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Archives pour 05/2014

Ma vie est un chef d’œuvre #77. C’est à Montrouge

06/05/2014 Comments off

77ème épisode de « ma vie est un chef d’oeuvre » exposée à Montrouge. Etat d’âme passager, j’espère… illustré par un artiste, Arnaud Labelle-Rojoux, qui fut l’invité du Salon il y a quelques années.

Le 59ème Salon de Montrouge est ouvert TOUS LES JOURS jusqu’au 28 mai, de midi à 19 heures. Non seulement c’est gratuit mais en plus le métro vous dépose au pied du Beffroi, station Mairie de Montrouge. Il y aura des visites guidées, des ateliers créatifs, des journées enfants…
Plus d’infos sur le site ici. Et sur mon site ici.

Texte © dominique cozette. Œuvre © Arnaud Labelle-Rojoux

Categories: kultur

Ma vie est un chef d’œuvre #17. C’est à Montrouge

04/05/2014 Comments off

17ème épisode de « ma vie est un chef d’oeuvre » exposée à Montrouge. Lycée Hélène Boucher avant 68 : triste bahut.

Le 59ème Salon de Montrouge est ouvert TOUS LES JOURS jusqu’au 28 mai, de midi à 19 heures. Non seulement c’est gratuit mais en plus le métro vous dépose au pied du Beffroi, station Mairie de Montrouge. Il y aura des visites guidées, des ateliers créatifs, des journées enfants…
Plus d’infos sur le site ici. Et sur mon site ici.

Texte © dominique cozette. Œuvre © Kiki Smith

 

Categories: kultur

Ma vie est un chef d’œuvre #53. C’est à Montrouge

03/05/2014 Comments off

53ème épisode de « ma vie est un chef d’oeuvre » exposée à Montrouge. Voici mon époque enquêtrice chargée d’études.

Le 59ème Salon de Montrouge est ouvert TOUS LES JOURS jusqu’au 28 mai, de midi à 19 heures. Non seulement c’est gratuit mais en plus le métro vous dépose au pied du Beffroi, station Mairie de Montrouge. Il y aura des visites guidées, des ateliers créatifs, des journées enfants…
Plus d’infos sur le site ici. Et sur mon site ici.

Texte © dominique cozette. Photo © Ari Verslui & Ellie Uyttenbroeck

Categories: kultur

Fessebouqueries #199

03/05/2014 Comments off

Oui, vous avez bien lu : nous en sommes à les Fessebouqueries #199 !
Pour la deux-centième la semaine prochaine,  j’ai décidé de rassembler vos posts de façon festive : mon époux fera pleuvoir une averse de confetti sur mon mac en jouant des cymbales avec ses genoux, j’aurai allumé une bougie parfumée au bois de sandale germanique et la radio sera au maximum sur rires et chansons. Peut-être un verre de Festillant brut sera-t-il à portée de mes lèvres, va savoir…
- DE :Avec ça , si ces enfants ne sont pas armés pour la vie! Colt, Remington, Ruger. Ce n’est pas l’inventaire d’une armurerie, mais la liste de trois prénoms qui sont donnés de plus en plus fréquemment aux Etats-Unis
- CR : la chanson envoyée dans les hauts parleurs toujours au supermarché ,  » oh mais que les Françaises sont jolies  » ….pas sympa pour les étrangères , et il y en a beaucoup dans le magasin ..je dis ça , je dis rien .. voila c’était ma série supermarché, c’est fini pour auj.
- JPT : Jean-Paul II canonisé après un seul miracle. Le rendement baisse chez les cathos. Ou alors la science a fait des progrès.
- RC : Maintenant que Jean-Paul II et Jean XXIII ont été canonisés, la religion chrétienne se porterait mieux si Christine Boutin était carbonisée.
- OVH : Dans quelques jours à Rome, deux papes canonisés et Vals représentant la France. Trois cloches. Et Edith Piaf, elle bat le beurre ?
- CD : 23+2+16+1 = 42. Ca commence à chiffrer place St Pierre.
- CC : Pour un concert exceptionnel, c’est un peu mou au Vatican…
- OVH : Double canonisation à Rome, ça fait un peu double pénétration, non ?
- HD : Aubade au Vatican pour une paire de saints!!!
- PB …découvre, après la prière à genoux, la messe à quatre papes.
- HD : les maths n’ont jamais été mon fort …n’empêche que la popularité de Hollande est un éternel sujet d’étonnement arithmétique. De 18% début avril, il perd 7 points et se retrouve à 21%….la Vals des chiffres….
- DT : Il faut toujours garder espoir. Même en débutant comme dame-pipi, on peut terminer sa carrière comme chef de cabinet.
- JMC : Rednecks ! En Oklahoma, ils sont tellement cons qu’ils n’arrivent même pas à tuer proprement leurs condamnés à mort alors qu’il est simple comme bonjour de pénétrer dans un collège et de tuer 50 enfants en 2 minutes grâce à la NRA.
- HY : Encore une fois, le chat d’un voisin est entré chez moi, à bu du lait, est reparti et comme par hasard je ne retrouve pas mon portefeuille
- Clément Bénech : En mai, fais ce qu’il te plaît.*
*Offre soumise à conditions, voir modalités en magasin.
- AdN : Ah, école nationale de commerce…ok, en lisant Enc je m’étais posé des questions
- NP :  Je ne dis pas que c’est Laurent Gerra qui a doublé Bouteflika pour sa prestation de serment. Je demande juste s’il a un bon alibi.
- RC : C’est beau de voir Marine Le Pen faire son discours dans des micros sous la pluie. J’espère que ça se terminera comme avec Claude François.
- RC : « La plus haute tour du monde fera 1 km de haut et 200 étages ». En gros si tu te suicides en sautant du toit en janvier, tu crèves en août.
- GN : A quoi ça sert de préciser « véhicule long » sur un camion? C’est comme si je marquais « micropénis » sur ma bite. Ah non, j’ai pas la place…
- NP : C’est quand même dingue cette obsession de la religion catholique avec les saints… Ils sont sponsorisés par Wonderbra ou quoi ?
- MP : Supprimons le subjonctif pour que le français est plus simple à apprendre.
- PM : La télé nous gave de films violents et d’images de guerre sanglantes mais dans les pubs pour serviette hygiénique on utilise un liquide bleu
- MF : Pas de bras, pas de selfie.
- FA : Marion Maréchal Pen est enceinte. Un spermatozoïde a réussi à passer la frontière sans se faire gauler.
- LM : « Bon les juifs, soyez moins maigres et plus souriants pendant 1 mois, svp. » Michel Platini avant la Coupe du Monde de 1943, en Pologne.
- SM : Brésiliens taisez-vous! Laissez les riches s’amuser!
- NS : La gauche vote contre la gauche qui fait une politique de droite qui vote pour la gauche. Et après ils se demandent pourquoi on ne vote pas.

