Accueil > politic > Merci d’éteindre la planète avant de partir…

Merci d’éteindre la planète avant de partir…

17/03/2011

Boum patatras !

En dehors du fait que d’énormes populations civiles sont ou vont être en grande souffrance (Libyens et Japonais à qui l’on pense tous les jours), l’actualité est d’une complexité telle que je ne vois pas bien comment tout va se résoudre (mais j’ai un petit cerveau, je ne comprends pas tout et en plus, on nous cache des choses).
Commençons par la Libye qu’un despote sanguinaire s’apprête à reconquérir en exterminant sa population. Que fait Sarkozy ? Il forme un team avec BHL. — BHL, anti-sarkozyste dépoitraillé, en principe à gauche ( rive gauche ?) et au conseil de surveillance de Libé — BHL part en Libye et ramène les deux représentants du gouvernement de transition sur le perron de l’Elysée.
On peut se dire : Sarkozy a eu raison de désavouer le fou sanguinaire. Oui, mais non. On n’agit pas comme ça, en court-circuitant son Juppé tout neuf et les autres ministres européens avec qui on devait se concerter le lendemain.
Donc : la grosse brute libyenne revient au pouvoir et nous déclare la guerre. On se sent très peu soutenu par l’Europe.
Or autre grosse brute, Ben Laden il s’appelle, ça ne le réjouit pas du tout de voir Khadafi reprendre son pays. Ben Laden se dit pour le gouvernement de transition, les rebelles. Donc un peu avec nous, enfin nous…
Ce qui nous donne Ben Laden, Sarkozy, BHL d’un côté, et de l’autre les oppresseurs du monde arabe détenteurs de pétrole. Le pétrole…énorme question.
Car il y a le Japon et son risque nucléaire. Et les anti-nucléaires de relever la tête. Ils ont des arguments. Admettons, anti-nucléaire, pourquoi pas. Mais on fait comment pour recharger nos ipod, allumer nos villes, alimenter nos chauffage et nos industries ? On élève des hamsters dans nos caves ? On récupère l’énergie des vélos des salles de gym ? On demande à nos prisonniers et nos jeunes des cités de tourner des manivelles ?
Car, pour nos propres dépenses énergétiques, j’ai appris qu’il faudrait des centaines de milliers d’éoliennes — mais personne n’en veut dans son paysage — ou une surface de panneaux solaires grande comme l’Europe rien que pour nous. Le gaz de schiste, n’en parlons pas, moi-même je me battrai pour qu’on ne massacre pas nos sous-sols.
On fait quoi, les enfants, sérieux, là…

Texte et image © dominiquecozette

PS du lendemain : vendredi 18 mars, le problème de la Libye est en voie de résolution. On respire !

Categories: politic
  1. 17/03/2011 à 19:01 | #1

    Ouais! On se sent bien perdus, tu as raison, et tu le dis bien. Complètement déboussolés. Et puis on se demande aussi comment il se fait que les gouvernements soient parfois trop précautionneux et parfois tellement insouciants. Ils attendent les catastrophes pour chercher de nouvelles idées alors qu’on sait depuis…? qu’on joue avec le feu. Non, mais il faut dire que moi je ne comprends rien, alors… je me tais. Mais ça m’empêche un peu de dormir, quand-même…

  2. 18/03/2011 à 09:38 | #2

    L’idée serait peut-être de se défaire un peu, justement, de cette « technologie » qu’on appelle encore parfois le progrès(!), de revenir à des choses plus essentielles, et de se demander si on préfère son iPod à l’avenir de nos enfants et de notre planète…

    Il n’est pas question bien sur de démanteler tout le réseau des centrales nucléraires en 1 nuit (quoique ce soit assez tentant…) mais de réfléchir à des solutions alternatives, que l’on met VRAIMENT en place au fur et à mesure, au lieu de politiquement décider à la place des gens que le tout nucléaire, c’est bien. Areva est derrière le nucléaire en France, et ils n’ont pas du tout l’intention de lâcher le morceau… Donc ce sont les échanges d’argent et de pouvoir qui, une fois de plus, prennent le pas sur les gens, le peuple, sur nous.

    Tant que nous nous maintiendrons dans l’illusion que nous vivons en démocratie, nous ne pourrons rien faire, le pouvoir de quelques uns écrasant la vie de tous les autres… Tant que nous ne nous rendrons pas compte que nous sommes des esclaves, ils auront le champ libre…

    125 membres seulement au Groupe Bilderberg: et ils dirigent le monde (plus sans doute quelques uns mais on va pas chipoter).

    On serait pas 6 milliards sur cette planète? On aurait pas des cerveaux? Alors pourquoi on s’en sert pas…

    Très beau texte aussi. Merci Dom.

Les commentaires sont fermés.