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Coline Serreau, une musicienne formidable !

14/07/2011

Si on vous dit Coline Serreau, vous pensez aussitôt trois hommes et un couffin, ce  chouette film vieux comme mes couches qui a étonnamment bien vieilli, dans le sens pas pris une ride sur le cul du bébé et qu’on peut regarder en famille recomposée sans se prendre un bide velu avec des ados aussi enclins à l’urbanité qu’un ministre de l’intérieur à la tolérance. Coline, c’est plein d’autres films d’une fraîcheur sauvage et poétique, d’un engagement joyeusement féministe et résolument écologiste. Le dernier, c’est un superbe documentaire gai, pédagogique et positif sur l’avenir de l’agriculture si chacun le désire  (solutions locales pour désordre global : à voir absolument).
Mais Coline, c’est aussi une formation musicale béton pointue, des compositions de musiques de film, de la mise en scène d’opéras, et plus précisément en ce moment, sa chorale du Delta — qu’elle anime tous les dimanches rue du Delta à Paris avec rigueur, humour et créativité —  qu’elle vient balader chaque été dans les magnifiques villages de la Drôme provençale et ses  environs de plus en plus lointains vu son succès qui y fait tache d’huile (d’olive).
Bien que composée  de choristes amateurs, cette chorale sonne très très pro. Coline mène sa quinze-vingtaine de chanteurs/teuses avec poigne et enthousiasme, racontant pour chaque courte pièce une anecdote sur son compositeur ou le sens de la chanson. La représentation est gratuite mais on peut mettre dans un chapeau ou acheter le CD de la chorale. « Mais il n’est pas terrible, nous rassure-t-elle, ce n’est pas vraiment une affaire. Sauf la fin : la fin est très belle ».
Puis on passe au sympathique buffet offert par les vignerons locaux et les généreux bénévoles et, sur fond de coucher de soleil sur les reliefs arrondis flanqués de quelques éoliennes, nous pouvons papoter avec cette femme simple, chaleureuse, joyeuse avant qu’elle retourne avec ses talentueux choristes sur les hauteurs de Dieulefit, dans sa tour de Babel en vieilles pierres où elle  les couve, les nourrit, les affine, les dorlote…
Si vous êtes dans le coin, ne vous privez pas de ce plaisir, c’est là : dates, et c’est jusque début août.

Texte © dominique cozette.

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