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Archives pour 07/2012

C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule #2

31/07/2012 Comments off

Sujet : la dette et sa cavalerie.
La dette, la dette, la dette !!! On ne pense plus qu’à ça ! Même en regardant l’excellentissime « elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais … elle cause ! » d’Audiard, j’y ai pensé, à la dette. Et comment ! C’est un peu comme dans le film : plus on a besoin d’argent, plus on en emprunte, plus on en emprunte, plus on en a besoin, plus on en a besoin, plus en emprunte, plus on en emprunte, plus on en a besoin , plus on en a besoin, plus en emprunte, plus on en emprunte, plus on en a besoin,… Oui c’est facile avec les outils Word…

Dans le film, c’est une femme de ménage futée, Annie Girardot dans toute sa splendeur, qui bosse chez trois chelous qui ont chacun un terrible secret. Blier, Le premier, est caissier dans une grosse banque et il pique dans la caisse pour satisfaire à ses envies libidineuses, d’un niveau, chers amis !!! Il en est même obligé de tuer le collègue témoin et de l’enterrer dans son jardin. Mireille Darc, so glamour, s’apprête à être la femme d’un ministre haut placé mais … son passé de pute risque de faite tache. Sim, le dernier, est un cureton ami de louveteaux mais qui se travestit en libellule dans de louches cabarets nocturnes pour amasser du blé. Annie va s’arranger pour que tous trois deviennent à la fois maîtres-chanteurs et victimes, ce qui fait que l’argent de A passe à B puis à C et recommence, la machine s’emballe de plus en pus vite. Jusqu’à ce qu’un accessoiriste un peu bourré (le vin n’était pas oublié sur les tournages d’Audiard) oublie un jour de disposer les faux biftons dans la paquet et que le comédien découvre avec stupeur qu’il s’agit de papier journal. Audiard exploite le filon et lui fait dire : oui, c’est comme ça qu’on paie maintenant ! Répété par chacune des victimes rançonnées. Donc les rectangles de papier journal, devenus monnaies d’échange (comme notre fric virtuel) se mettent à tourner, de plus en plus frénétiquement…

Vraiment un jeu de con. Comme la dette dont on peut espérer qu’elle prendra fin très vite. Quand le Grand Réalisateur du Monde fera dire à l’un de ses piégés en tapant sur la table : j’arrête votre jeu à la con ! M’faites tous chier ! A partir de dorénavant, vous n’aurez plus rien ! Mais ce qui s’appelle rien de rien ! Pas un kopek ! Pas un centime ! Pas un euro ! Que dalle ! Et si vous êtes pas contents, c’est le même prix ! Et vous savez quoi, cher banquier de mes deux : je vous emmerde. Je vous emmerde abondamment, copieusement, exagérément, énormément, sans limites, sans vergogne, sans regret et profondément ! Et encore, je pèse mes mots !

Espérons-le, on ne sait jamais. On a les Economistes Atterrés, on a Roosevelt 2012, on a les Indignés et tous les énervés ordinaires, moi je vous le dit : on ne sait jamais.

