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La Marie-Vison

25/08/2009
Piège à cons et à mites

Piège à cons et à mites

Elle en a fait des conneries, elle en a roulé dans la farine, des pauvres types qu’elle embrouillait, comme ça, pour la thune. Elle portait toujours ce putain de manteau, un vrai piège à cons et à mites. Et quand elle en tenait une sérieuse, elle te racontait comment les mecs la kiffaient, dans le temps, comment ils la trouvaient bonne. Un jour, elle a pété un câble et m’a déballé sa story : C’est pour se payer ce manteau qu’elle a fait la teupu, c’était bizness facile avec tous ces glandus pourraves qui bavaient en la matant. Mais pour ce qui est de l’amour, balpeau. Nib. C’est foutu maintenant. Grosse déprime.  “Alors oublie pas”, qu’elle m’a dit : “l’amour y a que ça de vrai, putain, c’est du lourd. Tout le reste, c’est de la mierda en badigeon !”. Je l’ai regardée l’oeil en coin. Sous ses dehors vaguement tapés, elle était encore bien gaulée. Mais son putain de manteau, y puait trop le désespoir, et le désespoir, c’est pas ma came.

© texte et dessin dominiquecozette
D’après la chanson de Roger Varnay (musique M. Heyral. 1954)

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