Les Fessebouqueries #205

21/05/2016 Aucun commentaire

C’est une petite semaine bien rikiki, parfois on a beau presser le citron, y a plus de jus dedans, que des pépins, c’est peu pour relever la sauce de ces Fessebouqueries que je vous sers nature et sans le petit zigouigoui de vinaigre balsamique sur les bords de l’assiette, ni la vieille feuille de salade trouée et dure comme la vie d’un keuf sans amour…
- OV : Policier en 2016 c’est vraiment un métier à risque : soit tu te fais tabasser par des manifestants, soit tu te fais embrasser par Renaud.
- EM : Selon les syndicats de policiers, le vol d’Egypt Air aurait été attaqué par des casseurs.
- OM : Si ça se trouve l’avion d’Egypt Air a disparu au même endroit que la dignité des mecs qui foutent le feu à une voiture de flics occupée.
- NP : [Insolite] Suite au saccage d’une agence par la Manif du 19 mai la Société Générale quitte les paradis fiscaux et renonce à faire des bénéfices.
- HDD : Manif police : 600 manifestants selon les organisateurs, 600 manifestants selon la police.
- LC : La manifestation des policiers a réuni entre 5000 personnes selon la police et 10 000 personnes selon la police.
- ACD : Moi, ce qui me surprend le plus, c’est un A320 avec seulement 56 passagers.
- RE : Vous pourrez dire tout ce que vous voudrez sur la SNCF mais JAMAIS un RER n’a disparu des radars. JAMAIS.
- KB : « Huit mois ferme requis contre Nabilla » Je sens bien la mixtape à sa sortie.
- AB : Monsieur le pape a reçu le cradinal Barbarin pour lui remettre l’ORDUR (Ordre Romain de la Dissimulation Usuelle de Raclure).
- EM : Nabilla a attaqué son copain avec un couteau et une fourchette, elle n’aurait pas bien compris l’expression « sortez couverts ».
- NR : Si la drogue est une cause d’absentéisme au lycée, je n’ose pas imaginer ce que les députés se mettent dans le nez
- PD : Viens d’entendre : « Les frères Kouachi, ils ont le Label rouge. Nés, élevés, et abattus en France ».
- OK : Rock En Seine : annulation du concert des Eagles Of Death Metal qui seront remplacés par Black M.
- EM : Le gaz lacrymogène, élu saveur de l’année 2016.
- AB : Ginola, 49 ans et sportif = AVC, quadruple pontage en urgence. Bonne santé, David, je continuerai à boire (modérément) et fumer (trop).
- DS : Daniel Craig dans le prochain Xavier Dolan : « c’est un rêve de gosse, j’ai toujours voulu interpréter un œuf dur ».
- PR : Quelque fois, j’ai envie de me dire que l’on est un pays de cons. Et puis je me ravise. Ce n’est pas une fatalité naturelle, c’est une situation organisée. On a des chefs quand même !
- AB : Comme tout le monde, le crétinoïde Donald Trump prétend avoir niqué l’aphone Carla Bruni avant Sarkozy, ce qui lui fait 1528 amants. CQFD

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici.

Categories: Fessebouqueries

Les Fessebouqueries #204

14/05/2016 Aucun commentaire

Oh mais qu’elle est vilaine cette semaine ! Regardez-moi tous ces vilains ! Comme ils sont vilains ! Les vilains qui achètent leur permis (il n’a qu’à pas être si cher) le vilain qui l’outrepasse (on n’a qu’à pas emmerder un ancien flic n°1), les vilains qui pelotent les nanas (elles n’ont qu’à pas être des nanas), le vilain qui vole des pâtes et qui se prend deux mois ferme (il n’a qu’à pas être pauvre), le vilain qui quitte le foot en se la pétant (ils n’ont qu’à pas les payer si cher), les vilains qui mettent des couches-culottes au boulot (ils n’ont qu’à pas boire, ils pisseront moins), le vilain qui veut chanter des horreurs à Verdun (il n’a qu’à pas être noir), les vilains ministres et leur 49,3 (ils n’ont qu’à nous laisser faire notre loi), ça en fait une vieille semaine bien pourrie. Mais ouf elle se termine … Bon week-end !
- JPT : Denis Beaupin aurait l’intention de fonder son propre parti : Europe Ecologie Les Verges.
- CC : Baupin, ce gars qui veut faire croire qu’il a la main verte, alors qu’elle est seulement baladeuse
- OM : Bizarre ces politiques qui ont besoin de faire du harcèlement sexuel alors qu’ils passent déjà leur temps à nous la mettre bien profond…
- RR : Arrêtez avec Baupin … Il voulait juste voir si le gazon était plus vert ailleurs.
- BA : – « J’aimerais te sodomiser en cuissarde… Tu dois être une dominatrice formidable… »  – « C’est toi, Denis ?
- CC : 12 ans pour un mec, c’est trop l’âge ingrat en fait. Les filles ne te regardent pas encore et les prêtres ne te regardent plus. La loose.
- KL : Je baille comme la braguette d’un homme politique.
- DC : 49-3, c’est minuscule pour un soutien-gorge, non ?
- JPT : Michel Platini a bien de la chance : pouvoir attendre pendant 9 ans sans protester le règlement d’un free-lance de 1,8 million d’euros est un luxe que, personnellement, je ne pourrais pas me permettre.
- OM : Baupin, Sapin, Hortefeux… rien que cette semaine. Finalement de quoi on parlerait si nos hommes politiques n’étaient pas des délinquants ?
- JS : -Papa, c’est quoi un oxymore ? -Une expression construite avec 2 mots contradictoires -Comme quoi ? -Comme « courage politique »
- FIA : Ali Baddou, Léa Salamé. A la télé, tout est… permis.
- OM : Parfois je me demande si la ville de Cannes n’a pas été construite AUTOUR de Catherine Deneuve.
- BR : Le chauffeur du bus qui me dit « il y a des embouteillages mais on va passer en force, c’est un bus 49.3″ vient d’embellir ma journée
- LC : – Denis Taupin a agressé sexuellement des femmes. – C’est qui ? – Des collaboratrices, des élues, des… – Non mais Denis Baupin c’est qui ?
- RR : Les anciens ne connaissent pas Black M. Les jeunes ne connaissent pas 14-18. 1 partout, balle au centre.
- KB : Je vois pas où est le problème Black M chantant à Verdun. On a bien eu un président qui a présenté JM Bigard au Pape.
- AB : « Je suis arrivé comme un roi, je pars blindé de thunes.  » Merci pour tout, on gagnera la Ligue des Champions sans toi.
- JH : Je suis arrivé avec le melon, je repars avec une pastèque.
- HDD : Arrivé en roi, parti en car.
- OM : Il y a désormais deux choses que l’on voit sur terre depuis l’espace : – la Muraille de Chine – le melon de Zlatan
- RR : Je comprends rien. Zlatan quitte Canal + ?
- LH : Ho des moutons qui bossent dans la volaille !
Bééééééééé cot cot cot !!!! 
C’est bien ça, ! Ca permet aux esclavagistes capitalistes d’asseoir leur toute puissance ! Bravo les « gars » ! Allez, on met ses couches, on fait un beau pipi dedans et on dit merci patron, en prime ! ( sic) Moi, dans ces cas là, si un patron me demande ça, je lui pisse au cul. …
- PD : Sarkozy ne connaît pas Le Bon Coin alors que c’est là où finissent les albums de son épouse. Pas sympa pour elle.
- AB : Le has been sarkolâtre Brice Hortefeux se croit tout permis B.
- ZJ : La dictature, c’est « ferme ta gueule » ; la démocratie, c’est « cause toujours » ; le socialisme contemporain c’est « 49-3″…
- OM : C’est pratique le 49.3, ça permet de se rappeler pourquoi ça sert pas à grand chose d’aller voter.
- LI : si Nabilla me foulow pa avan minui je pren dé laxatif é je me suicid a toit de chausir
- PD : C’est qui cette personne, Zlatan, dont tout le monde parle ? Il a fait quelque chose d’important pour ses contemporains ?
- RR : Aujourd’hui, quand on vole des pâtes, on se prend 2 mois al dente.
- LI : nabilla é kune pute voila Kelle retourn bezér dé renoit
- OM : En même temps si Benzema et Valbuena ne sont pas sélectionnés pour l’Euro ils le seront peut-être à Cannes dans la catégorie Cinéma d’auteur
- DS : L’annulation du concert de Jean-Luc Mélenchon à la convention « Émail Diamant » soulève l’indignation des réseaux sociaux.