Texte et dessin © dominique cozette

Categories: caustic

Fessebouqueries #105

28/07/2012 Comments off

Semaine chargée en spectacles, festivals, commémorations et commérages divers, avec sentiments très mitigés sur l’ouverture des JO. Ce qui interroge, quand on ne l’a pas vu comme moi, sur le degré de lucidité des téléspectateurs, substances bues, sniffées, injectées, et attention dérivée vers des choses plus attrayantes ou pas. De quoi se perdre en conjectures !
- AS : L’enfance c’est comme être bourré. Tout le monde se souvient de tout ce que tu faisais, sauf toi.  »
- OO : Un peu bizarre de commémorer la rafle du Vélodrome d’Hiver le jour de l’arrivée du Tour de France.
- HD : Quelle excitation autour du spoil de Batman quand 60% des Français ne savent pas qu’à la fin de la Rafle du Vel’d'Hiv, tout le monde meurt.
- HAD : Mon I Phone est génial l’application Siri permet de parler et de ce fait ça écrit tout seul…ex je dis Assad ça m’écrit assassin!!!!génial !!non!!
- HAD : Pour en revenir au bijoutier inculpé d’homicide volontaire….je préconise de requalifier le décès du braqueur de cet homme, en accident du travail
- HPE : Au registre des preuves de l’incapacité de l’être humain à prendre en compte les générations ultérieures, après les déchets nucléaires et la dette publique, j’inscris le papier-peint surfacé.
- CE : Festival des vieilles charrues. Isabelle au premier rang pour le concert de Thiéfaine. Il repère sa plus grande fan et lui tend le micro pour le refrain de Sweet amanite phalloïde. Dylan refuse la captation vidéo et ceux qui sont loin de la scène ont droit à une version sonore du concert avec une image fixe de Dylan sur les écrans géants. L’arnaque.
- PE : mes succès de l’année sont des succédanés…
- PE : On se lance activement à la recherche du passé, de ses traces, mais pour ne jamais exhumer que des cadavres, ossements, fragments. Ce qui est trouvé est dépoussiéré, nettoyé, mesuré, comparé, analysé puis classé directement … dans une archive. Que plus tard, on exhumera, etc.
- JPT : Il est futé, Henri Guaino, il lance l’idée de l’Histoire de France à la carte : vous choisissez l’aspect qui vous convient le mieux et vous rejetez l’autre. De Gaulle plutôt que Pétain, la Déclaration des droits de l’homme plutôt que la Terreur, le Petit Trianon plutôt que les galères du Roy, Gergovie plutôt qu’Alésia…
- DT : Membre de l’association des Alcooliques Anonymes de Clermont-Ferrand vend compilation de bourrées auvergnates.
- DC : Mes deux fils, 12 et 14 ans, à coup sûr victimes d’une éducation approximative, passent comme beaucoup d’autres, une certain nombre d’heures à tuer méthodiquement des milliers d’ennemis, affalés devant la PS3. Mais le miracle se produit parfois. Il suffit qu’un pote soit là, qu’ils soient trois. Et on voit ressortir, venus de la préhistoire, Monopoly, Richesses du monde, Risk, parfois même un jeu de cartes. Et je dois avouer que l’émotion m’étreint.
- LG : Il parlait avec un cheveu sur la langue.
Elle le largua sans mot tif.
- EL : Les gens qui pratiquent le ramadan dans le nord de la Norvege, où il ne fait jamais nuit… ils meurent?
- DC : Ségolène n’ira pas à l’université d’été du PS car elle se reconstruit. Aura t-elle besoin de ciment ?
- CA : bon allez je vais bosser un peu sur le « manuel de survie à l’usage des chômeurs senior »s,ça va faire plus d’un an que je suis dessus, et si ça continue on va m’enterrer avant que je l’ai terminé…
- EO : Contrairement aux prédictions incas, je bronze. Et je bronze grave. Putain que c est bon. Jvais me donatella Versace la gueule.
- SF : Si je pouvais requisitioner une dizaine de personnes pour me gratter au même moment mes boutons de moustiques, je suis a peu pres sur que j’aurais un orgasme.
- DC : 312 disputes par an ! C’est la moyenne des disputes dans un couple. j’ai largement fait baisser la moyenne avec mon époux idéal. En même temps, on s’est mariés vieux, ça retire les sujets concernant faire un bébé, puis un autre, l’éducation, l’argent de poche, acheter une bagnole, acheter un appartement, regarder les filles/garçons dans les boîtes, les trucs qui traînent au pied du lit (ce n’est plus de notre âge). Seul sujet récurrent : où t’as fichu la colle à dentier ?
- CN : Fini les achats sur e-Bay
Je m’suis fait arnaquer pour la dernière fois.
J’ai reçu ma commande mais je ne peux la retourner
je n’ai aucun recours, c’est décevant.
Si tu veux bien fais suivre à tes amis pour éviter
qu’eux aussi se fassent prendre…
Attention si vous achetez sur e-Bay
J’ai dépensé 800€ sur e-Bay pour un appareil
Qui fait grossir le Pénis
Les cons…. ils m’ont envoyé une loupe!!!
- DC : Audrey Pulvar fait son entrée fracassante dans les Inrocks n° … spécial sexe. Le ministre du redressement productif appréciera !
- EL : La peine de mort : Tuer des gens qui tuent des gens pour montrer aux gens que tuer des gens c’est mal.
- CB : trop chaud! trop humide! on dirait un météo vaginale!
- HAD : Dites à qu’il y a 300 milliards d’étoiles et on vous croira. Dites que la peinture n’est pas sèche et on touchera pour en être sûr.
- JPT : Franchement, est-il nécessaire aujourd’hui de séparer les deux méga-spectacles d’ouverture et de fermeture des JO par deux semaines de compétitions ?
- PG : Pfffffff c’était long… ça se voulait drôle et ça l’était mais putain ce que c’était chiant…. Mais il n’y avait que des étrangers ????, je n’ai pas compris ce qu’ils faisaient là tous ces « gens »….. et puis moi ces fêtes de sportifs ça me gonfle, c’est du faux-cul, du pognon, de la fausse fraternité, une pseudo-communion et le problème c’est que je n’avais plus assez de pastis pour tenir….alors je suis parti au troquet en face….. où là au moins on a bien rigolé……. mais c’est lourd !!!!!
- SG : L’ouverture des JO, c’est quand même beaucoup moins drôle sans Hitler.
- MT : Non mais c’est quoi cette cérémonie d’autocongratulation complètement moisie?? 27 millions de livres pour nous dire qu’ils ont inventé l’échographie et le mondovision, sans déconner….
- VR : Quel spectacle pathétique, brouillon et ringard que cette cérémonie d’ouverture des JO…
- AB : Epoustoufling !
- OM : Bon il n’y a vraiment qui la flamme qui est bien , pour le reste du grand show nombriliste qui n’arrive pas a la cheville de Pekin 2008.
Quand a la bande son on se croirait sur ITunes 30″ par morceau.
- PAG : Danny Boyle, première médaille d’or.
- AB : Je demande la nationalité anglaise immédiatement.

