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Les souvenirs de David Foenkinos, rhôôôô, que ça agace certains !!! Pas moi…

31/10/2011

Si je m’en réfère à Eric Chevillard, je viens de lire un bouquin inutile. Voir sa critique ici. Une littérature facile. Il n’a pas tord et, en refermant Les Souvenirs de David Foenkinos, je me demande encore si c’est de la bonne littérature. N’aurait-t-elle pas trop de sucres ajoutés, de graisses hydrogénées, d’émulsifiants, de colorants, d’exhausteurs  de goûts, de  conservateurs… ?
Bref, je me pose la question. Bref, qu’allez-vous pensez de moi ? Bref, allez-vous crier Mon Dieu !!! Elle apprécie DF !!! C’est pas possible, on va se désabonner, ignorer, boycotter… bref, vous allez me lâcher.
En même temps, je vous rétorque que David Foenkinos a fait partie des goncourables. Ce qui n’est pas une référence, m’assènerez-vous. Vous n’aurez pas tort : nos vieux jurés se sont probablement projetés dans les aïeuls de l’auteur, pour une fois qu’on les met en scène dans un récit touchant…
Toujours est-il que j’ai passé un bon moment avec le héros du livre — gardien de nuit dans un hôtel pour pouvoir écrire —  dont le grand-père adoré meurt sans qu’il lui ait dit je t’aime (l’angélisme de Foenkinos). Sa grand-mère, un jour, se casse la margoulette chez elle, alors ses trois fils la mettent dans une « maison », contre son gré. Notre héros, le petit-fils, lui rend visite et voit bien qu’elle n’a pas sa place ici, qu’elle n’est pas assez gâteuse. Même qu’elle lui demande pour son anniversaire de la conduire chez elle pour revoir son appartement, y prendre quelques affaires. Hélas, ses fils l’ont vendu sans le lui dire. Alors un jour, elle disparaît. Elle fugue. Elle veut vivre. Et elle vit de drôles de choses ainsi que son petit-fils. Des hasards, des déceptions, des rencontres qui se font et se défont…
Dans ce bouquin même pas indigeste, Foenkinos a aménagé des trous normands, en italiques, des souvenirs de personnes ayant un rapport plus ou moins lointains avec l’histoire, Gaudi, Wayne Shorter, son futur beau-père, un employé des pompes funèbres, un pompiste…
Et puis on apprend qu’il a été achevé d’imprimer sur Roto-Page par l’imprimerie Floch, en Mayenne, le 14 juin 2011 ! Incroyable.

Les souvenirs par David Foenkinos. Gallimard 2011

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