RAPPEL SALON DE MONTROUGE :

Le 59ème Salon de Montrouge est ouvert TOUS LES JOURS jusqu’au 28 mai, de midi à 19 heures. Non seulement c’est gratuit mais en plus le métro vous dépose au pied du Beffroi, station Mairie de Montrouge. Il y aura des visites guidées, des ateliers créatifs, des journées enfants… J’y expose ce nouvelles peinture et une installation « ma vie est un chef d’oeuvre ».
Plus d’infos sur le site ici. Et sur mon site ici.

Illustration © dominique cozette

Categories: Fessebouqueries

Zéroville, passionnant.

02/05/2014 Comments off

Ça ne vient pas de sortir, personne ne m’en a parlé, je ne suis pas vraiment concernée par le sujet et pourtant, ce bouquin, Zéroville, m’a fascinée. De plus en plus. Il se passe dans les années 70 et le héros, Viktar, qui n’accepte aucun autre nom, ressemble à un freak avec son crâne rasé et entièrement tatoué alors que c’est la mode des cheveux longs. Le tatouage ? Elizabeth Taylor et Montgomery Clift à l’époque de Une place au soleil de George Stevens. Car Vik est un fondu de cinéma. Il connaît un nombre impressionnant de films, d’acteurs, de monteurs, de détails techniques, de répliques. C’est simple : sa vie tourne autour de ça et c’est pourquoi il débarque à Hollywood. Mais, dans le canyon où il crèche, la bande de Manson est activement recherchée pour les meurtres de Sharon Tate (la femme de Polanski, enceinte de 8 mois) et de ses amis. Malgré sa gueule inquiétante, il s’en sort et rencontre une superbe femme à la marge et une étonnante gamine de 3 ans, deux personnes qu’on retrouve au long du livre.
Pour son malheur, Vik se rend compte que le cinéma n’est plus un artisanat d’auteurs mais une industrie d’ignares. Ça ne l’empêche pas de suivre une idée fixe, déchiffrer une image qui le hante dans ses rêves après chaque projection.Ni de rencontrer d’authentiques acteurs au sens large des films qu’il vénère.
Des aventures, il va en vivre de drôles alors qu’il est plutôt autiste, s’enferme, refuse le téléphone. Néanmoins, on le retrouve au festival de Cannes pour sa prestation de monteur miraculeux sur un film qui n’avait plus de réal. Il déteste cette célébrité soudaine. Va-t-il s’en servir pour réaliser un fantasme impossible : porter à l’écran un livre français qu’il ne cesse de relire ? Pas forcément. Ses gains lui permettent d’acheter une maison pour stocker les copies 35 mm des films qu’il réussit à voler ou à négocier. Des centaines.
On le retrouve à Paris avec le patron de la cinémathèque car il recherche l’original du Jeanne d’Arc de Dreyer, qui a brûlé, mais qu’il trouve quand même dans un asile de fous en Suède.
L’action est plutôt une quête pour tenter de comprendre ce qui le hante, une quête mystérieuse et prenante, captivante. Et même si je ne connais pas tout des nombreuses références citées, j’y ai pris un plaisir rare.
A part ça, je ne suis pas sûre qu’un tel livre atypique, difficilement réductible à un pitch, peut plaire à tout le monde, je ne sais pas… Pour info, l’auteur du livre est, entre autres nombreuses activités, critique de cinéma.