Illustration © dominique cozette

Categories: Fessebouqueries

Où je décide que Wallander ne sera pas qu’un simple amour d’été

24/07/2012 Comments off

Même si ce n’est pas James Bond (je n’aime pas James Bond, qu’on se le dise) ou San Antonio (qui m’a refilé pas mal de maladies textuellement transmissibles), hé bien je suis tombée sous le charme décadent de l’inspecteur Wallander, un fatigué désabusé porté sur le gorgeon.  Et aux amours inexistantes ou lointaines, un peu négligé sur lui, qui ne fait pas le ménage et doit puer l’oignon.
Ce bouquin « la lionne blanche » de 1993 est le premier que je lis de son auteur Henning Mankell, qui a pondu énormément de trucs depuis, théâtre, contes philosophiques, bouquins pour enfants et polars avec Wallander.
Cette enquête commence mollement : il s’agit d’une femme honnête, scrupuleuse, fidèle qui disparaît en allant visiter une maison pour son agence immobilière, dans la cambrousse. Elle se perd et, voulant demander son chemin, reçoit une balle entre les deux yeux. Aucune trace d’elle, aucune raison, aucun mobile. En cherchant dans les environs de la baraque, on découvre une maison juste explosée avec reste de matos hyper-sophistiqué dedans et un doigt de Noir fraîchement coupé.
Wallander, par compassion pour le mari et les deux fillettes orphelines, va se jeter à fond dans une enquête d’abord sans queue ni tête, puis avec un vague lien qui se noue tout au bout de la terre, en Afrique du Sud, où se concocte un attentat contre une personnalité des plus haut placées. Comme il s’agit de de Klerk ou de Mandela, on sait qu’il n’aura pas lieu. Mais n’empêche que le suspens, complexe et rebondissant, fait son oeuvre en tenant en haleine la pauvre lectrice désarmée que je suis.
On y apprend pas mal de choses sur les Boers, l’anti-apartheid et ses relations avec les mouvements d’extrême-droite russe et on y découvre des personnages ultra pointus et invincibles qui nous collent la peur au ventre.
C’est écrit sans chichi, de façon classique et fluide et la construction est bien menée. Ça me rappelle un peu les bouquins de Fred Vargas avec son fameux Adamsberg qui, comme Wallander, refuse de marcher dans les clous, cafouille et se plante bien souvent. Mais je les ai tous lus, ceux de Vargas. Je vais donc enquiller les Mankell car on m’a dit qu’ils étaient vraiment super, j’ai envie de continuer avec lui.

La lionne blanche de Henning Mankell 1993. 430 p. chez Seuil Policier. Et en poche.

Texte et dessin © dominique cozette

Categories: bouquins

Virginie Despentes, poil à la fente

23/07/2012 Comments off

Moi, j’ai toujours aimé cette nana sévèrement clitoridée. Grande gueule, provoc-actrice, loin de la mièvrerie et de la féminitude molle des auteures chichiteuses. Avec forcément du poil aux guibolles comme Patti Smith car elle en a rien à foutre. Mais je m’avance peut-être… j’aime bien son côté bûcheronne des vanités et enculeuse de fines mouches, à l’affût des tendances craspecs de la société.
Dans ce bouquin qui date de 2002, Teenspirit, je trouve des expressions qu’on nous sert en boucle, genre c’est « c’est un type qu’on adore détester », des analyses toujours d’actu de notre société du spectacle : « Jamais propagande n’avait été mieux dispensée, et jamais propagande n’avait connu pareil cynisme. Même les pires bourrages de crâne, staliniens, hitlériens, sionistes ou palestiniens, catholiques ou scientologues, les professeurs avaient eux-mêmes été formatés, et croyaient en ce qu’ils dispensaient. On n’en était plus là, les directeurs de chaînes, les réalisateurs de clips, les producteurs de groupes, les cadres marketing, tous savaient pertinemment qu’ils escroquaient des innocents. Ils se croyaient modernes et durs, se comparant volontiers à de grands animaux féroces. Alors que c’était qu’un tas de corniauds voulant tous faire plaisir au chef, recevoir la petite caresse d’approbation.[...]. Barbouzes crétins voulant séduire des gosses, et prêts à tout pour ça. »
Et sur le boulot : « Il était désolé de devoir m’expliquer qu’ils cherchaient bien des traducteurs mais que le marché était tel qu’ils ne pouvaient pas bien les payer, il était le premier à le regretter mais voilà, il n’y pouvait rien. Il y pouvait parfaitement quelque chose, comme la plupart de ses collègues, il était à ce point pressé d’obéir qu’il en oubliait de réfléchir. Encore un de prêt à tout pour que le patron le félicite… Ça marchait à la menace d’être viré, bon à rien, dégagé. Le filon de l’expulsion avait été bien exploité : expulsion des beaux quartiers, expulsion des centres-villes, expulsion économique, expulsion du territoire, expulsion du droit à la santé, expulsion de l’entreprise, expulsion des appartements, expulsion des banques, expulsion des bonnes écoles, expulsion de la citoyenneté, expulsion de la jeunesse. La maltraitance des expulsés n’avait rien à voir avec le hasard, elle était spontanément encouragée par le corps social, doté d’un inconscient puissant, afin d’assagir les inclus. Tous ces gens avaient tellement la trouille d’être dégagés qu’ils devançaient les désirs du maître avec un zèle désespéré<; il n’y avait plus besoin  de les surveiller, les encadrer, les motiver… »
Et le pitch alors ? On a affaire à un trentenaire paumé et claustro qui finit par se faire virer de chez sa copine le jour où il apprend — redoutable —  sa paternité. Une ado de 13 ans, difficile. Il ne va pas se présenter sous son meilleur jour, forcément, sans une thune, sans bagnole, sans appart puisque squattant une  autre copine, et sans boulot fixe…
Comment je me suis laissée attraper par les analyses du « narrateur »  ! Ses vue sur la société dans son ensemble, les femmes, les filles, me disant tiens, quel type formidable de voir ainsi les choses ! Et me souvenant brusquement que l’auteur était une femme. Même violemment féministe, même homo, une femme. D’où quelques petites séquences sentimentales. Bon.
Mais c’est très plaisant comme roman, c’est très parisien, très râleur, très énervé, et très dialogué. En vacances, c’est bon, les livres dialogués

Teen Spirit de Virginie Despentes. 2002. Grasset & Fasquelle et J’ai lu.

Texte et dessin © dominique cozette

Categories: bouquins

Fessebouqueries #104

21/07/2012 Comments off

 

Du défilé des armées au tueur très armé du Colorado, en passant par le ciment du couple, les réactions débiles de députés cacochymes devant une robe et les 14 millions hors impôts d’un footeux des cités suédoises, la semaine fut riche en événements plus ou moins grands que vous avez eu l’immense talent de commenter, chers amis ! Merci !
- PE : La morale du 14 juillet : ce n’est pas parce que Sarkozy est mouillé dans quelques affaires que Hollande doit toujours être trempé dans les siennes.
- AR : je fais donc – et pas qu’avec mon goût pour les chaussures – des émules …
- PC : Valérie Trierweiler vient de se trouver une occupation pour les 5 ans à venir: Elle va se tourner les pouces…
- MC : Balladur, Woerth, Sarkozy, Bazire et Gaubert nommés à la commission sur la moralisation de la vie politique. Non, j’déconne.
- OVH : Depuis dix minutes, ma chienne Foxie passe et repasse au grand galop sous ma fenêtre : elle a l’air over charrette…
- HD : Apparemment d’après Estrosi à l’UMP ils avaient la solution pour pas fermer Aulnay mais comme ils ont pas été élus ils ont rien dit.
- HD : Estrosi qui défend la hausse de la TVA qu’ils auraient-fait-s’ils-avaient-été-au-pouvoir. Ray Bradbury n’est pas mort.
- PG : Après pas mal d’observation, je crois qu’à un certain âge, je ne sais si n’est à cause de problèmes prostatiques ou autres mais j’ai remarqué que beaucoup de messieurs oubliaient de refermer leur braguette après avoir fait pipi ou autre chose moins avouable……Je trouve que dans un restau chic, ça fait désordre…..
- EL : Le SMIC augmente de 21€. Un encadrement psychologique est prévu pour ceux qui ne supporteraient pas ce changement radical de niveau de vie.
- BG : 14 millions de salaire annuel net d’impots pour un joueur de foot dans un pays qui s’enfonce dans la pauvreté, c’est déjà honteux et a gerber, que les journalistes soient idiot au point de ne rien dire, c’est attendu, mais que les supporters, pas privilégiés pour la plupart, disent « génial avec ça on va niquer Marseille », c’est de la connerie de platine, d’une pureté crystalline. Je renonce. si les pauvres aplaudissent quand un système qui les ruine leur chie à la gueule: qu’ils crèvent.
- DC : 14 millions nets d’impôts et taxes, ça va chercher dans les 80 millions versés à un footeux qui se prend pour Dieu. Golden coup de pied au Q, moi je dis.
- CB : Après la Journée de la Jupe, la Journée de la Robe ? Les députés me font honte !
- DT : S’il y a une profession qui ne regrette pas une minute l’extinction des dinosaures, c’est bien vétérinaire.
- DC : Les députés UMP en sont à l’âge de pierre : ils n’ont pas encore imaginé qu’une femme (en robe donc) puisse être autre chose qu’une technicienne de surface !
- CD : J’ai les jambes bien plus blanches que les dents !
- HAD : Comme le dit si bien avec grâce ,mon amie Pauline,je me suis levé aux horreurs!!!
- DT : 40ème anniversaire de la mort de Jim Morrison, le chanteur du groupe mythique des Doors : « C’est le moment de se souvenir que les Doors et Windows sont arrivés à des époques charnières du XXème siècle »
- DC : Je regardais les nouveautés Doc Martens quand j’entends un petit mec de 10 ans à tout casser, crânant devant trois charmantes ados, s’écrier : oh ! des Creepers ! Et effectivement, c’était des Creepers bicolores. Non mais j’vous jure, jusqu’où iront-ils pour nous piquer not’ belle jeunesse ?
- LS :  Tout le monde avait pourtant prévenu que le dernier Batman est une tuerie.
- DC : Elle, le magazine d’Arnaud Lagardère, affirme en une que la pipe est le ciment du couple. Les cunnilinguistes distingués en prendront bonne note. Quand aux amateurs de béton ciré ou de moquette, voire de pelouse, ils trouveront autre chose. C’est pas les conneries qui manquent !
- K : Après « la pipe, ciment du couple », on aura peut-être « la branlette, mortier du célibat »
- JB : Quand dans un couple on resserre les boulons, on le fait avec une clé à pipe… Merci #ELLE.
- DC : Chéri, je rentrerai tard du bureau, le patron m’a collé un stage de #ciment

Dessin © dominique cozette

Categories: Fessebouqueries

L’art, l’art, l’art, les meufs ont rien à y faire !

18/07/2012 Comments off

Tout ce qui est intéressant, tout ce qui rapporte, tout ce qui valorise, tout ce qui fait envie, tout ce qui buzze, tout ce qui est admirable, tout ce qui est intéressant, tout ce qu’on voit partout, tout ça et ce que j’oublie, c’est du ressort du mâle. Quel scoop ! Pas un boulot, un secteur ou un art dominé par les femmes
Et pourquoi ? Parce que.

Les femmes, c’est pas fait pour ça. Les femmes écrivent ? Les hommes, c’est plus couillu (certes).
Les femmes cuisinent ? Les hommes ont le sens des recettes couillues (certes).
Les femmes chantent, peignent, sculptent, jouent la comédie ? Les créations masculines, mêmes les plus délicates, sont plus couillues (certes).

