Le coût de la vie

20/09/2020 Aucun commentaire

De Deborah Levy que je ne connaissais pas, Le coût de la vie est sur les tables des bonnes libraires avec un deuxième opus intitulé Ce que je ne veux pas savoir (le premier tome en fait), que je lirai prochainement tant celui-ci est intéressant. En cela qu’il fait réfléchir, bourré de réflexions originales de l’auteur ou d’autres intellectuel.le.s comme Duras, Godard, de Beauvoir… ou inspirées de poètes américain.e.s.
C’est une autobiographie qui fait suite au divorce de l’autrice, qu’elle évoquera principalement pour ses conséquences, l’autre vie qu’elle doit s’inventer. D’abord, quitter la belle maison pour s’installer avec ses deux grandes filles dans un appartement très inconfortable présentant toutes sortes d’inconvénients : pannes de chauffage et d’eau chaude, bâtiment en friche, jamais terminé, manque de confort général. Une bonne âme lui loue à moindre coût une cabane de son jardin où elle entrepose un encombrant bazar comme congélateur et ustensiles de jardin. Mais l’écrivaine y fait son nid, entre deux courses au centre ville sur son vélo électrique.
Ce que nous fait passer le texte, c’est le peu de liberté qu’ont les femmes en général, le fait que tout ce qu’elles font pour le foyer est jugé comme normal par le mari — certains maris ne regardent plus jamais leur épouse — les enfants et le patron qui demande en plus une tenue vestimentaire appropriée. Tout est ici très subtil, analysé avec délicatesse et parfois humour, mais d’une grande clarté sur le rôle de la femme dans la société. Il y a les premiers rôles, que les mâles leur croient dévolus, et qui tombent de haut lorsqu’ils n’ont qu’un rôle secondaire. La féminité est toute la question. On ne fait que ce que la société attend de vous.
Le récit est court, il participe par saynètes, moments impressionnistes et analyses. Ce n’est pas un texte linéaire, on peut le mettre sur sa table et en feuilleter quelques passages, je pense qu’on en tirera plus qu’en le lisant d’une traite. Quelques passages :
« A en croire la version classique de l’histoire, le héros et le rêveur, c’est le père. Il se détache des exigences pitoyables de ses femmes et de ses enfants pour s’élancer dans le monde et faire ce qu’il a à faire. On s’attend à ce qu’il soit lui-même. Quand il revient au foyer que nos mères nous ont créé, soit il réintègre le bercail, soit il devient un inconnu qui aura finalement plus besoin de nous que nous de lui. [...]  Quand notre père fait ce qu’il à faire dans le monde, nous comprenons que c’est son dû. Si notre mère fait ce qu’elle a à faire dans le monde, nous avons l’impression qu’elle nous abandonne. C’est miraculeux qu’elle survive à nos messages contradictoires, trempés dans l’encre la plus empoisonnée de la société. Ça suffit à la rendre folle ».
Elle évoque souvent Beauvoir qui a choisi de ne pas avoir d’enfant et aussi de ne rien sacrifier à l’amour d’un homme, elle qui a refusé de vivre avec Algren, son grand amour américain, car ce n’était pas son but, le prix à payer pour s’installer chez lui en était trop élevé.  « Vivre sans amour est une perte de temps. je vivais dans la République de l’Ecriture et des Enfants. Je n’étais pas Simone de Beauvoir, après tout. Non, j’étais descendue du train à un arrêt différent (mariage) et avais changé de quai (enfants). Elle était ma muse, mais je n’étais certainement pas la sienne ».
Ailleurs : « J’étais seule et j’étais libre. Libre de payer des charges considérables pour un appartement qui offrait peu d’avantages .[...] Libre de subvenir aux besoins de ma famille en écrivant sur un ordinateur à l’agonie. » Et, sur la féminité d’entreprise « où les femmes, avec patrons de sexe masculin se retrouvaient encore à devoir s’habiller d’une façon qui convienne à la salle de réunion autant qu’à la chambre à coucher. Comment peut-on se donner en permanence érotiquement et commercialement pour son patron ? Ce type de féminité ne tient pas bien la route. L’usure finit par se voir ».
En guise de conclusion : « Quand une femme doit trouver une nouvelle façon de vivre et s’émancipe du récit sociétal qui a effacé son nom, on s’attend à ce qu’elle se déteste par-dessus tout, que la souffrance la rende folle, qu’elle pleure de remords. Ce sont les bijoux qui lui sont réservés sur la couronne du patriarcat, qui ne demande qu’à être portée. Cela provoque beaucoup de larmes, mais mieux vaut marcher dans l’obscurité noire et bleutée que choisir ces bijoux de pacotille. » Loin d’être misandre, Deborrah Levy nous donne une version nuancée du féminisme.
J’achète très vite le premier tome de la trilogie. Le troisième étant à paraître.

 

Le coût de la vie (The cost of living 2018), traduit par Céline Leroy. 2020 aux éditions du sous-sol. 160 pages, 16,50 €.

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #514

19/09/2020 Aucun commentaire

Très chers Amish, comme aurait pu dire notre ecsh préjident académichien, la chemaine a été rude à Pompidouche mais les jinfirmières, pluche que profechionnelles, pour ne pas dire ecchepchionnelles che chont bien occupées de moi puichque me revoilà prêt à attaquer un nouveau mandat, ch’est pas comme Jean-Pierre Pernaut qui démichionne à peine retraité. Je cherai à l’arrivée du Tour pour applaudir Poupou, avec la belle Bridget Jonnjze qui a, je crois, des problèmes de pneumatiques. Voilà che que ch’est que le Brecshit. Que des carabichtouilles ! Quelqu’un me demande de porter mon machque, je ne chavais pas que mardi-gras était déjà là et que mon coma avait duré chi longtemps. Enfin, tout est bien qui finit bien, ch’est pas Richard Nic’chon qui dira le contraire. Joyeux noël à toutjétouches, et meilleure année !
- MK : Giscard à Pompidou : « Franchais, Franchaises, mes très chers amishs »
- CEMT : Emmanuel Macron: « C’est pas mal le Tour de France, mais pourquoi les vélos n’ont pas de moteurs, vous vous croyez chez les Amish ? »
- PB : Jean-Marie Bigard amer après avoir été hué par les gilets jaunes : j’ai été Lâché par des Salopes
- CR : C’est quand même bien foutu 2020 : si t’as raté la vague de Covid du mois de mars et la canicule du mois d’août, y’a le mois de septembre qui te fait un best-of.
- NP : Le fait que ma fille ait des poux, deux semaines après la rentrée, en dit assez long sur le respect des distances physiques par les élèves du primaire…
- CL : Quand je porte un masque, des lunettes, des boucles d’oreille et des écouteurs, je me dis qu’on aurait dû prévoir une deuxième paire d’oreilles en option.
- CV : Je me demande pourquoi personne n’a encore inventé le mot islamistophobie, qui règlerait peut-être un certain nombre de quiproquos.
- HD : l’ironie du sort … Giscard est à Pompidou..
- ES : Pour trouver un remplaçant à Jean-Pierre Pernaut, TF1 va devoir déployer des treize-heures d’ingéniosité.
- CEMT : Jean-Pierre Pernaut : « Oui, je quitte le 13 heures, CNews et Valeurs Actuelles me piquent tous mes sujets, et bientôt Europe 1. Fait chier. »
- LP : Je n’apprécie vraiment pas ce mépris de Macron envers les Amish ! Ce sont tout de même eux qui ont sauvé Harrison Ford.
- DC : Je propose Matthieu Ricard pour remplacer Jean-Pierre Pernaut. Après tout, les anis de nos anis sont nos anis et les absinthes n’ont pas toujours raison…
- OVH : Si Jean Pierre Pernaut ne quitte pas le JT tout de suite tout de suite, c’est parce qu’il espère encore faire l’éloge funèbre de Giscard.
-  FJ : En hommage à Valéry Giscard d’Estaing, membre immortel de l’académie française (1926-2020) le ministère de l’éducation nationale proposera une courte dictée extraite de son roman Parce que c’était Moi, parce que c’était elle :  » Lady Di releva d’un geste brusque sa mini jupe de skaï rouge et s’offrit à moi, sur le capot encore tiède de ma Simca 1200 S. Je la pénétrai, elle feula… » Salut, l’artiste!
- LJ : Comment un gouvernement peut résoudre le problème d’une nation quand le problème de cette nation est le gouvernement ?
- FC : « Cela finira par se refroidir » is the new « je ne crois pas au modèle Amish. »
- ES : Trump aussi finira par se refroidir, c’est la seule bonne nouvelle.
- JPT : Un EELV, c’est un Amish qui vous veut du rien.
- CV : Avec sa nouvelle allocution, Macron ne s’est pas fait que des Amish.
- JS : Bordeaux : Désormais les rassemblements de plus de 1000 personnes devront se faire au Puy du Fou.
- CL : Est-ce qu’il reste des jeux de mots à base d’Amish ou j’arrive trop tard ?
- CH : Ma fille revient de la salle de sport «c’était bien parce qu’une des salles était réservée aux filles. On a pu faire notre sport tranquille ». C’est désespérant d’en arriver là. Parents, élevez vos garçons, bordel !
- AC : Il faut être acteur de sa propre vie, c’est bien gentil, mais c’est qui le réalisateur ?
- LJ : L’hôpital manque de moyens. L’école manque de moyens. Le transport manque de moyens. La justice manque de moyens. L’armée manque de moyens. La police manque de moyens. Et nous sommes l’un des pays les plus taxés au monde. Où passe tout cet argent ?
- JSL : Quand dans votre vie, vous avez l’impression que les choses n’avancent pas, respirez un grand coup. Puis pensez à Michel Barnier qui tente de négocier depuis 4 ans avec le Royaume-Uni.
- AR : Des décennies qu’on analyse Mars sous toutes les coutures pour y trouver de la vie et c’est finalement sur Venus qu’on va peut-être la détecter. Le patriarcat nous fait perdre un temps précieux.
- MP : —  Les mecs sont tous des connards ! —  Oh faut le dire vite.  —  Lesmecssonttousdesconnards ! —  super, merci.
- FIA : « 36°6, c’est bon tu peux y aller ! » is the new « Bonjour ! » quand tu arrives à l’accueil de ton entreprise.
- NS : « Le journaliste Jean-Pierre Pernaut va arrêter le 13h. » L’ info la plus étonnante dans cette histoire, c’est d’apprendre qu’il est journaliste.
- OVH : Bordeaux. Le sapin, c’est l’arbre de Noël qui cache la forêt des écoloculs.
- FI : Un de ses collègues avait très sérieusement expliqué à la cheffe Claire Gibault : « Biologiquement les femmes ne peuvent pas être cheffe d’orchestre, elles ont les bras tournés vers l’avant, c’est naturel, c’est pour tenir les bébés’.
- HM : Parfois, je me dis que je vais acheter en viager. Puis je pense à Giscard et ça me dissuade.
- PI : Faites vos cadeaux de Noël comme si c’était pour vous, et faites le dès maintenant. Si on est confiné à Noël, vous pourrez ouvrir les cadeaux des autres. Et n’oubliez pas de me remercier.
- NP : Donc là Trump vient de promettre que dans 7 mois, on aura 328 millions de doses d »un vaccin qui n’existe pas encore… Je ne dis pas qu’il se fout de la gueule du monde, je dis juste qu’il faudrait être vraiment con pour y croire.
- FIA : Les files d’attente pour les tests vont devenir la première source de clusters. Le savoir-faire français.
- LC : J’imagine que, comme moi, chaque Français se sent beaucoup plus en sécurité maintenant que ce sachet de beuh a été saisi dans un train grâce à nos excellents enquêteurs de la Police Nationale.
- JS : Donc, pour vérifier que j’ai bien suivi : On a un avocat qui a déposé plainte. Comme il a été nommé garde des sceaux, il a retiré à sa plainte mais, en tant que garde des sceaux, il a déclenché une procédure disciplinaire contre les magistrats contre qui il avait déposé la plainte qu’il a retirée.
- FS : Ah c’est pas Bridget Jones qui ferme son usine de pneus en fait. Je me disais, c’était bizarre.
- CC : Avec les masques, les rides aux coins des yeux vont redevenir à la mode : c’est la seule trace de votre sourire, prenez en soin.