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici.

Categories: Fessebouqueries

Les fessebouqueries #203

07/05/2016 Comments off

Privés de Siné juste avant le festival de Cannes, de Khan, devrais-je dire puisque c’est le nom du nouveau maire de Londres. Il est musulman ? A london, on s’en fiche, non, quand on ne s’appelle pas le Pen. Ou Trump, surtout, finaliste de la grande loterie du monde occidental. Ont déjà gagné un petit lot : Carlos Ghosn et ses amis du Caca-rente. Enfin et sans transition, on ne dira jamais assez que la loi travail nuit debout grave à la santé.
- OVH : La maladie d’Alzheimer a été inventée par la société Post-it pour augmenter son chiffre d’affaire.
- JPT : Bon, d’accord, on va supprimer le latin ! Et alors ? Au lieu de fellations on taillera des pipes, mais franchement, perdra-t-on au change ?
- ADN : Trump, prochain président des états unis, on s’en fout, on a Ruquier
- FT : Le triomphe de Donald Trump accable à juste titre nos journalistes et un certain nombre d’entre nous, pourtant il y a fort à parier que s’il était candidat en France, il écrabouillerait Hollande Juppé Sarkozy Mélenchon Marine le Pen.
- JB : Oh tiens, c’est Jeff Copé sur Inter pour le petit-déjeuner ! Ah ben je vais prendre un bol de vomi et des tartines de merde pour aller avec.
- PR : Une idée comme ça. On pourrait faire une république pour les pauvres et une république pour les riches. Comme ça chacun chez soi, sans problème. Pas de tension, pas de stress, cool. Non ?
- CR : En allemand, « moyen de contraception » se dit « Schwangerschaftsverhütungsmittel ». Quand vous avez fini de le prononcer, il est déjà trop tard.
- OK : Vu ce que va devenir le droit du travail, on devrait faire la fête du travail le 1er novembre, comme ça on s’offrirait des chrysanthèmes.
- DM : Ça se trouve le mec qui est à l’origine de « nuit debout » s’appelle Sanchez.
- KB : Pour plus de cohérence, le FN aurait dû faire un barbecue et non un banquet patriote pour rendre hommage à Jeanne d’Arc.
- OM : Défilé du 1er mai : 17.000 manifestants selon la police, 140.000 coups de matraque selon les organisateurs.
- KB : Starbucks ouvre à Toulouse le 18 mai. La file d’attente ouvre ce soir. Prenez 15 jours de congés pour avoir votre mug
- OU : ma decision es prise si nabilla es condanné c moi ki fera sa paine de prison a sa place elle a juste poignardé son mek ptn!!
- JS : Définition Patron du CAC40 : personne dont le salaire explose en cas de bons résultats et augmente en cas de mauvais.
- AB : Désormais, par arrêté préfectoral, NuitDebout sera seulement autorisé à deux dans votre cuisine de 20:00 à 20:15 sous peine de lacrymogène.
- CP : 400 personnes au contre-rassemblement de Jean Marie Le Pen. A star is borgne
- OU : Nabilla va etr jugé le 19 elle doit etre innocenté elle a just poignarder Thomas C rien on a tous deja poignarder quelkun
- SC : « Légaliser le cannabis? Il y en a déjà partout. En France c’est plus facile de trouver du bon shit que du travail. »
- OM : Charb, Cabu, Wolinski et maintenant Siné… Logiquement on ne devrait pas tarder à avoir des nuages en forme de bites
- UD : Siné est mort. Si Philippe Val vient parler de lui à la télé je dégueule.
- VS : Ces élus qui te parlent comme s’ils étaient des supérieurs alors qu’ils ne sont que représentants.
- KB : Des CRS qui « manifestent contre les violences ». Ce pays, on dirait un épisode de Groland sérieux.
- RR : Gattaz, « un peu gêné par le salaire de Carlos Ghosn ». On est d’accord que « un peu choqué », c’est comme « un peu con » ?
‏- LC : De toute façon, les billets de 500 euros c’est comme les résultats de Hollande. Tout le monde en parle mais personne n’en a jamais vu.
- OM : C’est marrant ces gens qui s’émeuvent qu’un musulman puisse être maire de Londres, mais pas qu’un neuneu puisse être Président des USA…
- EM : Deux heures que Londres a un maire musulman et Daech n’a toujours pas fait sauter Big Ben, l’équipe de Valeurs Actuelles est perplexe.
- HDD : Non seulement ils brûlent Jeanne d’Arc mais ils élisent des sarrasins….
- AL : g presque une centaine de mots de vocs a apprendre, jvous jure meme mon rideau il est + intéressant

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici.

Categories: Fessebouqueries

(Suite de Ferrante) Le nouveau nom

06/05/2016 Comments off

Imaginez un deuxième pavé sur l’histoire de ces deux filles, L’amie prodigieuse (lien ici) qu’on avait quittées à 16 ans, durant le mariage de l’une d’elles que je ne vais citer pour ne pas spoiler la suite. Ce pavé, Le nouveau nom, est tout aussi passionnant. Je vais vous dire pourquoi. Mais avant, je me suis renseignée et j’ai appris que :
1/ l’auteure se cache sous le pseudo d’Elsa Ferrante. Personne ne sait qui elle est même si on peut supposer que c’est une femme née en 1940, comme la narratrice appelée aussi Elena.
2/ deux autres tomes sont à venir et c’est tant mieux car ce deuxième tome s’arrête lorsque les filles ont quelque chose comme 25 ans et que l’une d’elles, ayant terminé ses études, est au seuil de la grande aventure de la vie alors que l’autre s’est emmurée vivante avec un homme qu’elle estime mais trop pauvre pour lui permettre de vivre confortablement. Elle ne couche pas avec lui mais vit avec ainsi que le petit garçon qu’elle a eu d’un homme adoré. Et elle travaille dans une répugnante usine à charcuterie, dans des conditions épouvantables.
Donc si le premier tome campait les personnages avec finesse et en profondeur, celui-ci, même s’il continue à sonder les sentiments, revirements, nuances, trahisons etc, s’axe essentiellement sur le plafond de verre que constitue la barrière entre riches et pauvres.
L’héroïne qui poursuit, avec l’aide indéfectible des enseignants car elle est très douée, ses études se décourage très souvent car personne ne lui a donné les clés du savoir, de la rhétorique, la pratique du débat d’idées. Pourtant, elle bûche comme une tarée, mais toujours avec cette sorte de motivation d’être à la hauteur son amie, même si elle n’étudie plus — ou en cachette. Après avoir réussi au concours pour jouir d’une bourse et suivre des études supérieures à Pise — quittant enfin son milieu pourri —  elle joue à fond la réussite en se donnant des objectifs illustrées par des personnes qui lui paraissent au même niveau qu’elle. Ce qui est faux, elle s’en rendra compte à maintes reprises. Son origine sociale lui fait honte et même si elle fait tout pour gommer son accent et pallier quelques erreurs syntaxiques dues au fait que chez elle, on parle surtout le patois, les étudiants soulignent en se moquant ses failles. Elle s’en sort, encore, jusqu’à ce qu’elle rencontre un étudiant d’une famille très bourgeoise. Malgré la gentillesse de la famille, elle doit toujours se forcer pour être à la hauteur alors que chez eux, tout est naturel. Elle s’aperçoit aussi que ce qui a manqué dans l’enfance au niveau de l’éducation ne peut pas se combler, ni même le manque de relations ou de références. Allié au fait qu’elle est très pauvre et que ça se voit à ses vieux vêtements, elle reste l’éternelle complexée de sa promotion malgré les lauriers que lui tressent les enseignants. Au niveau de sa famille et de son quartier de Naples, lorsqu’elle revient avec son diplôme, elle voit que si on l’admire quelque part, ça ne va pas très loin car à quoi sert-elle dans leur petite société ultra matérielle. A rien. Mais un événement se fait jour : un roman (en fait, l’histoire de ses vacances où elle s’est fait dépuceler) écrit juste pour elle et offert à son fiancé (avec regret car elle le trouve le livre nul) atterrit chez un éditeur et va faire peut-être changer le cours de sa vie.
Pendant tout ce temps, son amie erre dans sa vie en adoptant souvent des comportements très dangereux qui la font mal voir de tas de gens et maltraiter par ses proches. Elle connaîtra aussi une passion fulgurante mais elle sait que tout se termine et semble blindée pour tout. Rien ne peut l’atteindre, c’est ce qui fait sa force mais qu’a t-elle à y gagner ? Rien.
(A suivre)

Le nouveau nom d’Elena Ferrante, 2012 en Italie, 2016 chez Gallimard, traduit par Elsa Damien. 554 pages, 23,50 €.

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #202

30/04/2016 Comments off

Semaine molle où on aimerait voir la tête des uns sur les piques des autres mais les rêves, on sait que ça fait pschittt au réveil, donc je vous servirai juste un petit cocktail Tcherno-Bill composé de vieux restes moisis de Gattaz, Hollande, Hortefeux, Balkany, Macron, Sarkozy, Bayrou… Certes, c’est imbuvable mais c’est comme la première clope, la première bière, le premier shoot, la première pipe : on finit pas s’y habituer et par boire ça sans soif. Tchin !
- EM : « L’extrême-droite en tête de la présidentielle en Autriche. » Le poisson rouge n’est officiellement plus l’animal avec le moins de mémoire.
- OM : « 14.939€ de bars et de boîtes de nuit payés par le ministère de l’intérieur pour Hortefeux. » Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur Cuir.
- PD : Vivement que Les Républicains lancent « Hé oh la droite ». Pour un vrai débat d’idées qui ne prend pas les citoyens pour des cons.
- FIA : Perdu pour perdu, si j’étais Hollande je me présenterais à l’Eurovision.
- OVH : A chaque fois que vous vous abstenez de fumer une cigarette, de sniffer un rail de coke ou de boire un verre de whisky, vous offrez une année de vie à Keith Richards.
- ML : qu’est-ce qu’il s’est passé de concret depuis la révélation des Panama Papers ? 
- une loi pour le secret des affaires !
- un lanceur d’alerte au tribunal !
- PD : Nous sommes le 25 avril 2016, et Patrick Balkany est toujours Député et Maire.
- AB : Naboléon prétend que les participants à Nuit Debout « n’ont rien dans le cerveau » : fervent pratiquant, il s’y connaît en vide intracrânien.
- OK : Marion Maréchal-Le Pen, 26 ans …. on va se la farcir encore 50 ans… 50 ans ! N’oubliez pas ! 50 ******* d’années !
- EM : « 60 000 chômeurs de moins en mars. » Forcément, ça correspond au nombre de gens qui se sont présentés à la Présidentielle le mois dernier.
- PD : « D’où vient la popularité d’Emmanuel Macron ? » S’interrogent les journalistes dans leur article quotidien sur Emmanuel Macron.
- OM : Ok mais en général quand tu dis « Hé oh la gauche ! », c’est pour enchaîner par « t’as eu ton permis dans une pochette surprise, connard ? »
- JPT : « Hé ho la gauche » est un raccourci pour : « Hé ho… la Gauche ?… Y’a quelqu’un ?… Hé ho ?… Réponds, la Gauche, y’a quelqu’un ?… Je crois qu’y a personne… »
- HDD : Après « Hé Oh la gauche », François Bayrou envisage de créer « Youp la boum le centre »
- PD : Amusant comme tous ceux qui parlent de « créer de la richesse » ne foutent rien et passent leur temps à spéculer sur le travail des autres.
- AB : Le p’tit Pierre Gattaz est décidément nul en relance économique : son « best seller » s’est vendu à 25 exemplaires en deux semaines
- OM : Aujourd’hui on aura appris que le degré d’indignation pour une Porsche brûlée est à peu près équivalent à celui pour quinze chômeurs brûlés.
- FIA : Au Panama, on brûle des Dacia.
- DS : Bernard Cazeneuve met fin au mouvement Nuit Debout en organisant un concert gratuit de Michel Sardou place de la République.
- RR : Paradoxalement, les jeunes qui veulent en découdre, filent un mauvais coton.
- CC : Faudra m’expliquer pourquoi en état d’urgence, on arrive pas à choper 30 mecs masqués dès le début des manifs.
- PR : Je n’ai pas encore vu de colloque ou d’atelier sur le thème : « Comment l’innovation peut rendre les gens plus cons, plus dépendants et plus pauvres ? » Pourtant il y un marché énorme.
- EM : « Le mariage homosexuel est désormais légal en Colombie. » Christine Boutin renonce à la drogue.
- OVH : Je le jure sur ce que j’ai de plus cher au monde : je sors d’une sieste pendant laquelle j’ai rêvé que Sarkozy s’était tiré une balle dans la tête suite à la perte des élections.
- JPT : Pour ceux qui étaient trop jeunes quand les autorités catholiques condamnaient Galilée pour avoir affirmé que la terre tournait autour du soleil, il reste une possibilité de rattrapage avec les imams et les ayatollahs musulmans sur pratiquement n’importe quel sujet.
- AB : Carla Bruni reporte la sortie de son album pour ne pas gêner l’échec de son mari et y ajouter la chanson « Gna gna gna, adieu Raymond »

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici.

Categories: Fessebouqueries

Trous de mémoire de fille d’Annie E.

24/04/2016 Comments off

Annie Ernaux se raconte encore. Cette fois elle fait ressurgir la fille de 18 ans, son âge en 1958, sa première séparation d’avec ses parents, petits épiciers d’Yvetot (Normandie) pour faire la mono dans une colo où, finalement, elle fera surtout des frasques. Le livre s’appelle mémoire de fille mais il semblerait qu’elle fait pas mal de confusions dans ses souvenirs. Elle a retrouvé des lettres de cette époque, elle cherche des tas d’indices mais elle raconte des choses que les filles d’alors ne pouvaient pas connaître comme les serviettes périodiques jetables (apparues en France en 63) et les vacances de février (en 72). C’est pas que je sois pointilleuse mais ça m’a frappée comme d’autres détails qui sont plus de l’ordre de son ressenti et que je ne peux vérifier, par exemple quand elle dit porter un jean en 1958, certes, ça existait mais la façon dont elle décrit sa garde-robe restreinte, portant une jupe en tweed épais avec un manteau 3/4 en plein mois d’août pour se rendre en train à la colo exclue qu’elle ait pu se mettre à la mode rock’n roll, elle qui était si sage, avec des parents si pauvres et si peu de tentations dans son village.
Pourquoi je dis ça ? Parce que la mémoire est mouvante. La sienne en particulier. Même si elle essaie d’être au plus près de ce qu’elle a été à 18 ans. Parce qu’elle essaie de récupérer sa mentalité d’alors. Mais il y a des hiatus. Ce que j’ai entendu sur ce livre par elle-même (France Inter, la Grande Librairie) est l’histoire d’une sorte d’oie blanche non pas franchement violée, mais poussée à coucher avec quelqu’un ayant autorité sur elle. Donc, victime. C’est ce qu’ont développé les interviewers et à quoi elle a répondu : un chef moniteur, la perte de la virginité puis après, longtemps après la honte.
J’ai lu le livre et ce n’est pas cela qu’elle raconte. Je pense que dans l’intervalle où elle a relu les épreuves et la promo, sa mémoire a encore joué, à oins qu’elle ait été influencée par les premiers avis, ce sont des choses qui arrivent.
Certes, elle a été embarquée le premier soir lors d’une boum par celui qu’elle trouvait beau et qui l’a d’une certaine façon possédée mais sans pénétration car il n’a pas voulu la déflorer. Et elle ? Elle était très heureuse, très fière de la nouvelle liberté de son corps, d’avoir connu un corps d’homme et elle n’a eu de cesse d’en rêver et d’en vouloir plus. Mais comme ce type a préféré sortir avec une autre fille qui couchait, elle s’est donnée à droite à gauche, se perdant dans les bras des uns et des autres au vu et au su de tous, elle buvait aussi. La vie de patachon, quoi Bref, elle a cherché encore désespérément à se faire dépuceler, elle le sera presque (sang) par lui. Enfin !
Certes, il y aura la honte. Non pas cette honte, ou la rancœur d’avoir été manipulée, mais celle de n’avoir pas su où s’arrête la morale, les bonnes mœurs des filles « bien ». Elle s’est comportée comme une garce, les autres l’ont vue comme une garce et l’année suivante, elle a été déclarée « indésirable » lorsqu’elle a voulu retourner à la colo dans l’espoir (fou) de revoir le mono.
Donc un livre pas inintéressant, pas non plus passionnant, un livre de filles si on peut dire car on a chacune au fond de nous, des histoires dont nous ne sommes pas fières parce que nous sommes des filles et que la société ne nous accorde pas le droit de nous conduire comme les garçons avec notre corps.
Il se trouve que je lis actuellement le récit d’Elena Ferrante qui se passe aussi à la fin des 50′s, avec pour héroïnes deux jeunes Napolitaines de 15/16 ans (et plus, dans la suite que j’ai entamée) où la perte de la virginité est autrement dramatique. Dans ces deux tomes épais, le moindre détail est ciselé, tout est décrit avec minutie, ce qui rend l’histoire extrêmement dense et construite.
Annie Ernaux est une écrivaine importante, c’est sûr. Mais je la trouve morne, avec tendance à ressasser, à tout vouloir justifier comme si, finalement, ce n’était pas tout à fait sa faute s’il lui arrivait de drôles de trucs. D’ailleurs elle le dit dans le livre : si elle n’écrit pas cette histoire, elle l’aura vécue pour rien. Car pour elle, apparemment, sa vie est le tissu de son art, elle vit les choses pour pouvoir les raconter, peut-être pas celles de ses 18 ans, et encore, mais certainement beaucoup d’autres. Elle se regarde vivre, elle s’écrit, elle s’analyse.
Ceci n’est pas une critique négative, du moment que ses livres ont de la tenue, qu’ils donnent à réfléchir, bien qu’ils soient assez minces.

Mémoire de fille d’Annie Ernaux chez Gallimard, 2016. 151 pages. 15 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #201

23/04/2016 Comments off

Pas de femmes cette semaine dans notre actu (d’où l’image pour contrebalancer) à part les veuves d’une mort princière non annoncée. Sinon ? Bah comme d’hab, des crottes de chiens, des claques qui se perdent, d’autres qui se trouvent, des gnagnardises, des candidatutures, des sapinettes et des macronites.
- DS : Les sondages donnent Hollande gagnant à la présidentielle 2017 dans l’hypothèse d’un duel avec l’OM au second tour.
- RR : S’il suffit d’une gifle pour annuler une émission sans intérêt, qui se dévoue pour souffleter Ruquier, Drucker, Sébastien, Arthur ?
- VS : Il faut profiter d’iggy. Il n’y en a qu’un et il se fait vieux.
- RR : On aurait décelé un syndrome Gilles-Verdez-de-la-Tourette chez Joey Starr.
- PE : Gna gna gna gna gna . Il aura fallu attendre une bousculade pour que Finkielkraut dise enfin quelque chose que tout le monde peut comprendre.
- HDD:  Hé Joey Starr tu veux pas aller mettre des baffes aux migrants en Méditerranée, comme ça on parlerait d’eux.
- OST : Injustement privé d’un espace de parole, Finkielkraut va devoir limiter son expression publique à 458 passages dans les grands médias.
- NR : La vraie faute de JoeyStarr est de n’avoir collé qu’une seule baffe à Verdez…
- EM : « L’État d’urgence prolongé pour deux mois. » J’espère qu’il est fier de lui, Joey Starr.
- OM: L’agression de Gilles Verdez arrive après celle d’Alain Finkielkraut… Décidément, c’est chaud pour les comiques français en ce moment.
- RT : Courage aux réfugiés qui vont se retrouver au Vatican, l’endroit le plus chiant du monde !
- FIA : La réaction de Finkelkraut me fait penser à ces losers qui disent à une fille qu’elle est moche après qu’elle eut refusé leurs avances.
- SJ : La Société des Journalistes de France Television exige que Michel Field soit remplacé par Joey Starr.
- LM : Prince qui meurt le jour des 90 ans de la reine Elizabeth II. Royale cette journée.
- MP : Si le gouvernement ne cède pas, Gattaz déménage à République et participe à Nuit Debout
- KB : Finkielkraut expulsé de République à la 65ème minute. Sanction méritée ou énième erreur d’arbitrage ? On en parle demain matin dans Téléfoot
- CC : 1,062 million d’euros. Un gain au Loto ? Nan le salaire du PDG d’Air France. De quoi acheter quelques chemises à son DRH.
- MC : Au téléphone avec ma fille, ce troll : « T’es où ?! – J’attends mon bus, Maman. – Dépêche-toi ! – Ok. Je vais l’attendre un peu plus vite. »
- NP : Cyril Hanouna va porter plainte contre Joey Starr pour violation de monopole : il n’y a que lui qui a le droit d’humilier ses chroniqueurs.
- SM : 2017. Résumé. La gauche va voter Juppé, La droite va voter Macron, Les Français vont voter Le Pen.
- JS : « Macron, personnalité de gauche préférée des Français » Le jeu du Point : sauras-tu remplacer 2 mots de cette phrase par « droite » et « cons »
- OVH : Tout ce battage autour de Finkielkraut. On ne va quand même pas passer la nuit debout la-dessus.
- NR : Donne un poisson à un homme et il mangera un jour. Apprends lui à voler un poisson et il deviendra maire de Levallois
- NP : Donc pour sanctionner la politique de droite de Hollande les Français veulent voter pour Macron qui a inspiré cette politique. Logique…
- RR : Plus que deux mois pour perde vos kilos les filles ! Le compte à rebourrelets a commencé !!
- NP : Un peu démesuré ce battage autour de Prince. On n’en a pas fait autant quand Polnareff est mort alors que c’était aussi un grand musicien.
- AB : « Sarkozy presque candidat » : presque menteur, presqu’escroc en bande organisée, presqu’en correctionnelle et déjà complètement grillé.
- JPT : Macron, candidat ? Un mec qui n’a même pas une mise en examen à son actif ? On se moque de qui, là ?
- OV : Ça va me faire tout bizarre quand l’empereur et sa femme vont venir chez moi lundi matin pour me serrer la pince sans le petit Prince.
- OM : JEU – Elisez la claque de la semaine : 1. Joey Starr claque Verdez 2. Sapin claque la culotte d’une journaliste 3. Prince claque
- AB : L’ami des bêtes et méchants Bébert Ménard veut ficher l’ADN des chiens qui refusent de lui renifler l’arrière-train.
- JPT : Selon la CGT, le rôle de la police n’est pas de frapper les Français. J’imagine que, selon la police, le rôle d’un syndicat n’est pas de déchirer des chemises.
- PO : Ça va leur faire un choc à Béziers quand ils retrouveront l’ ADN de Robert Menard dans près de 75% des chiens de la ville
- OK : J’irai claquer les courbes du chômage. (Michel Sapin)

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici.

Categories: Fessebouqueries

L’amie prodigieuse de Ferrante

21/04/2016 Comments off

Après m’être un peu ennuyée avec Les jours de mon abandon d’Elena Ferrante, j’ai été lentement mais sûrement conquise par l’écriture de l’amie prodigieuse, une histoire d’amitié ou plutôt de proximité et de rivalité amicales de deux filles élevées dans un quartier pauvre de Naples dans les années 50. Au départ, elles se testent et c’est Lila la dominante, le casse-cou, la désobéissante. Elena est une fille sage qui travaille bien. Les enfants à l’époque n’étaient pas censés faire des études, dans ces familles qui tiraient le diable par la queue. Ils aidaient très vite leurs parents dans leurs petites entreprises ou à la maison. C’étaient des épiciers, cordonniers, garagistes ou portiers de mairie (top du top). Ils ne partaient jamais de chez eux, ne connaissaient que la poussière, les commérages, les misères et les problèmes du quartier.
Or, il se trouve que la narratrice est la première de la classe. Qu’elle, donc, domine tout le monde mais surtout Lila. Jusqu’au jour où elle entend la maîtresse dire que la plus forte de tous, c’est Lila. C’est une surdouée (ça ne se dit pas à l’époque) beaucoup plus mature que les autres. Et  malgré sa mauvaise tenue, l’institutrice va la pousser aux études avec Elena. Mais les parents de Lila ne veulent pas, même si son frère, cordonnier comme le père, essaie de les convaincre. Pour Elena, il faut le soutien assidu de la maîtresse pour qu’elle puisse entrer au collège.
Ici, comme ailleurs, les petits coqs de village paradent, font les beaux, s’étrillent pour le leadership. Les filles sont interdites de les fréquenter sans être chaperonnées, ce qui n’empêche pas les sentiments, les jalousies, les envies, les désirs. Lila va continuer, en secret, à s’instruire et même à devancer les matières d’Elena, elle prend des tas de livres à la bibliothèque et son cerveau continue à progresser. Sans jamais se l’avouer, les deux filles se lancent ce genre de défi mais quand Elena a besoin d’éclaircissements sur un sujet, elle n’hésite pas à consulter Lila.
Ici, comme ailleurs à cette époque, les jeunes hommes peuvent demander la main d’une fille sans l’accord de celle-ci et les parents acceptent si le parti est bon. Durant toute leur adolescence, jusqu’au mariage de l’une d’elle à 16 ans, on va assister à l’éclosion de tous ces jeunes, leurs façons de se comporter, leur soif de gloire et d’argent ou au contraire leur besoin de s’ancrer dans la vie qu’ils ont toujours connue. C’est une analyse très fouillée des sentiments et des pulsions que développe l’auteure qui fait que le récit devient exaltant avec tous les événements inattendus de la vie, les mensonges, les trahisons, les secrets.
Mais le livre s’arrête brutalement lors du mariage alors que le début du récit promettait d’arriver jusqu’à la soixantaine de ses héroïnes. Mais ouf, le deuxième volet de la saga existe, que je vais me procurer illico presto.

 

L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. 2011. Traduit en 2014 par Elsa Damien. Chez Folio. 430 p.

texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #200 !!!!!!!!!!

16/04/2016 Comments off

Deux-centièmes Fessebouqueries, les ami(e)s !!!!! Dingue non ? Deux cents semaines que je vous balance les rigoleries glanées sur facebook et twitter avec, merise sur le gâteux, une superbe illustration mise au point par moi-même et mon incommensurable talent de graphiste autodidacte. Pour la peine, je vous offre un pot virtuel, trinquons avec les initiales de tous mes contributrices/teurs de ces presque quatre années. Allez Tchin !
Venons-en à nos moutons qui, comme vous le savez, font du suint. Tagada suint-suint. Embarquons  au long des nuits à Répu pour prendre un bain de jouvence surveillés par les CRS bottés, puis à Panama pour tremper notre biscuit à la cuillère en argent dans ses eaux troubles, quittons les gradins où des gens peints en tricolores se mettent à pleurer, et finissons-en devant une émission de télé où un gros bonhomme à lunettes et cheveux teints parle de trucs dont je ne saisis pas le sens. Par contre, son visage me dit quelque chose. Mais quoi ?… Vaste question !

- OV : Finalement une des pires choses qu’aura fait Sarkozy pendant son mandat c’est quand même de réussir à nous donner envie de voter pour Hollande.
- OK : En exclusivité le nouveau titre de Florent Pagny : « J’ai embrassé un inspecteur du fisc ».
- EM : Le Guen a raison de vouloir légaliser le cannabis, la seule chance pour Hollande d’être réélu c’est que tout le monde soit défoncé en 2017.
- OM : L’idée géniale du Parlement Européen pour qu’on ait plus de scandale type Panama Papers? Adopter une directive sur le secret des affaires…
- PD : François Hollande est tout de même la preuve que l’abus de régime n’empêche pas de faire un gros bide.
- VS : Hier soir Léa Salamé n’a réuni que 3,4 millions de spectateurs. Les diffuseurs de pub attendaient le double…
- HDD : Chers jeunes, on vous promet du fric et du shit. Ne vous faites pas avoir, demandez aussi des putes.
- JPT : Le patron du groupe Admiral donne un déplorable exemple : il célèbre son départ à la retraite en attribuant 1200 euros à chacun de ses 8000 salariés. Le Medef se désolidarise.
- AB : Mohamed Abrini : « Je ne ferais pas de mal à une mouche. » Et il ajoute : « Si elle porte la burqa et me sert le thé. »
- OK : Le musée du Quai Branly va être rebaptisé musée Jacques Chirac. Le zouave du pont de l’Alma sera rebaptisé Nicolas Sarkozy.
- EM : Ils rigoleront moins les Nuit Debout quand Manuel Valls leur enverra Johnny Hallyday Place de la République pour les faire fuir.
- DS : – Papa, c’est quoi la loi de Murphy ? – C’est la tartine qui tombe toujours côté confiture. – Comme l’OM qui tombe toujours sur plus fort ? – Voilà.
- OV : Je comprends que Karim Benzema soit déçu de ne pas être sélectionné pour l’Euro 2016 mais il faut qu’il voie le bon coté des choses : il n’aura pas besoin d’apprendre les paroles de la Marseillaise.
- PD : François Hollande espère créer 150.000 emplois en 2016 et obtenir que la marmotte emballe le chocolat dans le papier d’alu.
- JOD : – 3,41€ svp – Tenez – Oh mais vous me filez de la petite monnaie, j’en ai déjà plein! – Désolé j’ai plus de billet de 3,41€
- BR : Bon je réexplique la règle. Oui on met des décolletés pour que vous les regardiez mais on ne doit pas vous voir le faire.
- RR : La souplesse à l’embauche consiste juste à bien écarter les jambes pour étaler la vaseline…
- NA : François Hollande menace l’Etat Islamique d’envoyer Elise Lucet.
- VI : Michèle Alliot-Marie lance son mouvement « pour rendre à la France sa grandeur ». Ces gens n’ont pas d’amis ?
- OV : Les Balkany, 40 ans d’amour mais officiellement séparés pour ne pas payer l’ISF et toucher des allocs de parent isolé.
- AB : Pédophilie : l’Église annonce des mesures pour faire toute « la lumière ». Les prêtres concernés seront donc dotés d’une lampe-torche.
- NP : Si dimanche il va faire un tour à Mykonos ça va finir par jaser au Vatican.
- JPT : Il est vicieux, François H. Pour espérer qu’il ne se représente pas en 2017, il nous oblige à espérer que le chômage ne baissera pas.
- TLU : Tu reviens un peu en vacances chez tes parents et tu découvres que ton bol prénom est devenu la gamelle du chat.
- DJ : Les migrants accueillis en Allemagne auront le droit d’avoir un job à 1€ et de crier : « merci Gerhard Schröder ! »
- MM : Mon 1er rire de la journée. Les fils et femme de Trump ayant oublié de s’inscrire ne pourront pas voter aux primaires
- GB : Ça y est, les éditocrates du Point et du Figaro commencent à saper Le Petit Journal. La javellisation Bolloré avance..
- LM : Ça va se bousculer pour racheter l’OM. Franchement, qui ne rêve pas de perdre de l’argent, de se faire insulter et d’avoir plein d’emmerdes?
- CC : Nuit Debout : action courageuse des CRS contre une marmite de soupe agressive
- MFE : Attention ! Des punks à chien ! Ah non, c’est Michel Drucker avec sa petite zaza.
- OV: S’appeler Hollande et être contre la légalisation du cannabis c’est un peu comme s’appeler De Gaulle et être contre le Viagra.
- SV : Je vois fréquemment, sur Facebook, des femmes qui attendent le prince charmant, l’homme idéal.
 Mesdames, je vous demanderais de bien vouloir prendre votre mal en patience, je ne peux pas être partout en même temps.
- NO: Les panama papers sont un gigantesque écran de fumée pour qu’on ne parle pas de la candidature de Jacques Cheminade pour 2017.
- DS : On va pas se mentir, les films sélectionnés à Cannes, on s’en branle, on veut juste savoir si Sophie Marceau y montrera ses boobs.

Merci encore les ami(e)s pour vos likes, coeurs, commentaires, partages, sourires, approbations. Et de vos encouragements. 200 Fessebouqueries et pas encore découragée …

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici.

Categories: Fessebouqueries

Le retour du beau Fargues

11/04/2016 Comments off

Au pays du p’tit dernier, opus de Nicolas Belle Gueule Fargues (voir photo hé hé) ne parle pas d’un endroit où aurait été élevé un petit garçon, pas du tout, mais de notre beau pays la France. Car ici, on ne peut s’empêcher de se basher, de tout minimiser ou critiquer et que donc, tout est vu petit : petite virée, petit café, petite bouffe etc…
Dès le départ, le livre peut laisser pantois : est-ce un bon livre, est-ce un bouquin insupportable écrit par une tête à claques prétentieux ? On ne sait pas. En tout cas le héros l’est, sacrément prétentieux. Queuteur de première et prédateur majuscule, cynique absolu ayant tout vu et connaissant sur le bout du prépuce la moindre minette, ce qu’elle va dire / faire, comment ça va se terminer. Il s’en bat les ventricules car la morale et la délicatesse sont les moindres de ses soucis. Il ne voulait pas d’enfant mais il en a un qu’il néglige, il ne veut pas d’attaches mais il a une (deuxième) femme amoureuse qu’il trompe allègrement mais à qui il envoie des SMS gentils pendant une scène de fesses. Comme on dit dans la culture télévisuelle « on ne se projette pas » dans une telle histoire.

Le bon côté du livre, c’est que le narrateur est sociologue et qu’il a décortiqué dans son livre en promo une critique terriblement acerbe et caricaturale de notre société française actuelle, avec tous ses petits et gros travers (de porc), ses tics, son auto-dénigrement qui empêchent le pays de s’en sortir, de penser positif. A le lire, on rit beaucoup et très jaune, pour le coup on s’y identifie et ça fait mal aux seins ! Il décrit tellement bien tout ça qu’on a envie que le livre existe.
Sinon, il y a aussi une histoire de sexe avec une jeune étudiante russe qu’il rencontre lors d’un colloque à Moscou et à qui il va donner une bonne leçon de séduction. Monsieur je-sais-d’avance-tout-sur-les-nanas se comporte d’une façon extrêmement calculatrice — avec les prix de tout ce qu’il dépense luxueusement pour l’épater tout en la méprisant — en même temps il s’inquiète de ses nouveaux troubles de l’érection même s’il n’a que la quarantaine, et de sa peau qui se relâche ! le bellâtre. Mais les filles les plus connes ne sont pas plus connes que les mecs les plus nases et elle ne lui envoie pas dire. Aïe, ça va faire mal !
C’est du Nicolas Fargues, bien écrit, bien ficelé et même fignolé, ça se lit sans faim.
Lien sur un autre texte sur Fargues ici.

Au pays du p’tit de Nicolas Fargues, 2015 chez P.O.L. 233 pages, 16 €.

Texte © dominique cozette

 

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #199

09/04/2016 Comments off

Cette semaine, je vous emmène au Panama, avec, au bord de ses mers turquoises, un sacré groupe d’impôts joyeux et farceurs qui, au lieu de bosser en s’investissant à donf dans nos services publiques, se font bronzer la pilule à l’ombre des femmes et hommes de paille, langoureusement affalés sur leurs plages réservées, bien gardés par des sociétés écran total pour ne pas cramer comme les simples pékins. On est entre soi, entre gens bien avec souvent la légion d’honneur … A part ça, Nuit debout ne nuit pas et les coiffeurs ont remplacé les phoques dans la célèbre expression pédé comme un… Les pinnipèdes (appelés dorénavant phocidae)  remercient les prud’hommes.
- RR : « Mon ennemi c’est la finance. » Hollande attaque Élise Lucet pour plagiat.
- NP : Elise Lucet a eu beaucoup de chance de naître en France. Elle aurait été russe on parlerait d’elle au passé.
- LC : Hey David Pujadas, t’as vu, ta carte de presse peut servir à autre chose qu’à cirer les pompes de Sarkozy le 14 juillet.
- AB : Panama Papers : 11,5 millions de documents, 2600 Go. Je lis tout dans la nuit mais je peux déjà vous résumer en deux mots : tous pourris !
- CC : Le sachiez-tu ? Oudéa DG de la Societe Generale fut le conseiller d’un certain Nicolas S. de 93 à 95. Il obtient la légion d’honneur en 2015
- PD : Impliqué également dans les Panama Papers, Patrick Balkany envisagerait désormais d’être candidat à la présidence de la FIFA.
- NP : Mélenchon est emmerdé devant les Panama Papers : il aimerait bien gueuler contre les riches mais en même temps ça touche son Vladimir chéri.
- AB : DSK, ex-boss du FMI, dans les Panama Papers. On se demande où il n’a pas trempé son biscuit.
- JS : s’étonner de trouver Cahuzac dans les panama papers = s’étonner de trouver une fève dans la galette des rois
- CC : et pendant ce temps, ton banquier t’explique avec tout le sérieux du monde qu’en France, on prête uniquement de l’argent à ceux qui n’en ont absolument pas besoin
- EM : Pierre Gattaz est partisan de la Nuit Debout, du moment que ça se déroule dans une usine avec des gens qui bossent pour lui.
- ZJ : La Suisse envisage de sortir de sa neutralité géopolitique habituelle et d’annexer le Panama
- OM : « Nantes : condamné pour avoir montré ses fesses aux policiers. » C’est con, le mec aurait escroqué des millions au fisc il était tranquille.
- DS : Génial ! Le 1er ministre islandais démissionne. Ce qui fait passer le taux de chômage du pays de 0 à 20%.
- RR : L’évêque de Pontoise ne « saurait pas dire » si la pédophilie est un péché ». Péché de gourmandise, non ?
- BD : Hauts-de-France, Grand-Est… Alors logiquement Midi Pyrénées-Languedoc Roussillon deviendra « En-Bas-Au-Milieu »…
- ZJ : Et pas un seul pauvre impliqué dans le scandale de panama papers… Vous voyez, les pauvres? Rien d’étonnant à ce que vous restiez pauvres!!!
- PD : François Hollande félicite les lanceurs d’alerte qui font le boulot de l’Etat dirigé par François Hollande. Tranquille.
- OM : « Panama Papers : des proches de Marine Le Pen impliqués. » Le slogan du FN vient de passer de « La France apaisée » à « La France bien baisée ».
- TK : Quand mon ventre me fout la honte en gargouillant à 10h30 j’ai envie de crier « IL MENT, JE L’AI NOURRI CE MATIN, IL ESSAIE DE VOUS APITOYER! »
- PD : Finalement les Le Pen n’ont aucun problème avec l’immigration, quand elle concerne leurs comptes bancaires.
- MT : La presse est le quatrième pouvoir, et quand elle l’exerce les trois premiers ont chaud sous les bras.
- EM : La TNT en HD c’est génial; avant on regardait de la merde, maintenant on a une chance de voir les mouches qui tournent autour.
- OM : Une pensée pour tous ces migrants qui crèvent pour venir vivre en Europe alors que c’est au Panama que ça se passe…
- AB : FLASH La fondation offshore de Don Sarkorleone n’abriterait que sa collection privée de talonnettes et les réserves de Botox de Carla.
- DC : Almodovar tourne son nouveau film « Talons aiguilles au Panama ».
- HDD : Au FN, il y a plus de monde pour organiser des apéros saucisson-pinard que pour lâcher de la caillasse à la Patrie.
- PdJ : Un mouvement politique qui nous fait marcher, je ne vois pas où est la nouveauté.
- AB : La France manque de fonds dans la lutte contre l’évasion fiscale qui permettrait de faire rentrer des fonds pour combattre les fraudeurs
- ACD : – Maman, je vais au coiffeur. – On en dit pas AU coiffeur, mais CHEZ le PD !
- FO : Le bébé de Yoann Gourcuff et Karine Ferri est né. Après avoir reçu la fessée par l’obstétricien, il serait blessé et indisponible 3 semaines.
- RI  : « J’ai créé une société offchoure. C’est comme une société offshore mais pour planquer le fric que j’ai chouré » (Balkany)
- DJ : Ceux qui comparent le voile et la mini jupe devraient fournir la liste des compagnies aériennes qui ont instauré la mini jupe obligatoire.
- KB : Du coup, qui a compté le nombre de participants à la manifestation des fonctionnaires de Police aujourd’hui ? Les passants ?
- OV : Il faut arrêter avec cette polémique sur le prix des médicaments contre le cancer : s’ils étaient vraiment vendus trop cher Sanofi ferait huit milliards d’euros de bénéfice par an. Or ils n’en font que sept. Et toc.
- BP : Paradis fiscaux conseillés : Pour se constituer une dot, les îles Vierges; un bas de laine, Jersey; une retraite chapeau, Panama.
- SM : Vendre des fringues aux femmes musulmanes, c’est mal. Vendre des armes aux pays musulmans, c’est bien. Le bien, le mal, tout ça.
- EN : Ni de droite, ni de gauche. En marche vers l’extrême pauvreté
‏- KB : Nicolas Sarkozy vient de déclarer à l’AFP qu’il découvre l’existence même du cabinet d’avocat dans lequel il est associé.

Merci les ami(e)s de vos likes, coeurs, commentaires, partages, sourires, approbations. Et de vos encouragements. La semaine prochaine, nous en serons à 200 Fessebouqueries. Merci surtout à tous ceux qui, par leur esprit caustique et plume légère, me permettent cet exercice hed-dromadaire anti-totale-morosité !

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici.

 

Categories: Fessebouqueries

Du Woody Allen en bande dessinée…

05/04/2016 Comments off

C’est pas le livre le plus gai du monde puisqu’il s’agit du vieillissement puis de la mort des parents de l’auteure mais ça ne manque pas d’humour, de sel et de piquant. C’est assez touchant aussi de voir comment ces deux personnes ont vécu collées l’une à l’autre depuis des siècles, mais poignant quand l’un des deux se retrouve à l’hosto.
Roz Chast, illustratrice, raconte ici la lente chute de ses parents vers le dernier voyage  dont ils n’ont jamais voulu parler. Ils ont habité le même vieil appartement dans le Brooklyn le plus pourri (sa description en dessins est très drôle) et y ont entassé des tonnes de saloperies qu’il lui faudra trier. Ce sont des juifs encroûtés dans leur routine adorée. Tous les efforts de Roz pour  faire accepter à sa mère — femme dominante — une simple aide ménagère sont voués à l’échec. Alors, leur proposer une maison médicalisée est hors de question.
Pourtant, il faudra bien trouver une solution quand ils, ou du moins elle, ne pourra plus rien faire seule. Roz habite dans la lointaine banlieue de New York et ne veut pas conduire jusqu’à chez eux. Ça lui prend un temps fou, tout ça.
Parfois, elle est obligée de prendre son père chez elle (elle a un mari et une fille qu’on ne voit jamais), un père atteint d’alzheimer qui ne comprend rien d’autre que la vie avec sa femme (hospitalisée après fracture de la hanche) ou lorsqu’elle accueille brièvement sa mère. Ça se passe assez mal.
Puis enfin, elle raconte sa mère dans une maison médicale très confortable, pas loin de chez elle, qui leur coûte les yeux de la tête. Sa mère qui, bien que ne vivant plus rien, s’accroche et s’accroche pour éviter le grand saut, à la surprise de tous les soignants de l’unité de soins palliatifs où elle s’éternise.

C’est une histoire d’aujourd’hui, réaliste, avec tous les problèmes que rencontrent les enfants de parents très âgés qui partent doucement à la dérive. Non, ce n’est pas très gai mais c’est bien fichu, bien raconté, avec les sentiments de culpabilité de la fille, la barrière d’incompréhension mère-fille, les obsessions de son père pour ses livrets (des livrets d’épargne hors d’usage) qu’il craint de se faire voler. Ça permet de relativiser, de se sentir moins seul face à cet énorme problème de la fin de vie.

Est-ce qu’on pourrait parler d’autre chose ? par Roz Chast chez Gallimard bande dessinée. 2015. Traduit par Alice Marchand. 238 pages, 25 €. (Can’t we  talk about something more pleasant ? 2014)

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Ici (et pas que maintenant)

03/04/2016 Comments off


Meilleur album de BD d’Angoulême, Ici de Richard Mc Guire, est sacrément déconcertant. C’est une vaste épopée dans le temps, sans histoire à proprement parler mais qui raconte, d’un seul point de vue, des siècles d’évènements : l’image, toujours positionnée de la même façon en double page, nous laisse voir deux murs dont l’un est percé d’une fenêtre et l’autre agrémenté d’une cheminée. Mais pas toujours car il montre aussi « l’avant », à des époques où la maison n’existait pas, où la nature préhistorique dominait puis que des maisons se sont construites en face. Ou « l’après » sa destruction. Dans la prospective, donc.
Tout est déstructuré bien qu’il y ait toujours les dates. On y trouve quelques saynètes, par exemple avec son grand père obligé de dormir sur le canapé, d’autres où des gens disent ou font des choses très pointues de la vie quotidiennes, ou des scènes de fêtes, de veillée d’un mort, d’arrivée d’un bébé, d’une femme en 1957 qui ouvre un livre en disant « ça y est, ça me revient », des petites choses devenues importantes par la magie du dessin et des mots.
C’est très beau, déjà, tous ces décors qui changent, les meubles, la construction même du lieu, c’est très bizarre ensuite cette façon de poser sur le dessin d’ensemble des vignettes d’autres temps. Et puis on se dit que tout va se dénouer à la fin. Mais non, rien du tout, c’est comme si on avait rêvé, comme si, pour une fois, on était devenu(e) une petite souris pour observer la vie des gens dans un même endroit. 300 pages de toute beauté !

Ici par Richard Mc Guire, aux éditions Gallimard, 2014, et 2015 pour la version française assurée par Isabelle Troin. 300 pages.

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #198

02/04/2016 Comments off

Parfois, tout augmente : les salaires de certains gros de l’indus et de la politicaille , le nombre de pédophiles chez les crapauds de bénitier en soutane, celui des décérébrés qui vont lécher les babouches de Bachar, et des abattoirs où il fait pas bon mourir. Et d’un autre côté, tout fout le camp: JP Coffe, l’esprit du code du travail, la menace de la déchéance pour les assassins et la crédibilité du moi-président. On va dire que les choses s’équilibrent.
- AS : Marseille: un fumeur de cannabis relaxé. C’est un peu le principe du cannabis
- NS : Jean-Pierre Coffe sera incinéré vendredi matin. 180 degrés, thermostat 6 pendant 20 minutes.
- JPT : Bon, Jean-Pierre Coffe est mort, on ne va pas en faire tout un plat.
- X? : Décès de Jean Pierre Coffe : son opticien – lunetier est effondré. *
- HDD : Nouveau scandale des abattoirs: la quasi totalité des animaux seraient finalement TUÉS et même MANGÉS par des gens.
- GB : - »J’ai été violé par le père Preynat » - »Bah chuis désolé pour vous hein » L’immense compassion chrétienne.
- HDD : Catholiques, désolidarisez vous des pédophiles !
- JMC : Encore un prêtre pédophile à Lyon ? N’oublions pas qu’à Lyon, le « Jésus » est un saucisson, d’où une certaine confusion possible.
- JS : Attention les enfants, les œufs vous devez les chercher dans le jardin et pas, même s’il l’affirme, dans le slip de monsieur le curé.
- PD : Ne pas confondre la gauche, qui s’acharne à démanteler le code du travail, et la droite, qui s’acharne à démanteler le code du travail.
- NP  : Hollande c’est le genre de type qui ne déchoit personne mais qui déçoit tout le monde.
- HDD  : Quand on lui a dit Hauts-de-France, Xavier Bertrand a compris Hausse-de-Salaire
- TX : xavierbertrand : « Je ne touche pas le maximum qu’il est possible de toucher en tant que Président d’agglomération »
- OM : Il y a quand même plus simple que de cacher du chocolat pour ne pas que ses gosses en bouffent. Ne pas en acheter par exemple.
- NP : Je ne voudrais pas avoir l’air de défendre le patron de Peugeot mais son salaire représente 4 mois de celui de Zlatan. Voilà…
- LC : Si maintenant un Président socialiste ne peut plus faire passer des réformes inspirées par l’extrême droite on va pas y arriver.
- BI : 17 manifestants selon la police, 460.000 policiers selon les manifestants
- TX : xavierbertrand : « Si j’avais décidé de faire de l’argent j’aurais fait autre chose que de la politique »
- HL : J’avais rendez-vous chez Groupama. Je m’attendais à voir Cerise mais visiblement c’est Pastèque qui m’a reçu.
- NP : Hollande a une influence folle : à peine il dit qu’il faut marcher 6000 pas/jour que des milliers de français descendent dans les rues.
- PCD : On pourrait mettre la recette de la quiche dans la constitution ? Ça m’éviterait de la chercher quand j’en ai besoin
- RG : Leçon pour Hollande: ne pas suivre les conseils de Nicolas Sarkozy. Et plus généralement éviter de voler le programme LR. Ça ne marche pas.
- HL : Il devient très difficile de faire de l’humour qui ne choque personne. A part les discours de François Bayrou, je ne vois pas comment faire.
- OM : Si ça se trouve, pour s’endormir, les djihadistes comptent les moutons sur des vidéos tournées dans des abattoirs français…
- DA : 2008 Bachar est son invité d’honneur. 2012 il appelle à le faire bombarder. 2015 il veut en re-faire notre allié. Sarkozy, un homme d’état
- OK : Hollande, capitaine de rétro-pédalo.
- NM : Le seul moment où Sarkozy fera réellement baisser la délinquance, c’est le jour où il se livrera à la police
- EM : Nadine Morano demande qui est cette Laurence Rossignol qui lui pique ses répliques et si elle se présente à la primaire de la droite.
- ZJ : Ces barbares de Daesh ont fini par nous faire applaudir ce barbare de Bachar El Assad
‏- HL : « Un concert de Johnny prévu à Bruxelles ce samedi soir » Après Charlie, Bruxelles. En sismologie, Johnny est ce qu’on appelle une réplique.

* Désolée, j’ai perdu le nom de cet excellent post. S’il se reconnaît, je rectifie.

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici.

Categories: Fessebouqueries

Nick Hornby en V.O

28/03/2016 Comments off

Sur France Inter, dans remède à la mélancolie, j’entends Chiara Mastroiani et Eva Berster évoquer les bouquins de Nick Hornby. Il se trouve que je l’ai découvert il y a peu, grâce à un conseiller de chez Joseph Gibert à qui j’avais demandé des romans pas trop compliqués à lire pour quelqu’un qui se remet à l’anglais sans jamais l’avoir parlé couramment. Donc Hornby. Et me voilà embarquée dans des histoires bien développées, pas forcément drôles, mais pleines de rebondissements, de questionnements intimes, de suppositions (les héros n’arrêtent pas de se demander « et si j’avais fait ci ou ça… ») de possibilités, de dialogues  et de personnages bien définis. Et aussi d’une certaine propension à critiquer la société. Je ne pensais pas vous en parler dans ma rubrique, mais après tout, pourquoi pas, si ça en intéresse quelques-uns. Nick Hornby, outre ses nombreux romans, écrit aussi des scénarios. Et ça se sent car les scènes qu’il décrit sont très imagées.

A LONG WAY DOWN. 2005  (Titre français : Vous descendez ?)
Un homme de télé très célèbre a décidé de se suicider lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, du haut d’un immeuble connu pour son côté pratique à se jeter de son sommet.  Son avenir est compromis : scandale à cause d’une coucherie avec une mineure, puis prison, perte de son emploi, de sa femme, de sa famille. Mais, sur le toit, alors qu’il s’apprête à sauter, arrive une dame, Maureen, qui veut aussi en finir car elle n’en peut plus de passer 100% de son temps à s’occuper de son fils lourdement handicapé, un légume, alors que le père les a abandonnés. Puis arrive encore Jess, une ado rebello-punk de 16 qui veut mourir car son amoureux lui a posé un lapin et que, comme sa sœur a disparu, ses parents détestent. Puis c’est JJ qui apparaît enfin, un jeune Américain viré de son groupe de rock et dont la nana sort avec le leader. Du coup, leur projet commun devient impossible et s’annule. Alors ils décident de former une sorte de groupe des gens qui veulent se suicider. Ils calent une date et se revoient pour en reparler. Que va-t-il se passer entre ces quatre personnes qui ne présentent aucune affinité ?

JULIET, NAKED 2009 (Juliet, naked)
Duncan, fan absolu de Tucker Crowe, un chanteur planétaire qui a arrêté brutalement sa carrière depuis 25 ou 30 ans, a créé un site où se retrouvent les fans absolus. Il a entraîné Annie, aux USA pour visiter tous les endroits où Tucker est passé, et il réussit à s’introduire dans la maison où vit sa fille cachée. Mais il s’y passe quelque chose, on se sait pas quoi. De retour dans leur petite bourgade anglaise, il reçoit un paquet, c’est Annie qui l’ouvre : un CD du dernier disque de Tucker, sans les voix (d’où le titre : Julet, nacked). Elle l’écoute mais quand Duncan rentre, il est furieux : elle a commis un crime de lèse-majesté. D’autant plus qu’elle trouve l’album vraiment nul et qu’elle va en faire part aux fans sur le site. Et c’est là que leur vie va splitter, par une réaction inattendue à ce courrier. S’ensuivent toutes sortes d’aventures dans ce petit bled paumé au bord de la Manche, puis à Londres avec les rencontres que notre héroïne va faire.

ABOUT A BOY 1998 (A propos d’un gamin)
Marcus, 12 ans, arrive à Londres avec sa mère, ses parents ayant divorcé. Mais rien ne va. On se moque de lui au collège parce qu’il ne connaît rien de rien, sa mère ne veut pas entendre parler de la culture des jeunes, TV, jeux vidéo, musique etc. Elle lui achète des vêtements ringards car elle n’est pas au courant de ce qui se porte. Pour couronner le tout, il est atteint d’un trouble qui suscite encore plus de moqueries : il fredonne sans s’en rendre compte. Il devient le souffre-douleur de sa classe. Et voilà que sa mère tente de se suicider !  Elle sera sauvée in extremis par une amie et un mec, Will. Will a 35 ans, il fait mine d’avoir un gosse pour entrer dans une sorte de club de parents célibataires dans le but de rencontrer des mères seules, femmes idéales pour coucher avec sans qu’elles ou qu’il s’attachent. Il est riche car son père a écrit un tube, il ne travaille pas, n’a pas de passion sauf les séries, ou sortir avec ses potes. Ce jour de suicide raté va le mettre en présence de Marcus qui s’entiche de lui et va pratiquement le harceler pour en faire son ami. Ils se feront grandir et mûrir l’un et l’autre, sans vraiment s’en apercevoir.

(Livres en édition poche ou parfois en solde chez Gibert)

Texte © dominique cozette

 

Categories: bouquins