Claudine Galéa* nous donne les chiffres de cette inégalité, qui la mettent hors d’elle. Et hors de moi. Edifiant :
84% des théâtres subventionnés sont dirigés par des hommes. Les hommes dirigent mieux les théâtres subventionnés, c’est bien connu.
97% des musiques que nous entendons dans nos institutions sont composées par des hommes. Ecrasant de vérité, faut croire.
89% des institutions musicales sont dirigées par …. suspens … des hommes ! Les hommes dirigent mieux les institutions musicales, faut pas oublier !
85% des textes que nous entendons ont été écrits par des hommes. Ah, c’est vrai, j’avais oublié, les femmes n’écrivent pas !
78% des spectacles que nous voyons ont été mis en scène par des hommes. Les femmes ne savent pas, c’est trop compliqué, voyons !
Encore une : Les prix littérature jeunesse les plus prestigieux sont remis à des hommes, qui ne représentent qu’un tiers des écrivants jeunesse.
Et plein d’autres exemples ahurissants comme les disparités énormes du montant des subventions selon que c’est une femme ou un homme le responsable…

Alors, moi je pense que c’est normal. On ne peut pas diriger un orchestre quand on a des seins car ça gêne. On ne peut pas mettre en scène quand on a des seins parce que les partenaires sont gênés par le désir que vous procurez. On ne peut pas donner trop de subvention à une dirigeante de théâtre car la première chose qu’elle va faire — toutes les études le montrent — c’est se ruer avenue Montaigne pour acheter des pompes hors de prix. On ne peut pas écrire de la musique « qui marche » quand on est une femme car c’est très compliqué avec nos petites mains de couvrir une octave de piano ou avec nos lèvres lipstickées de souffler dans une trompette. On ne peut pas écrire des livres bien parce que le fait d’être assise sur nos clitos nous inhibe dans la construction d’une belle histoire. Etc.

Pour vous dire comme la femme féministe que je semble être a bien intériorisé le concept d’expertise masculine, c’est que l’autre jour, à l’Apple Store où j’avais un engin à vérifier, j’ai souhaité tomber sur un mec, estimant qu’il était sûrement plus armé pour m’aider que les quelques femmes qui bossaient là. Je ne vous dis pas la baffe que je me suis donnée. J’en porte encore les stigmates !

* Article dans Libé du 10/07/12.  Son mouvement  H/F contre les discriminations femmes-hommes dans la culture avec pétition si on veut faire avancer les choses : cliquer ici.

Texte et dessin © dominique cozette

Categories: kultur

C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule #1

16/07/2012 un commentaire

Célèbre phrase d’Audiard, Michel, reprise par l’obscur réalisateur Jacques Besnard pour faire son fil éponyme en 1975 d’une haute teneur intellectuelle et philosophique avec, pour héros, Max et Riton, minables escrocs, et pour vedettes Lhermitte, Jugnot et Clavier (et aussi un certain Bob Asklof, ex-chanteur bellâtre suédois dont j’avais affiché le portrait dans ma chambre en 1963). Très drôle peut-être, je ne sais pas.

Comme vous le subodorez, cette  rubrique sera uniquement dédiée à tous ceux qui estiment que ça mange pas de pain de lire des conneries, surtout celles dont on n’a rien à foutre. Quoique.

Aujourd’hui : la pensée américaine.
Atttttention, la pensée américaine, sujet très sérieux.

C’est dans les films US en VF — que je ne regarde que par erreur, mais aussi dans les interviews et commentaires doublés en français qu’on repère immédiatement qu’elle n’est pas comme la nôtre, la pensée américaine. Car traduite pratiquement mot à mot, elle ne ressemble pas aux valeurs intellectuelles dont on a sucé le lait. L’expression qui m’a fait tilter ce matin se trouve dans une interview d’une lutteuse devenue comédienne : « Quand Soderbergh m’a appelée, je ne savais même pas qui il était. Je ne suis pas une de ces personnes qui restent dans la salle jusqu’au générique de fin ».

Ben moi, je ne suis pas une de ces personnes qui gobent tout dans réfléchir et il se trouve que cette expression et ses variantes (je ne suis pas le genre de types qui défouraillent sans s’excuser, je ne fais pas partie de ces femmes qui avortent toutes les cinq minutes…) est ultra-clivante, voire dichotomisante : dans la vie, il y a deux sortes de gens, ceux qui baisent et ceux qui se font baiser (sous-entendu : devinez où je me place ?). Autres propositions clivantes : voir Google ici.

C’est donc toujours moralisateur, restrictif ou communautariste, la personne qui émet la chose se situant of course dans la bonne catégorie. Donc dire Je ne suis pas une de ces personnes qui restent dans la salle jusqu’au générique de fin sous-entend que ces personnes aïe aë aïe, ce que c’est craignos que de regarder qui a coaché les crapauds du lac, quel stagiaire a véhiculé les comédiens, quelle équipe a réalisé la patine, quelle société de cantine a nourri tout ce monde, quelle assurance la prod a choisi pour couvrir les weather days et quel couturier a fabriqué les hardes de mademoiselle truc. Je m’en tape mais à un point…Qui ça peut intéresser ?

Ça peut vouloir signifier aussi Je ne suis pas une de ces personnes qui restent dans la salle jusqu’au générique de fin parce que moi, vous comprenez bien que j’ai vraiment beaucoup de choses à faire, les enfants, les animaux, les courses, mon entraînement, le temps passe tellement vite que si on commence à mal le gérer, on peut dire adieu au reste…

Ou encore : je ne comprends pas pourquoi des tas de gens regardent les génériques, quelqu’un peut-il m’expliquer (très américain aussi, ça) pourquoi il faudrait attendre la fin de ce déroulant ?

FIN
Un article de Dominique Cozette.
d’après un papier des Inrockuptibles peut-être, faut voir
tapé sur ordinateur Mac Book Pro 15 pouces
blog sur Worpress, mis en place par Factor-i
etc etc
car je ne suis pas ce genre de personne à vous emmerder avec le générique de tout ce qui par quoi ça a été possible et les mercis et les blablas.

Texte et peinture © dominique cozette

Categories: caustic

Fessebouqueries #103

14/07/2012 Comments off

Merci aux courageux qui continuent à produire de l’humour malgré les contrariétés causées par les vacances, la pluie, ou le boulot. Ce n’était pas une avalanche de posts cette semaine mais comme on dit : fessebouqueries du 14 juillet, fessebouqueries ramonées (proverbe savoyard qui signifie que dans les petites cheminées, il y a plus de grattage que de tirage, comprenne qui pourra).
- RP : Indemnisation pour les clients d’orange: un gigaoctet. Vaudrait mieux un gigot entier, c’est dimanche.
JPT :  Je pose la question : qui a voulu avoir la peau d’Orange ?
- HAD : Breaking news..Dans le Nord, on ne dit plus discothèque, mais balle populaire…je sais …je sais…mais c’est une boutade qui n’exclut pas la compassion pour les victimes!!
- DC: J’aime beaucoup les facebookers persuadés d’avoir un public suspendus à leurs posts et commentaires, qui préviennent quand ils s’absentent de facebook, qui
s’excusent de leurs absence, qui effectuent leur rentrée…
- AR : c’est inratable un clafoutis, ou alors faut se donner beaucoup de mal … je HAIS la pâtisserie
- AB : Mon fils repart demain à Melbourne pour 6 mois, je voudrais épouser une hôtesse de l’air.
- RP : A fond dans mes arrangements et partitions. Le problème est que je ne sais pas écrire la musique et que je confonds les bémols avec les clés de 12. Vu la musique que je fais, cela ne devrait cependant pas être trop gênant.
- HAD :  Mc Do??? un client porte plainte contre lui ….il a trouvé une frite dans son sel!!!!
- HAD : Question existentielle!!!!!!une poule qui met de la crème anti-âge redevient elle un oeuf?????
- DT : Il ne faut pas prendre de gants avec les mufles.
- PL : 06h40. Le jour se lève et la pluie tombe. Ce doit être l’hiver austral, mais sans l’Australie.
- SN : Aimerai voir la gueule des joueurs de foot à qui on annoncera que leur nouveau patron s’appelle Eric Besson
- GL : Un coureur cycliste qui perd les pédales, est-ce qu’il faut le mettre au régime sans selle ?
- HD: Thomas Hollande me fait regretter Pierre Sarkozy, dont on entendait parler que quand il se faisait rapatrier pour cause de chiasse.
- YH : Je ne suis pas bon en calcul mental : six foies gras = dix huîtres ?
- DC : A tout ceux qui ont peur de grossir et ne veulent pas arrêter la clope : rassurez-vous, le cancer ça fait maigrir.
- JPCM : Rappelle-moi de poser mes congés d’été en Octobre.
- AR : une option « je m’en fous » serait bien utile, mais faudrait aussi qu’elle soit anonyme de façon à ne pas faire mousser les trucs inintéressants …
- PL : Audrey Pulvar à la direction de la rédaction des Inrockuptibles. Ce qui s’appelle un redressement productif.
- DC : Vu le temps qu’il fait à Paris, Les Inrocks ont bien fait de mettre leur Pulvar à col roulé… (domcoz, humoritz)
- ALD : Il ne faut pas sauver Doux, le contraire de l’agriculture dont on a besoin; d’ailleurs ce n’est plus de l’agriculture, juste de l’industrie volaillère. Si le milliard d’euros dont il a bénéficié avait été employé à mettre en place une agriculture bio en Bretagne, on ne parlerait plus d’algues vertes.
- AD : L’UMP avait réussi 0 fracture du col du fémur sur la Concorde malgré 30 000 vieillards et Hollande casse la jambe d’un para. Bravo hein.
- DC : Avec Hollande, on annonce la fin des golden parachutes !
- TC : A force de l’appeler Rain Man, Marie Drucker va finir comme présentatrice météo.

Peinture © dominique cozette

 

 

Categories: Fessebouqueries

Lapeyre, y en a … deux !

10/07/2012 Comments off

Eh si, contrairement à la pub des fenêtres, le romancier nous en colle deux pour le prix d’un. Deux quoi ? deux amoureux de la même femme. Une femme éthérée, jamais là, qui s’en va sans prévenir, qui revient sans le dire, qui laisse deux ans mariner Louis Blériot, l’amant de Paris par ailleurs marié avec une femme assez tolérante et qui gagne suffisamment  sa vie pour activer la pompe à phynance de son adultérin de mari pendant que notre héroïne insouciante dicte sa loi à son compagnon de Londres, car elle est anglaise voyez-vous.
Pour écrire « la vie est brève et le désir sans fin », très joli titre, l’auteur s’est paraît-il inspiré de Manon Lescaut, qui comme elle, s’activait entre deux hommes. Ça rappelle aussi Jules et Jim mais Jeanne Moreau a trop de présence pour incarner la petite créature sans consistance qui a permis à Patrick Lapeyre de remporter le prix Femina.
Je ne dirai pas que je n’ai pas aimé le bouquin parce que ce serait faux. Je l’ai aimé jusqu’à une certaine page, vers le milieu, où j’ai fini par comprendre que notre héroïne, non contente de balader ses amoureux transis, nous menait par le bout de notre nez, pauvres lecteurs captifs. Disons que j’ai fini par lui dire de choisir d’en finir avec ses va-et-vient ridicules car ça va bien comme ça, ces types sont trop cons de marcher ainsi dans la combine et elle-même est une vraie petite tête à claques.
Ceci dit, ce bouquin est absolument bien écrit, les phrases sont chics et originales, c’est de la dentelle, comme on dit en refermant un Bobin. Sauf que la dentelle, on se prend les diams dedans et à force, ça lasse.
L’histoire finalement n’a pas grand intérêt, la fin est shuntée sur des considérations philosophiques qui laissent entendre exactement ce que vous avez envie d’entendre. Mais pour lire sur la plage, entre deux ballons qui vous assomment et trois mômes qui vous enjambent en vous ensablant, c’est tout à fait de circonstance. Je pense que s’il a eu ce prix, c’est qu’il a plus plu au jury qu’à moi. J’espère qu’il a moins plu sur votre plage que sur les pages du bouquin où, bizarrement, il tombe des cordes dès que Louis Blériot retrouve sa gredine. A noter qu’il a été écrit bien avant l’avènement de notre pluviofuge  président.

La vie est brève et le désir sans fin, Patrick Lapeyre, 2010 chez P.O.L. 345 pages imprimées très proprement en Normandie, pays pluvieux s’il en est.

Texte et image © dominique cozette

Categories: bouquins

Fessebouqueries #102

07/07/2012 Comments off

On essaie de faire comme si de rien était, comme si le nord de la Loire allait retrouver le soleil, comme si Fillon était sympathique comme Coppé, comme si le XXIème siècle était le meilleur de tous, comme si la gauche était aussi adroite que la droite avait été gauche mais rien n’y fait : si les fessebouqueries ne sont pas au rendez-vous, elles ne sont pas au rendez-vous, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ! Mais elles le sont, donc ça ira pour cette fois. Ouf !
- CV s’amuse toujours beaucoup de l’expression gênée des hommes croisés dans les boutiques de lingerie.
- JPT :  Séance de signature, hier, dans une librairie dyonisienne. Je redoutais qu’il y ait peu de monde. J’avais tort : il n’y avait personne.
- RP : Fusillade dans une boîte à Lille : Guetta pan !
- CM : il suffit de sortir le barbecue pour que les nuages se pointent. Ok ok , je le rentre!
- RV :  Interdire le foie gras et autoriser le port d’armes et la peine de mort,les canards et les oies doivent bien rire
- DC : Fin des années 80, Bernard Tapie disait : « Si un type réussit, on dit que c’est un escroc, s’il échoue, que c’est un con ». 
L’avenir lui a donné raison. deux fois.
- MC : Ta fille qui t’appelle, hystérique: « la voiture est en panne au milieu de la route, sur une bretelle d’autoroute et à la sortie d’un virage, les portières sont bloquées on peut pas sortir ». Tu respires. 17 fois. Puis t’appelles la police. Calmement. Très calmement.
- HAD : En mode sharpei !!je vais me dérider vers 9H….CTLT!!
Couché tard Levé tôt!
- DT : La Garde des Sceaux n’a pas forcément un cabinet des anses.
- CD : Le médecin qui est passé ressemblait à Denis Podalydès vraiment incroyablement. Il a dû me trouver étrange car je l’observais faire. En effet, je voyais Denis Podalydès jouant Diafoirus ; ça n’a pas loupé : il m’a fait une ordonnance longue comme le bras.
- EO : Je m arrete devant un clodo, lui donne 50 centimes en pieces de 5 centimes, il lève la tête et me dit « tu me prends pour Bernadette Chirac? » ben merde…il est drôle ce con!
- JMB : Ce matin, j’ai entendu le nom d’un journaliste : Jean-Louis Pacul. Et j’ai eu une pensée émue pour ceux dont le nom est une contrepèterie.
- HAD : La fidélité c’est une forte démangeaison avec défense de se gratter.
- CA : Toi qui as volé la guitare Gretsch de Johnny ! Son cadeau d’anniversaire pour ses 69 ans, tu lui rends tout de suite ! On ne vole jamais les instruments d’un artiste. C’est une question de respect.
- JPT : J’approuve l’initiative d’harmoniser les saisons entre la métropole et la Réunion. Ici, c’est l’hiver, chez vous aussi apparemment. A quand la même heure ?
- CD : Si quelqu’un, à part Samuel, a compris la découverte du boson de Higgs ; pourrait il avoir l’ extrême obligeance de me l’expliquer doucement ? Avec des mots simples.
- ED : au boulot, y’ en a un, il sait même pas écrire le mot  » alcool » et pourtant qu’est ce qu’il me soûle!…
- MB : Si j’mets que des boxers, ça veut dire quelque chose ou pas … ? J’veux dire, ça suppose que le sexe est mon ring ou que ma chatte est une chienne … ?
- DC : J’ai vu sortir de l’institut de beauté de ma rue une nana (je suppose) entièrement voilée, même les mains, que les yeux de visibles. Nettoyage de la cornée et teinture des cils, peut-être…
- PG : Je dois vous l’avouer… Il y a un sport que j’adore à le Télé, c’est « la pétanque » … en ce moment sur F3 il y a la finale France/ Madagascar….. putain c’est saignant !!! avec les gens qui parient en direct et les paris annoncés au micro ….. Un bonheur !!!!! Ça c’est pas du foot…. pour l’instant c’est la triplette de Tananarive qui mène…. la marseillaise est un peu dans les choux…. The Foot !!!
- ML : Tu devrais mettre 2 comptoirs l’un sur l’autre tu sers les gens petits en même temps tu sers les grands qui sont au-dessus des petits.
- HAD : Une chance au grattage..une autre au tirage..38 millions de voitures x 2 éthylotests à 1€ pièce = 76 millions d’euros. A défaut, 11 Euros d’amende, c’est gagnant gagnant ;-)
- DC : Tiens, aujourd’hui j’ai fait comme Guéant : j’ai passé mes coups de fil moi-même ! Etonnant, non ? Ensuite, je vais me brosser les dents moi-même et peut-être aller faire pipi moi-même avant de me mettre au pieu moi-même avec mon bouquin que je lirai moi-même. 
(j’ai posté ce post moi-même)
- JPT : Avertissement : je viens d’envoyer une vingtaine de pulls dont je n’ai plus l’usage à la Réunion à l’association « Métropolitains sans été ». N’hésitez pas à réclamer le vôtre !
- CV : URGENT CAUSE DOUBLE EMPLOI
Vends cauchemar, état neuf (servi une fois), convient à toutes les tailles, unisexe, belle qualité, fabrication française.
Prix à débattre, frissons garantis.
- SG : La Justice est sans pitié. Si on avait des problèmes à chaque fois qu’on tire dans une discothèque à Lille….

Peinture © dominique cozette

Categories: Fessebouqueries

Rendez-moi mon sourire !

06/07/2012 un commentaire

Un matin, je sors guilleret de chez moi et je croise ma jolie nouvelle voisine. Vous auriez fait comme moi : je lui souris. Malheureusement, elle me rend mon sourire ! Mon sang ne fait qu’un tour ! Je me replace devant elle et lui refais un sourire. Elle me le rend encore, quoi qu’un peu plus crispé, mais bon, je le reconnais, c’est le même. Un peu plus crispé.
Ma bonne humeur s’envole d’un seul coup. Je la trouve saumâtre. Je m’approche d’elle et lui demande, sans aménité, pourquoi elle me rend mon sourire.
Elle reste bouche bée, ça ne m’étonne pas.
Puis se décide à répondre : Mais … vous m’avez souri le premier, non ?
- certes, et sans mauvaise intention.
- Alors moi, je vous ai souri.
- Vous m’avez rendu mon sourire. On peut dire ça, non ?
Gênée, elle fronce ses sourcils effilés.
- Si on veut, on peut dire ça.
- Pourquoi me l’avez-vous rendu ? Il ne vous plaisait pas ?
- Mais… c’est une expression !
Bien sûr que le sourire est une expression, elle me prend pour un béotien ou quoi ? C’est même une des expressions les plus aimables qu’un visage peut prendre lorsqu’il veut faire preuve d’empathie.
- Je sais, mademoiselle, que c’est une expression. Mais ce sourire, je vous l’ai adressé de façon candide, c’était un cadeau, certes modeste, mais sincère.
Elle refronce ses sourcils et le rose lui monte au front. Néanmoins, je poursuis : Me rendre ce sourire constitue non seulement une incivilité notoire mais en plus, c’est blessant.
- Vous plaisantez, là ?
- Ah non, je sens même la moutarde me monter au nez !
- Vous êtes vraiment dingue ! Laissez-moi passer.
- Pas avant que vous ne vous soyez excusée…
- Vous voulez des excuses ? En voilà une !
Et vlan, elle ma envoyé une baffe, mais une baffe ! Une vraie torgnole. Comme je suis un honnête homme, que mes parents m’ont bien élevé, je ne la lui ai pas rendue.
Un partout.
Hier, nous nous sommes croisés devant les boîtes. Je lui ai donné le bonjour.  Elle ne me l’a pas rendu. Je suis heureux de voir que la situation s’améliore, qu’elle n’est pas rancunière. Je souris intérieurement et décide que demain, je passe à l’attaque, je lui donne un baiser.

Texte et dessin © dominique cozette

Categories: fictions

La dette, quelle dette ?

02/07/2012 Comments off

Hier, je suis sorti avec ma dernière conquête dans un somptueux restaurant d’un quartier chic de vieux réacs, pour dire comme c’était calme, dont on m’avait affirmé qu’on y dînait gratuitement. C’est pas que je sois radin mais j’aime pas dépenser pour un résultat aléatoire. Un valet gare mon véhicule tandis qu’une sorte de laquais nous installe à une table aux dimensions confortables. Il nous donne la carte : pas de prix sur celle de ma (future ?) prise, et une petite phrase en tête de la mienne : « Ce repas vous est offert votre grand-père ». Ce n’est pas précisé lequel mais j’ai ma petite idée.
Donc, sans vouloir forcément pousser le bouchon, nous choisissons le menu gastronomique en même temps qu’astronomique, arrosé des vins  fins du siècle dernier, sélectionnés par le sommelier.
Nous passons là trois heures merveilleuses.
Au moment de me lever, je suis arrêté dans mon élan par le chef de salle, avec classe certes. Il me dépose un coffret en cuir qui contient … la note. Là, je fronce les sourcils
- mais, je ne comprends pas, je croyais que ma note était réglée par mon grand-père !
- Tout à fait Monsieur (il s’incline. Je me dis ouf). Mais ceci est la note que vous devez régler pour votre petit-fils.

Cette anecdote pour parler de la dette. La fameuse dette ! On nous dit qu’elle sera payée par nos petits-enfants.  Mais comment vont-ils faire, nos pauvres  petits-enfants  ? Hé bien, ils la refileront  à leurs petits-enfants… Ainsi va le monde.

Texte et dessin © dominique cozette

Categories: caustic