NOTA :  Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » est toujours à commander chez votre libraire (distribution Hachette).

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

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Lola nous fait chavirer

16/09/2020 Aucun commentaire

J’aime beaucoup Lola Lafon, elle a une gueule, elle a du style, elle m’épate. Chavirer est son dernier roman. Chavirer raconte la dérive de gamines rêvant de gloire, de paillettes et de réussite, tombant dans les griffes french-manucurées d’une rabatteuse chic et tellement gentille. Cléo va donc tomber dans le piège de Cathy lui vantant les mérites de la fondation Galatée auprès des jeunes très doués voulant faire carrière, et quelle carrière. Internationale, siouplaît. Pour Cléo, petite banlieusarde de classe moyenne basse, c’est la danse, la danse et rien que ça. Cathy n’a pas de peine à lui allumer les étoiles dans les yeux en l’emmenant dans les beaux endroits de Paris, lui montrant les belles choses, lui offrant de grands parfums et l’invitant dans de sublimes restaurants en compagnie d’une partie du jury. Des hommes, bien sûr, bien mis, polis, insistant sur le fait qu’elle doit gagner en maturité, tellement important ça, qu’il ne faut pas être « frigide ». Quand on a treize ans, des rêves bigger than life et aucune expérience, quand le monsieur lui demande gentiment si elle veut bien, la petite Cléo acquiesce : son avenir est en jeu, sa mère compte sur elle pour réussir, tout le reste, eh bien… Même si bizarrement, mais comment peut-on faire le lien à cet âge, le corps collectionne des souffrances, symptômes inexplicables pour le docteur.
Donc un réseau de pédophilie dont les acteurs, rusés, font de leurs proies des prédatrices. Devenir « assistante » de Cathy, c’est être douée pour repérer dans son collège d’autres jeunes filles dévorées par la réussite. Ainsi, de victime on devient coupable, ainsi plus tard, on n’osera jamais en parler, c’est tellement honteux d’avoir participé à ce marchandage. Car ça paye, des gros billets pour épater les copines, pour s’acheter des rêves, pour commencer à frimer.
Ce roman est formidable mais.
Je m’étais attachée à une critique qui me promettait de voir Cloé jusqu’à la petite cinquantaine, or on quitte Cloé pour aller en voir une autre, puis d’autres, à d’autres époques, une habilleuse de danseuses de revue, malproprement virée, un régisseur de shows, une jeune femme qui se prostitue dans des peep-shows… Le récit s’éparpille et même si cela est vraiment intéressant, je me sens frustrée de ne pas voir ma fillette grandir. Même si je retrouve son histoire en pièces détachées, surtout si elle change de prénom. Cela n’enlève rien à l’intérêt de ce livre extrêmement riche de détails sur la danse notamment, les années 80 aussi, au style très travaillé. Les allers et retours d’époques et de personnages à d’autres époques et personnages  complexifie la compréhension mais on finit par retomber sur ses … pointes. La fin nous amènera à nos années post me-too où les victimes, pas toutes, finiront par parler et où l’on apprend que tout ce petit monde de Galatée n’est en fait qu’un réseau de people désireux de se faire une petite comme on se fait une petite ligne.

Chavirer de Lola Lafon, 2020 aux éditions Actes Sud. 350 pages, 20,50 €

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #513

12/09/2020 Aucun commentaire


Je suis embêtée pour commenter cette riche semaine où, à part le masque qui tient la vedette haut les nez, j’ai l’impression de fouiller dans le sac à main d’une rombière qui cherche une pastille Vichy… A l’extrême droite du sac, mémé, près de Darmanin et de ton fusil de chasse. Gaffe au dentier de Trump, ça mord, à la boîte à gifles de Bayrou… Tiens, c’est quoi ce machin ? Un calcif … de DSK ou de Bigard ?  Et ce truc jaune, un maillot du Tour ? Mais non mémé, un Gilet ! Fais gaffe aux LBD de Castaner ! Ah quel fourbi ! Et ce bouquin « dix petits singes de Sarkozy » ? Et ces bottes de cuir dans ce chapeau melon !… Et ça ? Des boules de noël ! On est à Bordeaux, mémé, fini le sapin ! Ah la la ! Et remets-moi ton masque, y a le président  qui tousse ! Allez, chouette week-end à vous toutse en attendant la fin du monde.
- OVH : La quarantaine réduite à 8 jours, la distance sociale à 10cm, le gel hydroalcoolique remplacé par du whisky 12 ans d’âge, le masque adapté à la taille du trou de nez, et bientôt les boîtes à partouzes qui rouvrent ? C’est Byzance.
- CC : Je ne vois pas le problème du dopage dans le cyclisme, nous (écrivains) on a bien le droit d’utiliser le dico des synonymes
- PE : Drame sanitaire : Macron voulait Francois Baroin au plan, mais à cause du masque, le secrétaire général de l’Elysée a mal compris et a appelé Francois Bayrou, qui s’est empressé d’accepter le poste.
- DA : Levé à 7h un dimanche pour un dernier effort afin d’atteindre mes objectifs avant ma rentrée demain. J’ai 24h pour perdre 4 kilos, être bronzé, avoir une barbe et arrêter de fumer, j’suis confiant.
- RR : Il serait temps d’organiser un Grenelle sur la façon de porter des boucles d’oreilles sans qu’elles s’accrochent dans le masque.
- RDB : « Je ne voudrais pas que les Français pensent qu’on leur a caché l’utilité du masque parce qu’on en aurait manqué », (Olivier Véran).  Oh ben oui ce serait con !
- EF : En salle des profs, les claviers d’ordi sont emballés dans du film alimentaire. J’ai la sensation de taper sur une barquette de côtes de porc !
- DA : La DGSI va enquêter sur une attaque informatique exécutée pour le compte de Sarkozy. Y a quelque chose qui cloche dans cette phrase mais je n’arrive pas à savoir quoi exactement…
- COP : Je n’achèterai pas d’agenda 2021 tant que je n’aurai pas vu la bande  annonce.
- TL : résumé de TENET : j’ai sauvé le monde, j’ai pas compris comment mais c’était easy au niveau action.
- CD : Je soussignée n’avoir pas été en contact avec le prem’s ni avec le prez qui, après avoir bien toussé 5 minutes dans son masque, l’enlève et le dépose dans la main tendue d’un de ces collaborateurs.
- MK : Donc, pour la quatorzaine, on vous la fait sous huitaine en guise de quarantaine.
- BG ; Mon fils dessine des cartes au trésor puis il les utilise pour aller chercher des trésors. J’admire sa confiance en lui.
- DA : Le Covid-19 a en réalité été créé et fabriqué de toutes pièces par l’Institut Pasteur sur demande de Macron sous la pression des pédo-satanistes uniquement pour faire annuler l’Eurovision 2020 parce que la France allait terminer dernière du concours. Maintenant vous savez.
- ADS : Je me suis toujours demandé pourquoi les repas des enfants à la cantine doivent être payés par les parents pendant que ceux des détenus dans les prisons le sont par nos impôts…
- FT : Le capitalisme, c’est juste l’évolution de l’esclavage traditionnel. Le jour où les exploiteurs ont compris que le meilleur moyen pour qu’un esclave ne se révolte pas était de lui expliquer qu’il était libre, on est entré dans la modernité.
- NMB : Si ça se trouve, le bilboquet a été inventé vers 1267, mais c’est seulement en 1534 qu’ils ont pensé à mettre une ficelle entre la tige et la boule. On sait pas.
- HT : Existe-t-il une enquête sérieuse sur tous ces numéros verts créés dès que le gouvernement veut se débarrasser d’un problème ?
- HD : « Si DSK avait été pauvre, il serait aujourd’hui en prison » : Nafissatou Diallo se confie à Paris Match, neuf ans après l’affaire du Sofitel. De quoi relancer FB plongé dans la routine du Covid …après les casses couilles….les couilles tout court..
- IG : Riss , à la barre , a dit : « Quand on ne pratique pas une religion, on n’est pas tenu par ses interdits. » C’est simple, non ?
- OOC : En 50 ans, 68% de la faune mondiale a disparu… Si tu croises un oiseau migrateur, dis-lui bravo au lieu de lui tirer dessus
- DA : Si vous mangez sans ressentir de goût ni d’odeur, ne paniquez pas, vous n’avez pas forcément le Covid, c’est peut-être juste du tofu ou de la mozzarella.
- CEMT : Je me souviens du 11 septembre 2001, on pensait que les Etats-Unis n’auraient jamais un Président plus con que George W. Bush, on avait tort.
- CC : Enlever son masque en rentrant du boulot rejoint désormais le top 3 de satisfaction après enlever ses chaussures et dégrafer son soutien-gorge : on a les petits plaisirs qu’on peut.
- NP : Faire confiance à l’intelligence des citoyens pour gérer une épidémie, c’est exactement comme éteindre les feux de signalisation et faire confiance à l’intelligence des conducteurs pour gérer la circulation…
- MK : Emma Peel qui nous quitte : ça y est, je sais ce que c’est le Brexit !
- CV : J’ai envie de tirer mon chapeau melon à Diana Rigg. Parce qu’elle me botte.
- MK : Castaner-de-boeuf enfin revenu, Macron est de nouveau en marche. Qu’il croit !
- CV : Je suis de si mauvaise humeur aujourd’hui que j’ai l’impression d’être Jean-Pierre Bacri.
- MV : C’est bon, Bordeaux, vous avez gagné le concours du maire le plus hors sol. À Lyon on s’est bien battu, mais là on s’est fait battre à plate couture. Félicitations à vous, Bordelais!!
- HD : apprend avec stupeur que Sapin est interdit de séjour à Bordeaux. MH nous apprend que Diane Dufresne, Jacques Dutronc, Patrick Chêne, Sonia Dubois et Robert Charlebois s’insurgent contre cette décision, à laquelle la regrettée Marie Laforêt se serait certainement associée… Pour ma part, j’associe Maxime Le Forestier et Gilles Bouleau. Jean Dujardin s’est planté et n’a pas pu s’associer au mouvement.
- PB : Chaque tir de LBD sera désormais déclenché par le Président à partir de la mallette nucléaire après avis du Conseil de Défense
- CEMT : Jean Castex : « Vous resterez en isolement chez vous 7 jours au lieu de 14, on vous voit faire semblant d’être malades pour pas aller bosser, bande de feignasses gauchistes. »
- JT : Plus que 5 dodos avant de recommencer à applaudir le personnel soignant.
- DA : Il vous reste 24h pour adopter un chat pour le reconfinement.
- ES : Pas de Fête de l’Humanité cette année. A la place, face au Covid, on aimerait bien être invités à la Fête de l’Immunité.
- EG : Ce qui est hallucinant, c’est d’être dans un pays qui annonce pépère qu’il va balancer des grenades (nouvelles ou pas, same shit) contre ses citoyens qui veulent exercer un droit fondamental.
- CEMT : Jean Castex : « Roland-Garros aura lieu en télétravail via l’application Pong. »
- RR : Les annonces de Castex : toute la semaine on a eu la bande-annonce de « Mission Impossible » et on se retrouve avec un épisode de « Louis la Brocante ».
- LDC :  Darmanin interdit la distribution de repas aux migrants par les associations.  Le Rassemblement National débordé à sa droite par le gouvernement
- MQ : C’est génial, d’être de droite en fait : tout ce qui n’est pas de droite est communiste. Génie. Changez rien, vous nous décevez jamais.
- PS : C’est mignon tous ces journalistes d’extrême-droite qui ont réellement cru que parce que Bigard faisait des blagues sur les couilles et la bière, ça voulait automatiquement dire que c’était un représentant du petit peuple. Ça en dit aussi long sur leur vision du dit petit peuple.
- NA : En associant «singe» et «nègre», Sarkozy nous rappelle combien on est heureux de ne plus l’avoir comme président !
- CC : Que le singe qui a écrit le livre de Sarkozy se dénonce.
- CC : Pour Rachida Dati, Nicolas Sarkozy ne peut pas être taxé de racisme parce qu’il a reçu Barack Obama. Véridique
- JB : J’ai l’impression qu’aujourd’hui on ne peut plus dire qu’on ne peut plus rien dire.
- CC : Les gens en couple tu les vois au petit-dèj’ à l’hôtel, tu ne sais pas si ils sont en vacances ou au parloir
- PE : Une rentrée normale, c’est quand l’Etat donne des masque en tissu aux enseignants, puis les place en quarantaine parce que ces masques ne les protègent en rien du virus.
- LJ : Durée du temps de présence de Jean Marie Bigard à la manif du 12 septembre : 2 minutes 46 secondes

NOTA :  Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » est toujours à commander chez votre libraire (distribution Hachette).

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

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Ce qu’il faut de nuit

11/09/2020 Aucun commentaire

Je ne saisis pas trop l’intitulé du livre, Ce qu’il faut de nuit *, c’est un code poétique peut-être mais ce roman de Laurent Petitmangin est limpide : Un père qui vient de perdre sa femme après trois ans de cancer et visites incalculables dans l’hôpital de Metz où elle s’éteint, doit élever seul ses deux fils, Fus et Gillou. Ils s’aiment tendrement, vont tous ensemble au foot, les enfants pour jouer, le père pour encourager, ils sont sages et matures, le grand s’occupe très bien du petit et de la maison quand le père doit s’absenter pour son travail (dépôts SNCF), surveillés avec bienveillance par le Jackie, le voisin qui adore Fus.
Mais les années passent et Fus devient bizarre, il ne parle plus beaucoup, sort avec ses copains, des types à la coupe militaire, abandonne le foot pour d’autres actions parfois très sociales, d’ailleurs. Gillou, qui est très bon élève, est admis pour faire une bonne prépa à Paris. Il rentre tous les week-ends où les frères se retrouvent avec le père. Un jour, en rentrant de la gare, Gillou et son père trouve Fus allongé sur le canapé, pissant le sang, amoché de partout. Hosto. Il ne veut pas dire qui lui a fait ça ni pourquoi. Et puis, le drame se produit et la deuxième partie du roman devient alors tragique et terriblement éprouvante.
Le père qui est le narrateur se débat depuis les débuts de la dérive de Fus vers l’extrême-droite. Il pense avoir élevé ses fils dans le respect de ses valeurs, il est militant PS, et avoir suivi leur évolution en allant aux réunions parents et autres preuves d’intérêt. Il ne comprend pas. Quand il en parle à Gillou, celui-ci lui dit de ne pas s’inquiéter, que c’est toujours un bon garçon, qu’il a un bon fond. Mais peu à peu, contre son gré, il lâchera, son fils sera devenu un étranger avec lequel plus d’échange n’est possible, plus de rémission. Ou de façon très ténue.
Roman très émouvant sur un père empêtré dans l’immense tourment que posent les dérives d’un enfant, sa peine à ne plus pouvoir communiquer simplement, son impuissance face au mur dressé par celui qu’on a tellement aimé et en qui on a placé une si grande confiance et de beaux espoirs. Un style très attachant, fluide et simple, truffé d’expressions ou de tournures populaires, sans excès.

Ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin, 2020 à la Manufacture de livres. 190 pages, 16,90 €.

* En cherchant, j’ai vu qu’il s’agissait d’un très joli poème de Jules Supervielle.

Texte © dominique cozette

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Se mettre au yoga avec Emmanuel Carrère

06/09/2020 Comments off

Yoga d’Emmanuel Carrère se voulait un petit ouvrage léger et plaisant sur cette discipline et la pratique appuyée de la méditation. Pour ce faire, Carrère s’est engagé dans une retraite de plusieurs jours au trou de cul de la France, une campagne sans âme dans un bâtiment sans charme. Pas de portable, d’écran et autres liens avec l’extérieur. Interdit de se regarder, de se parler, de même se considérer. Rugueux. Un repas très frugal par jour, une promenade et au lit. Méditer seul dans sa cellule ou avec une centaine d’autres personnes, sexes séparés, sur un tapis qui circonscrit ton espace réduit. L’auteur, très pratiquant de la chose, avoue quand même une petite tricherie : écrire ce fameux livre, donc s’éloigner de la méditation pure. Mais rien pour prendre des notes, tout dans la tête. Or, au bout de trois jours, on vient le chercher. Il envisage le pire : mort d’un de ses proches, car il faut une cause très grave pour interrompre cette retraite. Très grave, en fait puisqu’il s’agit de l’attentat de Charlie et que la compagne de Bernard Maris, assassiné, a demandé à ce que ce soit lui qui prononce l’éloge funèbre de son ami.
Il ne retournera pas à sa retraite mais en vivra une autre, gravissime : interné à l’hôpital Ste Anne pour dépression profonde et mortifère. On le déclare bipolaire profond avec phases dépressives super aigües. Sa vie est brisée, son amour cassé, il souffre le martyre et n’a plus goût à rien. Il subit plusieurs électrochocs, prend des médocs et fait des cures de sommeil. Un très sombre passage qu’il n’écrit pas au jour le jour, il n’est capable de rien. Pour se remettre, il sera bénévole pour aider de jeunes migrants à se reconstruire dans l’île de Leros. Oh, ce n’est pas la belle petite île grecque avec maisons blanches et volets bleus mais un lieu au sombre passé, moche et sans attrait. La femme qui anime cette asso le loge chez elle, dans une chambre à petit lit et sans fenêtre et ferme sa maison à clé lorsqu’elle sort. Néanmoins, ils établissent un dialogue intéressant chaque soir, entre musique de Mozart et mauvais alcool. Comme lui, elle est cabossée et paumée. Ils s’occupent bien des ados croates ou afghans qui ont vécu des expérience très douloureuses, et ça pourrait durer comme ça. Sauf que la femme, du jour au lendemain, part au bout du monde…
Beaucoup de tranches de vie émaillent ce récit qui se lit fiévreusement, des amours intenses et uniquement physiques, des amitiés interrompues, des disparitions définitives, des pertes, des malheurs, des anecdotes assez drôles, des coïncidences. Un patchwork, on dit collage aujourd’hui,  de la vie de l’auteur, dans le désordre avec retours sur des histoires déjà dites, mais rien sur ses dix ans d’amour et la rupture par respect pour la femme qui n’a pas demandé à être dans un livre. Et surtout, beaucoup, beaucoup sur le yoga, ses différentes formes, les façons de méditer, un peu d’historique par là-dessus mais croyez-en une non-adepte, ce n’est pas du tout ennuyeux, bien au contraire. On apprend beaucoup sur les narines, pas exemple et ça, c’est drôle.
Le livre se construit avec des allers et retours sur le passé, il n’est pas écrit comme une chronologie avec causes et conséquences ou suivi  psychologique mais les chapitres sont nettement différenciés et chaque paragraphe porte un titre. C’est extrêmement plaisant d’entrer dans la vie fracassée de ce pauvre Emmanuel, conscient que c’est lui le seul responsable de la casse de son existence. Peu à peu, on le verra sortir la tête du trou et il sera de nouveau disponible pour une vie plus heureuse.

Yoga d’Emmanuel Carrère, 2020 chez P.O.L. 398 pages, 22 €

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #512

05/09/2020 Comments off

On en voit encore de bien belles passer sous notre nez masqué : des oinjs hors de prix avec un dealer chef des flics, un cacique sans avenir politique pour l’avenir politique de notre république vaguement paumée, un préz qui dit oui à la liberté de la presse et non aux journalistes qui la pratiquent, une conseillère politique renvoyée dans les cordes à cause, encore, du cacique sans avenir politique mais avec avenir judiciaire, une Miss France chez les fous, et une tata Yoyo qui joue les filles de l’air après avoir fait la bonne chez le curé car le docteur Miracle n’est pas arrivé à temps avec ses six roses, mais a t-elle pris le soin d’annoncer, ça ira mieux demain. Ce que vous souhaite à toustes, mes fidèles, ou pas, fessebouquophiles.
- ES : Darmanin lance le pétard à 200€. À Tourcoing, on dénonce une véritable cannabistouille !
- PE : Ouf de soulagement sur le Tour de France : les coureurs ne seront testés quotidiennement que pour rechercher le virus, pas les produits dopants.
- SI : Je viens de croiser dans les escaliers ma bombasse de voisine super bien sapée qui sentait super bon et moi avec un abattant de WC dans les mains que j’allais jeter. Je veux déménager ce soir et plus j’avais revenir à Lille.
- AD : C’est gênant quand même : à chaque fois que j’entends la voix de Roselyne Bachelot à la radio, France Culture, je crois que mon poste a basculé sur RTL et les Grosses Têtes.
- PD : TENET, el mlif iuq tiaved revuas el aménic.
- CB : Impossible de compter le nombre de moustiques que j’ai écrasés à Carcassonne. J’en ai occis tant.
- TW : Si vous ne le faites pas pour vous, je rappelle qu’en mettant tous un masque on peut protéger Jean Lassalle et les frères Bogdanov.
- FA : Avez-vous remarqué que la plupart des gens sont beaux des yeux?
- SI : Dommage que vous compreniez pas. L’arabe, ok, je vous traduis bande de nuls, mais rigolez pas fort : Tariq Ramadan ouvre un centre pour apprendre les bonne manières et le féminisme.
- RA : Ralph Zurmély, chargé de mission au ministère délégué à l’égalité femmes-hommes (LOL), souhaite censurer le livre féministe de Pauline Harmange « Moi les hommes, je les déteste ». Ne diffusez pas cette information, cela pourrait faire de la publicité au livre, je compte sur vous.
- HD : Deux cent euros d’amende pour les consommateurs de cannabis ! Les contrevenants en recevront notification par WebCame…
- ALV : On a un pic de COVID parce qu’on multiplie les tests, si on fait des tests de QI, on aura un pic d’abrutis.
- FA : Paris Covid : Terrasses de café devenues camps de nudistes.
- DC : La Peste, c’est Camus, mais la Grippe, est-ce Pagnol ?
- PR : Je suis super content que l’état ait versé tellement d’argent aux riches en cette période de crise et d’incertitude. Cela redonne confiance dans la pérennité du capitalisme et la force de la solidarité entre les grands de ce monde. Très rassurant.
- GB : Bonjour. Vous vous réveillez dans un pays où un ancien Garde des Sceaux démissionnaire mis en examen pour complicité de détournement de fonds prend les rênes de la planification des deniers publics pour les prochaines années. Mais c’est bénévole. Donc ça va.
- NP : L’élection de Miss France aura lieu au Puy du Fou. Et juste après, hop ! Droit de cuissage du Vicomte !
- ADS : Les responsables de nos malheurs sont une minorité de politiciens pourris, une minorité de racailles, une minorité de votants débiles, une minorité de flics pourris, une minorité de ci, une minorité de ça… mais que fout la majorité pendant ce temps-là, bordel ?!???
- CEMT : « Alors je vais maintenant rendre les copies sur mon voyage à Beyrouth : Paris Match, très belles photos, très joli, 20/20 ! Georges Malbrunot, totalement hors-sujet, non seulement vous faites du journalisme mais en plus vous dites pas de bien de moi, 0/20, redoublement ! » (Emmanuel M.)
- NP : C’est très grave ce que vous avez fait monsieur Malbrunot. Vous avez fait du journalisme ! Un journaliste, ça fait de la communication ou ça ferme sa gueule.
- DC : Macron défend la liberté de la presse, heu non, il défend que la presse ait la liberté. La subtilité du mot défendre.
- JD : Macron en jet ski à Bregançon  : bon journaliste. Macron en train de fricoter avec le Hezbollah : mauvais journaliste !
- WI : après s’être fait remonter les bretelles en public par le chef de l’Etat, Malbrunot n’a pas pu suivre Emmanuel Macron en Irak. Motif : plus de place dans l’avion présidentiel.
- CEMT : « Et je vous garantis que grâce à ce plan de relance, aucun patron, aucun actionnaire, aucun millionnaire ne sera laissé au bord du chemin. »
- BI : – Si on a un vaccin, on l’administrera en priorité aux élus… – AH BRAVO! LES PREMIERS SOINS AUX PLUS RICHES ET PUISSANTS EN PREMIER! – Bon OK , on va administrer les vaccins aux Français en première – AH BEN VOILA! POUR SUR QU’ON NOUS EMPOISONNE!! PIQUEZ NOS ELUS D’ABORD!
- LC : Le plus contraignant dans le télétravail, c’est de devoir bouger la souris régulièrement pour que l’écran ne passe pas en veille.
- CC : La magistrate qui a mis Bayrou en examen, devenue conseillère spéciale de Dupont-Moretti est virée après 3 jours, juste avant la nomination du mis en examen. Toute ressemblance avec une République bananière serait fortuite.
- OVH : Rip la baronne Annie. Chapeau pour votre vie Tata Yoyo.
- MK : Avis officiel : l’hommage de NosEnchanteurs à Annie Cordy est reporté à demain, le temps de la pleurer un peu.
- JPT : Annie Cordy s’en va mais ses chansons restent. On aurait préféré l’inverse.
- NP : Trump n’a demandé que deux choses aux labos qui vont fabriquer le vaccin : 1 – que des millions de doses soit disponibles AVANT le 3 novembre. 2 – et que les gens à qui on va l’injecter ne commencent à mourir qu’APRÈS le 3 novembre.
- PI : Appareils dentaires et acné absents de cette rentrée scolaire, merci qui ? merci covid.
- PA : Sous de Gaulle on avait un Haut-Commissaire au plan, sous Macron on a un commissariat au rantanplan.
- GB : Ça y est !? Onfray a terminé la tournée de l’intégralité des médias français pour dire partout qu’on ne peut plus rien dire nulle part ? Ou il manque encore Labrador magazine et Passion sandales ?
- CC : Comment est-on passé de Voltaire à Onfray, de Montesquieu à Enthoven et de Diderot à BHL ? Je ne sais pas.
- NP : Toutes mes condoléances à Tonton Yoyo.
- CC : Voici le visage de la vision du futur de la start-up nation… 70 ans, élu depuis 40 ans, grand ami de Lagardère, sa vision à été refusée par 3 fois aux présidentielles, champion du retournement de veste, mis en examen.
- NMB : En fait, si les boeufs savaient marcher en moonwalk, on pourrait mettre la charrue comme on veut, sans se poser de question.
- JB : Charlie Hebdo republie les caricatures de Mahomet. À mon avis les risques sont moindres, avec le coronavirus les terroristes sont en télétravail, et vont privilégier un attentat en visioconférence pour préserver la santé de leurs salariés.

NOTA :  Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » est toujours à commander chez votre libraire (distribution Hachette).

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

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Aaaah ! Fab Caroooo !

31/08/2020 Comments off

Ok, il s’appelle, de son nom d’écrivain Fabrice Caro, soyons sérieux un peu. Fab Caro, c’est son nom de bédéiste, le nom du dessinateur hilarant qui fit un tabac avec  Zaï Zaï Zaï Zaï entre autres et qui transcrit du bon côté de la rigolade, la fine, celle qui rend moins con, ses petits travers de père, époux, mec de la bonne quarantaine, perdu dans l’infernal tracas de la mécanique du monde. Son troisième roman, Broadway, ne raconte pas grand chose de plus que ce que l’on sait du non-sens de la vie, mais énormément plus que ce que notre cerveau enregistre face à l’adversité. L’adversité, ici, c’est une injonction écrite et à lui postée à passer le test de dépistage du cancer colorectal.  Courrier que nous recevons tous passé 50 ans. Sauf que lui n’en a que 46. La honte, le désarroi, la perte de ses repères. C’est aussi une convocation par le directeur de l’école pour venir s’expliquer sur un dessin porno qu’a réalisé son fils de 14 ans. C’est encore un engrenage infernal organisé par un nouveau voisin sans intérêt à trinquer chaque trimestre au son d’un verre de whisky qu’il a par lâcheté accepté alors qu’il déteste cette boisson mais dont il se sent obligé de cultiver le culte, les marques et le vocabulaire qui l’entourent. C’est aussi la prof d’anglais, représentée en levrette sur le dessin, qu’il harcèle mollement en se ridiculisant violemment. Et le couple d’amis (sa femme est amie avec la femme de l’autre) qui projettent de passer l’été ensemble à faire du paddle à Biarritz et qu’il n’a pas eu de courage de décliner immédiatement, prévoyant d’avance la pâtée qu’il va se prendre en slip de bains sur cette improbable planche.
« Du paddle à Biarritz. Si je devais établir une liste de mes vacances idéales, le paddle à Biarritz avec un couple d’amis n’apparaîtrait pas sur la feuille, ni au dos, ni dans le cahier tout entier. Le soir où il avait lancé cette idée, tout le monde était emballé, c’était l’idée du siècle, du paddle à Biarritz, youhou, champagne. Moi-même j’arborais un sourire franc pour ne pas détonner dans l’effervescence ambiante, un sourire de photo de mariage, sans même savoir ce que signifiait le mot paddle, quoique pressentant qu’il avait de bonnes raisons de ne pas faire partie de mon vocabulaire. En rentrant, j’avais tapé paddle sur Google images, et mes appréhensions s’étaient vues confirmées : on me proposait d’aller ramer debout sur une planche en caleçon de bain avec des gens, et je me suis aussitôt vu, le dos courbé sur un paddle qui n’avançait pas, voire reculait, transpirant et rougeaud, le visage grimaçant de douleur et d’effort, tentant de rattraper à vingt mètres devant moi Denis et ses pectoraux fermes et tendus sous le vent océanique. »
J’oublie sa fille de 18 ans qui se meurt dans un chagrin d’amour et oblige son père à brûler des cierges en priant pour d’horribles choses à sa rivale. Ce qu’il fait aussi de peur de mal jour son rôle de père. Et puis ce mail idiot concernant le fameux cancer colorectal qu’il envoie par erreur à son boss.
Le héros est veule, lâche, désemparé, faible, un homme quoi, mais l’auteur est plein de dérision pour le dérisoire de la vie. Il nous conte de façon extrêmement comique ce qui se passe dans le cerveau de cet homme, ce qu’il imagine pour échapper à tout ça ou simplement pour réenchanter sa vie,  des choses très folles, très Broadway, tout en nous abreuvant de mini-souvenirs d’enfance ou d’adolescence pas du tout à son avantage. Episodes de vie de loser comme on en connaît tous mais dont le talent nous manque pour les rendre dignes d’être racontés. Le talent, Fabrice Caro le brasse à la pelle, chaque paragraphe est un petit chef-d’œuvre à déguster tendrement, oui, tendrement car on s’apitoie pour ce pauvre vieux gamin qui ne connaît pas son propre mode d’emploi. Evidemment, on rirait moins si c’était notre mari !
Chouette chronique sur un mec dont la vie n’est qu’un malaise général, de quelque côté qu’il se tourne. C’est vraiment drôle, parfois pathétique par effet de miroir, avec une écriture très fluide malgré l’absence générale de dialogues ou à cause de ça, peut-être.
A lire masqué.e dans les transports en commun pour cacher le sourire niais qui s’affichera automatiquement sur votre tronche de cake séduit par cette affaire.

Broadway par Fabrice Caro aux éditions Gallimard. 200 pages, 18 €

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #511

29/08/2020 Comments off

Je sais, c’est vieux mais ça a fait le buzz. Quoi ? La pâtée des mecs qui jouent avec leurs pieds. Indécent. Mais le masque, c’est pas vraiment décent quand c’est mal mis, et Poutine qui empoisonne ses – ah non, il y a présomption d’indécence – , sinon cette histoire de tétons tellement mais tellement indécents, d’ailleurs si ça tombe, c’était peut-être juste un tatouage, et puis ces dix petits nègres, quelle horreur, mais quelle horreur un titre pareil alors qu’on a des mots si jolis comme racisés, par exemple, ces dix petits racisés. Sinon, il y a France ô qui disparaît (oui, une pensée pour les racisés de là-bas) et Bayrou qui apparaît (une pensée pour les Pallois qui l’avaient confortablement urné dans la joie et la négress oh pardon, je n’ai pas voulu dire ça, je ne suis pas raciste j’adore Ray Charles) et Darmanin qui se mariiiiiie aujourd’hui, toujours présumé indécent. Mais bon, ministre marié à moitié pardonné et à nous la jarretière et la chenille qui redémarre dès ce soir. Bon week-end à toutse, après la pluie vient le sommeil et ne vous en laissez pas conter par la rentrée prochienne.
- NP : Il faut vraiment être stupide pour penser que l’obligation de porter le masque est un complot de Big Pharma. Il est évident que c’est un complot des vendeurs de dentifrice.
- DN : On voit presque tes poils de nez, mec, un peu de pudeur.
- EU : L’oxygène n’est plus gratuit, il coûte 135 euros.
- MK : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris bayernisé ! »
- OVH : Paris se prépare : interdiction de circuler en voiture sur les Champs Elysées, obligation de porter le masque. Tous aux abris ! C’est l’invasion de l’armée allemande ? Le retour des Gilets jaunes ? Des menaces djihadistes ? Non. PSG/ Bayern.
- BR : On nous dit de soutenir les français qui jouent ce soir. Mais lesquels ? Ceux du Bayern ou ceux du Qatar ?
- DA : Le charme discret d’un Ibis à la Gare de l’Est c’est que pour 10€ de moins qu’un Ibis Styles, ils te mettent du PQ qui étale, des serviettes-ponceuses en papier émeri et un lit-trampoline. Sinon je viens d’éternuer chambre 502, la 527 m’a dit « à tes souhaits ». Je recommande.
- ES : L’affaire Alexeï Navalny : Poutine va encore essayer de noyer le poison.
- NP : C’est quand même dingue cette manie qu’ont les opposant à Vladimir Poutine d’avaler du poison pour salir la réputation de la grande et magnifique démocratie russe.
- ES : Dire que si le PSG avait gagné, les supporters auraient exprimé leur joie en cassant les Champs-Elysées, et que là à la place ils vont casser les Champs-Elysées.
- BL : C’est vrai que le foot ça rassemble… dommage que ça rassemble quand même beaucoup de cons..
- ADS : Bizarre, aucune équipe des BRAV.. aucun canon à eau… pas de LBD… soi-disant 3000 flics mobilisés.. je ne les vois pas.. je vois juste un bordel inouï, des voitures brûlées, des dégâts énormes.. il y a quelqu’un là haut ?!
- LJ : Apparemment depuis l’apparition du Covid 19 , les autres maladies ne tuent plus .
- CEMT : Pour vous informer sur l’outre-mer, vous mettiez France Ô sur le canal 19, mais à partir de demain, elle disparaît et ce sera le gros vide 19.
- ADS : Les femmes ne peuvent plus rentrer dans les supermarchés en décolleté, ne peuvent plus bronzer seins nus. La France change à une vitesse vertigineuse. On ne pourra pas dire «on n’a rien vu venir.»
- JT : Je refuse de vivre dans un monde où on somme les femmes de se rhabiller.
- MQ : On dira ce qu’on voudra, mais l’intégration, c’est quand ton interlocuteur aux nom et prénom clairement non francisants te parle avec un accent alsacien digne des petits villages bucoliques du piémont des Vosges.
- JD : Quand j’étais gosse, on avait des trains partout, des postes dans les villages, des hôpitaux et des maternités, des gendarmeries, etc. Je suis au moins le cent-millième à faire le même message mais à quel moment ça a merdé bon dieu ?
- LH : On censure une femme qui affiche la moitié de son téton et BFMTV passe en boucle les images d’un homme qui se fait tirer sept balles dans le dos. S’ils devaient tomber dessus, nos enfants seraient choqués par quelle vidéo putain ?!?
- TP : Sur BFM, pas besoin de porter le masque : avant d’entrer, Christophe Barbier vous désinfecte en vous frottant avec son écharpe, puis Ruth Elkrief vous fouette avec son collier de perle en hurlant « sors de cette enveloppe corporelle, virus ! ».
- MH : Ceux qui ont demandé l’interdiction des seins nus sur les plages, ils ont du obéir à des ordres venant de gros bonnets.
- PS : Je suis favorable à l’interdiction des seins nus sur les plages, mais uniquement si ça s’applique aussi aux hommes. Parce que si un téton c’est traumatisant, il y a pas de raison de faire les choses à moitié.
- AC : Seins nus de quoi j’me mamelle ?
- BB : C’est fou quand même. On se déplace pour des tétons sur la plage mais par contre y’a personne pour prendre les plaintes des femmes battues…
- RR : « Dix petits nègres », le roman d’Agatha Christie change de nom. Il va s’appeler désormais « Ils étaient 10″. De son côté, Pascal Negre sera bientôt rebaptisé Pascal « Il était tout seul ».
- BR : Il faut débaptiser. « La guerre des Gaules » de Jules César. Un titre affreusement genré
- MK : Quand j’écrirai mon best-seller « Dix petits cons », je penserai très fort à l’héritier d’Agatha Christie.
- CV : On l’a échappé belle ! « Dix petits nègres » aurait pu avoir comme nouveau titre « Dix petits racisés ».
- FXL : Les « Négresses Vertes » deviennent Les « Femmes de Couleur Pas Mûres »
- XX : Suite aux différentes polémiques, le Montenegro a décide de s’appeler : Un thé monsieur s’il vous plaît.
- MK : Faut-il que l’auteure de « Dix petits nègres » soit blanchie ?
- DA : Je commence « Le Rouge et le Racisé » de Stendhal, je vous dirai ce que ça vaut.
- LJ : Les moutons ont peur du loup alors que c’est toujours leur berger qui les mène à l’abattoir…
- DN : Peu de gens s’en souviennent mais avant la censure des gauchistes bien pensants, Les Misérables de Victor Hugo s’appelait La Grosse Bite à Jean Valjean Nique La Police.
- SF : J’espère que les Femen ne viendront pas perturber la cérémonie de Gérald Darmanin et Rose-Marie Devillers, ce samedi 9h, à la salle des mariages de la Mairie du 10 Place Victor Hassebroucq, 59200 Tourcoing.
- RG : Précisons qu’il n’est pas nécessaire de porter un masque en vélo d’appartement pour aller au télétravail.
- CB : Sur un vol long-courrier, entre le masque chirurgical et le masque occultant sur les yeux, à un moment t’as plus vite fait de te faire une cagoule intégrale avec un sac à vomi.
- NMB : N’empêche, si les extraterrestres débarquent cette année, il faudra leur avouer qu’on doit porter des masques parce qu’un chinois a loupé la cuisson de sa tourte au pangolin, et on ne va pas du tout passer pour les plus gros blaireaux de la galaxie…
-  LJ : Il y a tellement de toubibs sur les plateaux TV que, quand on appelle le 15, on tombe directement sur le standard de BFM !
- EEF : En voiture un mec m’a crié « Va te faire enculer! ». Je lui ai répondu : « Et les préliminaires alors ?!  »
- CC : – Papa, c’est quoi le nouveau monde ? – C’est nommer Bayrou Haut Commissaire Au Plan pour imaginer la France du futur, alors qu’il est mis en examen et que les Français ont rejetés trois fois sa vision aux présidentielles.
- LG : Fabriquer ses produits ménagers et réduire les emballages polluants, c’est la solution ! Là par exemple je fabrique mon propre glyphosate.
- FIA : Eau d’orange verte, ça reste la meilleure contrepèterie du monde parce qui ‘on ne saura jamais si Hermès l’a faite volontairement.

NOTA :  Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » est toujours à commander chez votre libraire (distribution Hachette).

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Balade dans l’East Village avec Chantal Thomas

25/08/2020 Comments off

Ce n’est pas celle qui fabrique les soutifs, cette Chantal Thomas, elle est essayiste et romancière, entre autres talents d’écriture, que je n’avais jamais lue. On m’a offert l’opus intitulé East Village Blues, une petite merveille de retour sur soi quand elle est tombée amoureuse de New-York dans les années 70, lors d’une simple escale après une sorte de demi-tour du monde qu’elle avait l’habitude de faire avec sa grande amie Sandra, sans plan, sans rien de prévu. Toutes les deux, elles partaient n’importe où au gré des rencontres et des envies, frôlant parfois le dangereux mais elles s’en tiraient toujours très bien, enrichissant leur stock d’aventures et de souvenirs au fil du temps. A cette époque heureuse, on pouvait voyager n’importe où sans problèmes. Or, New-York devint subitement l’endroit où Chantal devait vivre, pas ailleurs et de toute urgence. Le plus difficile  fut d’annoncer cette rupture de vie voyageuse à Sandra. Sandra qui, pas rancunière, donna à son amie un vague numéro de téléphone d’une amie d’un ami etc…
Quand Chantal arriva dans la grosse pomme, elle appela et tomba sur Cynthia, le numéro. Elle vivait dans un minuscule endroit mais accepta de le partager. Et de là commence son exploration dans cette partie de la ville, les inénarrables fêtes dans d’improbables lieux d’habitation, les collusions avec tous ceux qui bâtirent la réputation arty de New-York, la bande à Warhol mais aussi les références nombreuses à la beat generation, un parcours échevelé qui constitua une partie de sa jeunesse. Elle nous parle de tout ceci depuis un nouveau séjour en 2017 où elle va tenter de retrouver ses lieux de prédilections, avec un enthousiasme qui nous ferait partir là-bas dès que possible !
Indispensable pour les amoureux de la Grosse Pomme. Livre agrémenté de photos d’Allen S. Weiss.

East village blues par Chantal Thomas 2017. Chez Points. 164 pages.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #510

22/08/2020 Comments off

On peut rire cette semaine, zut, quoi, il y a des choses trop drôles comme BHL sur la pointe de ses petits petons pour être le plus grand sur la photo (comme quoi le cerveau n’est pas forcément un organe de supériorité), Bolsonaro qui confond nains et gamins (comme quoi les yeux ne sont pas forcément un organe de discernement), des grains de raisins emballés individuellement (comme quoi le coin du bon sens n’est pas forcément frappé), les hôtesses du Tour virées (comme quoi distanciation sexuelle et peloton ne sont pas les deux mamelles du boyau), Bayrou qui exige des petits égards privés pour entrer au gouv (comme quoi son parti populaire européen et des démocrates moncul n’a de populaire que mon genou), passons sur le Puy du Fou comme son nom l’indique et Blanquer qui fait joujou à la plage. J’oublie, j’oublie, j’oublie… ah oui, le masque, aïe aïe aë, le truc qui fâchier ! Nez en moins (à rentrer sous le masque), que le week-end vous apporte joie et sérénité, tartes aux figues et tapenade !

- RDB : Donc si je résume, cet été on a vu Jean-Michel Blanquer faire du ping-pong, de la zumba, des barres parallèles, du canoë, de l’escalade, du rafting, du hoover board, du vélo, du beach-volley … C’est plus un ministre, c’est une pub Tampax.
- JB : Le port du masque en ville n’empêche pas de passer des moments conviviaux. Par exemple, dans port du masque obligatoire d’Amsterdam, y a des marins qui mangent, qui dansent, qui boivent.
CT : Je propose qu’à tous les lieux d’art et de culture se rajoute l’appellation Puy du Fou … Une façon de pouvoir déroger à tout. Le Le Rond Point du Puy du Fou qui voisine avec le Théâtre Marigny du Puy du Fou à côté du Grand Palais du Puy du Fou etc …
Nous devenons tous des Puy du Fou !
- JB : J’envisage un immense rassemblement de végans au Puy du Tofu.
- DC : Après Beyrouth, Macron s’offre Bayrou. Que des bonnes idées !
- RDB : Fraude sociale en 2018 : 305 millions €.  Fraude fiscale en 2018 : 100 milliards € (soit 100 000 millions €) Mais bon, si le problème vient des pauvres, hein.
- TC : Le plaisir de retirer un masque à une fille va devenir supérieure à celui de lui retirer son soutif
- RT : Si vous voyez un mec qui passe ses journées à picoler au fond d’un PMU en commentant les faits divers en disant « ça peut plus durer » ou « maintenant y’en a marre, » soit c’est un poivrot, soit c’est le Ministre de l’Intérieur.
- PR : Tu me diras que Bayrou, haut commissaire au plan, ça pourrait être pire. Effectivement. Mais justement, ce qu’on cherche, c’est mieux.
- CC : Je viens de lire la composition d’un sandwich triangle : le plus sain ça reste l’emballage.
- MK : Je dis qu’il me semble préférable de porter un masque : je perds des amis. Je dis que je n’aime pas le Qatar dans le foot : je perds des amis. J’hésite à dire que j’épluche une orange, je risque encore d’en perdre.
- ADS : Je viens de rencontrer un livreur Amazon. Il m’a demandé quelle heure est-il. Je lui ai répondu « entre 9 et 17 h ».
- GB : Alors y’a 1 gars appelé Emmanuel Macron en France, y fait taper sur des GJ parce qu’ils demandent dignité, démocratie et salaires décents. Pis y a 1 gars appelé Macron Emmanuel, qui soutient des gens qui réclament la même chose en Biélorussie. On peut échanger ?
- CEMT : Amis complotistes, attention, il paraît que Bill Gates a caché plein de clusters sur les disques durs. Pour éviter d’attraper le COVID détruisez le votre avec un marteau, c’est plus sûr.
- JG : Toi tu reçois des recommandés pour une facture de 45 € et ton banquier te les saisit direct sur ton compte. Et puis, il y a Luc Besson à qui on efface une ardoise de 45 millions € et qui avait comme banquier Emmanuel Macron.
- JO : J’ai demandé à mon toubib à quelle date on aurait un vaccin. Il m’a répondu :  » Je ne sais pas, je ne suis pas journaliste  » !
- CM : À quand l’emballage individuel des graines de chia ???
- FJ : Visé par une enquête préliminaire pour viol sur mineur, Christophe Girard estime la plainte « sans fondement »…
- MQ : Les mecs qui disent ne pas arriver à respirer avec un masque, comment ça se passe pour un cunni ?
- CM : Ptdr mon TGV a fait un arrêt exceptionnel au MILIEU DE NULLE PART pour foutre dehors un mec qui refusait de porter le masque.
- ADS : Avez-vous remarqué que toutes les choses qu’on veut manger en cachette sont emballées dans des trucs qui font un bruit épouvantable ?!!
- MK : En plus du Liban et de la Biélorussie, SuperMacron Mali pense
- CC : Sur cette histoire d’allocation et de gens qui l’utilisent pour acheter un écran plat, les médias vous mentent. Toute personne qui a déjà touché une aide étudiante ou de rentrée scolaire sait très bien qu’avec ce montant on paye uniquement la télécommande.
- BR : Une voiture de police vient de passer avec un haut-parleur : « Veuillez mettre votre masque dans les rues du centre ville. 135 euros l’amende ». Je suis dans un film de science-fiction
- JH : Le Danemark va financer les retraites en taxant les ultrariches. La France va financer les ultrariches en baissant les retraites.
- DA : Nous sommes le 20 août 2020 et : – Sarkozy n’est pas en prison – Benalla n’est pas en prison – Fillon n’est pas en prison – Les Balkany ne sont pas en prison – Bayrou est haut commissaire au plan – Ferrand est président de l’Assemblée – Darmanin est ministre de l’intérieur.
- DN : Les mecs, je comprends que vous soyez déçus par la suppression des hôtesses du Tour de France, c’est vrai qu’on ne doit pas devenir une société prude et aseptisée. Je propose donc de les remplacer par des mecs musclés en slip.
- OB : Quand je pense à tous les moustiques que je nourris, je devrais toucher les allocations familiales.
- TP : J’ai essayé de faire un footing avec le masque, je n’ai pas réussi. Ça m’a rappelé la fois où j’avais essayé de faire un footing sans le masque.
- PM : moi , les allocs , mes gosses n’en ont jamais vu la couleur, c’était pour les putes et la drogue et aussi pour le livre de François Fillon ..
- DC : Faites gaffe en vous vêtant si vous êtes à Marseille : 30 000 € d’amende pour porter le maillot PSG. Mazette ! J’aimerais pas être le flic obligé de te l’infliger. Il risque de se retrouver éparpillé façon puzzle dans le Vieux Port !
- OB : Puisqu’on va devoir enseigner à des classes de 37 avec un masque, je propose que Jean-Michel Blanquer fasse toutes ses conférences de presse masqué et demande aux journalistes une restitution écrite simultanée.
- BHL (oui, le vrai) : #StopCOVID19 ? Non. #StopPANIQUE! Stop #CeVirusQuiRendFou! Il ne PEUT pas y avoir de #deuxiemevague semblable à la première. Because #tests. Because #masques. Because #immunité grandissante. Because #hopitaux prêts (Comment qu’y cause, notre philosophe abhorré)
- OM : « Brésil : Bolsonaro confond un homme nain avec un enfant et le porte sur ses épaules ». Bah les brésiliens ont bien confondu un handicapé mental avec un candidat à la présidentielle.
- MR : Je viens de trouver comment appeler un oncle raciste. Un Führoncle. Ne me remerciez pas.
- NP : Est-ce qu’on imagine deux secondes Jean-Paul Sartre se mettre sur la pointe des pieds pour avoir l’air plus grand sur une photo ?
- IZ : Bon courage aux parents qui devront trouver des masques 24×32 format italien carreaux seyès sans spirales.
- RDB : Ce « Il pourra y avoir des exceptions » à 10 jours de la rentrée, tu sens le truc carré et bien préparé.
- NMB : « Portez un masque »,  « ne portez pas de maillot du PSG »… J’ai de plus en plus l’impression de vivre 2020 comme dans un épisode des Reines du Shopping
- DVR : Des fois, je m’assieds sur la balance des magasins pour savoir combien je coûterais si j’étais un poivron.
- RR : De retour à Paris, je reprends, petit à petit, coût à la vie..
- ADS : Après le Covid, d’autres pandémies vont s’en suivre: – Ventrevid – Portefeuillevid – Frigovid – Pochevid…
- JT : Hâte de voir Bolsonaro lancer un enfant pensant que c’est un nain.
- SB : Gendarmerie des Vosges : En forêt, les animaux ne jettent pas de détritus et ne provoquent pas d’incendie par négligence. Les humains, si. Vous êtes donc priés de vous comporter comme des animaux.

NOTA :  Mon livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » fait aussi sa rentrée littéraire , y a pas de raison ! A commander chez votre libraire (distribution Hachette).

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Lola Lafon et Patty Hearst

17/08/2020 Comments off

Le livre de Lola Lafon s’intitule Mercy Mary Patti. Oubliez Mercy et Mari, deux très courtes références à des femmes elles aussi enlevées, et concentrons-nous sur Patti, alias Patricia Hearst, petite-fille d’un magnat de la presse, enlevée en 1974 par un groupe de révolutionnaires. L’affaire fit d’autant plus de bruit aux Etats-Unis, que Patti, qui égrenait ses vidéos dans l’actualité, se disait totalement libre de sa pensée et de son sort, car très vite, épousant la cause de ses geôliers, elle en fit  la propagande et obligea son richissime parent de, non pas envoyer de rançon, mais de nourrir les centaines ou milliers de pauvres qui peuplaient la Californie. Evidemment, les pouvoirs publics comme l’intelligentsia décrétèrent de conserve que la pauvre petite — elle avait 19 ans — était victime d’un lavage de cerveau. Malgré les dénégation de la jeune fille qui bientôt se débarrassa de ses signes extérieurs de richesse pour porter le treillis et manier la kalach. Elle participa à un hold-up armé qui entraîna une vaste chasse à l’homme contre elle et ses ravisseurs. Ceux-ci furent tués (brûlés vifs) mais pas elle. On l’emprisonna afin qu’elle fût jugée. Or ses parents, pas rancuniers malgré les injures qu’elle leur envoya, payèrent nombre d’avocats pour sa défense. Et l’un d’eux délégua à Gene Neveva, prof d’université US en résidence dans les Landes, la tâche de scruter et analyser tous les documents en leur possession pour plaider sa cause.
Le livre commence à ce moment-là. Gene, femme forte et sans vergogne, engagea la jeune Violaine pour défricher le binz, elles avaient peu de temps. Violaine, mal à l’aise, oie blanche mal dégrossie (par ailleurs anorexique), n’était pas souvent d’accord sur l’analyse des vidéos ou des témoignages de Patti mais d’un autre côté, cela ouvrait aussi d’autres perspectives. Voilà pour ces deux femmes, leurs façons de vivre et leurs questionnement.
Puis arrive une troisième personne, apparemment bien plus tard, qui évoque la Violaine d’aujourd’hui, cinquante ans, seule, et la suite de l’affaire.
C’est un livre passionnant mais…
Mais la forme est malaisée. Le pronom d’abord utilisé est le « vous », ce vous s’adresse à Gene Neveva, dans cette quête de documents à décharge. On ne sait pas qui parle et cette distanciation est assez difficile à intégrer. Et quand la troisième personne apparaît, c’est sous le pronom : »je ». Encore une fois, qui s’exprime ?
Il s’agit bien sûr de l’auteure, Lola Lafon, mais quelles complications pour un récit vraiment foisonnant, bourré de questions, de partis pris ou non, de considérations sur la liberté, et surtout très riche sur les détails définissant les deux personnalités. Ça n’empêche pas de trouver ce récit attachant, comme on peut le faire pour des gens qu’on ne comprend pas tout passant de superbes moments en leur compagnie.
Ce n’est pas un gros livre, les chapitre sont courts, la prose est plaisante, il se laisse lire avec plaisir.

Mercy Mary Patti de Lola Lafon, 2017, aux Editions Babel. 240 pages, 7,80 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #509

15/08/2020 Comments off

Ah, ce cher Macron que le monde entier nous envie ! Un homme qui enfourche aussi bien le tigre que le jet ski, qui fait si bien la morale aux vilains pays qui ne savent pas ranger leurs explosifs, qui distille des conseils fermes et jamais contradictoires sur le port de Saint Tropez, heu non, du masque, port du masque, remarquez, c’est pas lui c’est son gouv, ah ouf, ou encore ses préfets, ah re-ouf, voilà un homme heureux que ses amis peuvent remercier caniculairement. Je voulais dire chaleureusement. N’est-ce pas fou, ce puy de bonheur qu’il va pouvoir offrir à 9000 personnes qui vont ensuite semer la bonne parole toute postillonnante dans la France apprenante ? Si, si, c’est fou, je dirais même foutu quelque part. Alors bon week-end quand même à vous toutses, arrosez-bien vos bébés, pépés et mémés avec de l’eau fraîche !
- NN : Explication de la dérogation du Puy du Fou : Pour un ami, on peut bien risquer une contamination de masses sur un public composé principalement de personnes agées, suivi d’un possible reconfinement quand même !
- CP : Le Grand Cluster du Puy du Fou. Je demande la quatorzaine obligatoire pour tous ceux qui ont assisté à la Grand Messe de la Secte.
- TP : Que le Puy du Fou accueille 9000 personnes, bon. Mais que 9000 blaireaux aient envie d’y aller, ça me dépasse ! L’humanité mérite de disparaître, finalement.
- FN : « —  Bon, les gars… on va au bois ? —  T’as des capotes ? —  Yes —  T’as ton masque ? —  Ah non merde… — Bon ben… on va au Puy Du Fou ? »
- KS : Le télétravail sans climatisation c’est pas pareil … ça va lâcher des « je pense que je vais revenir au bureau cette semaine »
- NP : Je suis assez content de l’éducation de mes enfants : ils disent bonjour à leurs grands parents avant de leur demander le code du Wi-Fi.
- HT : Le pouvoir libanais agonisant réprime en ce moment son peuple grâce à de miraculeux stocks de matériel français, lacrymogènes, LBD, etc..
- ADN : Désolé les Beyrouthins, on a tout fait pour qu’il ne vienne pas vous emmerder pendant que vous recherchiez les survivants. On lui avait même refilé un billet d’avion pour Bayreuth mais ça n’a pas marché. Pardon.
- KS : Sur TF1, une touriste française à Djerba : « cette année c’est triste, y’a pas de Français, pas de touristes, que des locaux » … que des tunisiens en Tunisie, scandaleux.
- RR : Le président libanais viendra à Paris le 1er septembre pour évaluer la gestion ubuesque des masques dans les différents arrondissements.
- MK : Covid19 : après Le Puy du Fou, Lourdes aimerait bien à son tour un p’tit miracle…
- BR : Bruno Le Maire en visite à Lourdes. La foudre tombe sur le funiculaire : 12 blessés.
- JB : Est-ce que quelqu’un a pensé à condamner avec la plus grande fermeté la canicule et à la menacer de lui retirer ses allocations ?
- YB : Vous allez voir, il va interdire les plages pour être certain de remplir les 9000 places du Puy du Fou
- BA : Comment on dit « cluster » en bon français ? Puy Du Fou
- NBF : L’avantage avec cette chaleur c’est que t’as besoin de rien faire.  Dans mon potager, les légumes ont commencé gentiment à cuire.  Je viens juste de balancer un filet d’huile d’olive et du sel sur les plants. À midi la ratatouille est prête…
- HI : A partir de demain, le masque sera obligatoire dans toutes les villes de plus de 5832 habitants. Uniquement dans les rues dont le nom commence par les lettres G, K, P, V et Z. Du numéro 9 au 35 bis.
- CC : Hier nous avons fait une séance de fractionné, cela consiste à courir très vite trente secondes puis de trottiner pour repartir de plus belle, et cela seize fois de suite. En gros, j’ai eu l’impression de rater seize fois mon bus.
- FIA : La Maison France 5, c’est quand même la seule émission où on t’explique qu’il y avait des contraintes budgétaires mais que chacun des 5 enfants a sa propre douche.
- MK : En exclusivité, je vous donne le choix du quatrième pouvoir qu’est la presse pour la prochaine présidentielle : Emmanuel Macron, Marine LePen-à-jouir et Xavier Bertrand. Jean-Luc Mélenchon aussi, mais uniquement comme punching-ball.
- CMG : JACQUES A DIT…… TOUS MASQUÉS !!! …ENLEVEZ LES MASQUES !!!…. PERDU, JE N’AI PAS DIT ‘JACQUES A DIT’ !!!
- OM : Si tu avais le choix entre tester le vaccin russe et lécher une barre dans le métro, tu choisirais quelle ligne ?
- ADS : Les amis, arrêtez de vous plaindre de votre vie! Il y a des gens qui en ce moment sortent avec votre ex!
- EF : Kamala Harris, candidate à la vice présidence des États Unis, est – une femme – indienne – démocrate – intelligente et noire. Bref, un condensé de tout ce que déteste Donald Trump Et autant de raisons de la soutenir.
- ES : Pour savoir où et comment distribuer les aides au Liban, les pays donateurs vont avoir besoin d’un Guide du Beyrouthard…
- DC : Trierweiler encore virée malproprement. Match nul ? En tout cas, perdu pour elle.
- PD : Bonne nouvelle : Les Français lisent des livres. Mauvaise nouvelle : Ils lisent de la merde. Sarkozy numéro un des ventes.
- MK : Parfois, je rendrais bien obligatoire le masque aussi dans les chiottes
- FIA : J’attends le plan des quartiers où le masque est obligatoire sur le nez.
- MP : Je propose qu’on remplace l’insulte «fils de pute» par «fils de chasseur». Parce que bon, quand même, les putes méritent du respect, elles.
- BC : Aujourd’hui à Bordeaux, il y a eu une manif anti-masque. Certains manifestants portaient des masques. Moi je ne sais plus.
- JT : Quel plaisir de tousser fort à côté des gens qui ne portent pas de masques et de les voir partir en courant.
- NP : Je suis très déçu par mes deux frères : aucun des deux ne se décide à être d’extrême-droite. Du coup mes enfants n’ont pas de tonton raciste dans les réunions de famille et j’ai peur que ça nuise à leur intégration sociale.
- CC : Le port du masque est obligatoire à partir de ce samedi dans les rues du centre historique de Clermont-Ferrand. Cela signifie que les Clermontois vont enfin découvrir leur haleine quotidienne après la gentiane, le fromage avec croûte et la truffade à l’ail.
NOTA :  Mon dernier opus « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » est en vente chez votre libraire. Sujet : tous mes ratages. 

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Les Fessebouqueries #508

08/08/2020 Comments off

 

Dans ce contexte de canicule où même le ministre responsable de notre peau nous conseille de faire gaffe, le prèz est parti distribuer sa bonne parole — ferme (-la) et autoritaire — aux Beyroutiens comme s’ils ne savaient pas déjà qu’ils étaient dans la mouise, les pauvres. Même Ghosn  qui a perdu sa baraque, takavoir. Mais trêve de raillerie, nous on a le numéro vert, on a les masques, on a les vacances, on a les insultes, la seule chose qui nous manque, c’est un bon vieux roi pourri qui fuirait pour malversations, mais ça, ça ne risque pas puisqu’un certain 4 août d’il y a longtemps, on a abolit les privilèges…Tous, je vous dis. Allez, cheres lecteurices, bon week-end  et buvez !
- MK : Le Liban n’étant pas à une catastrophe près, Macron a pris la route de Beyrouth…
- MG : Zorro est arrivé ! Au Liban, il va tout réparer ! Comme en France, voyez ! Gardez-le si vous en voulez !
- OB : Donald Trump ferme la frontière au Mexique, il ferme TikTok. Avec un peu de chance, le prochain truc qu’il ferme, c’est sa gueule.
- HM : Le saviez-vous ? Un corps non lavé correctement depuis trois jours sent la saucisse de volaille. Ou alors, c’est juste moi.
- LO : « Explosions à Beyrouth : la police disperse à coup de gaz lacrymogènes des manifestants anti-gouvernementaux » Ah bah là on voit vraiment que Macron est passé, voyez.
- CB : Prendre du poids m’engourdit : Mon corps centkilose.
- KA : Je regarde bfmtv et il y le feu en Ardèche, le journaliste qui est sur place avec un riverain lui demande, il y a le feu, pouvait vous me dire ce que vous voyez ? Le riverain répond, bé des flammes et de la fumée.
- NP : Il n’y a qu’une seule différence entre les enfants de couples homos et les enfants de couples hétéros : TOUS les enfants de couples homos ont été désirés, ce qui est loin d’être le cas pour les autres. Alors vos discours sur le bien de l’enfant…
- PE : — « Trump: Il y a un fléau qui est en train de tuer notre jeunesse et il faut agir tout de suite » —  Conseiller : « Totalement d’accord, on supprime les armes?! » —  Trump : « On supprime Tik Tok ! »
- JC : Se lever, acheter des tomates farineuses, de la mozza en plastoc et du rosé en cubi chez Super U, se prendre du sable dans la gueule à la plage, le soir regarder un téléfilm FR3 sur un écran de 13 cm dans un T2 à la Grande Motte…et se dire qu’on bosse toute l’année pour ça !
- OVH : Ce soir sur France 2, un film de Lelouch avec deux acteurs disparus : Johnny Hallyday et l’avocat pénaliste Eric Dupond Moretti.
- ES : Quand tu veux faire merci de la main à la voiture qui te laisse traverser, et que tu tiens avec les deux premiers doigts ton tel et avec les deux derniers ta pièce de 1 euro pour la boulangerie et que tu réalises que tu viens de lui faire un doigt d honneur à la place.
- CC : J’imagine un de mes collègues me traitant de « salope ménopausée »…  je pense qu’il serait toujours en train de ramasser ses couilles sur le lino. Je me réjouis de ne jamais avoir eu à côtoyer ce style de babouins et je ne comprends pas le niveau de ces mecs. Complexe de petite bite ? Pardon pour le nombre d’organes sexuels évoqués vulgairement dans ce tweet.
- ADS : Macron parle de la crise terrible que le Liban traverse, de la proportionnelle si nécessaire pour une vie politique équilibrée et juste, de la corruption qui ronge le Liban mais se rend-il compte qu’il décrit la situation de la France, situation qu’il ne cesse d’aggraver ?!
- PI : Est-ce que j’ai essayé de chasser une mouche avec la main qui tenait la tasse de café chaud ? Bien sûr que non je ne suis pas débile.
- LO : J’ai mis en place 2h d’auxiliaires de vie/jour pour ma mère qui vit loin de moi. Ce matin, 1ère fois, ma mère a fait le ménage avant son arrivée pour qu’elle « trouve la maison propre quand même ». Après 30min elle lui a sorti : « bon ben on va vous libérer merci d’être passée »
- ES : Ça y est, Macron est apparemment devenu Président du Liban, la nouvelle vient d’être confirmée par son allié du MoDem, Francois Beyrouth.
- ES : Le soir du 31 décembre, il faudra songer à remercier Benjamin Griveaux de nous avoir procuré le seul et unique moment de détente de cette année 2020.
- GA : Juan Carlos part donc en exil sans sa femme. Quel génie.
- JB : Pense-t-on sérieusement que le Liban a besoin de la présence d’Emmanuel Macron au lendemain de la catastrophe ?
- DC : Macron a grillé Bernard-Henri Lévy sur la scène libanaise… Ça décoiffe !
- AR : Vous vous souvenez quand le président libanais est venu à Toulouse après l’explosion de l’usine AZF en 2001 pour exiger des réformes ? Moi ça ne me dit rien…
- PN : Macron au Liban, il va proposer un numéro vert ? une commission ?
- IN : Un grenelle du nitrate d’ammonium. Un moratoire sur la maison de Ghosn.
- EB : Ne buvez surtout pas l’eau du robinet de Paris ! Les équipes d’Hidalgo ont trafiqué la mémoire de l’eau pour récupérer toutes vos données personnelles et écouter vos conversations. Personne n’en parle mais c’est vrai.
- FR : Un ciel sans avions, des routes sans camions, des océans sans super-cargos, une vie simple et un commerce local. Voilà la grande trouille du patronat : que nous vivions mieux, que la planète respire.
- AD : « Il y a 3 ans ma fille disait qu’elle ne serait jamais sur Instagram, maintenant elle a 50 000 followers et veut lâcher le lycée pour faire des storys sur les Ouïgours. Je ne sais plus quoi faire ».  Entendu à une terrasse du Cap Ferret
- GD : (Il était grand temps que quelqu’un vienne faire la leçon aux Libanais sur ces histoires de traversée de rue, de pognon de dingue et de gens qui ne sont rien.)
- FT : Très mauvaise semaine pour le Liban: après avoir subi une explosion catastrophique et les supputations de Meyer Habib et Jean Messiha, voilà à présent que Macron débarque chez eux pour les traiter comme une colonie. Il ne manque plus que les sauterelles est on est bon, là.
- RDB : Olivier Véran : Face à la canicule, « les règles c’est chercher la fraîcheur à tout prix ». J’attends avec impatience l’hiver prochain pour qu’il nous dise de mettre un pull.
- JMA : On a du mal à imaginer un chef d’Etat étranger venir en France, si une catastrophe s’y produisait, et promettre d’y revenir pour voir si les choses avancent. Je me demande ce que nous lui répondrions.
- ADS : Si pour certains la pédophilie est « juste » une préférence sexuelle, est-ce que je peux considérer si je les enterre vivants, que c’est « seulement » du jardinage ?!
- RP : J’ai appelé le n° vert mis en place par le gouvernement pour la canicule : ça marche pas, j’ai toujours aussi chaud.
- EG : Explosions à Beyrouth : la police disperse à coup de gaz lacrymogènes des manifestants anti-gouvernementaux. Ah oui, c’est vrai, Macron est passé hier donner des conseils.
- DC : La maison de Carlos Ghosn a été complètement détruite. Je me demande si Macron va le ramener dans sa mallette diplomatique. Ou dans son étui à pipeau…
- CC : Vous vous rendez compte, il fait très chaud en plein été !
- OB : Arrêtez de vous plaindre de la chaleur. Il y a des pays où les gens n’ont même pas de numéro vert !
- NP : Quelqu’un sait s’il y a un moyen de garder la lumière du frigo allumée quand la porte est fermée ? Parce que niveau température je suis bien mais c’est un peu sombre.
- JCA : Si j’ai bien compris, manifester pour la liberté de ne pas porter le masque, c’est manifester pour la liberté de tuer les vieux, les diabétiques, les obèses et …
- CC : Cette nuit, je fus le buffet à volonté d’un moustique.
- PL :  » Macron à la foule libanaise : Je comprends votre colère ». La dernière fois que je l’ai entendu dire ça, il a envoyé des hordes de CRS matraquer les manifestants. A la place des Libanais, je n’en mènerais pas large…

NOTA :  Mon tout nouveau livre « La fois où j’ai failli tuer la reine des yéyés » (où j’ai d’ailleurs failli tout réussir mais hélas) est en signature le 15 août à la librairie Colophon à Grignan. Sinon, à commander chez votre libraire (distribution Hachette). Voir ce qu’il raconte sur mon blog ici.

RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site et mon blog. Merci d’avance.

 

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De beaux lendemains

07/08/2020 Comments off

Vous allez me dire : encore un écrivain américain et un livre pas très récent dont on a tiré un film.  Je vous répondrai oui. De beaux lendemains de Russel Banks est un très très bon roman qui se situe dans une petite bourgade du nord de l’état de New-York, paysage souvent enneigé lors des saisons fraîches. Ici, tout le monde se connaît, tout le monde se fréquente, mais aussi certains ont leur petit ou grand secret. Un jour comme un autre, Dolorès, au volant de son car scolaire, fait son ramassage d’enfants de tous niveaux, une bonne variété d’enfants, les renfrognés, les chahuteurs, les sages. Le père des jumeaux suit le car comme chaque matin pour répondre aux signes de ses enfants à l’arrière du car. Il ne fait pas trop attention, pensant à ses séances de baise très discrètes avec la femme de son ami lorsque le car fait une embardée, dévale dans le décor et s’abîme dans un plan d’eau. Plusieurs enfants meurent, une ado de 14 ans est gravement blessée et ne pourra plus marcher, la conductrice est sauve. C’est la consternation, évidemment. Le traumatisme.
L’accident et son dénouement vont  être exposés par quatre intervenants qui ont chacun leur propre histoire. D’abord (et à la fin) la conductrice, une femme appréciée dont le mari est en fauteuil roulant, qui se sent forcément coupable bien qu’elle roulât à une vitesse normale. Puis Billy, le père des jumeaux qui suivait le car, veuf et qui ne se remet pas de la mort de sa femme après un cancer, alors qui se défoule en couchant avec cette voisine, et qui boit aussi pour oublier. Il boira d’autant plus que ses jumeaux sont morts dans l’accident. Puis un grand avocat qui tente de grouper plusieurs victimes afin de porter plainte contre un responsable, car pour lui, l’accident n’existe pas, tout cela est forcément dû à une défaillance :  barrières de sécurité pas assez solides, plan d’eau qui aurait dû être asséché, freins du car etc…. Enfin, mais précédant la deuxième intervention de la conductrice, la jeune fille de 14 ans, paralysée du bas du corps, dont on apprend que son père ne cessait d’abuser d’elle. Pour l’avocat, cette jeune fille est son atout majeur, elle ne manquera pas d’émouvoir les juges ou les jurés. Sauf que son témoignage sera réellement inattendu.
Passionnant car très dense, très riches en anecdotes et très fouillé sur les causes possibles d’un accident quel qu’il soit. Et toujours intéressant de voir comment vivent les gens dans ces petits bleds proches de la nature.

De beaux lendemains de Russel Banks (The sweet hereafter 1991). Aux éditions Babel, traduction de Christine Le Bœuf. 336 pages.

Texte © dominique cozette

 

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