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L’année 60 racontée à mes blecteurs

28/03/2011

Eté 60 à Senigallia, Italia

Voici l’année soixante qui comme chacun sait est la première des sixties ! Qui voit donc l’apparition de ? allez … il est encore là …de Johnny, 17 ans, que les vieux appellent Joni Holiday. Il se fait avoir profond par les disques Vogue sur la définition du mot rock.  Ses deux titres-phares « t’aimer follement » et « itsy bitsy petit bikini »  sont aussi ceux que chante Dalida ! Vous parlez d’un rebelle ! Feu ce pauvre Lucien Morisse de chez Europe, qui fraye avec l’Italo-Egyptienne strabique, confond rock et toc, et casse le disque en annonçant que Johnny Hallyday ne passerait jamais à l’antenne. Paix à son âme !
Les choses sérieuses : La France devient puissance nucléaire en faisant exploser sa bombe dans le Sahara. Le France largue les amarres mais c’est les croulants qui sont largués avec les  nouveaux francs.
Ailleurs, Kennedy bat Nixon d’une courte mèche de cheveux tandis que Khrouchtchev tape avec sa chaussure son pupitre de l’ONU pour réclamer le silence et que le roi des Belges, Baudouin, épouse Fabiola qui devient la reine des frites.
Naissance simultanées de deux grands de la presse : Télé 7 Jours et Hara Kiri. Pas les mêmes cœurs de cible mais chacun un tabac !
Arrivée houba houba du marsupilami, du cadeau Bonus et du scopitone, le juke box à clips, hé oui, c’était réellement des clips !
Et puis le twist démarre sur les chapeaux de roue et les dance-floors avec Chubby Checker, in french : la pièce d’échec joufflue. Elvis revient de l’armée, c’est un homme, un vrai, au bras d’une très jeune Allemande qui sera sa femme, la mère de leur fille et la belle-doche de Bambi Jackson à son insu puisqu’alors le King sera décédé.
Kim Wilde naît aussi mais ça passe carrément inaperçu.
La Dolce Vita est remarquée à Cannes et Psychose nous file les jetons.
Eddie Barclay abandonne le piano pour le business : il signe des mecs qu’il appelle les Chaussettes Noires. La nouvelle vague fait son cinoche mais c’est aussi le tube d’un gros Egyptien qu’on n’affiche pas en poster parce que malgré la qualité de ses tubes, il ne fera jamais partie des idoles.
En même temps, la variétoche continue à nous les brouter et lance son premier produit dérivé : le scoubidou, qui enrichit, non pas les rapaces majors mais l’électricien du quartier.
En 60, le monde n’est pas que rose, les méchants blousons noirs viennent foutre la merde dans les banlieues en chevauchant leurs mobs pétaradantes ! On appelle cela la délinquance juvénile et les bourges pètent de trouille.
La grande faucheuse ne chôme pas : Camus se barre en Facel Vega, très grande classe, Eddie Cochran se crashe à 22 balais en Ford où se trouve aussi Gene Vincent qui en garde une jambe niquée. Clark Gable a la politesse d’attendre la fin du tournage des Misfits ( avec Marilyn et Monty Clift) pour filer sa dem définitive.
Au poste, on se distrait avec André Verschuren, Jean Ferrat, Sacha Distel et Juliette Gréco, mais aussi Ray Charles, les Shadows et Brenda Lee.
Quant à moi, j’attends que mes seins poussent. Sans savoir que j’attendrai longtemps, longtemps, longtemps…

L’année 59 ici

texte et photo © dominiquecozette (texte : sources diverses)   … à suivre (Vous pouvez voir les années précédentes à partir de 55 dans la catégorie « du vrai »)

 

 

 

Categories: du vrai
  1. 29/03/2011 à 06:24 | #1

    Excellent encore cette fois! Merci! Et c’est pas désagréable pour les vieilles ados des sixties de revivre leur folle jeunesse… Je me permet de te suggérer de rajouter « sait » dans la première phrase, tu as du déraper sur une touche de ton clavier et ça fait une petite entorse à ton texte. Dommage, elle était bien vue cette remarque… ;)

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