Zéroville de Steve Erickson, 2007. Editions Actes Sud 2010. 366 Pages, 22,80 €/

Categories: bouquins

Maman, papa ou pas papa ?

01/05/2014 Comments off

NB 1/ Je retrouve cet article que j’ai oublié de publier il y a assez longtemps. Mais les bonnes histoires ne se démodent pas.
NB 2/J’ai écrit ce titre comme pense-bête,  mais le but n’est pas d’être drôle, et je le garde quand même car il est significatif de l’histoire.
Voilà :  je viens de finir le livre d’Eric Fottorino* — je reviendrai à ce nom après — intitulé « questions à mon père », non que ça soit un livre d’une écriture littéraire fracassante mais plutôt doté d’un intérêt humain hors norme.
Eric Fottorino, le journaliste bien connu et écrivain de même, a eu une grosse histoire de pères. Vous ne lirez sûrement pas le livre alors je vous raconte l’histoire au travers de ce qu’il m’en a laissé entrevoir.
Eric Fottorino au départ n’a pas de père. Sa mère est une jeune fille de 17 ans lorsqu’elle le met au monde. A l’époque, la majorité est à 21 ans. Elle est fille de Bordelais bien pensants, cathos et tout et malheur pour elle, elle a péché avec un juif. Un juif marocain. Misère, misère. Pas seulement péché puisque ces deux-là s’aiment et que s’il s’agit d’un accident, le jeune homme est tout prêt à réparer la faute. C’est que la mère de la jeune fille ne l’entend pas de cette oreille. Elle chasse le fautif et envoie sa fille dans un bled du midi, chez un cousin. Et puis l’enfant, lorsqu’il paraît, on le met en nourrice malgré les pleurs et les cris de sa jeune mère, on ramène celle-ci à la ville. Mais c’est vite insupportable. Alors elle va récupérer son fils, l’enfant de l’amour. Mais rien ne peut aboutir. Le père se manifeste ? On fait un chantage à la fille : c’est lui ou le bébé. Peur qu’il devienne juif, le petit, sûrement. Bref, tout est mis en oeuvre pour empêcher les amoureux de se revoir.
Le père, chassé, cravache pour réussir, fuit loin, et devient … père de tous les bébés qu’il met au monde avec amour et empathie. Accoucheur à la belle réputation, il s’installe au Maroc où les femmes ne veulent que lui.
Avant ça, la maman d’Eric est devenue majeure. Alors elle contacte son amour, car elle l’aime toujours. Mais lui, indésirable, évincé, sans nouvelles, s’est marié avec Paulette qui accouche d’un petit garçon juste à ce moment-là. Y a pas dilemme, le papa ne peut pas quitter sa femme mais il propose à la jeune mère de l’aider. Fin de non recevoir.
Parenthèse de l’histoire : savez-vous quel est le nom du papa biologique d’Eric Fottorino ? Maman. Maurice Maman. Allo Sigmund, c’est énorme ! Ça se prononce Mamane, mais ça s’écrit maman, et pour un accoucheur, avouez que…
Le petit Eric, né de père inconnu, se s’appellera Fottorino qu’après le mariage de sa mère avec Michel  Fottorino qui adopte l’enfant. Michel est aussi dans le milieu médical, il est kiné, Michel est aussi de l’autre rive de la Méditerranée, il est tunisien. C’est pour ça que le jeu de mot que j’ai envie de faire, Eric Fottorinolaryngologiste, n’est pas inapproprié.
L’histoire se poursuit. A 17 ans, Eric Fottorino, comme souvent les ados dans son cas, veut voir la gueule de son père : la rencontre lui suffit car il a décidé que ce père lâche n’a aucune légitimité. Il n’a jamais entendu sa mère parler de lui et croit qu’il n’est qu’un vil suborneur. Ce n’est que 17 ans plus tard qu’il tentera de faire un peu mieux sa connaissance, laissant passer des mois ou des années sans donner signe de vie, au grand dam de Maman. Eric avait simplement peur de trahir Michel qui l’aimait tant. C’est pour ça qu’un jour, Maurice écrit à Eric : comme on peut aimer deux enfants, on peut aimer deux père. Eric comprendra plus tard.
Et puis le temps passe, il a des demi-frères, puis des enfants et, drame, alors que personne ne s’y attend, Michel se suicide d’un coup de carabine.
Les rendez-vous avec son vrai père reprendront d’autant plus que celui-ci n’a pas beaucoup d’espérance de vie, victime d’une maladie orpheline (orpheline/orphelin, encore un mauvais jeu de mot). Alors il fait connaissance avec la femme de son père, ses enfants, le reste de la famille, la smalah quoi et apprend que lorsqu’il passait à la radio, il était solennellement écouté par ses grands parents inconnus, Mardochée et Fréha.
Drôle d’histoire, drôle de destin, amertume à fleur de récit sachant que sa mère et lui  sont passés à côté d’une si belle vie avec cet homme bon et généreux.

Questions à mon père, Eric Fottorino, chez Gallimard, 2010, 202 pages.

* E.F vient de lancer un journal, « le 1″. Article le Monde ici.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins