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J’suis pas ta bonne. Ou alors, tu me paies !

12/12/2011

Et la réciproque est vraie, non mais ! Les études le montrent, les statistiques le démontrent et, même si autour de vous ce sont les mecs qui font les courses, la bouffe et qui changent le môme, le quota de couples où règne la parité ménagère est loin d’être atteint, mais alors, très très loin. L’an dernier, on avait calculé qu’au rythme où ça va, il faudrait 400 ans pour que la balance s’équilibre. Et dans 400 ans, ma brav’dame, soit on aura un petit esclave robot, soit nous serons troglodytes tricéphales, victime d’explosions diverses et on n’aura plus rien à récurer ! Et plus rien à cirer non plus.
Alors j’ai pensé à une chose qui n’est pas plus bête qu’une autre : payez votre femme (ou votre mari) au tarif syndical, selon le nombre d’heures travaillées, avec le chèque emploi service. Que des avantages :
- votre femme (mari) est plus riche et son travail à la maison est reconnu.
- elle* accumule des points retraite comme tout employé modèle.
- ses congés payés sont payés par vous. Evidemment, si vous la faites bosser durant cette période, payez-la en heures sup au black. Le mieux, c’est de bosser à sa place et de vous faire rémunérer selon le même protocole.
- si vous lui mettez la main aux fesses, elle ne vous traîne pas au tribunal comme le ferait un autre salarié, elle accepte même de coucher avec vous.
- Quant à vous, vous entrez dans une niche fiscale qui vous autorise à déduire 50% du salaire que vous lui versez sur vos impôts. C’est comme si vous la payiez moitié prix. A qui profite le crime ? A vous deux puisque c’est le contribuable qui raque (je vous rappelle que le contribuable c’est tout le monde puisque le principal impôt est, non pas notre petit impôt sur le revenu comme tout un chacun se plaît à l’imaginer mais la TVA).
En résumé, l’argent du ménage reste l’argent du ménage, même s’il change de mains, et en plus, tu paies moins d’impôts.
Le must, c’est que chacun s’octroie un salaire, la femme pour la garde des enfants, la lessive, les cours d’éducation sentimentale, le mari pour le bricolage, le jardinage, les cours de débrouille en milieu hostile, par exemple.
Ainsi la société française devient-elle exemplaire, le chômage tombe à 2%, le PIB s’accroît considérablement, le moral des ménages monte en flèche, on refait des bébés, la croissance repart à donf, on voit plein de petits plumeaux multicolores s’agiter aux fenêtres avec un grand sourire derrière.
Bref, que du bonheur !

*Mettez au masculin vous-même, et puis quoi ?

Texte et dessin © dominique cozette

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