aucun commentaire

Ça commence sur un parking d’hyper désert. Dans une voiture, une femme se démaquille, retire sa perruque, se change, met sa tenue de sport, redevient l’homme ordinaire qu’il est habituellement. Laurent fait bien attention à chaque détail avant de retourner chez lui, d’embrasser la femme qu’il aime depuis l’école et leurs deux enfants, deux ados.
Point cardinal est le cinquième roman de Léonor de Récondo.
Un résumé très détaillé de l’histoire est au dos du livre donc je ne spoile rien en vous dévoilant la suite. S’il aime profondément sa femme, il se trouve que son côté féminin le titille depuis quelques temps, en fait depuis longtemps, quand il a refusé le foot à la grande déception de son père. Il a rencontré un alter ego devenu femme qui le guide dans le bar où il peut donner libre cours à son charme. Rien de glauque là-dedans.
Puis sa femme part trois jours avec les enfants. Il en profite pour se travestir sans état d’âme et vivre pleinement sa féminité. Mais après son retour, sa femme trouve un cheveu blond et une épingle dans la chambre. Premier choc : elle n’en revient pas qu’il puisse le tromper. Elle l’épie, le suit et se retrouve face à la réalité. Deuxième choc.
Cette découverte, c’est ce qui va inciter Laurent à aller jusqu’au bout de sa transformation, quelles que soient les réactions de son entourage, particulièrement de ses enfants et de son entourage professionnel.
L’auteure ne s’encombre pas de trop de psychologie, ce n’est pas un livre style atelier d’écriture américain. Les séquences sont incisives, courtes, peu d’introspection et même si l’on sait (ou soupçonne) qu’une transformation physique de cet acabit n’est pas de tout repos ni sans douleur, le héros semble traverser la frontière qui le sépare de la femme qu’il sait être sans payer de droit de douane. Malgré tout, on se glisse facilement dans la peau de Laurent devenu Lauren, on compatit à ses mésaventures, car il y en a de sérieuses, on se sent plein d’empathie pour sa femme et leur couple, se demandant comment ils vont fonctionner après, lorsque le tsunami sera passé. Car l’amour est toujours là.
C’est un livre simple, un style dépouillé, une histoire sans fioritures, sans trop de personnages secondaires, une ligne claire si on peut dire. Très agréable.

Point cardinal, roman de Léonor de Récondo chez Sabine Wespeiser éditeur. 2017. 224 pages, 20€…

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Enorme ! J’ai bossé près d’un cafard !

16/09/2017 un commentaire

En réorganisant ma bibliothèque, je tombe sur FCA 85, un livre qu’avait fait faire Jean Feldman pour promouvoir son agence. Il avait fait monter un mini studio de photo dans l’agence pour tirer le portrait de tous les collaborateurs. Tout le monde y est, du coursier au PDG, en passant par le chien de l’acheteuse d’art ! Comme son nom commence par Z, il est à la dernière  face au chien Kodak, la mascotte. Je n’en crois pas mes yeux ! Comment ? Eric Zemmour ???? Eric Zemmour aurait bossé comme chef de pub dans mon agence et on ne m’aurait rien dit  ! Eric Zemmour aurait pris le même ascenseur ! Eric Zemmour m’aurait même peut-être adressé la parole ! J’aurais partagé de l’air avec Eric Zemmour ! C’est énorme ! Mais que ne l’ai-je écrasé d’un coup de talon de mes Santiags, comme un nuisible qu’il est ! Pourquoi l’avoir laissé vivre ! Incroyable !!!
Remarquez, je ne m’en souviens pas du tout. Il est passé dans ma vie professionnelle de façon aussi discrète qu’un morpion de pouilleux à l’autre bout de Paris. A l’époque l’agence avait déménagé à Suresnes, on venait de la rue du Louvre, pas loin de la Cloche d’Or (un fameux bar à vins), de la première boutique d’agnès b. et du pied du cochon. Voyez l’ambiance. Il fallait que nous retrouvassions nos marques (que pour ma part, je n’ai jamais retrouvées, je suis repartie assez vite dans une agence des Halles). Alors Eric Zemmour et ses petits dossiers clients et ses petits tickets resto et ses petites chaussures pointues, voyez comme je m’en tapais.
Pour être bien sûr que c’était LE Eric Zemmour haïssable que nous connaissons, j’ai vérifié son CV sur le net. Hé bien rien sur la pub. Sa carrière  commence après, à un âge pas si jeune. Il a tout gommé le traitre. Mais cette photo, réalisée par Alain Vivier, très bon portraitiste inconnu du Web, apparaît dans son tronchoscope, sans commentaire.
C’est tout ce que j’avais à dire sur le charisme avorté de cet individu. Un(e) ex- FCA se souvient-il/elle de lui ? A-t-il au moins dépassé le stade de la période d’essai ? En tout cas, pas le stade sadique anal !
Pour vous montrer comme je ne regardais pas les insectes rampants, je vous joins ma photo parue dans le livre. J’étais équipée des célèbres Wayfarer qui filtrent les saletés et autres indésirables. Je ne les quittais pas du nez. Ceci explique cela.

 

 

 

 

 

 

 

Photos Alain Vivier. Texte © dominique cozette

 

 

 

Categories: du vrai

Les Fessebouqueries #374

16/09/2017 Aucun commentaire

Reconstruire un paradis fiscal, s’entraîner à gagner des médailles, demander une cellule plus confortable, essayer de digérer sa défaite présidentielle, filer une blinde pour un gadget, faire la queue pour des dorures et des vieilles pierres…Il y a les urgences, il y a les désirs, il y a les obligations, il y a les vanités, il y a les rêves, c’est ça l’avenir. Juste un peu de patience amigos, amigas !
- JPT : Macron qui traite des Français de fainéants ! J’adore ce mec ! Il a toutes les audaces ! Il va nous conduire loin et haut ! Contre notre gré !
- ALD : Mercredi dernier une cinquantaine de gendarmes, un hélicoptère et une équipe cynophile étaient mobilisés sur un ilot classé de la Loire pour détruire… 125 pieds de cannabis ! Il me semble que ces gendarmes auraient été plus utiles s’ils avaient été envoyés préventivement à Saint-Martin et à Saint Barthélémy.
- FV : Après les experts en politique et en économie nous avons sur Facebook de nombreux experts en intervention militaire en infrastructure et en maintien de l’ordre. Tout ça de Paris , derrière un ordi! ADMIRATIVE
- YP : Le président Donald Trump envisage de construire un mur de 10 000 km de longueur pour empêcher les ouragans de pénétrer illégalement sur le territoire américain.
- DT : Maintenant quand ma femme sera déchaînée, je l’appellerai Irma. Avant ces événements, José pas le faire.
- JPCM : « Les Français sont des feignasses et des enculés de grévistes » GILLES DE LA TOURETTE
- JB : Nous sommes dévastés par des ouragans, des inondations et des canicules et pourtant les présentateurs et présentatrices météo, qui font chaque jour la promotion des dérèglements du climat sont toujours en liberté.
- JB : Ce qu’il faudrait, c’est une greffe générale : on remplace tout le corps politique.
- GG :  Un cyclone tropical porte souvent un nom de femme car il arrive chaud et humide, puis repart avec ta maison, tes meubles et ta bagnole…
- DP : Tous les spécialistes des cyclones sont sur fb. Pourquoi le gouvernement ne les a pas embauchés avant ?
- EM : Quand ta boss amène sa bouteille d’Hépar en réu, tu devines qu elle n a pas du faire son caca du matin, et tu ressens immédiatement une immense compassion à son égard.
- DT : En découvrant le nouvel iPhone et son prix astronomique, beaucoup d’adeptes de la marque à la pomme ont eu le moral gravement tatin…
- OM : C’est génial, rendez-vous compte : on vient de gagner l’organisation des Jeux qu’on était les seuls à vouloir organiser !
- JPT : « Si Benoit Hamon avait retiré sa candidature, aujourd’hui il serait Premier ministre et moi Président de la République! » Merci à Jean-Luc Mélenchon d’apporter cette touche d’humour après les pénibles journées causées par Irma dans le pays. Franchement, ça fait du bien de rire un peu.
- NB : On vit quand même dans un monde où il est de plus en plus difficile de faire la différence entre le Gorafi et les vraies infos.
- DK : « Les ouragans vont coûter 290 milliards de dollars. » Faut vraiment être con pour acheter un ouragan.
- TS : Plutót qu’accuser Irma ou José, si l’on donnait aux cyclones les noms de ces 90 entreprises ? L’ouragan Chevron, Exxon, BP, Gazprom, Total..qui réchauffent la planète.
- OVH : Si le père de Mélenchon s’était retiré, Hamon aurait été au 2e tour.
- OB : On ne parle pas assez du stress du licenciement… pour l’employeur
- JT : C’est vrai que c’est magnifique l’amour d’une mère, vous devriez voir les yeux de la mienne quand elle parle de Stéphane Plaza.
- OM : Sinon comme on est des fainéants, je propose qu’en 2024 on allume la « flemme olympique ».
- NP : En apprenant que l’Iphone X se déverrouillait par reconnaissance faciale les frères Bogdanoff ont commandé un Samsung S8.
- ACD : Les gens qui imaginent qu’on les juge parce qu’ils achètent le nouvel IPhone à + de 1000€, on ne vous juge pas, on se fout de votre gueule.
- VS : L’attribution des JO me fait penser à un dîner de con.
- HL : Dingue le nombre de trucs qu’on peut faire avec un iPhone X. Comme prendre un crédit, payer des agios, manger des pâtes pendant 6 mois…
- OVH : Emmanuel, tu peux lâcher la main de Brigitte maintenant, on a compris que vous êtes ensemble.
- OV : Explosion d’une bombe artisanale dans un métro de Londres : 22 blessés et pas un seul mort… Une preuve de plus que les artisans c’est plus ce que c’était.
- OK : Message de service journées du patrimoine : Mireille Mathieu n’est pas visitable, je répète : Mireille Mathieu n’est pas visitable.
- OM : J’ai pas bien compris : ce week-end on peut visiter Stéphane Bern ?
- JT : Une famille c’est un papa (au bar) et une maman (qui attend qu’il rentre).
- OV : Si l’assistanat était vraiment un cancer il resterait maximum 1 semaine à vivre à Laurent Wauquiez.
- OK : Une pensée pour Fillon qui avait un boulevard devant lui. Demain, il pourra se faire plaisir en visitant l’Elysée.
- HL : T’écoutes les commentateurs, t’as l’impression que Paris2024, ça coûtera quand même vachement moins cher qu’un iPhone X.
- SF : J’aurais bien une solution pour régler les petits problèmes de santé de Salah Abdeslam pourtant je ne suis pas médecin

Tableau © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Summer, le nouveau Sabolo

