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Pétain, OGM, même con bât.

11/10/2010

Le catalogue du GNIS (groupement national interprofessionnel de semences) régit les semences autorisées (par Monsanto et consorts) pour lesquelles on s’acquitte chaque année d’un droit puisqu’elles ne sont par fertiles. « Et il est interdit de commercialiser, cultiver, de distribuer des semences de toute variété qui ne soit pas inscrite sur cette liste nationale. Les pouvoirs publics disent que c’est pour protéger les consommateurs » (Dominique Guillet) *
A l’heure où s’ouvre le procès des 82 arracheurs d’OGM Monsanto,  il est bon de rappeler que :
1/  depuis le « délit », ces OGM ont été interdits en France.
2/  le GNIS a été créé en 1941, sous l’occupation,  par le maréchal Pétain soi-même, ainsi que le fameux CTPS qui décide de tout en matière de semences. ! Quelles bonnes idées il avait, ce bon Français patriote et collabo ! Il a créé aussi  l’ordre des médecins, des pharmaciens, des vétérinaires,  avec, dans la foulée, la suppression des diplômes de médecin herboriste et de médecin homéopathe.  Et bien d’autres choses pour formater et mettre en fiches tout ce qui se pouvait. Plein de mesures pour faire main basse sur le vivant au détriment des populations. Et ni de Gaulle, ni les communistes, ni personne — personne ! — n’a abrogé ces pratiques anticonstitutionnelles. Et pourquoi ? Ah, mais c’est que ça foutrait le bordel, de ne plus avoir le contrôle, ça ferait du manque à gagner ! Pensez, d’un seul coup, cultiver son champ pourrait être gratuit !
C’est pour ça qu’aujourd’hui, nombre d’associations luttent contre cet état de fait. L’une d’elles, Kokopelli, association « rebelle » qui commercialise des semences libres, est en procès constant avec les pouvoirs publics.  Alors que ses produits sont utilisés dans les grands restaurants et les lieux de pouvoirs parce que, bien sûr, les aliments issus de ces semences ont un goût, et ce goût, on ne le trouve plus dans la grande consommation. Si c’est pas de la bonne démocratie, tout ça !

*  Dominiqe Guillet, qui a contribué au livre de Coline Serreau Solutions locales pour un désordre global ajoute : » pourquoi n’existe-t-il pas un catalogue des camemberts, des chaussettes et des réfrigérateurs ? C’est clairement pour protéger les multinationales qui ont confisqué la totalité du vivant en Europe. »

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