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Lettre ouverte à mon corps

11/01/2011

Le 23 février 2010, sur ce blog,  j’écrivais, cher corps, combien je t’étais reconnaissante de tous les services que tu me rendais. Il y a cependant un petit hiatus, voire deux (dois-je dire hiati ?) au sujet de certaines décisions  que tu prends sans concertation.
Exemple flagrant : j’aimerais bien perdre quelques kilos d’hiver. Or, j’entends dire un peu partout que si je fais des régimes, tu gardes en mémoire l’épreuve de ces horribles privations et tu te remets à stocker dès que je réapprovisionne. Dans quelle langue faut-il t’expliquer que si je me (te) prive un peu, c’est très provisoire. Très très, même. Alors s’il te plaît, laisse glisser les gourmandises dans la fosse à purin lorsque je remets ça, ne stocke plus et je t’en filerai des wagons, de gâteries.  On s’entendra beaucoup mieux !
De même, et je parle au nom des autres femmes bien que tu ne puisses rien y faire : arrête de penser — avec ce putain de cerveau reptilien complètement obsolète —que pour survivre à l’hiver nous, les femmes,  sommes obligées de provisionner de la graisse autour du ventre, des cuisses et des hanches, merde ! On ne vit plus dans une grotte, cher corps, un peu de jugeote ! D’accord ? Bon, c’est tout, je ne vais pas te demander en plus de me fabriquer du collagène pour ourler mes lèvres, de l’élastine pour retendre mes tissus, du j’sais-pas-quoi pour colmater mes brèches et réparer mes usures. Tu vois, c’est pas l’amer à boire, tout d’même  !

Texte et dessin © dominiquecozette

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