13/09/2017 Aucun commentaire

Le nouveau Sabolo, comme si elle était aussi connue de Sagan. Non, mais ça peut s’arranger. Monica Sabolo raconte une histoire d’absence de très belle façon, Summer, tout en demi-teintes mates et sourdes. Comme s’il était écrit au pastel gras, avec des non-couleurs fondues, des nuances de bleu, de mauve, de vert… le contraire du criard, de la ligne claire, du descriptif fidèle. La voix est portée par un jeune garçon, devenu trentenaire plus tard, dont la grande sœur disparaît lors d’un pique-nique avec ses copines. Lui, quinze ans, avait été admis aux bacchanales. Nous sommes en Suisse, près du lac, dans des quartiers huppées, dans l’entre-soi, que des gens de bonne compagnie.
Le père a réussi, il est mâle dominant, il brasse les affaires comme les gens. La mère est belle mais ailleurs, sans présence hors sa beauté qui irradie, sa sœur, Summer, est une superbe plante aux jambes et aux cheveux longs, comme ses amies, lui n’est qu’une sorte d’avorton jamais à sa place, se pensant mal aimé, n’ayant pas accédé au statut d’héritier. Son père n’a pas réussi à en faire le jeune homme idéal, brillant comme lui l’avait été, et le fustige régulièrement. Au collège, personne ne devient son ami. Quant aux filles, il les côtoie.
Mais sa sœur disparaît. On ne la retrouve pas. On ne sait pas ce qui s’est passé pendant cette partie de cache-cache. Peu à peu, on apprend toutes sortes de choses, la première que cette sainte n’était pas si nitouche que ça. Puis le temps passe, le garçon n’en parle plus. Il tombe amoureux d’une des copines de Summer, présente ce jour-là. Ça se passe bien jusqu’à ce qu’il décide de ne plus la voir, sans dire pourquoi, la rendant malheureuse. En quelque sorte, il disparaît comme l’a fait sa sœur. Je ne vous dirai pas plus de choses sur la suite, sauf que le garçon tombe en dépression, s’adresse à un psy qui ne lui fait aucun effet, puis retrouve le commissaire qui s’était impliqué dans l’enquête sur sa sœur. Et là, choc.
Un livre très bien écrit, où les sensations, sentiments et ressentis du jeune homme sont décrits de façon organique, comme sous l’eau d’un lac, comme dans des nuages. Très impressionniste, un peu ouaté, un peu onirique mais pas compassé. Ce livre en creux, sur une disparition, est en fait plein de relief.

Summer de Monica Sabolo, chez JC Lattès. 2017. 320 p. 19 €

Voir l’article sur un autre roman de la même auteure, totalement contraire, que j’avais beaucoup apprécié : Crans Montana

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Eva ou l’innocence saccagée.

10/09/2017 Comments off

J’allais titrer l’innocence retrouvée, mais non, hélas. L’innocence est le titre. Et l’innocence a été saccagée. Eva, c’est Eva Ionesco, j’ai déjà écrit un article sur elle lors de la sortie du livre de son mari Simon Liberati, Eva (revoir l’article). Cette fois, c’est elle qui écrit, qui se raconte et je vais vous redire pourquoi je suis intéressée par elle : dans les années 80, j’ai vu ses photos érotiques de petite fille publiées dans Photo notamment, offerte, lascive, outrageusement maquillée, déguisée en petite pute par sa mère, Irina Ionesco, qui abusait d’elle en l’offrant aux hommes. Elle lui faisait faire aussi des photos obscènes, indécentes qu’elle revendait à des collectionneurs. Et cela me choquait, moi maman d’une fillette, qu’une mère pût utiliser sa fille ainsi, pût la prostituer au sens figuré comme au sens propre. Ça me choquait que cela ne choquât pas grand monde, que ça ne fît pas plus de scandale. J’étais psychologue de formation, je ne donnais pas cher de la peau de cette petite, je me demandais chaque fois que je la voyais — et on la voyait souvent — ce qu’une telle enfance donnerait plus tard. Et plus tard, on y est. J’ai donc lu le livre de Liberati qui lui est consacré et vu aussi le film qu’elle a réalisé sur son enfance, My Little Princess en 2011 avec Isabelle Huppert dans le rôle de la mère indigne qui se prenait pour une artiste. Qu’elle était d’ailleurs ce qui, à ses yeux, devait l’absoudre de toute vilenie.
Ici, Eva raconte ses dix premières années, dont quatre forcément très belles quand son père était là, bouleversé d’amour par cette superbe fillette qu’il adorait et avec qui le temps passé dans des endroits chics était paradisiaques. Puis la mère a empêché ou interdit le père de voir la petite et ce fut un déchirement profond. Ils se se revus sporadiquement, vite fait, mais la mère ne passait pas les communications téléphoniques, ne lui donnait pas les lettres.
Sa mère était une détraquée, issue d’un inceste : sa mère Margareth était aussi sa soeur, son grand-père ayant couché avec sa fille de quatorze ans. Eva et Irène — elle appelle sa mère Irène, jamais maman — vivent avec Mamie, l’arrière grand-mère de la petite, une vieille serbe (?) coulante et pieuse. Plutôt : Eva et Mamie vivent dans une chambre de bonne minuscule alors qu’Irène est dans l’appartement qu’elle a transformé en studio photo et salon de rencontres. Irène est une femme entretenue, indécente, sans vergogne, sans surmoi, qui déteste les hommes et  veut juste en profiter.
Eva se prête au jeu de sa mère car on a toujours confiance en sa mère quand on a cinq ans. Peu à peu, ça l’écœure, elle veut fuir mais où ? Une année, elle vit chez sa grand-mère à San Francisco, sans voir ses parents. Et puis, en été, elles vont en Bretagne, plus souvent à Ibiza chez les hippies. Un été, sa mère la loue à un photographe qui ne la touche pas mais la shoote avec d’autres, photos pornos et pédophiles. Sorte de trafic. Souvent, avec une amie, elles vont dans le swinging London « voir des gens ». Elles en reviennent avec des fringues insensées. La petite porte des talons YSL dorées très tôt.
Ce livre est assez ahurissant sur la maltraitance de cette fillette mais il est aussi intéressant sur les années 70/80 où tout est permis. Eva se raconte à la fois du point de vue de la fillette qui ne voyait pas le honte, du moins au début, aussi avec un esprit d’adulte qui reconstitue les rencontres artistiques ou littéraires qu’elles ont faites, traînant fréquemment à la Coupole ou au Flore, à Saint Tropez ou aux éditions Filipacchi. Les lieux, les gens, les décors, les musiques y sont décrits avec précision, c’est le charme de la nostalgie.
A la toute fin du livre, elle part à la recherche des traces de son père, elle ne connaît même pas précisément son nom. Elle parviendra à un résultat un peu frustrant, elle retrouvera sa tombe.
Le style est curieux, parfois classique puis soudain un peu vulgaire, émaillé d’argot non justifié. Elle est comme ça, d’après Liberati, parfois popu, et souvent capricieuse, colérique. On peut tout lui passer.

Innocence de Eva Ionesco, 2017 chez Grasset. 428 pages, 22 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #373

09/09/2017 Comments off

Sans être malveillante avec les unes ou les autres des terribles catastrophes qui s’abattent sur notre frêle planétoune, je ne peux que regretter que les cyclones ne soient pas des fainéants, d’ailleurs les fainéants n’ont pas entrée libre dans cette chronique, la preuve :  Wauquiez ? un travailleur du chapeau. La rentrée ? une bosseuse doublée d’une emmerdeuse.  Pierre Bergé ? un burné out. Trump et Kim Jung machin ? des yoyoteurs de la touffe. Et taffeur ? Elle bat l’beurre comme disait ma grand-mère bigouden qui ne l’utilisait que salé. Allez ouste, au boulot !
- PE : Laurent Wauquiez vient de déclarer qu’il veut une vraie droite. Du coup, un député LREM lui a demandé si un coup de casque, ça va aussi.
- JPT : Tout compte fait, je préfère une vache folle à un veau quiet.
- CC : les gosses qui mettent une plombe pour choisir un agenda qui coûte une blinde, tout ça pour dessiner des bites à l’intérieur au bout d’une semaine de cours
- JLL : Des voitures intelligentes, des téléviseurs intelligents, des téléphones intelligents, des ampoules intelligentes ! C’est quand meme bien la preuve qu’on nous prend pour des cons!!
- CC : message à Trump et Kim : c’est pas la peine de faire la guerre, on a déjà plein de jours fériés
- SM : Vu ma gueule de ce matin, apparemment j’ai dormi dans les bras de Morflée.
- EP : 1 — Explique poliment à son boulanger que s’il baisse la baguette de 5 €, il me doit encore 3 € puisque je n’en ai achetées que deux. 2 — Se prend un poing fariné dans la gueule. 3 — Comprend que le macronisme ne marche pas vraiment.
- OM : — C’est quoi un oxymore papa ? — Ben par exemple, « bonne rentrée ».
- RR : Les enfants… rappelez-vous de pleurer quand vous laisserez vos parents devant la grille de la maison de retraite.
- OM : Je pense que tous les enseignants seront ok pour dire que compte-tenu de la situation en Corée, il serait préférable d’annuler la rentrée.
- MV : Si vous mettez enceinte votre femme dans les prochains jours, vous pourriez avoir vos congés paternités pendant la coupe du monde
- NM : J’ai enfin compris qu’une année lumière correspond à la durée nécessaire pour qu’une ampoule basse consommation éclaire correctement.
- LL : — Madaaame, y a Kévin qui vient de me planter son compas dans l’œil (il pleure) — Tututut, in english please !
- EM : Quand la boulangère te dit bonjour avec le rouge à lèvres qui déborde jusqu’aux deux oreilles, tu te dis que derrière il doit y avoir Rocco au fournil.
- JPT : Je pense à mes amis Isabelle et Patrick B. dont la Villa Pamplemousse à Saint-Martin a dû souffrir des ravages d’Irma. Je vous propose de les aider à la remettre en état, envoyez vos dons à la mairie de Levallois.
- SF : On a mis 30 ans pour supprimer les emplois fictifs et 3 semaines pour les emplois aidés. Vive la France.
- TB : sa veu dir koi kan cé pa soulignai an rouges dan Word ?
- PM : Facebook informe que les Balkany sont en sécurité à Saint Martin …ouf
- OB : Une pensée pour tous les gens qui ont fait 5 ans d’études mais mettent 30 minutes pour couvrir un livre. Vous n’êtes pas seuls.
- AB : À Canal+, la chute (de cheveux) continue avec l’arrivée d’Yves Calvi(tie) : TOUS ses programmes en clair sont un poil barbants.
- HL : J’ai baissé de 5 €/mois l’argent de poche de mon fils. Ça devrait lui permettre de réclamer une bonne réduction à son revendeur de cannabis.
- AB : Le calme et pacifique député El Guerrab devient membre de la Commission de la Défonce. Il va bientôt casquer…
- EM : « Mais non, je n’ai traité personne de fainéant, vous m’avez mal compris parce que vous êtes des alcooliques drogués. »
- CU : « Mon ennemi, c’est la fainéance. »
- NP : Je ne croirais à la mort de Pierre Bergé que quand Christine Boutin l’aura annoncée sur Twitter.
- RR : Cette nuit l’étoile de Bergé brillera haut dans la constellation.
- OM : On a bien moralisé la vie politique : des députés font payer des gens pour visiter l’Assemblée, avant ils en payaient pour ne pas y venir.
- PD : Les ouragans, au lieu de toucher les Antilles, feraient mieux de toucher les méssantes. »
- RR : T’abuses Dieu. Un cyclone sur St Martin juste pour punir Balkany…
- AB : Panique et AVC chez les milliardaires : certaines îles menacées par les ouragans successifs sont des paradis fiscaux. Irma, Jose, Katia.
- RB : Je vois déjà la une du Figaro mag : « Harvey sur le Texas Républicain, Irma sur les paradis fiscaux… Les ouragans sont-ils de gauche ? »
- PS : Fainéants : Rentiers du Cac 40. Cyniques : Politicards LREM. Extrêmes : Fanatiques du MEDEF
- AB : Macron « ne veut rien céder aux fainéants » : dommage, j’aurais bien pris un bureau Empire de l’Élysée, un café et l’addition.
- HL : Arrêtez de faire vos mijaurées avec Macron. Bien sûr que vous êtes fainéants et cyniques. Vous ne seriez pas sur Twitter sinon.

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Les Fessebouqueries #372

02/09/2017 Comments off

Parlons peu, parlons vert avec les deux infos les plus brûlantes de la semaine : à la une, la disparition du vert du stylo 4 couleurs qui a causé un traumatisme exceptionnel. Ce n’était qu’un fake. En deux, l’ou-verdure d’une zone zizi-quéquette-nichons à loilpé à Vincennes OMG !, que d’émotion de censure ! Sinon, rien de bien spécial, une icône blonde qui disparaît, un député avec un pet au casque, un code du travail écorniflé, un pape à gauche de Jésus mais à droite de Dieu dont la colère se déverse sur les bons croyants américains. Une bonne nouvelle : la droite la plus bête du monde a désormais son héraut. Ça commence par W…
- RR : Y en a marre d’être l’avenir de l’homme. Qu’ils se démerdent un peu.
- JB : Vous avez remarqué que TOUS les mots de la langue française se terminant en Wauquiez ont une connotation négative ? Par exemple : Laurent Wauquiez. Coïncidence ? Je ne pense pas.
- NP : Quand soudain les cathos riches s’aperçoivent qu’ils n’aiment pas du tout les valeurs défendues par le chef de leur secte. (Figmag : le pape est-il de gauche ?)
- RR : Quand j’étais prof, je comptais le nombre de frites dans l’assiette. C’était de la physique cantoche.
- NA : Appelez votre pote à Houston et demandez lui si ça baigne.
- ADC : La vraie question qui se pose c’est « peut-on encore l’appeler stylo 4 couleurs » ?
- AB : Ce soir, omelette au Fipronil ou canard H5N1 ? Sinon, bœuf aux pesticides ou sushi Fukushima (faut l’dire vite). Quel dilemme…
- JS : En voyant le spécial immobilier de l’Express, je me dis soudain que j’ai loupé celui sur les francs maçons cette année. C’était quand ?
- JPT : Mélenchon à Marseille : le plaisir de retrouver la logorrhée communiste.
- ALD : Le grain à moudre, maintenant, sur les statues et plaques à déboulonner.
- RR : — Mireille Darc est morte, quand je pense que ça aurait pu être moi. — Ça risquait pas, t’avais pas le même cul.
- NP : Le Dieudonné qui va en Corée du Nord c’est celui qui se plaint du manque de liberté d’expression en France ou c’est un un homonyme ?
- LN : S’il enseigne la quenelle à Kim Jong Un je quitte cette planète.
- RR : Taper son ennemi à coups de casque. Le combat en duel, ça avait quand même une autre gueule.
-PI  :  — Alors ces vacances, c’était bien?  — Ouais nickel  — Les gamins ont aimé aussi?  — Merde, les gamins !
- HL : « Trump attendu mardi à Houston ». Avec l’ouragan Harvey, ça fera donc 2 catastrophes majeures en quelques jours qui s’abattent sur le Texas.
- GO : Vous n’allez quand même pas commencer à chialer pour le code du travail alors qu’on vient à peine de sauver le vert des Bic 4 couleurs ?!
- CL  : L’autre jour quelqu’un ma demandé ce que je préférais comme religion….
_ j’aime les juifs athées, les musulmans athées et les cathos athées.. ….autre chose ?
- RR : Le mariage, le plus vieux contrat aidé.
- NP : Imposer le naturisme serait le meilleur moyen de lutter contre le terrorisme : essaye de planquer une ceinture explosive quand tu es à poil !
- RR : Les politiques à la radio, les journalistes à l’Elysée. Découvrez bientôt les ex profs de latin tops modèles.
- IZ : À quoi pensez-vs ce matin? Vous voulez nous faire part de quelque chose? Comment s’est passée votre journée? Exprimez-vous. Facebook, cette mère juive.
- AR : C’est marrant, ces politiques qui deviennent journalistes et pas entrepreneurs alors qu’ils détestaient la presse et adoraient l’entreprise!
- HD : Ouverture d’un camp de naturiste de 7300 m2 au bois de Vincennes avec la complaisance de la mairie de Paris. Anne Hidalgo a enfin ouvert les bois sur verges….
- NP : L’inconvénient de partir en vacances en septembre c’est que tu ne peux pas partir avec tes enfants. L’avantage c’est que tu ne peux pas partir avec tes enfants.
- MK : Lu dans la presse : « Le député PS frappé à coups de casque par un député LREM en soins intensifs ». Je me demande sournoisement si « député LREM en soins intensifs » ne relève pas du pléonasme…
- CC : un petit mot à tous les profs en pré-rentrée qui matent facebook sur leur portable pendant qu’on leur explique des trucs dont ils se foutent royalement : là, tout de suite, vous ressemblez à vos prochains élèves.
- PR : Après les nudistes, je me demande quel groupe social va bien rester pour approfondir une approche clientéliste et locale ?
- NP : Les trombes d’eau sur Paris ce soir c’est une opération de promo de la Bretagne où un geste de solidarité avec le Texas ?

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Le livre qu’il ne voulait pas écrire mais que j’ai adoré lire.

01/09/2017 Comments off

Erwan Larher ne voulait pas écrire ce livre. Qui s’intitule Le livre que je ne voulais pas écrire. Mais du fait qu’il était déjà écrivain, tout le monde le poussait à le faire, à faire son témoignage sur « son » Bataclan. Car il y était, ce sale soir-là, et même s’il dit qu’il n’a pas été touché gravement, il s’est quand même pris deux grosses balles dans les fesses (eh oui) et la suite a été très pénible à vivre. C’est son éditeur qui l’a décidé, levant le frein de la légitimité à raconter sa version, lui proposant de faire autre chose qu’un récit, disons un objet littéraire. Erwan a bien ri à ce terme, objet littéraire, le truc bien prétentieux, quoi. Et puis ses potes aussi, s’y sont mis. Et un matin, sans en avoir pris conscience vraiment, il a commencé à aligner les mots, les phrases, les sensations.
Et ce qu’il dit autour de cet événement est formidable, personnel, plein d’autodérision, poignant et triste. En fait, il est arrivé pour la deuxième partie, il a donc forcément vu la voiture des tueurs, il est forcément passé devant. Mais il ne l’a pas captée. Puis il est s’est installé debout contre un pilier. Et dès que ça a canardé, il s’est allongé sur le sol qui est vite devenu gluant de sang, sans jamais relever la tête. Et il a été transpercé de deux balles. Et tout le long temps avant qu’on ne s’occupe de lui, il s’est répété qu’il était un caillou, qu’il ne devait pas bouger, comme l’avait fait son amie Sigolène rescapée de Charly. Ne pas bouger, souffrir terriblement en silence, se vider de son sang et avoir le mollet serré avec une force inouïe par deux mains dont il ne saura pas à qui elles sont. Il se bénit de n’avoir su convaincre personne de son entourage à l’accompagner. Il oublie qu’il a laissé son portable (ce qui est heureux car dès qu’un téléphone sonnait, les tueurs tiraient dans sa direction) et ses papiers chez Jeanne, sa compagne, et que c’est elle qui devra gérer son angoisse et celle de tous ses potes, créer un  groupe facebook et attendre de savoir s’il est encore vivant. Des très longues heures.
Pour faire ce livre, il a demandé à quinze de ses proches de lui envoyer un texte sur cette nuit là, ce qu’ils ont fait, pensé, comment ils ont vécu. On a le nom des amis au début du livre mais les textes ne sont pas signés : il nous faut deviner qui sont ces gens. Chaque chapitre d’ami est titré : Vu du dehors.
Quant à son texte, il se tutoie. Il se place dans la posture de l’écrivain qui regarde se débattre son héros. Son héros qui est une chochotte, un pleutre, un type pas du tout héroïque.
On va le voir de faire soigner, opérer au CHU de Créteil. On va connaître sa terreur de ne plus pouvoir bander, on va partager sa rééducation, en flashes sans pathos. Et essayer de comprendre comment une jeune ostéopathe réussit à exorciser le mal, la douleur, les blocages qui refusent de quitter son corps. C’est ahurissant. On va aussi assister à un coup de foudre torride qui laisse malheureusement sa dévouée compagne sur le côté, on va partager des moments de la vie ordinaire d’un trentenaire accro à ses santiags, revivre son tout premier amour, des bouts d’enfance…
Ce livre est un puzzle de sentiments, un ouvrage impressionniste qui nous donne à voir des choses du dedans de façon parfois drôle (les fesses, quand même !) et surtout terriblement touchantes. Et je ne vous parle pas du vocabulaire utilisé, des mots que je n’ai pas souvent l’occasion de lire. Quel bouquin !

Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Lahrer. 2017 chez Quidam éditeur. 260 pages. 20 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins