Un roman d’une force inouïe !

13/08/2022 Aucun commentaire

Peindre, pêcher et laisser mourir de Peter Heller est un livre magnifique. je ne connaissais pas le succès de ses débuts, La Constellation des chiens, et c’est une de mes libraires qui me l’a fait découvrir. Et quelle découverte ! Déjà, j’aime beaucoup des écrivains  de la famille de l’immense Jim Harrison décédé récemment et dont j’ai tout dévoré mais Heller, en plus, tout en s’en approchant, ‘en affranchit par un style plus percutant, plus dynamique. Il est loin néanmoins de s’affranchir de la poésie qui fait le sel des situations naturalistes dépeintes. D’ailleurs, on y retrouve l’amour des paysages grandioses, des animaux de toutes sortes, les plus sauvages qui se planquent dans les vastes forêts, mais aussi la passion dévorante (comme une addiction ici) pour la pêche à la truite  dont les rituels nous sont contés avec force détails — la fabrication maison des mouches, les sortes de lignes, de fils de soie, de waders … — et sans que cela nuiset à la fluidité de l’histoire qui nous prend rapidement aux tripes.
Ah oui, un suspense sanguinolent, parfois insoutenable dû à la situation très précaire de notre héros qui s’appelle Jim (tiens donc !) et est devenu courageusement sobre depuis qu’il a (presque) flingué un homme genre pédophile dans un bar. Et les pulsions de haine à l’encontre des méchants et des cruels, ceux qui blessent, frappent ou tuent des êtes sans défenses, humains comme animaux vont se produire assez vite, parfois réfrénés. Sans avoir tué l’immonde personnage qui s’en prend à une petite jument, il va se foutre dans une drôle de merde. Et il ne sera pas longtemps innocent.
Entre les parties de cache-cache avec les bourrins qui le persécutent, les policiers qui le suivent à la trace et ses accès de culpabilité, nous sommes loin d’avoir affaire à un homme d’airain. Sa fille est morte, elle avait quinze ans, il pense qu’il aurait pu éviter ça et depuis, il vit d’une drôle de façon, pas vraiment catholique, c’est sûr. Il trouve son exutoire dans deux disciplines qui demandent patience  et concentration : la pêche qu’il pratiquait avec sa fille qui adorait ça et qu’il continue pour faire comme s’il vivait encore avec elle. Et la peinture, une peinture sauvage, incisive, tripale qui lui permet de s’extraire de ce monde de terreur qu’il a initié. Une sorte de résilience, quoi.
C’est formidable, beau, surprenant, pas un gramme de gnangnantise, puissant et ce, jusqu’à la toute dernière ligne.
Ne vous privez pas d’un tel plaisir !

Peindre, pêcher et laisser mourir de Peter Heller. (The Painter, 2014). Aux éditions Actes Sud et Babel, traduit pas Céline Leroy. 476 pages, 9,80 €.

Texte © dominique cozette

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Hedy Lamarr trop belle pour être créditée, les cons !

13/08/2022 Aucun commentaire

Oui, les cons ! La marine US en pleine guerre, en 1941, avec son matos décadent, 60% des torpilles ne vont pas au but.  Une femme leur propose  une invention majeure et totalement nouvelle et ces imbéciles refusent, même si elle a été validée par le très sérieux Conseil National des Inventeurs qui le leur recommande. Déjà, parce que c’est compliqué à comprendre mais surtout — car elle va tenter d’aller en personne les convaincre — parce que c’est … une femme.
Cette invention sera prise au sérieux plus tard et sera utilisée par nos technologies actuelles : Wifi, téléphonie mobile, liaisons militaires, positionnement par satellite (GPS…) etc.
Mais revenons à l’histoire de cette femme géniale avec le livre La Femme qui en savait trop de Marie Benedict. C’est l’actrice Hedi Lamarr, son pseudo d’actrice. Elle est née en Autriche en 1914 dans une famille juive aisée et commence sa vie de comédienne adolescente. Elle tournera un film scandaleux (nudité et sexe) puis jouera Sissi au théâtre. Là, un homme très puissant la verra et tombera fou amoureux d’elle. C’est l’homme le plus riche d’Autriche, marchand d’armes d’extrême-droite, ami avec Mussolini, qui ensuite s’alliera à Hitler. Il a pris soin de la rendre catholique par leur mariage. Peu à peu, voyant qu’elle peut lui être utile car elle est très intelligente, il l’utilise pour sonder les invités politiques qu’il reçoit. Curieuse, elle lit tous les écrits sur les armes, assiste aux présentations de celles-ci, connaît leurs défauts.
Au péril de sa vie, elle va fuir cet homme terriblement possessif et jaloux ainsi que le régime nazi qui s’est immiscé en Autriche après l’annexion à l’Allemagne. C’est alors Hollywood, contrat avec la MGM, films, succès grâce à sa beauté et aussi à sa vie sulfureuse, nombreux mariages, aventures avec les plus grands. Ceci ne l’intéresse cependant pas. Culpabilisée d’avoir abandonné son pays, elle va mettre à profit tout ce qu’elle a appris avec son marchand d’armes, avec la complicité d’un musicien, Georges Antheil, qui a lui-même créé un programme pour faire jouer ensemble dix-huit pianos sans qu’on puisse décoder son système. Ensemble, ils vont inventer un système de communication cryptée pour les torpilles radio-guidées. Il s’agit d’un système d’étalement de spectre par saut de fréquence. Ils déposent un brevet libre de droits. Les imbéciles de la Navy ! Ils auraient pu épargner tant de vies s’ils l’avaient mis en œuvre.
J’ai axé mon article sur la prouesse inventive et particulièrement extraordinaire de Hedy Lamarr, qui fut d’ailleurs très vite oubliée comme le sont souvent les  femmes talentueuses. En réalité, ce livre romanesque place ce fait d’importance vers la fin du livre, détaillant plutôt toute la vie artistique, affective et sentimentale de la comédienne, qui ne manque pas de piquant. On révise de cette façon les grands événements de ces années de 1933 à 1942, la culture, la vie des nantis, la guerre de 40, les alliances entre puissances, les grandes peurs, la montée de l’antisémitisme. Puis on retrouve Hollywood tel qu’on l’imaginait, avant l’épisode Winstein et #metoo.
Un très bon « roman » pour l’été.

La Femme qui en savait trop de Marie Benedict (The only woman in the room, 2019), chez 10/18. 336 pages, 7,70 €

texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #593

13/08/2022 Aucun commentaire

A part le clown américain qui a encore fait des siennes, l’actu n’est pas toujours très drôle, et même extrêmement fumante, hélas pour nos pauvres pompiers. Heureusement, Macron parle de prêter son jet ski pour participer, mais ça plante. Les milliardaires voudraient bien aussi jeter un peu d’eau au-dessus des forêts en feu mais les hublots sont hermétiques (il paraît qu’on dit hermès-tics), en tout cas, ils sont reconnaissants à la patrie de ne pas les surtaxer comme le font les horribles méchants autres pays. Et puis ne croyez pas que c’est une vie que d’être toujours en l’air pour aller se rafraîchir (il paraît qu’ils disent en riant la bouche pleine de caviar béluga : allons nous rafraîchier) d’un golf à l’autre : ça fait gonfler le bide. Oui, bon, on va pas non plus se plaindre parce qu’il fait chaud en été. Sinon, bien sûr, souhaitons un prompt rétablissant à Salman Rushdie après sa terrible agression et puis faisons gaffe aux prochains flics des prochaines manifs et à leur formation en dix jours : ils peuvent tirer comme un rien sur d’innocents pacifistes, chose qui n’arrivaient jamais avec la police de Darmanin. Voilà, cela mérite bien quelques glaçons dans votre verre ballon, alors tchin dearest friends.

- CEMT : Perquisition chez Trump : Les enquêteurs à la recherche d’un cerveau repartent les mains vides.
- JP : Trump qui a fait enterrer son ex-femme Irina dans son golf parce que ça permet de classer le lieu comme un cimetière et donc de ne pas payer de taxes dessus, ça me foudroie toujours.
- HK : Vous vous réveillez dans un monde où la dernière goutte d’eau disponible servira à arroser un parcours de golf. Passez une bonne journée
- CEMT : C’est normal qu’on continue à arroser les golfs même en pleine sécheresse, vous savez bien que les privilèges, c’est toujours pour les trous de balle.
- RS : En Corse, les pauvres commerçants sont tous touchés par un terrible fléau, la panne de l’appareil CB. Obligé de tout payer en espèce. C’est dingue ces problèmes de réseau !
- KZ : Vous saviez déjà que l’élite de l’intelligence humaine avait créé une piste de ski en plein désert à Dubaï, mais saviez-vous que – puisqu’il y fait froid – ils avaient mis des braseros pour se réchauffer au bar ?
- RT : Ce que les macronistes appellent « indexer sur l’inflation, » c’est d’augmenter de 3 ou 4% quand l’inflation sera à plus de 7 en septembre. Tu m’étonnes qu’ils n’aient pas envie que l’école enseigne les mathématiques.
- SA : Je me demande quel est le meilleur moyen de lutter contre la sécheresse : faire la danse de la pluie, multiplier les concerts d’Arielle Dombasle ou réélire François Hollande.
- NP : Ceux qui souffrent le plus avec ces interdictions de laver les voitures c’est quand même les riches. Ils vont être obligés d’acheter des voitures neuves pour ne pas se retrouver avec des voitures sales comme les pauvres.
- JE : Pour ne plus avoir de sécheresse, le mieux est d’implanter partout des terrains de golf.
- IF : Milliardaires et dirigeants irrités par le suivi en ligne de leurs jets privés, désolé pour le dérangement ! On est aussi un peu « irrité » d’avoir autant de vols à suivre. N’hésitez pas à prendre le train.
- PR : Fascinant de voir les moyens déployés par les autorités pour tenter de sauver un béluga, et le système organisant le massacre de milliards d’animaux.
- MC : Vous vous réveillez sur une planète où milliardaires et stars voudraient pouvoir continuer à polluer en paix en utilisant leurs jets privés pour participer à un apéro sur la plage et ainsi relâcher autant de CO2 en un été que vous ne pourrez le faire en moyenne sur toute votre vie.
- GR : Les refuges pour accéder au Mont-Blanc sont fermés à cause de la canicule qui fait craquer les rochers ? L’être humain a la solution : des vols en petit avion pour admirer la disparition des glaciers. Après l’effet rebond, l’effet gros con.
- NW : À quel moment l’arrivée de 30.000 amateurs qui vont tenir entre leurs mains un Sig Sauer (nb : pistolet) après 10 jours de formation dans la police est-elle censée nous rassurer ?
- FM : Les USA rejoignent le Royaume-Uni, l’Italie, la Roumanie, la Hongrie, l’Espagne, en taxant les sur-profits des multinationales, tel que recommandé par l’ONU et le FMI. Quelqu’un a le numéro de Bruno Le Maire ?
- ES : Tous ces incendies montrent à quel point la société a avancé dans l’égalité hommes – flammes.
- RS : J’étais au golf ce matin et c’était insupportable. Y a de l’arrosage automatique de partout, ça te bouffe le cuir de tes chaussures Jack Dior et t’es obligé de nettoyer tes ray ban toutes les cinq minutes si tu veux voir quelque chose.
- BDM : Dites les pauvres ! Vous saviez qu’il fallait 70 litres d’eau pour fabriquer un litre de Coca ? Voilà, vous irez vous coucher toujours aussi pauvres mais un peu moins cons. Je retourne golfer.
- CC : En Macronie, tu peux être policier armé en 10 jours, prof sans diplôme, vendeurs de lunettes et faire des ordonnances d’ophtalmo, vétérinaire et vacciner des vieux, escrocs et être ministre. Tout est possible
- BN : La France devient le plus grand paradis fiscal du monde ! Même les USA veulent taxer les super profits !… C’est pour dire !
- CEMT : Gérald Darmanin : « Et nous allons expulser sans délai le béluga probablement islamiste qui s’est introduit illégalement dans notre pays. »
- RS : D’abord un orque, maintenant un béluga dans la Seine, va falloir qu’Anne Hidalgo se calme un peu sur les campagnes de pub de Paris plage…
- BM : Bonjour Emmanuel Macron, navré de vous déranger entre deux sorties jet-ski mais plus d’enseignants, plus de soignants, plus de personnels de crèches , plus de pompiers, plus de chauffeurs de bus scolaires, pourriez vous me dire où passent mes impôts ?
- NMB : Une étoile filante, c’est un caillou qui a traversé tout l’univers pour se désintégrer dans l’atmosphère d’une planète peuplée de gens dont la seule préoccupation est de placer chorizo dans un titre de film…  ça me fout le cafard tout ça.
- JC : Donald Trump, le beluga orange égaré dans les eaux de Floride, va finalement être euthanasié. « On ne peut pas faire autrement », à déclaré le FBI, « il schlingue trop ».
- gb : * Bonjour vous êtes en relation avec le Ministère de l’Intérieur  — Si vous souhaitez expulser un étranger arbitrairement tapez 1  — Si vous voulez être sommairement formé au port d’arme en 10 jours tapez 2  — Si vous vous inquiétez du terrorisme d’extrême-droite merci de raccrocher *.
- PI : Faudra voir à renommer les précipitations, elles prennent bien leur temps je trouve.
- PK : Arrêtez de critiquer Macron et ses vacances à la mer ! Il a le droit de se reposer comme tout le monde, surtout après son succès diplomatique avec Poutine, il les mérite plus que n’importe qui.
- RT : Dire que les milliardaires créent des emplois, c’est à peu près aussi solide comme raisonnement que de dire que les chauffards créent des emplois dans les hôpitaux.
- AL : Je propose un embargo sur les citations d’Albert Camus qui le font passer pour Paulo Coelho.
- HK : Vous vous réveillez dans un pays où le ministre de l’intérieur n’arrive pas à fournir des moyens aux pompiers alors qu’il n’a eu aucun mal à leur fournir des coups de matraque quand ils demandaient des moyens, justement.
- RDB : Vivement l’allocation de rentrée scolaire, j’ai déjà fini tout mon écran plat de l’an dernier.
- GE : Heureusement que les Français ont fait barrage à l’extrême droite ! Vous imaginez, on aurait pu être mêlés à une guerre, ne plus pouvoir se chauffer l’hiver, vivre dans l’insécurité, voir s’effondrer le service public et devoir appeler la Roumanie pour éteindre nos feux de forêts.
- DC : Y en a qui se demandent pourquoi Macron n’est pas sur le terrain auprès de pompiers. Personnellement, je pense que sur le terrain, il gênerait avec son jet-ski.
- OM : Il y a quand même des gars qui en veulent à Rushdie parce qu’il a écrit il y a plus de 30 ans un livre qu’ils n’ont pas lu à propos d’un autre livre qu’ils n’ont pas compris.

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RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration ou montage d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Le drame berlinois de Kennedy

08/08/2022 Aucun commentaire

Ich bin ein Berliner,  ça ne marche pas pour Douglas Kennedy. Pourtant, son livre intitulé Cet Instant-là se passe dans la grande ville coupée en deux par le maudit mur. Un vrai mélodrame y prendra racine avec un suspense infernal. Mais ça ne commence pas comme ça. Ça commence de nos jours, au XXIème siècle, quand le héros, Thomas, reçoit deux courriers dans la maison isolée où il s’est retiré : les documents officiels de son divorce et le journal de son terrible amour.
Le divorce, c’était couru, il ne s’est jamais réellement bien entendu avec sa femme et c’était le symptôme d’un gros ratage, comme celui de ses parents. Lorsqu’il s’est marié, sa croyance en l’amour vrai, pur, avait été sérieusement ébranlé par ce qu’il s’était passé à Berlin.
Le courrier venu d’Allemagne l’a beaucoup plus choqué car il ne l’attendait pas. Vingt-cinq ans après cette épopée, l’affaire était close. Même s’il y pensait sans arrêt. Et le journal va tout faire ressurgir. Mais avant, Thomas va nous raconter ce qu’il s’était passé là-bas, quand il voulait devenir écrivain — il avait déjà eu un petit succès avec son premier livre sur l’Egypte —  et il choisit ensuite Berlin pour étudier de plus près la vie déchirée par la guerre froide qui s’y joue. Il réussit à trouver un emploi dans la radio pro-américaine Liberty, qui diffuse aussi à l’Est, emménage dans un quartier interlope chez un peintre junky et complètement barjo. Puis entreprend la connaissance de la ville en se rendant à l’Est où l’omniprésence de la Stasi est palpable. Oui, rien à voir, terriblement triste et policé, une sinistrose totale.
Dans cette radio, coup de foudre réciproque avec une jeune et jolie traductrice, Petra, transfuge de l’Est qui peu à peu se laisse apprivoiser par cet Américain si attentionné, si compréhensif et si amoureux. Ils partagent les mêmes passions pour le cinéma et la littérature, ils s’entendent à merveille, ce qui n’est pas sans soulever certaines jalousies. Leur projet de vivre ensemble s’enracine et commence à prendre forme jusqu’au jour où. Son journal s’arrête là puisqu’il quitte Berlin brusquement, le cœur en vrac, dégoûté de la vie.
Le journal qu’il reçoit est la réplique de son histoire, du point de vue de Petra, plus la suite, le pourquoi de cette rupture fatale et irrémédiable. Je n’en dis pas plus. Mais c’est bouleversant. Le mot est lâché…
Et puis d’autres personnages entourent cette brève et intense aventure et nous amène à considérer notre existence comme une suite de hasards, ou de malentendus, ou de chances… La partie berlinoise couvre à peu près 450 pages, c’est que ce que raconte de la vie là-bas est très détaillé, l’Est et l’Ouest, les soupçons des uns sur les autres, le mythe américain, la réalité du système communiste, l’impression d’être toujours coupable, tout cela nous renseigne avec précisions sur ces années. Passionnant.

Cet Instant-là par Douglas Kennedy, (The Moment, 2011) Aux éditions Belfond puis chez Pocket. Traduit par Bernard Cohen, 700 pages., 8,75 €

Texte © dominique cozette

 

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #592

06/08/2022 Aucun commentaire

Evidemment, il y aurait beaucoup à dire sur cette actu aride sauf que la nouvelle la plus fracassante concerne la sortie de prison d’un héros de la république qui a réussi, sans l’aide du Parlement, à soutirer un pognon de dingue aux contribuables, à survivre en milieu hostile sans jamais prendre de Falcon comme le font ses potes, sans avoir rendu l’argent donc sans changement dans son pouvoir d’achat si cher à Macron ni dans son train de vie, sans non plus se soumettre au bracelet électronique vu l’immensité de sa propriété qui en interdit le bon usage, sous les applaudissements de Dany Boon qui, pauvre biloute en déroute, n’a pas réussi à pénétrer dans son paradis fisc-sale. Tout le monde n’en a pas le code d’entrée, mais beaucoup quand même, les super-profiteurs que la France est le seul pays démocratique à épargner. Chaud devant encore et encore, buvez et n’oubliez pas que les glaçons font baisser la température du verre ballon, alors tchin, dearest friends !

- MN : Rien de plus important sur les chaînes infos que Balkany sortant de prison en couinant ? Politicards mafieux et véreux ayant pleinement mérité la taule mais qui, en plus, en sortent comme s’ils avaient fait le Vietnam.
- SM : Pfffuuuu cet engouement pour Balkany sur les chaînes info BFMTV, on n’avait pas connu une telle effervescence depuis la libération de Mandela.
- PA : Quand un homme dit qu’il ferait n’importe quoi pour une femme, il veut dire combattre des méchants et tuer des dragons, pas passer l’aspirateur ou faire la vaisselle !
- BLC : C’est malheureux à dire, mais il aura suffit que Dany Boon se fasse escroquer pour qu’enfin il me fasse rire.
- RDB : Le Sénat dit non à la taxation des superprofits. Et on peut les applaudir parce que c’était pas facile de parler avec la bouche pleine de caviar.
- TH : Si j’ai bien compris, si je baisse le chauffage de ma voiture en roulant à 20km/h à l’huile de friture, tracté par un vélo tout en buvant une gorgée sur deux et en respirant du poumon gauche, je peux permettre aux riches de continuer leur train de vie au calme ?
- NP : En fait le personnage que tu croises le plus souvent au Parc Astérix c’est CarteBleuix.
- ML : Bon alors… je payais pas la redevance, je touche pas de prime Macron et je peux pas revendre mes RTT… y a un macronnard qui va pouvoir m’expliquer que j’ai gagné du pouvoir d’achat grâce à l’enfumage de la loi de macron ???
- JD : La fin de la redevance c’est Hanouna/Zemmour partout et Elise Lucet qui disparait.
- BR : LREM est prêt à supprimer tous les impôts qui financent nos services publics, mais pas les impôts qui payent leurs salaires, leurs trajets en Falcon et leurs homards.
- RDB : Debout les feignasses ! Vous croyez peut-être que le réservoir de kérosène de Bernard Arnault va se remplir tout seul ?!!
- RR : En 2 ans, le Covid et la guerre auront appris à certains à : – Se laver les mains – Ne pas embrasser n’importe qui – Éteindre la lumière en sortant d’une pièce – Fermer une porte quand il y a la clim. Vivement la prochaine pandémie pour apprendre à changer de slip quotidiennement.
- RDB : Les gens de droite quand tu parles de justice sociale, ils te traitent d’utopiste, et en même temps ils croient dur comme fer qu’un milliardaire philanthrope inventera une solution technologique qui sauvera le climat tout en leur permettant de ne rien changer à leur style de vie.
- CC : Récapitulons Macron déteste les oiseaux. Les loups. Et on n’a aucune nouvelle du labrador. Je dis ça je dis rien.
- FI : Petit calcul du matin : avec une remise de 30 centimes par litre en septembre, il suffira à l’heureux propriétaire d’une Porsche Cayenne de faire deux allers-retours vers sa maison de Deauville pour toucher de l’Etat l’équivalent de la revalorisation mensuelle du RSA.
- IC : Donc Dany Boon se serait fait bananer 6 millions € par un escroc irlandais en voulant soustraire cette somme au fisc français?
- MM : Commissariat de Clichy-la-Garenne 5 étoiles : Peu d’attente, personnel souriant, café offert. Un lieu de charme à deux minutes de Paris. Votre dépôt de plainte devient un moment privilégié de détente et de complicité.
- LJ : L’histoire retiendra que Macron aura été capable de trouver 8 milliards d’euros pour les jeux olympiques 2024 et pas un seul milliard pour l’hôpital public..
- CEMT : Patrick Balkany sort de prison et annonce sa participation prochaine à Danse Avec les Stars.
- SA : Les touristes dans l’île de Ré ont troqué leurs vélos classiques contre des vélos électriques… C’est vrai que c’est utile pour gravir les cols qui s’y trouvent.
- TV : Mais s’ils tournent le biopic de Xavier Dupont de Ligonnès, on est bien d’accord que c’est Terrasse Hill qui doit jouer le rôle principal et que Béatrice Dalle doit à tout prix être dans le casting ?
- NMB : J’ai pas mal regardé les émissions de cuisine des grands chefs à la télé, et une fois que tu as compris que « un filet d’huile d’olive » = une bouteille entière et « une pincée de sel » = une demie-brouette, les recettes sont assez faciles quand même.
- FT : À une époque, le poivrot qui te sortait des conneries raciste s’appelait Bébert, tu le rencontrais au café et personne ne prêtait attention à ses conneries. Aujourd’hui, il s’appelle Onfray ou Finkielkraut, on te dit qu’il est philosophe et tu le vois tous les jours à la télé.
- EM : Vraiment la french culture : se dire au revoir et  parler encore 45 min entre le pallier et la porte d’entrée.
- DC : Balkany sort de prison en liberté conditionnelle mais sans bracelet électronique : ça le gênait pour danser dans la rue !
- NP : Je ne dis pas qu’il fait chaud ici, je dis juste que j’ai fait tomber des pâtes dans la piscine, le temps que je les récupère, elles étaient cuites.
- FB : Je ne voudrais pas paraître démesurément pessimiste sur la prise de conscience de la réalité, mais j’ai aperçu hier une file d’attente dans une station de lavage de voitures.
- LJ : Patrick Balkany, un des plus grands escrocs de la Vème république , est accueilli comme une super star par les médias. À quand la légion d’honneur ?
- NMB : Toute la planète appelle à taxer les super-profits des compagnies pétrolières. Toute ? Non ! Un pays peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.
- RT : Si jamais vous n’avez plus d’eau potable, essayez d’aller avec un seau au golf le plus proche aux heures d’arrosage.
- OK : Plus de 6500 travailleurs migrants sont morts sur les chantiers des stades au Qatar. J’espère que les os ne sortiront pas trop de la pelouse parce ça ne va pas être facile de jouer au foot en se cassant la gueule tous les 10 mètres.
- CR : Le paradoxe des fermetures des boulangeries dans les villages, c’est qu’il faut maintenant aller en ville pour acheter un pain de campagne….

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Categories: Fessebouqueries

L’herne Ernaux

03/08/2022 Aucun commentaire

Ça sonne pas mal, ce titre de bouquin. Ce n’est pas un bouquin, c’est une publication (voir ici tous les auteurs et personnalités qui y ont été consacrés depuis 1960) qu’à vrai dire je ne connaissais pas. Or, comme je m’intéresse de près à l’œuvre d’Annie Ernaux, je me suis fait offrir ce gros beau pavé pour mon anniv. Et c’est vraiment formidable car c’est un « cahier » très varié bourré d’informations, d’articles, de critiques, d’extraits etc… sur cette autrice. De nombreux artistes, écrivains philosophes, journalistes et j’en passe, y ont écrit des textes qu’il est très plaisant de découvrir. Certains sous forme de thématique par rapport à un ouvrage précis (Les Années, l’Evénement, Mémoire de fille...), d’autres sous forme d’analyse de son œuvre marquée principalement par son complexe de classe, d’une part, et son féminisme.
Il y a aussi, bien sûr, des textes d’Ernaux elle-même issus de conférences, d’articles envoyés à des journaux, le Monde, Libé, quand elle ne pouvait plus tenir sa langue et contenir sa colère. Et des souvenirs inédits sur ses études, ses déplacements, ses élèves lorsqu’elle était prof…
Le plus intéressant, à mes yeux, sont les extraits de son journal (intime) dont on suppose qu’il sera passionnant à découvrir mais seulement après sa disparition, selon son souhait. Pour autant, je souhaite qu’elle reste parmi nous encore longtemps et continue à décortiquer son vécu personnel qui, de l’avis général, est devenu universel.
Je ne saurais en dire plus mais ceux qui aiment Ernaux ne manqueront pas ce rendez-vous important, à dévorer frénétiquement ou à déguster par petites touches selon ses disponibilités.

L’herne Ernaux, 2022, aux Cahiers de l’Herne. Grand format. 320 pages, 33 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #591

23/07/2022 Comments off

Si l’on en croit l’actu, il va nous falloir être très sage prochainement. Poutine a décidé de garder ses gaz par-devers lui, bien lui en fasse, nos flatulences républicaines sont déjà assez chargées. On nous demande aussi de couper notre wifi pour que nos ultra-riches puissent continuer à gaz-piller à toute berzingue dans leurs avions personnels alors que manquent cruellement des Canadair à nos courageux soldats du feu. Mais enfin, ce ne sont pas des élus, les pinpons que je sache, d’ailleurs, s’ils l’avaient été, ils n’auraient pas été gazés par la police lorsqu’ils manifestaient justement pour déplorer le manque de moyens. Et puis s’ils étaient élus, les pinpons, ils seraient priés de mettre une cravate, ça fait sérieux ça, ça fait élu… Voilà.  Ah oui, j’oubliais : il paraît qu’il a eu deux Pétain. J’espère qu’ils sont kaput tous les deux, ça ferait désordre d’un voir un ressortir et serrer la main à un de nos élus qui semble l’apprécier, pas lui mais l’autre, enfin, l’un des Pétain, celui qu’on nomme Pétain-coup-et-décompresse. La bonne nouvelle, c’est la primette qui va considérablement aider nos pauvres à vivre… On se sentait mal nous, de les savoir aussi fauchés. Merci les LREM-LR-RN (quel mauvais tirage au scrabble, en plus !). Sinon, n’oubliez pas de boire de la flotte du robinet, c’est garanti sans plastique, et, si vous en éprouvez le besoin, d’en faire des glaçons pour le drink du soir. Tchin, sweet friends !
Et sachez que la semaine prochaine, il n’y aura pas de Fessebouqueries.

- NP : Je crois que le moment où je suis sorti de la douche sans me sécher pour me planter devant un ventilateur restera comme un de mes meilleurs souvenirs de l’année 2022.
- FR : Macron appelle à la sobriété. Très bien. S’il peut prévenir directement Pouyanné, le PDG de Total : son jet privé a consommé en un mois l’équivalent d’un Français moyen en 30 ans.
- GB : Alors non on ne s’excuse pas d’être homophobe. On change d’avis ou on démissionne. Merci bonne journée.
- DB : Pourquoi personne n’a invité François Hollande en Gironde ? Il pleuvra directement.
- OM : Et toi tu es plutôt Pétain de 1918 ou Pétain de 1940 ?
- MC : Quelqu’un a des nouvelles de Christophe Béchu, le ministre la transition écologique ? Faudrait lui dire pour la canicule, les feux de forêts, toussa toussa.
- PA : En pleine canicule, ton mec t’annonce qu’il te quitte, et c’est la douche froide… Le bonheur, ça tient à peu de choses !
- GB : Très émouvante unanimité ce matin sur la commémoration de l’abomination du Vel d’Hiv’ d’un pays qui a passé l’hiver et le printemps à dérouler le tapis rouge médiatique à un candidat à la présidentielle prétendant que Pétain avait sauvé des Juifs.
- HK : Bonjour, il est 7h30. Vous vous réveillez dans un pays qui achète des blindés anti-émeutes quand il faut des Canadair, recrute des flics quand il faut des soignants et finance des cabinets conseil plutôt que l’école. C’est un style. Passez une bonne journée.
- CEMT : Emmanuel Macron : « Voilà, je vais pas donner d’argent aux pompiers pour faire voler leurs Canadair donc je propose que vous les applaudissiez tous les soirs pendant un mois. »
- FET : Alors bande de connards, on utilise le wifi, on s’éclaire, on met de la bouffe dans le frigo ? Vous avez pas honte ?
- RR : Heureusement que je n’ai pas fait de régime pour mon summer body. Avec cette chaleur, on ne peut même pas se pavaner.
- GB : Bonjour. Vous vous réveillez dans un pays dont le Parlement débat réellement pour savoir si une prime qui ne concerne qu’un Français sur sept et n’ouvre aucun droit est plus avantageuse qu’une augmentation globale des salaires et donc des cotisations chômage et retraites afférentes.
- OM : On s’est aperçu que notre système de santé était sous-dimensionné lors du Covid et que nos services de sécurité incendie étaient sous-équipés lors des incendies liés à la canicule… Vivement qu’on ait une petite guerre.
- NP : Depuis que les gens se sont mis à boire du rosé-pamplemousse, on a eu Macron, le Covid, la canicule et les feux de forêt géants… Je ne dis pas que c’est lié, je dis juste qu’on devrait l’interdire juste pour voir.
- MK : Adieu notre fournisseur russe. Le gaz part !
- GE : Quand je demande un congé, on me fait savoir que je suis indispensable mais quand je demande une augmentation, on me fait comprendre que n’importe qui peut faire mon travail
- BP : J’imagine les livres d’histoire en 2050 qui expliqueront qu’on avait déjà canicules, sécheresses et mégafeux, et que les réponses de nos politiques oscillaient entre couper le wifi et port de la cravate obligatoire à l’Assemblée Nationale.
- ?* :  Après avoir vu Emmanuel Macron en béret basque, un pyromane fait le tour du pays dans l’espoir de voir le président en coiffe alsacienne ou en bigoudène.
- HK : Bonjour, il est 7h40. Vous vous réveillez dans un pays où des élus réactionnaires veulent imposer les cravates à l’assemblée nationale. Parce que pour voter des lois toxiques pour les travailleurs, c’est bien d’avoir une gueule de DRH.
- CC : Grâce aux députés, qui viennent de voter pour une importation massive de gaz de schiste et la réouverture de centrales à charbon, le quinquennat de l’écologie peut enfin démarrer.
- MK : Le berger Lallement retourne à son chenil. Les Gilets jaunes éborgnés ne lui disent pas merci !
- OM : Je pense qu’on est tous d’accord sur le fait que si les députés étaient mieux habillés, on aurait moins d’abstention.
- BM : un Falcon chacun pour Macron et Darmanin pour aller en Gironde, réouverture d’une centrale à charbon, petite discussion entre Braun-Pivet et Borne toutes lumières allumées en pleine journée. Mais coupez votre wifi, vivez dans le noir et éteignez votre clim, les gens.
- LG : Pour se chauffer l’hiver prochain, Bruno Le Maire conseille aux Français de souffler fort dans leurs mains.
- SR : « Ils coupent la wifi dans leur appartement et voient leur enfant sortir de sa chambre.  » Ça nous a tellement fait plaisir. On ne l’avait pas vu depuis deux ans. »
- CEMT : Fin du timbre rouge. La Poste vient donc d’inventer l’e-mail et l’imprimante, grosse journée.
- CC : Le timbre vert existera toujours et restera au même prix mais son délai de distribution passera de « on ne sait pas quand ça arrivera » à « on ne sait pas quand ça arrivera mais probablement dans l’année ».
- GB : Je n’aime pas les taxes, j’en ai assez que mon pays soit le champion du monde des taxes » (Le Maire). « Je ne veux pas que mon pays finance les écoles, l’hôpital, la sécu, les pompiers, l’armée, les services publics en général et mon indemnité »
- GM : Imaginez un Allemand expliquant qu’il y a deux Hitler et qu’il ne faut pas confondre le courageux soldat de 14-18, blessé de guerre qui plus est, avec l’horrible dictateur des années 30 et 40. Et expliquez-nous maintenant qu’il y a deux Pétain, celui de 14-18 et celui de 40-45.
- BR : La cravate à l’Assemblée, en plus d’être juste un truc de troll de droite, est complètement sexiste. Imagine-t-on avoir un règlement spécifique pour les hommes ?

* Désolée, j’ai perdu son nom.

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Categories: Fessebouqueries

Un livre pro-choice VS pro-life et d’Uber aussi

21/07/2022 Comments off

Les Hommes ont peur de la lumière de Douglas Kennedy, drôle de titre qui ne dit rien du tout sauf peut-être à Afflelou et Atoll. Et pourtant ce livre est vraiment de circonstance dans l’actualité sociale pour deux raisons fortes : Uber et la loi anti-avortement aux Etats-Unis.
Le narrateur, Brendan, malheureux dans la vie que son père a choisie pour lui, se retrouve faute de mieux chauffeur Uber. Précaire, quoi. Là, on se rend compte de tout ce qu’il faut de nécessité vitale pour avaler les couleuvres de cette plate-forme dénuée de toute humanité, de ce qu’il faut supporter de clientes (ici ce sont surtout des Américaines de L.A)  pour ne pas avoir de notation négative qui t’enlèverait ton seul moyen de survivre. Beaucoup de détails sont passés au crible de cette clientèle (ce qui renforce le sentiment de trahison de Macron que beaucoup ne digèrent pas, concernant ses tractations avec cette multinationale). Par ailleurs, il est marié à une femme qui s’est soumise à je ne sais plus quelle secte catho intégriste pro-life, active et totalement fermée à toute discussion. Ils ont une fille qui bosse dans le social, mal aimée par la mère (elle a remplacé un fils mort adoré) mais qui adore son père. Au moins ça pour lui.
C’est dans ce véhicule hyper bien entretenu qu’il charge Elise, une veuve qui voue sa vie à aider les femmes sur le point d’avorter. Mais arrivés devant la clinique, ils sont pris à parti par un groupuscule pro-life, animé d’une grande violence puisqu’un vigile est tué. Et que le taxi, unique instrument de travail de Brendan, se trouve fortement endommagé.
Pour compliquer la chose, cet attentat est filmé et passe sur les RS et à la télé. Brendan va devoir affronter Todor qui est non seulement son meilleur ami d’enfance mais aussi la figure de proue de la branche réac catho qui a endoctriné sa femme.
Beaucoup de suspense dans cette histoire car la fille, à son tour, va être dramatiquement mêlée à l’affaire qui a buzzé dans tout le pays. Elle est au centre d’un vrai cauchemar, et Brendan va devoir voler à son secours et à ceux de gens qui ne comptent pour rien face à l’énorme Goliath du mouvement pro-life, tenu par un richissime mécène sans aucune moralité, puissance qui n’en est pas à une exaction près. La fin est un peu grandiloquente, pleine de retournements de situation.
Mais n’empêche, ce livre est très intéressant pour comprendre certaines mentalités au sein de ce pays qui fut longtemps synonyme de liberté.

Les Hommes ont peur de la lumière ( Afraid of the Light) de Douglas Kennedy, 2021, traduit par Chloé Royer. Editions Belfond. 256 p. 22 €

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #590

16/07/2022 Comments off

L’actu de la semaine émerge à moitié asphyxiée du slip du président qui nous informe que l’un de ses testicules serait plus mobile que l’autre, vitrifié celui-ci même si l’on le touche. Voilà qui est fort intéressant dirait mon urologue si j’en avais un. Qui d’ailleurs pourra bientôt devenir un uberurologue comme tout auto-entrepreneur qui se respecte. Et si je vous offre ce petit chat doux en image, c’est pour me faire pardonner les sujets qui fâchent comme la Cayeux, ministre remaniée, homophobe, qui s’excuse en prétendant qu’elle a des amis « chez ces gens-là », une vraie brêle. Bien sûr l’Ubergate ou dernier scandale révélé sur Emmanuel lobby friendly Macron, la canicule qui, augmentée du prix des transports, va geler sérieux les projets de vacances des petits revenus (quoi que pas encore partis), du retour ou pas du masque. Pourtant, une excellente nouvelle, Lallement qui dégage, cet inébranlable préfet coupeur de mains et creveur d’yeux… Comme vous le voyez, tout n’est pas que mauvais pourvu qu’on ait encore des ami.es avec qui trinquer sans abuser, bien sûr. Tchin, dearest friends et peut-être pas à la semaine prochaine ni à l’autre, je ferai de mon mieux-mieux miaou miaou. Mais je ne promets rien.

- FM : C’est reposant ce silence des LREM qui attendent de recevoir leurs éléments de langages pour réagir aux UberFiles.
- PD : Au Mont Saint Michel, vu le prix de l’omelette, j’ai toujours cru qu’on pouvait sodomiser la mère Poulard au dessert. En fait paraitrait que non.
- OS : Si on m’avait dit il y a six ans que Macron se battait pour défendre les intérêts d’une entreprise américaine au mépris des droits des travailleurs, et bah je l’aurais totalement cru. C’est très peu surprenant. Quand on y pense.
- CS : Reportage TF1 sur les restrictions d’eau. Les 3 premiers cas : —  Jean-Mich Bourge peut pas remplacer l’eau de la piscine de sa villa, alors qu’elle s’évapore  —  On peut plus laver son bateau dans la marina — Les terrains de golf peuvent plus être arrosés… C’est terrible !
- RR : Ok, Uber a pris le monopole, mais Joe le taxi il n’allait pas partout !
- GB :  » Oui mais les taxis parisiens étaient pas trop sympas et prenaient un peu cher « . C’est vrai que ça valait bien la destruction d’un modèle social, la précarisation du travailleur et une fraude fiscale géante validées par l’Etat lui-même.
- RA : Avec l’affaire McKinsey, l’affaire Rotschild et l’affaire Uber, normalement on devrait tous être dans la piscine de Macron là.
- BR : « Oui c’est vrai j’ai accepté beaucoup d’argent de cette compagnie américaine mais comprenez-moi, j’avais besoin de mettre d’Uber dans les épinards » (Macron)
- CB : A la façon des PanamaPapers ou PandoraPapers, on va donc voir filer dans l’horizon médiatique ce UberFiles pendant quelques heures/jours. Et puis, on reviendra à nos petites routines, on dira que la NUPES est en dehors de la République parce qu’ils viennent en baskets à l’AN.
- ML : Normalement, quand ça en touche une, ça fait bouger l’autre. Sinon, C’est une ectopie testiculaire, et ça nécessite une intervention chirurgicale, appelée l’orchidopexie.
- RDB : Keuwa ?!! Le nom complet du « quoi qu’il en coûte » était donc « quoi qu’il en coûtera aux pauvres de sauver les riches » ?!! La surprise est totale !.
- DC : Jean-Noël Barrot, ministre délégué au numérique, est le frère de Noëlle du même nom, directrice de la com d’Uber. Ce serait con-comploter que de dire qu’il s’agit d’une coin-coincidence…
- CS : Je trouve ça assez injuste que le préfet Lallement s’en aille… avec ses 2 yeux et ses 2 mains.
- RT : —  Je bosse pour Uber —  A quel poste ? — Président de la République.
- MD : Nan, mais cherchez pas les gens. Macron pourrait être filmé en train de broyer des panda roux à la barre à mine rouillée que ses soutiens trouveraient toujours à dire que c’est pour le bien de la France et que c’est le meilleur président de la République qu’on n’ait jamais eu.
- SA : C’est marrant, ceux qui disent adorer la chaleur sont ceux qui ont la clim chez eux et une piscine dans leur jardin.
- NW : Olivier Veran affirme que « si vous prenez les transports en commun, vous aurez noté que depuis quelques jours, c’est le retour du masque sur presque tous les visages ». Il les a aperçus de sa voiture avec chauffeur.
- DB : Uber Files: François Hollande dit n’avoir jamais «eu connaissance du moindre deal».
- OR : On nous sort une photo de l’univers il y a quinze ou seize milliards d’années où on ne voit rien ni personne et tout le monde s’ébahit.
- MK : Contre ce gouvernement de vampires, je vote une motion de sangsue.
- OR : « Qu’ils viennent me chercher! » (Macron. 2018) « Vous nous donnez l’adresse, on arrive. » (Uber 2022)
- RT : Macron qui t’explique qu’il a fait du lobbying pour Uber pour le bien des jeunes des quartiers populaires, pour qu’ils gagnent le bonheur de se faire surexploiter pour des piécettes sans statut par une multinationale esclavagiste… J’en déduis que quand un macroniste s’occupe de ton bien, t’as plus besoin de personne pour te faire du mal.
- DC : Encore combien de scandale faut-il pour que Macron dégage !? Ah oui, mince, c’est vrai qu’on est en France…
- BF : Etant au chômage, on m’appelle pour me proposer un poste à l’hôpital. Je répond que je ne suis pas vax, on me dit « pas besoin du pass pour ce poste, c’est pour contrôler les pass ! »
- QI : Je bois une bière, détendue de la vulve, à poil dans mon spa, pendant que le roux fait la bouffe. Je viens de roter bruyamment de satisfaction en me grattant un téton.
- PA : « Un de perdu, dix de retrouvés », comme si, après une rupture, dix mecs débarquaient en te disant « Salut, on est les mecs du dicton ».
- BR : Donc nous avons un président de la République, Emmanuel Macron, qui ne vaut pas mieux qu’un dealer de shit, ou un voleur d’autoradio. La différence c’est qu’il fait ses rapines en col blanc et à grande échelle.
- HM : L’Espagne annonce une taxe exceptionnelle sur les groupes énergétiques et les banques. En France Macron parle de ses couilles.
- RR : La femme sera vraiment l’égale de l’homme le jour où un ovaire arrivera à toucher l’autre sans le faire bouger.
- AD : Ce qu’il se passe dans le slip de Macron ne m’intéresse pas
- CF : Mes voisins m’ont proposé gentiment de profiter de leur piscine cet aprèm, ils m’ont dit que l’eau était à bonne température. Je veux bien les croire, ils viennent d’y faire cuire des œufs durs. Du coup je pense que je vais décliner l’invitation poliment.
- NP : Vu la vitesse du réchauffement climatique, les seuls glaciers que les enfants qui naissent en 2022 connaîtront ce sera Ben & Jerry et Haagen Dasz.
- GD : Le jour de la fin du monde, quand tout sera réduit en cendres, il se trouvera bien encore quelqu’un pour geindre que « ouais bon ça va, quand j’étais petit aussi il faisait chaud l’été, hein ».
- JEB : Eh les ami(e)s profitez-en ce jeudi à Bastille, après il n’y aura plus Lallement pour vous crever les yeux et vous arracher les mains, !
- LG : j’ai vu la composition du défilé… il y aura encore des chars, des avions et des hélicoptères. Mais comme d’habitude, jamais une frégate ou un sous marins sur les Champs-Elysées.
- IL : « On les aura ces connards » « j’ai très envie de les emmerder » « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre »… La place de Macron c’est chez les Tuche, pas à l’Elysée.
- HK : Bonjour, il est 7h56. Vous vous réveillez dans un pays où on fait défiler les militaires sur les champs Élysées et les étudiants au secours populaire. Passez une bonne journée.
- SS : On a un président ex-ministre qui travaille depuis des années pour des intérêts étrangers mais pour les chaînes d’infos le contrefeu ce sera Éric Coquerel parce qu’il a dansé un tango avec une dinde.
- SA : Chez les écolos, on ne dit plus « prédateur sexuel », on dit « surHulot ».
- FC : On manque de moyens humains partout dans les administrations. Et puis, on apprend que certains ont passé un temps infini pour savoir s’il fallait mettre « Bonjour » au lieu de”Bonjour Madame”sur le courrier des impôts.
- CEMT : Gazage d’un SDF qui n’avait rien fait : Ah, on sent que la police déstocke avant la retraite du préfet Lallement.
- TV : Sinon, les gens qui trouvent les propos dégueulasses (et réitérés) de cette vieille pie réac de Caroline Cayeux seulement « maladroits », je vous invite à vous asseoir sur un appareil à raclette puis à soulager vos cloques avec des Mister Freeze enduits de harissa périmée.

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Un monde de salauds souriants

11/07/2022 Comments off

Un Monde de salauds souriants est le premier roman de Thomas Rosier, quarante balais, ex-étudiant en sciences po et urbanisme et aujourd’hui charpentier. Ce roman prête la voix à trois personnages, chacun sa façon de parler (de morigéner, plutôt).
Lucas est un homme jeune de 27 ans, hikikomori, nom donné par les Japonais aux jeunes tétalisés par le monde actuel et qui, ne voulant pas en faire partie, s’enferment dans leur chambre. Lucas est nourri par sa mère  qui dépose ses repas devant sa porte car il refuse de lui parler, et est menacé de violence par son père qui n’admet pas son comportement et veut l’envoyer bosser à coups de pied oc’.
Mélanie est une nana tout ce qu’il a d’actuel et de vivant. Mais elle vient d’être larguée par sa meuf —  elle n’est d’ailleurs pas réellement lesbienne — puis, après de faux espoirs, virée d’un job qui la passionnait car emprunt de social. En fait, on fait sa connaissance un matin de gueule de bois absolue où elle se retrouve près d’un inconnu moustachu qui ronfle, qu’elle fuit en titubant. Comme tous les pochetrons, elle se promet d’arrêter la bibine sous peine d’avoir la gueule de Johnny à 35 ans. En même temps, sa mère meurt contre un platane et c’est d’une tristesse sans nom, surtout lorsqu’elle va apprendre ce qu’était la passion d’icelle, une passion totalement délétère.
Et il y a Michel, une sorte de gourou médecin qui, ayant déjà réussi à créer une belle entreprise de total soin de soi, veut aller plus loin, emprunter lourd pour comprendre et séduire le marché énorme des gens qui ne sont pas dans cible.
Contre toute attente, ce qu’on pourrait penser si on n’était pas dans un roman, ces trois-là vont se percuter pour le meilleur ou le pire, je ne dirai rien, dans une sorte de maelström très critique sur les dérives du capitalisme. Bien des questions se posent à nos protagonistes mais les réponses se font prier. Ça va se poursuivre dans un feu d’artifice de malversations, maladresses, humiliations, manigances, déceptions et/ou requinquage (?) d’une partie de ce beau monde rudement bien peint par ce nouveau venu dans une littérature qui manie les nouvelles technologies à bras le corps comme on tient un pinceau (et alors, j’ai pas le droit de faire des phrases idiotes, parfois ?). Un livre qui a du caractère et du clic à revendre.

Un monde de salauds souriants de Thomas Rosier, 2022 aux éditions Actes Sud. 236 pages. 20,50 €

*NB : La couverture présente un détail d’un tableau de Brueghel l’Ancien intitulé La Danse de la mariée en plein air (1556) dont une reproduction se trouve dans la chambre confinée de Lucas

Texte  © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #589

09/07/2022 Comments off

Cette semaine, on a eu une actu politique sans surprise avec le retour très remarqué/critiqué de la ministre à la robe qu’on siffle au poulailler et qui écrit des livres pendant son mandat, mandat dont le nouveau est affublé d’un titre à rallonge que la dite dame sera priée de connaître par coeur (bizutage). Les accusations de harcèlement sexuel tombent comme à Gravelotte qui rime d’ailleurs comme un fait exprès avec culotte. D’où départ d’un sinistre par ailleurs handicapé et caillassage d’un député de l’opposition par qui une femme s’est sentie menacée. Petit conseil aux femmes : arrêtons d’avoir des fesses. Et les hommes, des mains… merde, quoi, c’est pas compliqué ! Au Japon, quand on n’a pas d’arme pour tuer un politique, on en imprime, c’est le progrès voyez-vous, on peut imprimer n’importe quoi eud’nos jours. Et puis Elon Musk se retire sans même avoir joui dans aucun twittos. Ça alors ! Et si ça vous traumatise, n’allez pas aux urgences ce week-end, c’est fermé. La différence avec les bouteilles de rosé qui, elles, s’ouvrent facilement en faisant un joli plop. Tchin dearest friends !

- NP : On est sûrs que c’est Marlène Schiappa qui est revenue au gouvernement et pas Manuel Valls avec une perruque ?
- SB : La majorité présidentielle s’intitule Renaissance ou Recyclage ?
- IJ : Une chose me turlupine….Comment Lrem peut sortir à jet continu un si grand nombre de têtes à claques ?
- DC : Remaniement. Le présumé innocent violeur est parti mais la parité en a pris un vieux coup. Ça apprendra aux femmes à libérer leur parole !
- CEMT : Retour de Marlène Schiappa : Ah, ça c’est bien, Macron a compris que malgré la crise les gens avaient besoin de rire un peu.
- CS : Nous en sommes arrivés là. Une femme dit qu’il n’y a « rien de grave, rien de répréhensible, qu’un homme ne l’a pas agressé » mais qu’elle porte plainte malgré tout contre cet homme. Il y a quelque-chose qui nous échappe tout de même.
- RA : En me rendant la monnaie, la boulangère m’a touché la main. Dois-je porter plainte pour agression sexuelle ?  (Coquerelgate)
- JMF : Thomas Guénolé sort du silence et accuse Éric Coquerel d’attouchements sexuels a son encontre. Il sera l’invité de BFM, LCI, TF1, CNEWS, Europe 1, RTL, France info, France Bleu, M6, France 24, Sud Radio, RMC, Canal +, France 2, France 3, France 4, TV5 monde, Netflix…
- CD : Madame Tissier se décide à porter plainte contre Éric Cocquerel pour harcèlement ! Elle avait des preuves (des textos sans équivoque) mais ne les a pas conservées……..c’est con quand même !
- OR : “Je me refuse à croire à toutes ces viles rumeurs sur Éric Coquerel qui est un économiste de grand talent, je suis même prêt à l’embaucher pour son carnet d’adresses. » (Dominique Strauss Kahn)
- MV : Appel au secours. Je suis une femme célibataire de 50 ans. Si jamais un monsieur voulait m’offrir un verre ou m’inviter à danser, je m’engage à ne pas porter plainte. Merci.
- LC : Je voudrais pas dénoncer qui que ce soit mais si vous aviez tous acheté les livres de Schiappa et fait d’elle une auteure à succès, elle n’aurait pas besoin d’avoir un poste de ministre pour vivre, hein.
- UE : Je viens de retrouver la portière de ma voiture éraflée sur le parking de mon supermarché. Savez-vous si je dois porter plainte au commissariat ou à la « commission de suivi des infractions automobiles » de la France Insoumise ?
- MG : SVP, faites votre AVC en semaine et aux horaires de bureau !! Macron a quand même choisi un ministre de la santé qui propose de fermer les urgences la nuit, les week-ends et les jours fériés. C’est tout pour le moment.
- SA : Je suis triste pour Damien Abad. Un homme qui utilise du GHB pour compenser son handicap aurait mérité au moins le ministère de l’Égalité des chances.
- ET : Pour m’accompagner pendant mes écrits fastidieux pour le boulot, j’ai écrit dans la barre de recherche en ripant malencontreusement sur mon clavier : « Nocturnes de Chopi, » et, preuve de dédadence ultime, YouTube m’a proposé « t’choupi aime les guns ».
- RT : Le macronisme, c’est ce projet d’ouvrir les magasins le dimanche mais bientôt de fermer les urgences la nuit.
- CL : J’ai entendu « France Travail »; je trouve à cette nouvelle appellation de Pôle Emploi un petit air pétainiste, cela est sûrement apprécié en ce moment…
- TU : Stupeur en Angleterre. À peine le temps de réagir à la démission du Premier ministre, la Reine constate avec effroi l’intrusion de Manuel Valls à sa table de déjeuner.
- MH : Au Japon, l’ancien premier ministre Shinzo Abe a été assassiné. L’ancien PDG de Renault Carlos Ghosn a tenu à démentir qu’il est absolument étranger à cet attentat.
- RC : Je suis condamné à vivre à une époque où existent Enthoven et TF1 alors que j’aurais pu être contemporain de Descartes ou de Kant. J’avoue que c’est assez difficile.
- PI : Un LR à l’écologie, ok mais je veux une abeille à la tête de Monsanto pour compenser.
- DC : Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Boris !
- OR : Il fait un pot de départ Boris Johnson ou il attend le retour de la pandémie pour ça ?
- VF : Mort de Shinzo Abe : Manuel Valls aperçu dans un avion pour Tokyo
- MB : Manuel Valls ne sait plus où donner de la tête : doit-il postuler comme premier ministre du Japon ou de la Grande-Bretagne ?
- PL : Il faudra nous expliquer comment la Russie a été exclue du système bancaire international en 24 heures… Alors que depuis 30 ans aucun paradis fiscal ne l’a été.
- DC : « Nous devons parler aux tripes des Français » (Darmanin). C’est purement une incitation à la sodomie. Ça va, ils nous l’ont assez fait subir !
- RR : Ne dites plus : —  Je n’ai pas assez de thune pour partir en vacances. Dites : —  J’adore Paris au mois d’août !
- TV : Vous en faites des tonnes sur Elon Musk et Twitter mais perso, ça m’est déjà arrivé, quand j’ai acheté mon Monsieur Cuisine Lidl sur Le Bon Coin de dire « ah bah finalement je le prends pas » quand le mec m’a dit qu’il n’y avait pas le panier-vapeur. Et ça a pas fini en TT hein.
- OM : « À Taïwan, vous pouvez être payé pour balancer les bêtises des autres. Les Taiwanais à deux doigts d’inventer le porte-parole du gouvernement Borne.

(Pour ceux qui ont suivi cette polémicvictor ) – DA : Dérapage à la boulangerie : je suis avec mon amie Elisabeth et je demande 3 baguettes bien cuites. Le boulanger me répond avec un sourire désobligeant « ça tombe bien elles sortent du four ». Je lui ai immédiatement rappelé que l’antisémitisme n’était pas une opinion mais un délit.

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La femme gelée

05/07/2022 Comments off

La Femme gelée d’Annie Ernaux, le titre m’a longtemps rebutée, je pensais à frigide, mais comme je suis plongée aussi dans les cahiers de l’Herne, je comprends que j’ai fait fausse route. Gelée s’entend comme figée. Figée dans son rôle de femme défini dès la naissance et quoi qu’il se passe dans sa vie. Annie Ernaux a compris que la condition féminine nous entraînait dans le piège terrible de la femme « dedans » la maison, car dehors est le terrain de l’homme. C’est comme un arrêt sur image (frozen picture) qui coupe net tous les élans qu’elle avait depuis sa petite enfance, la curiosité, l’audace, l’indépendance.
Et ce livre, son troisième est d’un style ahurissant, très dense et loin de son écriture plate habituelle. Elle déroule comme en accéléré le film de sa vie et y retrouve pratiquement gravés tous les portraits de femmes qui l’entouraient, non pas des fées du ménage ou des foutues femmes au foyer compétentes et maniaques mais des  personnages hauts en couleur, au verbe asséné, peu soucieux de leur apparence, des femmes pas coquettes et se fichant de tenir la maison comme on l’entend dans le milieu bourgeois. Elle n’a pas eu le « bon » modèle, celui qui l’aurait façonnée, préparée à la vie future, les mômes à torcher, d’où son ahurissement lorsqu’elle s’est retrouvée dans ce pétrin.
Qu’on en juge : dans le modeste café tenu par ses parents, c’est son père qui épluche les patates et fait la vaisselle tandis que sa mère fait beaucoup d’autres choses, notamment la compta. mais elle lit aussi, beaucoup, elle ne peut pas s’en passer et elle va pousser sa fille à s’enrichir l’esprit pour pouvoir sortir de leur condition. Le père leur demande pourquoi elles perdent leur temps ainsi, lui ne lit jamais. Donc pas de schéma classique chez elle. Et puis ses copines sont parfois des garçons manqués comme elle, pas toujours mais quand on joue dehors toute la journée, on se fiche de tout ça.
A l’adolescence, elle comprend qu’il faut plaire aux garçons, elle-même conçoit beaucoup de désir pour ces personnages tellement différents et suscitera la première rencontre pour le premier flirt. Ensuite, vite, perdre sa virginité mais pour autant, travailler d’arrache-pied pour réussir. Elle deviendra étudiante, commencera à réaliser que le monde des hommes est plus libre que celui des femmes et rencontrera celui qui deviendra son mari. C’est rigolo, au départ, on fait tout ensemble, la chambre louée, on s’en fout puisqu’on bosse, qu’on va à la bibliothèque, au resto U et au cinoche.
Lorsque l’enfant paraît, pas spécialement désiré (interrogation sur un avortement), ça passe encore, le papa compatit, « aide » un peu, s’occupe du Bicou etc. Mais lorsqu’il a enfin trouvé son emploi de cadre et même si elle tente de dégager du temps pour son capes, il devient le mari qui régente : la maison, la bouffe, l’enfant qui dort quand il rentre, bref le vieux schéma se met en place sans moyen de l’éviter.
Ce n’est pas l’histoire qu’elle raconte, terriblement classique qui m’a emballée, c’est sa façon de faire ressurgir tous les souvenirs de l’époque des baby boomers, de l’espoir d’une vie meilleure, plus égalitaire, et d’y faire revivre de façon extrêmement dynamique avec des centaines de petits détails notre histoire, des centaines de petites images ou chansons qui nous reviennent en mémoire. Et c’est aussi le glissement progressif qu’elle décrit superbement, qui guette chaque femme dont le destin se lie à celui d’un homme, pas méchant bien sûr, mais lui aussi élevé dans une forme de virilité qui lui interdit de compatir un peu plus aux tracas de sa femme qui aimerait tout comme lui avoir du temps pour le tennis, le cinéma, les copines. Mais non. Il faut briquer, faire cuire et emmener le Bicou au parc avec les autres landaus.
Passionnant !

La Femme gelée par Annie Ernaux, 1981. Editions Folio poche, 184 pages. Pas cher.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #588

02/07/2022 Comments off

L’actu de la semaine, c’est un drôle de fourre-tout, ça rentre n’importe comment, comme un juge suprême US qui déciderait de s’introduire dans les utérus sans en connaître le chemin et puis après tant qu’à faire dans les anus, ou comme un milliardaire qui prierait les petits que nous sommes de n’allumer qu’une lampe quand il fait vraiment nuit parce qu’il faut pas gaspiller, comme un philosophe qui recevrait des millions pour appuyer une guerre meurtrière etc… On peut être colère parce qu’un terroriste est trop puni ou parce qu’un gauchiste va mettre son nez dans les Comptes ou parce que les vestes politiques se retournent avec trop de célérité, oui, tout est possible puisque Copenhague fait maintenant partie de la France. Puisque l’Arabie Saoudite se situe entre Paris et Dakar ou encore puisque le RN ex FN est dorénavant soluble dans la démocratie. Bon. Ne nous laissons pas abattre, trinquons joyeusement à ce rayonnant été, tchin tchin dear friends !

- TE : Donc il y a des mecs qui veulent décider de ce qui se passe dans notre utérus mais qui sont incapables de savoir où est le clitoris.
- AG : Aux mecs qui disent « Ben si tu veux pas être enceinte, faut pas coucher » :  Je suppose donc qu’à chaque fois que vous couchez avec une femme, c’est que vous avez envie de devenir père ? Non. Ben alors fermez vos gueules !
- PBC : Trois « grands-patrons » appellent les Français à diminuer leur consommation d’énergie. Pour qu’eux-mêmes puissent continuer à se balader en hélico, jet privé, et Ferrari  ?
- MA : Les plus gros pollueurs de France qui rincent leurs actionnaires sur le dos de la planète et tout ce qui vit dessus appellent le petit peuple, qui vit déjà les lumières éteintes, à la sobriété, dans le journal perfusé d’argent public d’un milliardaire. On vit une époque formidable…
- BP : Si on m’avait dit que TotalEnergies et Engie allaient appeler à la décroissance en 2022…
- DC : + 52% de hausse de salaire en un an pour le patron de TotalEnergie, Patrick Pouyanné. Soit 6.000 000 avec l’aval de ses actionnaires. Et voilà-t-y pas qu’il nous demande, de modérer notre consommation d’énergie ! Mais il a promis de faire pipi dans sa douche. Good boy
- OVH : Si notre vagin crachait des balles, vous rendriez l’avortement légal.
- OM : L’État du Texas se dit prêt à interdire la sodomie en cas de feu vert de la Cour suprême. C’est bien la première fois que les Texans se préoccupent des trous de balle…
- JB : Et si on légalisait la pratique de l’avortement par arme à feu ? Ça serait peut-être une option qui permettrait un consensus ? Je propose hein.
- CEMT : Macron : « Oui, OK, on a filé des sièges au RN, mais quand j’ai appelé mon parti « Ensemble », j’ai pas dit avec qui. »
- GB : J’aurais au moins appris aujourd’hui que refuser de serrer une main quand on ne porte pas de cravate est un affront républicain bien plus important que de donner des pouvoirs législatifs gigantesques à un parti issu de la collaboration.
- LA : 2022 : Interdisons l’IVG. 2023 : Les femmes ont-elles une âme ? 2024 : La terre est plate.
- PA : Il y a un paradoxe entre le fait que les cons soient bornés et que la connerie soit sans limite !
- AQ : Si vous cherchez Richard Ferrand, il est en train de réparer les ascenseurs des Mutuelles de Bretagne.
- PDT : Rappelons que pour être homologué, un vrai viol™ doit être commis dans un lieu sombre et sale, entre 1h et 6h du matin, par un inconnu musclé, avec un couteau, portant une moustache et salivant abondamment, sans lien parental, professionnel, amical ou médical avec la victime. Il est invalidé si la victime ne s’est pas présentée à la police dans des vêtements abîmés, avec un air choqué (mais digne). La plainte doit aussi être déposée au minimum 6 mois avant ou après un évènement heureux pour l’accusé (promotion, récompense, nomination au gouvernement).
- MT : BHL sur Europe ce matin. « Moi je n’ai pas envie de me coucher devant les Russes, devant les Iraniens, devant les Chinois »… Vas-y Bernard-Henry, on te regarde !
- NW : Coquerel aux finances, c’est « tourner le dos à la tradition d’y nommer un modéré comme Cahuzac, Carrez et Woerth », écrit les Echos. Le premier, condamné pour fraude fiscale, le second soupçonné de violation du secret fiscal et le troisième mis en examen pour « concussion »…
- SA : J’ai vu que certaines personnes trouvent la peine de Salah Abdeslam un peu dure. Personnellement, je l’aurais bien condamné à 300 ans de prison à Guantanamo et forcé à écouter 24h sur 24 l’intégrale de Diam’s remixé par Jul.
- MK : Un Insoumis président de la Commission des finances, ça s’arrose ! Je vais me mitonner un Coquerel au vin !
- RS : Vu l’augmentation des prix en France, bientôt faudra aller faire ses courses en suisse pour faire des économies…
- OK :  Eric Coquerel devient président de la commission des finances, et les trains circulent à nouveau normalement ! Alors, les athées, on dit quoi ?
- MP : Le Texas veut interdire la sodomie … Pour interdire l’homosexualité… C’est systématiquement débile mais toujours inattendu.
- DC : Le ministère de l’Intérieur a comptabilisé, entre 2016 et 2021, 673 homicides qui n’ont jamais eu lieu. Pour moi personnelement, j’ai échappé à une fausse-couche, un suicide et un crash en avion. Oh, la belle vie !
- UQ : Une infirmière française est actuellement (malgré leur augmentation de 183€ en moyenne) moins bien payée qu’une infirmière mexicaine.
- DC : — Il paraît que Coquerel, il couche avec … — Avec qui ??? Avec qui ???? —  Avec sa femme !!! —  Oh merde, un homme si bien.
- GD : Imaginez le scandale si le groupe parlementaire d’un président de la République élu grâce au barrage contre l’extrême-droite permettait de faire élire deux vice-présidents d’extrême-droite à l’Assemblée nationale ? Imaginez !
- GA : un notaire ça mange cinq usufruits et légumes par jour
- GE : Je n’ai pas l’habitude de me vanter d’aller dans des lieux de luxe, mais là je viens juste de quitter la station essence..
- OK : Ne vous embêtez pas à suivre le Tour de France, parce que de toute façon, c’est un Ukrainien qui va gagner.

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RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les initiales sont celles des auteurs, ou les premières lettres de leur pseudo. Illustration ou montage d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site, mon blog, mon Insta un peu maigrelet. Merci d’avance.

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Les Fessebouqueries #587

25/06/2022 Comments off

Nous jouissons — si je puis dire — cette semaine d’une actu aussi chargée qu’une arme automatique entre les mains d’un adolescent blond du Texas qui ne sera pas le seul à la pointer (son arme) puisque l’autorisation d’en détenir s’étend. Comme celle de détenir un pénis, certes rabougri et hors d’usage vu l’âge des juges suprêmes, et de viser les ventres des femmes, ces salopes qui se permettent de faire ce qu’elle veulent de leur utérus. C’est comme si le distributeur de Coca-Cola te refusait la divine boisson une fois que tu as introduit ta pièce dans sa fente. Non mais des fois ! Heureusement qu’un journaleux nommé Zemouri (tiens, tiens) peut encore diffamer dans ce magnifique magazine le Point (final ?) pour le plus grand plaisir des cons qui gobent tout et le répercutent telles les percussions démesurées de la Fête de la Musique, on peut encore faire ce qu’on veut dans notre beau pays caniculé  dont certains citoyens ont subrepticement introduit dans la fente d’une urne un papier pour installer sur les bancs de l’Assemblée quelques présumés innocents de viols. C’est comme ça, et on n’a pas le cul sorti des rances, chères consœurs… Mais trinquons tout de même joyeusement à l’avenir qui nous offre toujours de belles surprises tintinnabulant comme de gros glaçons dans une boisson rose pâle. Tchin tchin !

- BR ou OM* : Mais du coup j’ai pas suivi, à quel moment les talibans ont envahi les USA ?
- OM : C’est magnifique tous ces fœtus américains qui vont être sauvés de l’avortement et qui vont pouvoir se tirer dessus tranquillement à l’adolescence…
- SG : L’utérus des femmes est plus surveillé que la circulation des armes aux USA.
- TA : Si on interdit le droit à l’avortement, laissez-nous au moins celui de nous ligaturer les trompes pour nous éviter de pondre des abrutis qui voteront contre le droit à l’avortement. Merci.
- NP : Arrêtez de dire n’importe quoi ! L’avortement n’est pas interdit aux USA, ça va juste être plus long et compliqué. Il faudra d’abord accoucher, élever l’enfant, le mettre à l’école et puis attendre qu’un taré vienne le tuer avec une arme achetée tout à fait légalement.
- CEMT : Gérald Darmanin : « Soutien à toutes les femmes Américaines, je suis prêt à en discuter en prenant un verre avec elles dès ce soir. »
- GB : Quand les hommes commencent à légiférer sur l’utérus des femmes c’est rarement pour le progrès.
- NP :  Il y a une certaine logique à ce que les chrétiens soient contre l’avortement de victimes de viol. Après tout, Dieu n’a pas demandé son consentement à Marie avant de l’inséminer…
- RS : Bon maintenant que le droit à l’avortement est supprimé aux USA, ils vont pouvoir se concentrer sur la réintégration de la ségrégation raciale, la pendaison pour vol de chevaux et le remplacement des médecins par des chamans.
- PR : C’est une nouvelle forme du libéralisme amerloque. La liberté d’interdire.
- MP : Le sud, dans 10 ans il fait 50°C en mai mais ils votent comme si leur problème c’était les Arabes.
- CEMT : N’empêche qu’on aurait dû accepter quand Jacques Brel voulait nous offrir des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas.
- NP : Il a fait tellement chaud à Biarritz qu’on aurait même vu des touristes se promener sans avoir un pull noué autour du cou.
- RS : Si on veut être positif, on vit quand même un des printemps les plus frais de ces vingt prochaines années
- OVH : Roselyne Bachelot retourne aux Grosses Têtes. Elle ferait mieux de retourner aux Gros Derches.
- FI : En tant que femme, je prends l’élection de Darmanin et de Abad comme une insulte personnelle.
- OM : Macron n’aura pas la majorité… Ça va rappeler des bons souvenirs à Brigitte.
- MGC : Je plains les profs, notamment d’éducation civique, qui auront à expliquer à des enfants comment un parti fondé par un ancien Waffen-SS, des néo-fascistes, des pétainistes et des poujadistes se retrouve en 2022 en masse à l’Assemblée Nationale pour voter des lois pour la France.
- SA : Quand la fête de la Musique a été créée, je regrettais de ne pas savoir jouer d’un instrument. Aujourd’hui, je regrette de ne pas être sourd.
- DC : C’est chouette, la fête de la musique ! Trois orchestres me parviennent dans une joyeuse cacophonie douteuse. On se croirait dans la nouvelle chambre des députés !
- DA : Tous les couillons qui ont voté RN le prenant pour un parti d’opposition et qui découvrent que c’est une succursale de LREM avec juste le racisme plus visible !
- RO : On vit dans un pays fantastique dans lequel Woerth, qui trempe dans des magouilles de tous les côtés, donne son avis sur qui il faut placer à la Commission des Finances. N’hésitez pas à demander son avis à Francis Heaulme sur la protection de l’enfance.
- SK : Il y a des gens qui attendent des postes fixes depuis plus de dix ans dans l’éducation nationale mais Blanquer a le droit de bénéficier d’une création de poste dans le supérieur rien que pour lui. La chantilly c’était trop gentil, c’est des cailloux qu’il faut leur lancer.
- MC : Blanquer, le seul poste qu’il aura créé à l’université c’est le sien.
- OM : L’emmerdant c’est que maintenant quand on te dit « mais tu sais, le membre du gouvernement accusé de viol », tu sais toujours pas de qui il s’agit.
- MR : Evénement : mon stagiaire a coincé deux capsules dans la machine à café; on a immédiatement monté une équipe projet en mode agile pour construire une roadmap visant le décoinçage desdites capsules et un plan de test rigoureux à la suite ; c’est un succès.
- AR : Le Point : « Jean-Luc Mélenchon surpris en train de manger un enfant ». Le Point, 12 heures plus tard : « Ah non pardon on s’est gouré, c’était juste une côtelette d’agneau, désolé, on aurait dû vérifier en détail avant la publi ».
- ME : Selon le journal Le Point Melenchon aurait eu un atelier clandestin de 200 Maliens dans la cave de son hôtel particulier. Les travailleurs devaient fabriquer du Doliprane à des cadences folles. Ils étaient enchaînés et fouettés s’ils ne produisaient pas assez.
- CEMT : Le Point accuse Philippe Poutou d’obliger son majordome à nettoyer sa Rolls pour un salaire inférieur au SMIC.
- EM : Entendu au rayons fruits et légumes :  — Prends des avocats. On va faire du gargamol. Ton frère aime bien.

* Il arrive que je trouve le même post chez des personnes différentes. Qui plagie ? Va savoir, Nanar…

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Quel foutoir, sa vie !

21/06/2022 Comments off

C’est ce que signifie Ma vie balagan, mot hébreu ou yiddisch ou encore issu du russe. C’est feue la délicieuse petite bonne femme qu’était Marceline Loridan-Ivens qui évoque des épisodes marquants de sa vie faite de très hauts et de très bas.
Juive, elle fut déportée à l’âge de 15 ans à Auschwitz-Birkenau, perdit son père adoré et beaucoup d’autres membres de sa famille comme elle déportés, mais l’optimiste toujours la mena par le bout du nez. Au détour de diverses anecdotes qui remontent à sa mémoire, elle livre les atrocités des camps dont elle fut victime et témoin et ses façons quelques peu originale d’échapper à ces horreurs en racontant toutes sortes d’histoires, en aidant les plus faibles, en s’intéressant aux autres. Et confirme que c’était irracontable, c’est pourquoi, lors de leur retour, les rescapés cessèrent d’en parler : personne ne voulait les croire.
Mais Marceline ne se laisse pas aller à la nostalgie. Elle lit, elle se met au travail et, chemin faisant, découvre la formidable liberté des jeunes à Saint-Germain-des-Près. Elle se mêle à eux, se nourrit de leur culture, de leurs connaissances et de leur entrain. Elle y vit beaucoup la nuit, elle adore le jazz et danser le bop. Et un jour, elle rencontre celui qui deviendra son premier mari dont elle a gardé le nom : Loridan, mais plus tard, elle refusera de le suivre sur ses chantiers dans les pays étrangers. Pas question de quitter la folle ambiance rive gauche.
Elle s’engage en politique, s’intéresse de très près à la guerre d’Algérie, transporte des valises pour le FLN, découvre Brecht et Jean Vilar. Par le manque d’études, elle se rend compte qu’elle est sous influence des intellectuels, principalement des hommes mais  son culot, son humour et sa détermination en font une femme forte. Elle sera dans la lutte pour l’avortement et son nom fera partie des 343 salopes.
Elle rencontre des gens de cinéma qui vont la faire avancer. Notamment Jean Rouch, grâce à qui elle va faire la connaissance d’un cinéaste important, de trente ans son aîné : Joris Ivens. Un amour puissant qui va lui faire parcourir le monde, la Chine surtout, et dédier sa vie au cinéma, celui de son homme et aussi le sien.
Elle nous raconte son amitié avec Simone Veil qui vivait aussi dans le même camp, leurs retrouvailles, leur entente mais aussi leurs différences.
Elle parle d’événements essentiels et traumatisants que le cerveau masque pendant des années et qui reviennent un jour tout bouleverser, comme son emploi au camp qui était de creuser des trous pour enfouir les morts. Elle dit aussi avoir un regret inconsolable : son père, prisonnier dans un autre camp, lui avait fait parvenir une lettre qu’elle a lue et relue puis planquée mais qui a été perdue dans ses pérégrinations. Dès lors, elle n’a plus pu se souvenir de ce qu’il lui avait écrit, et c’était le dernier contact qu’il a eu avec elle. (Elle lui a consacré un livre formidable.
Ce livre, écrit lorsqu’elle avait soixante-dix-huit ans, avec l’aide d’Elizabeth D. Inandiak, fourmille d’histoires, de moments, de réminiscences parfois très drôles, à son image, joyeusement bordélique. Un grand moment d’humanité par un petit bout de femme à l’énergie contagieuse. Elle s’est éteinte en 2018, à quatre-vingt-dix ans.
(Voir aussi son magnifique livre où elle évoque l’amour après, sous-entendu les camps)

Ma vie balagan par Marceline Loridan-Ivens, 2008. Editions Arion Robert Laffont (poche). 266 pages, 9 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins