Les Fessebouqueries #388

16/12/2017 Aucun commentaire

Ne me secouez pas, je suis encore et encore pleine de larmes (comme disait Fridda Calot). Johnny laisse un immense vide bien vite squatté par des hum gens qui hum mériteraient hum des pelletées de terre sur la chetron, je ne veux citer personne à part un bonhomme qui suce des pieds, un bonhomme qui souffre de fuites urinaires de la tête, un autre qui s’est fait élire roi d’un parti con … bon, on ne va pas non plus gâcher l’ambiance de cette période d’avant noël où on a envie d’enguirlander certains  et où on a les boules pour tout et n’importe quoi. C’est ici, si si, ci-dessous !
- FT : Sur le cul, une partie des anti Johnny découvre que Saint-Barthélémy est en France.
- DC : Un seul être vous manque et il s’appelle Johnny. Cette cérémonie était géante, forte, émouvante, sereine et d’une dignité totale. Que les pisse-froid aillent se faire cuire la nouille !
- JPT : Ecoles : on commence par interdire les téléphones, vous verrez qu’on finira par interdire les armes.
- AM : Marnes-la-coquette va devenir le berceau du rock’n roll . C’est ça la France qu’on aime !
- DC : Donc, Trump attrape les femmes par la chatte et Tron par les orteils… Essayez les sentiments, mecs, ça marche aussi, croyez-en ma vieille expérience.
- SM : les vieux quand c’est pour rester debout dans le bus, ils peuvent pas, mais quand c’est pour l’hommage à johnny, là ya du monde, bande de salopards
- OM : Robert Ménard me fait penser à ces gosses qui seraient prêts à se rouler dans leur caca pour que tu t’intéresses à eux.
- JS : Ceux qui avaient voté pour Fillon ont voté pour Wauquiez. On ne change pas une équipe qui gagne.
- OM : Un peu culottée la député LREM de dire qu’elle ne mange que des pâtes. Avec toutes les couleuvres qu’ils s’avalent…
- JS : Tendre un micro à Finkielkraut, c’est comme tendre le bassin à un grabataire. Tu sais d’avance ce que tu vas récolter.
- LC : Les gens qui disent c’était mieux avant ils doivent parler d’avant la naissance de Robert Ménard.
- RdB : La salle d’attente du gynéco c’est comme celle de l’Enfer dans Beetlejuice. Si ça se trouve la meuf à coté de moi est arrivée sous Giscard.
- CC : La vraie raison du départ de Xavier Bertrand de LR est qu’il souhaite rejoindre son frère Plastic sur la tournée Star 80
- OM : Aujourd’hui on aura appris que Froome se dope et que la plainte de Fillon contre le Canard c’était du bidon. Bref, aujourd’hui on n’aura rien appris.
- NA : Le saviez vous : Francis Veber a eu l’idée du « Dîner de cons » lors d’un dîner avec Nadine Morano et Laurent Wauquiez.
- AB : GnaGnaGna Le pauvre Alain Finkielkraut a définitivement disjoncté. Un hommage local sera organisé dans la loge de sa concierge puis il sera inhumé dans un rond-point gardé secret par la famille.
- JS : J’essaie de transmettre à mes filles la bienveillance et l’empathie. J’ai bien peur de ne pas les préparer au monde qui les attend.
- OV : Est-ce que quelqu’un a pensé à vérifier que les Balkany n’en ont pas profité pour bourrer le cercueil de Johnny de billets de 500 € pour les récupérer quand il sera à St Barth ?
- JMC : Habits verts : Je propose qu’on remplace dans le vocabulaire le mot procrastination, un peu difficile à prononcer quand on a des dents et une langue dans la bouche, par « Notredamedeslandes », plus facile à prononcer, et surtout définitivement imprimé dans notre mémoire.
- AB : Foutage de gueule (épisode 238, saison 1) : afin de garnir leurs pâtes fraîches de saumon ou truffes, les fragiles députés pourront se faire rembourser 1200 € de loyer à Paris.
- JLL : Une fine membrane pour protéger les testicules mais une coque pour les pistaches. Pensez-vous que Dieu est nul en packaging
- VS : – Vous trouvez ridicule qu’un député touchant 5700 euro se plaigne de manger des pâtes. – Et pas ridicule que la presse propage la théorie du ruissellement.
- LC : Les dirigeants qui prennent l’avion pour venir à Paris parler du réchauffement climatique.
- AB : proposition : rebaptiser le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire en « Ministère de la Tragédie Écologique et Suicidaire ».
- GB : Alors pour vous résumer :  Elisabeth Lévy défend Rokhaya Diallo pistée par Caroline Fourest soutenue par Manuel Valls approuvé par Robert Ménard. Même la fin de « Lost » c’était moins flou que cette histoire.
- RR : Arrêtez de vous plaindre, les députés. C’est normal de manger des pâtes quand on est le gratin de la société.
- VS : Mon fils a vu Les misérables aujourd’hui : Moi : « C’était bien ?» Lui » Ouais ». Moi « C’est Victor Hugo quand même ». Lui « C’est qui ?» Moi « Le Johnny de l’époque ». Lui : O_O
- AB : Déclaration de patrimoine : l’écolo Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire possède neuf véhicules à moteur (six voitures, un bateau, une moto et un scooter électrique).
- SF : Pour les 40 ans du Président, on aurait pu aller à la Rotonde ou au Fouquet’s. Pour éviter toute polémique, on a choisi Chambord.
- NA : Je viens d’apprendre que Froome était dopé, la dernière fois que j’ai été autant surpris, c’est quand j’ai appris que Ribery n’avait pas son Bac.
- OV : Chercher des cadeaux de Noël c’est un peu comme draguer en soirée : au début tu es super exigeant mais plus tu approches de la fin plus tu es prêt à prendre n’importe quoi.

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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Panne de photocopieuse, éruption cutanée, accident de scooter, rupture difficile…

14/12/2017 Aucun commentaire

Pour résoudre vos petits et gros ennuis, réaliser vos souhaits, adressez-vous à Claire Wallois, alias Dove perspicacius, son nom d’artiste. Comme les sorciers africains qui peuvent faire revenir l’être aimé ou vous assurer la fortune (son flyer en fait foi), elle crée des ex-voto qui peuvent solutionner vos problèmes. Elle est en résidence à Paris jusqu’au 21 décembre, c’est le moment de passer commande !

« SometimeStudio est ravie de vous présenter l’artiste Claire Wallois, invitée en résidence à la galerie du 30 Novembre au 21 Décembre. Diplômée de l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2013, Claire Wallois accompagnée à l’origine de Colombe Ferté-Fogel, a formé en 2010 Dove Perspicacius, autour d’un tableau commémorant l’issue miraculeuse d’un accident de voiture. Elle réalise aussi des décors de fête foraine.Pendant ces 3 semaines d’exposition, les visiteurs pourront découvrir des œuvres originales de l’artiste : une centaine d’ex-voto personnels, ainsi que le grand retable de l’Eté. L’artiste sera présente sur place pendant toute la durée de l’exposition, pour prendre et réaliser les commandes des visiteurs et représenter leurs propres aventures, leurs remerciements, et leurs demandes, sous la forme d’ex-voto. « Panne de photocopieuse, éruption cutanée, incendie de grange, accident de scooter, brûlure chimique, rupture difficile, infraction au code de la route : il y a toujours une bonne raison de faire un ex-voto. Du garagiste à Mercure, en passant par St Christophe, sa propre mère, son patron, ou un ophtalmologiste, nombreuses sont les personnes à qui s’adresser par peinture interposée pour demander une faveur, ou remercier, suite à un miracle. Peinture à l’huile, faux marbre, velours, frange dorée, broderie, pyrogravure et vitrail sont à votre disposition.L’idée est d’explorer une façon mythique de vivre le monde ; transfigurer les évènements sur une échelle épique. L’ex-voto est un espace où se rencontrent le quotidien et l’exceptionnel, le céleste et l’humain, l’art et nous.  En partant de votre récit, qu’il soit celui d’un instant unique où d’un souhait de protection éternelle, nous lui donnerons, grâce aux techniques de peinture ou de broderie et à notre interprétation toute l’intensité et la valeur qu’il a pour vous. Faire un ex-voto, c’est raconter une histoire, ou une manière de dire unique. Vous emportez bien sûr la pièce terminée avec vous. »

 

 

 

 

 

 

SometimeStudio 26 rue St Claude, 75003 Paris.  Lien du site de Claire Wallois ici.

Texte © galerie Sometimes Studio (et dominique cozette pour le début).

 

Categories: kultur

L’art des interstices, du pur Lamalattie.

13/12/2017 Aucun commentaire

Pierre Lamalattie, qui est un plasticien, ou un peintre, ou un artiste peintre, je ne sais comment dire pour être juste, en tout cas il peint des personnages avec textes, et, devenu écrivain, il les dépeint sous couvert de peinture acerbe de la société. Son troisième pavé s’intitule l’art des interstices, il fait référence à la théorie des sous-bois où les pauvres petits arbres débutants, à l’ombre des puissants aînés, ont beaucoup de mal à se développer mais lorsqu’ils y arrivent, c’est triomphalement. Idem donc pour l’art contemporain — difficulté pour les jeunes pousses d’émerger à l’ombre des grands — dont il a largement fustigé les institutions dans ses précédents écrits, son entre-soi, son petit monde feutré dont les décideurs, mécènes etc tiennent les rênes de toute la sphère.
Nous nous trouvons à Paris où un père, veuf d’une femme bipolaire suicidée, tente d’élever sa fille de la meilleure façon. La timidité des pères qui veulent faire bien est parfaitement décrite. Il n’ose ni la forcer, ni lui interdire, ni se mettre en colère, ni la provoquer, ni jouer la complicité. Heureusement, il a affaire à une gentille personne, un peu secrète  certes, dont la principale faille est de ne pas savoir se défendre face à la dureté de la vie, et surtout, de ceux et celles, cruels et lâches, qu’elle côtoie au lycée.
Elle est tellement secrète qu’elle se met en danger de mort en effectuant une performance idiote, de son âge. Mais pas de sa trempe.
Outre son père, deux personnes d’importance gravitent autour d’elle, plus âgées : une cousine battante, déterminée, entrepreneuse, qui a toujours raison, et son frère, personnage démodé, effacé, qui consacre sa vie à une passion : peindre des paysages à l’ancienne, ennuyeux et tellement ringards. Cependant, il trouve une super idée pour faire sortir Seine (la fille du narrateur) de son indécision à choisir son orientation : lui offrir un appareil photo, un bon.
Et peu à peu, avec son père qui la chaperonne auprès d’artistes peu connus, elle va ouvrir son regard, inventer un nouvel art du portrait, se prendre de passion pour un domaine infini.
Son père est un passionné de la peinture, la « belle » peinture, et c’est grâce à son métier, journaliste culturel à Jour de pêche, qu’il est libre de choisir ses sujets et le photographe qui l’illustrera.  A l’occasion de ces week-ends passés avec Seine à Londres, Amsterdam, en province, il lui explique la peinture et règle ses comptes avec un certain art contemporain, à savoir celui des cimes qui masquent le soleil aux petits, ceux des interstices.
On en apprend beaucoup dans ce livre, on sent le passionné d’histoire de l’art, j’y retrouve des artistes vus à Pompidou ou ailleurs, d’autres, émergents réels ou inventés, aux créations furieusement intéressantes.
Ce qui est frappant dans ce nouvel opus, c’est la tendresse, l’attention à l’autre, la préoccupation envers autrui. L’esprit à la Cioran ou le cynisme qui présidait aux deux premiers romans de Lamalattie ne sont plus de rigueur. Ici, on s’ouvre à l’autre, on en prend soin, on s’inquiète pour lui. Ça s’appelle le care, en bon français. Et que ça fait du bien en cette période rugueuse et souvent malveillante !

L’art des interstices de Pierre Lamalattie. 2017 chez l’Editeur. 542 pages, 22 euros.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #387

09/12/2017 Aucun commentaire

Actu de la semaine ultra chargée en johnnymania ! Le rocker étant la madeleine de Proust de tout un(e) chacun(e) dont moi, ça explique le choix béni de ce monument pour le monument à bénir. Les obsèques de Johnny étaient plutôt aqueux de larmes, que voulez-vous. Donc évidemment, d’autres actus sont sorties, une autre mort aux yeux bleus aussi importante, bien célébrée elle aussi. Mais je suis désolée pour les johnnyphobes, je n’ai pas grand chose d’autre à proposer. Alors, excuse moi partner et bon week-end !

- OM : Johnny nous a peut-être quittés mais il restera pour toujours gravé sur le sein gauche de Ginette de Montluçon.
- NP : Je voudrais pas vous péter le moral mais quand Johnny était jeune les gens biens disaient autant de mal de lui que nous de Jul aujourd’hui… Mais je dis ça…
- PG : Question inclusive: à une Avocate, j’écris Chère Maître ou Chère Maîtresse? Bon ça nous ramène en École Élémentaire.
- DC : « Jean d’Ormesson laissera un grand vide dans mon cerveau. » Nadine Morano.
- CC : Après avoir couru dans Central Park, je peux vous dire une chose : aujourd’hui c’est lundi et les écureuils ne font pas du tout la gueule, Katherine Pancol dit n’importe quoi
- FIA :  Pendant ce temps, Charles Aznavour fait du crossfit dans sa salle de sport avant d’aller faire du vélo avec Michel Drucker.
- OVH : Mon mari : « Heureusement que Jean d’Ormesson est mort hier, il aura eu au moins un jour d’hommage pour lui tout seul. »
- MW : La France s’est réveillée avec plus rien à Smet.
- NP : C’est pour rendre hommage à Johnny Hallyday que Trump vient d’allumer le feu au Proche Orient ou c’est juste une coïncidence ?
- OVH : Jean d’Ormesson et Johnny. Le directeur de Paris-Match fait une syncope (de joie).
- SM : Petite pensée à ma fille Alexandra, journaliste à RFI, qui a un travail colossal aujourd’hui avec la mort de Johnny. Toute la grille des programmes a été chamboulée. Elle me dit au tél « Croise les doigts maman, pour que Chirac ne meure pas demain »
- OM : Quand je pense que le présentateur qui va animer l’émission d’hommage à Michel Drucker n’est pas encore né…
- RR : Jean d’Ormesson, Johnny… Les monuments disparaissent. Si j’étais La Tour Eiffel je commencerais à flipper.
- NP : C’est pas un poil too much la descente des Champs pour le corps de Johnny ? On n’en a pas fait autant quand Chirac est mort.
- OVH : Mon Dieu, en cette année 2017, vous avez pris mon chanteur préféré, Johnny, mon écrivain préféré, Jean d’Ormesson, mon acteur préféré, Jean Rochefort, mon actrice préférée, Danielle Darrieux, alors, je vous en supplie, rappelez-vous que mon président préféré est Emmanuel Macron.
- CG : Jésus Christ mort en -2017 avant J.H.
- OK : Johnny aurait pu être enterré au Chesnay. Parce que MOURIR D’AMOUR AU CHESNAY
- OM : On se rappellera tous de ce qu’on aura fait le jour de la mort de Johnny : on aura cherché une chaîne TV qui ne parle pas de la mort de Johnny.
- NP : Jean Rochefort, Jean D’Ormesson, Jean Philippe Smet… On se rapproche de Jean-Marie non ?
- LC : On chiale on chiale mais faudrait penser à garder des larmes pour le jour où Matt Pokora va nous annoncer la sortie de son album de reprise des plus grands titres de Johnny.
- NA : — Nom ? — Trump — Prénom ? — Donald — Profession ? — Fouteur de merde dans le monde
- RdB : On peut faire la vanne « vieux motard que jamais » sur Johnny ou c’est encore trop tôt ? (c’est pour une amie)
- JM : J’en vois beaucoup ici qui font genre connaisseurs de Jean d’Ormesson, alors qu’à mon avis ils ont même pas écouté ses disques.
- RlC : Tu te rappelles le gros connard qui venait foutre des coups de pied dans le château de sable que tu avais passé du temps à essayer de construire? Et bien il a grandi, et il est devenu président des États-Unis.
- RR : Que font un Israélien et un allemand quand ils se réconcilient ? Ils se rabbibochent.
- OVH : Les académiciens, des immortels ? Une belle arnaque !
- NA : Je viens d’apprendre qu’il n’y avait eu aucune dépêche en Syrie sur la mort de Johnny, qu’ils s’étonnent plus qu’on s’en branle de leur guerre.
- AD : Tous ces hommages à Jean d’Ormesson donnaient un air trop intellectuel à la France. Heureusement, Johnny est venu tout remettre en ordre.
- DT : Les derniers mots de Johnny Hallyday : j’endors mes sons.
Les derniers mots de Jean d’Ormesson : je suis triste Hallyday de quitter ce monde.
- JS  : Je viens de croiser un type à vélo, son bébé sur le ventre, poussant une poussette de la main droite. L’humanité va à sa perte.
- PC : Si on m’avait dit un jour que Jean d’Ormesson ferait la première partie de JOHNNY
- NA : En hommage à Johnny Hallyday, Anne Hidalgo annonce qu’elle mettra le feu à la Tour Eiffel.
- LK : Je voudrais qu’on ait une pensée émue pour tous les enfants de vegans qui ont reçus un calendrier de l’avent au tofu. Merci pour eux.
- DC : Si tu n’es pas invité(e) aux funérailles de Johnny, tu as merdé ta vie.
- AB : Message à la Préfecture : moyenne d’âge des fans sur les Champs sensiblement égale à celle des meetings de l’abbé Wauquiez : prévoir ambulances et défibrillateurs.
- JS : Les politiques qui viennent visiter les restos du cœur, c’est quoi leur trip exactement. Contempler leur propre faillite, leurs compromissions et leurs renoncements ? Je voudrais comprendre.
- DC : On ne sait jamais s’ils disent dernier concert de Johnny ou dernier cancer de Johnny.
- JPT : Suite à une erreur de programmation, les 700 bikers ont suivi le cercueil de Jean d’Ormesson.
- AB : J’aimais quand même bien Johnny Hallyday, icône populaire dont j’ai fredonné quelques chansons : pour vous réchauffer, je vais donc vous interpréter « À tout casser » au gaffophone électrique. Reculez de 5 mètres svp.
- JT : Ce soir la tour Eiffel en perfecto ça aurait de la gueule quand même.
- OVH : Johnny fait un miracle : réunir mon mari et moi-même devant le même programme télé et riant aux vannes l’un de l’autre. C’est beau.

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Categories: Fessebouqueries

La mort du bon côté

08/12/2017 Aucun commentaire

Depuis des années, je craignais d’avoir pour première info l’annonce de la mort de Johnny.*
Pourquoi ?
Pourquoi quoi ?
Bah pourquoi tu craignais d’avoir pour première info l’annonce de la mort de Johnny ? me demande mon for intérieur.
Parce que Johnny est emblématique de mon adolescence, c’te bonne paire !
C’est pas la peine d’être vulgaire !
Ah, oui, tu as raison. Et qu’il a marqué pas mal de séquences de ma vie, pour des raisons personnelles, musicales, festives, administratives, sexuelles, organoleptiques… Je pensais que le jour où il mourrait, un pan de ma vie s’écroulerait avec lui tel un immense morceau d’iceberg s’effondrant irrémédiablement dans la mer.
Or voilà, c’est arrivé. Johnny est mort, et le fracas assourdissant des médias a accompagné sa chute. Ou plutôt l’a amorti. Car que constaté-je ?
Est-ce que ça va changer ma vie de tous les jours que Johnny ne soit plus vivant ?
Non.
Etais-je tant que ça imbriquée à sa vie quotidienne, pour que son absence crée une vacuité si insupportable ?
Non.
Attendais-je quelque chose de particulier le concernant et qui donc ne se produira pas ?
Non.
Avais-je l’intention d’aller encore le voir sur scène sachant que je m’étais régalée cet été avec cette vieille canaille qui avait fait trembler les arènes de Nîmes par sa puissance vocale et que je m’étais même dit que, cette fois, ce serait mon spectacle d’adieu ?
Non.
Alors, pourquoi être si triste quand une idole meurt ?
(Je veux dire une idole de jeunesse qui meurt prévisiblement après une vie dix mille fois plus remplie que celle des clampins lambdas croisés dans la rue). (Sachant que je ne suis pas du genre à quémander des autographes, à me damner pour des selfies, à rendre des hommages à la grille du parc, ou, plus précisément, à me tasser  avec des milliers de pleureurs/euses sur le trajet du funèbre convoi, à jouer des coudes avec des milliers de glutrons enlarmés à la sortie de la cérémonie religieuse où beaucoup de people se seront fait inviter de façon peu glorieuse pour « en être » absolument (Si tu n’es pas invité aux funérailles de Jojo, tu as merdé ta vie).
Conclusion sommaire : je ne dois que me réjouir du départ du Grand, comme l’appellent certains de ses proches.
Parce que :
Et d’une : c’est fait. Ainsi, je suis à l’abri de la triste nouvelle.
Et de deux : il n’a jamais été aussi vivant que depuis qu’il est mort. Il est partout, radio, presse, télé, réseaux, papotages. On bouffe du Johnny jusqu’à plus soif, on respire du Johnny, on se laisse même aller à rire avec lui sur les vannes compilées, à s’attendrir sur ses mômes, sur les larmes d’un certain Michel D. qui, lui, ne mourra jamais, on s’endort avec ses chansons dans la tête, on rêve de lui, on fabrique un halo de Johnny qui nous enveloppe confortablement dans un cocon hallydayien totalement inédit.
Et de trois : on peut enfin (pour les collectionneurs jojophiles, je veux dire) prendre possession définitives de tous ses enregistrements, tous ses films, toute sa production. Les coffrets dorénavant seront exhaustifs.
Et de quatre : on peut replonger en images dans le monde de Johnny sur Paris Match (qui, c’en est amusant, s’est vu obligé de sortir deux éditions spéciales, une pour Jean d’O, une pour Jojo), ses débuts, ses succès, ses conneries, ses femmes, ses gosses, sa famille, ses baraques, ses tatouages, ses potes, ses bons mots, ses accidents, ses suicides, ses résurrections…
Et de cinq : Pour une fois dans notre vie, on n’est pas seul(e). Des centaines de milliers de fans sont dévastés, font des milliers de kilomètres pour voir son cercueil, pleurent des rivières en hoquetant douloureusement, passent la nuit dehors pour être bien placés sur les Champs Elysées. Bref, des centaines de milliers d’âmes sensibles sont bien plus malheureuses que nous.
Et de six : son esprit qui ne s’est pas encore envolé dans son île, on le sent qui plane au-dessus de nous, nous imbibe d’un parfum de whisky, nous imprègne d’une odeur de tabac froid, nous caresse tendrement l’âme, nous joue encore du retiens la vie.
C’est pas tous les jours que « notre » Johnny meurt, sachons en tirer parti courageusement, laissons le grand vrai deuil à sa famille et, comme il le disait encore pas plus tard que récemment, remettons les pendules à leur place.

* (Quelqu’un a fait un bouquin sur ce thème je crois).
texte © dominique cozette

Categories: people

Les Fessebouqueries #386

02/12/2017 Comments off

Tombée sur mes téléscripteurs, cette mosaïque de news chez mes fournisseurs de rire, cette semaine : La neige qui tombe drue, le FN qui tombe en quenouille, le tigre qui tombe mort, Cantat qui tombe sous ses coups, Hulot qui tombe dans le panneau, Wauquiez qui tombe de Charybde en Scylla, le glyphosate qui nous tombe sur le poil, la coupe Davis qui tombe bien, les abeilles qui tombent de fatigue, Kim-Jung Un qui tombe à bras raccourci sur Trump et noël qui tombe en décembre, y a de quoi tomber sul’ cul !
- OM : J’ai vérifié : l’endroit où il neige le plus en France aujourd’hui, c’est sur Twitter.
- RR : Souvent je pense avec tristesse à tous ces couples esquimaux qui ne peuvent pas grimper aux rideaux.
- JPT : Des chercheurs viennent de découvrir qu’une huître peut entendre. Bonne nouvelle pour Nadine Morano !
- EP : En roulant dans la campagne verglacée pour me rendre à l’aéroport, un peu avant 6h du matin, je les ai vus. Je dois maintenant convaincre un monde incrédule qu’ils sont bien réels : les joggeurs qui courent avec une frontale en pleine nuit.
- EM : En Europe, on est mieux traité si on est un herbicide dangereux pour la santé que si on est un migrant qui fuit un pays en guerre.
- PV : Heureusement qu’il reste les banques russes pour assurer l’indépendance financière du FN !
- LC : Un tigre abattu en plein Paris. Et voilà. On ferme les voies sur berge, la pollution baisse, la nature reprend ses droits et on se retrouve à devoir gérer des problèmes d’invasion de tigre. Franchement pas merci Madame Hidalgo.
- JT : Et dire que pour se débarrasser de Kim Jong-Un, il suffirait de dire à ma mère qu’il a marché sur son tapis de bain en chaussures.
- TV : Procrastiner c’est prendre son courage à demain
- AB : Victoire des lobbies : le glyphosate autorisé 5 ans de plus dans l’UE. Seule solution : émigrer en Corée du Nord où on n’en mange pas.
- RR: Donc à la télé, y a des mecs qui suent sang et eau pour gagner un saladier, alors qu’ils sont incapables de trouver où sont rangés les Tupperware à la maison…
- GB : Pourquoi se fatiguer ou se compromettre à tenter de saper le peu de crédibilité restante de L. Wauquiez ? Il se débrouille très bien tout seul.
- AB : Je voulais commander une paire de Louboutin pour le Noël de la duchesse mais vu le tarif,  j’en prendrai juste une (elle aura l’autre fin 2018) : vous me conseilleriez la gauche ou la droite ?
- JT : Le glyphosate dans quelques années tout le monde s’en battra la couille.
- DC : Bertrand Cantat va porter plainte contre le Point pour violence.
- NP : Quand Hulot dit qu’il ne mange de la viande qu’une fois par semaine à mon avis il ne compte pas les couleuvres que Macron lui fait avaler.
- MLG : Les vegans seront bientôt la seule viande saine qu’on pourra bouffer. Je vais pouvoir mettre des potes au feu.
- RR : Je viens de croiser deux esquimaux à Dijon, peinards, en Marcel et lunettes de soleil…
- AB : Le jour où l’on rebootera cette planète, il faudra penser dès le départ à interdire les abeilles pour permettre aux produits chimiques de s’épanouir et rapporter du fric aux industriels.

Illustration © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Et la tendresse, bordel ? C’est ici, pour Marie T.

28/11/2017 Comments off

C’est un livre mince que j’avais acheté pour pipoliser. Mais je ravale ma goguenardise, si tant est que j’en eusse ressenti, pour faire l’apologie d’un homme au deuil lumineux. Samuel Benchétrit était marié à Marie Trintignant lorsque l’ignoble BC, plantant sa femme enceinte, la lui enleva pour urgence d’amour. Samuel était en train de monter le film qu’il venait de finir avec sa muse dans le rôle de Janis Joplin, lorsque l’immonde nouvelle du massacre de Marie advint.
Le livre, la nuit avec ma femme, est poignant parce qu’il est poétique, il est sensations douces et tendres sentiments, sincère et léger,  il raconte l’amour, il raconte leur petit garçon à qui il faut annoncer l’innommable, il raconte comment il continue son histoire avec Marie, le soir, quand il marche, quand il rêve. Il est avec Marie, même quand il est avec Anna, qui donne une petite soeur au petit garçon.
Il raconte aussi les horreurs du procès car il fut cité en témoin puisque BC (qu’il ne nomme jamais) l’a appelé cette nuit là, disant que Marie dormait alors qu’elle se mourrait, la gueule fracassée.
Puis il fallut aussi intervenir auprès d’enfants de l’école qui insultaient la maman du garçon, une femme qui se met nue dans les films, une pute qui l’a bien cherché etc… A part un coup de poing dans la gueule d’un parent de ces enfants-perroquets, pas d’agressivité, pas de désir de vengeance, pas de règlement de compte, pas même, à la sortie du tueur au bout de 4 ans, de révolte mal placée, juste encore expliquer à son fils pourquoi on voyait la photo de ce type dans les kiosques accolé à celui de sa mère disparue.
C’est un joli livre qui console, qui fait du bien, qui montre la mort sous son jour le plus beau, comme un lien entre nous les vivants et la grande inconnue.
J’en profite pour vous parler du dernier film de Benchétrit qui est passé à l’as, en 2015, et qui est vraiment original, drôle et bien foutu : Asphalte. Bande-annonce ici. Un super casting, une histoire drôlatique, une belle idée. Et leur petit garçon, Jules Benchétrit, devenu grand dans un des rôles. Photo :

 

Une nuit avec ma femme de Samuel Benchétrit, Plon 2016. 160 pages dans la collection J’ai lu. 7,20 €.

Texte © dominique cozette.

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #385

25/11/2017 Comments off

C’était la fête de la dinde chez nos amies les Américaines (pour que le féminin l’emporte un peu sur le masculin! N’y voyez rien d’offensant par rapport au volatile) donc parlons « fourritude » comme dirait Ségo, laine royale dans un traineau tiré par un renne loyal en une de Match, voyons qui s’est fourré quoi cette semaine. La Lepen, déjà, qui s’est fait fourrer par nos amies les banques, nos ami.e.s de l’hexagone qui se font fourrer par le Black Friday, notre ami Sarkozy qui s’est vu fourré de 300 000 marrons (dindes ?) via un virement de l’amie Penelope, le cinoche tout entier qui va se faire fourrer des vapoteuses entre les doigts de ses mâles clopeurs et sensuelles fumeuses, enfin Elise Lucet qui ne pourra plus fourrer son nez dans les affaires aussi souvent qu’elle le faisait, économies nous dit-on. Donc ne nous fourrons plus le doigt dans l’oeil, gardons-le grand ouvert, les aminches !

- JC : Maintenant que Macron a exfiltré Hariri, il lui reste à exfiltrer Hafifi et Haloulou.
- CC : un des pbs de l’éducation nationale vient du fait qu’on demande à des collégiens de treize ans leur choix d’avenir professionnel alors que c’est déjà compliqué de prendre une décision entre un kebab frites et un double tacos le mercredi midi
- NA : François Fillon aurait donné 300.000€ à Nicolas Sarkozy, c’est pas donné les putes en politique.
- CS : « François Fillon se lance dans la finance. »
Parce qu’il faisait quoi, avant ???
- AB : Voie de garage : ambassadrice aux Pôles Nord et Sud, Ségolène Royal prépare un livre de recettes amaigrissantes à base de neige.
- CC : interdiction de la cigarette dans le cinéma français, du lait dans les pis de vache, de la caféine dans le café et du sang dans les steaks comme ça au moins, on s’emmerdera, mais de manière radicale
- OM : Et maintenant plus de cigarettes au cinéma… Bientôt le seul endroit où tu pourras voir fumer quelqu’un, c’est à une incinération.
- EP : Ne fume pas depuis 47 ans, mais a brusquement envie de s’en griller une, face caméra, gros plan.
- AB : Depuis la fatwa désespérée de Marine LePen, près de 9 clients ont quitté la Société Générale et plus de 120 le FN. Un franc succès.
- HD : Plus de clope dans les films !! origine : ministre de la santé !!
 Oui. Et aussi le sexe sans capote, l’alcool, la violence, les hold-up, les excès de vitesse, de se moquer de la police et de l’armée. Et des religions. Et des riches. Et des pauvres. Et des noirs. Et des arabes… Bref on va bien se faire chier au cinéma…texte écrit sans prête plume !!
- DC : Selon la tradition, le président américain doit gracier une dinde pour Thanksgiving. Quelle dinde a-t-il choisie à votre avis ? 
Sa femme, pardi, qui est devenue la première dinde des Etats-Unis !
- AB : Après Patrick Buisson, france inter invitera Attila le Hun, le collabo René Bousquet et le Conducator Ceaucescu à un débat sur l’interdiction de la clope dans les nanars franchouillards. Empêché, Charles Manson sera absent.
- OM :  La gueule des vieux frontistes à qui on a toujours expliqué que les banques étaient tenues par le lobby juif et qui découvrent aujourd’hui qu’elles lancent des « fatwa » contre eux…
- NP : Mon problème c’est que je ne rencontre que des filles qui ne couchent pas le premier soir. Et qu’elles ne reviennent jamais une deuxième fois.
- AB : Carte postale reçue d’un chômeur : « Tout va bien aux Bahamas, on profite de la vue avec les lunettes à monture Chanel, pas un seul inspecteur Pôle Emploi, on n’est rien mais putain ça fait du bien. »
- AW : Bonjour les enculés, on va maintenant passer un putain de morceau de ce connard de Michel Sardou, vous êtes bien sur Radio Nostalgilles de la Tourette
- NP : Les français sont tellement nuls en anglais qu’on arrive à leur faire croire que le Black Friday tombe un mercredi.
- AB : Je croirai au Père Noël quand l’hallucinée Carla « Botox » Bruni chantera autre chose que des louanges à son prophète Pinocchio Bismuth (au parloir de la taule où il purgera sa peine pour haute trahison).
- MD : Tu écris « ami(e)s », tout le monde s’en fout. Par contre, si tu as le malheur d’écrire « ami·e·s », y en a toujours pour venir ramener sa fraise sur l’écriture inclusive.
- LM : Bah évidemment. Qu’est ce qu’on en a à foutre d’apprendre que le glyphosate est dangereux… qu’on vend des hommes en Libye… ou que des entreprises fraudent les impôts. Depuis quand c’est davantage une mission de service public que Vivement Dimanche »? Soutien à Envoye Special
- AB : BlackFriday : Après le siège de Solférino, le PS songe à se renflouer par la vente en lot de ses derniers éléphants à un zoo bio. Fin de l’offre spéciale à minuit.
- NH : 85 morts -bilan encore provisoire de l’attaque de la mosquée dans le Sinaï. Tuer des musulmans en pleine prière au nom de l’islam, faudra m’expliquer le principe, les gars…
- AB : Marine LePen a tenté d’ouvrir un compte à la Banque Alimentaire mais elle a fui quand on lui a dit qu’elle servait à nourrir les plus pauvres.

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Categories: Fessebouqueries

Le (mahousse) dossier M.

19/11/2017 Comments off

Livre énorme, presque 900 pages, 998 grammes, alors que ses premiers étaient si minces. Grégoire Bouillier a décidé de TOUT raconter, tout décortiquer, sur sa rencontre avec M, une stagiaire de sa boîte dont il tombe éperdument amoureux. Le dossier M (livre 1) est donc un dossier dans lequel il consigne tout ce qui concerne M, ses goûts, son physique, ses SMS, ses qualités et défauts, caractéristiques….
Mais avant, il nous explique qu’il était avec S et qu’il doit rompre avec elle, faire table rase. Il digresse sans cesse sur des tas de sujets presque toujours intéressants avant de revenir à cette décision de rompre avec S. S, on le devine, c’est Sophie Calle, qu’il avait rencontrée lors de son anniversaire (à elle), cela conté  dans un bref récit : l’invité mystère. Il raconte les dîners chochottes, les courtisans, les petits plats rares, où il s’ennuie profondément, quelques détails intimes emprunts de goujaterie. Bref, il finit par lui envoyer un mail, le fameux mail (qui se termine par « prenez soin de vous » et qui a donné lieu à un superbe travail de l’artiste. Mais ce n’est pas dans le livre).
Le livre commence sur un pan de la vie de Picasso avec le suicide de son ami pour raison sentimentale. Puis Grégoire Bouillier nous ouvre les portes de sa vie par le récit du suicide de son ami Julien qui s’est pendu avec la ceinture de son pantalon à la poignée de sa fenêtre. Pour raison sentimentale aussi. Parce que la femme de Julien est venue un soir se faire prendre voluptueusement par Grégoire Bouillier. Les détails de la pendaison, cest énorme, c’est pourri, ça le mine. Grégoire Bouillier culpabilisera longtemps et cela restera le fil rouge du dossier.
Il nous renvoie à son héros d’enfance formateur, Zorro, de longues pages sur son influence… puis introduit son héroïne-choc d’amour total découverte dans le film Love Story, Ali Mc Graw. Il nous raconte Ali Mac Graw, ses films, son mariage avec Steve Mc Queen, le divorce… Nous remet longuement Dallas en mémoire.
Donc il rencontre M., stagiaire dans la boîte où il bosse et paf, c’est le choc de sa vie. car c’est elle. Qu’il cherche depuis des siècles. L’unique. The femme. Hélas, elle est fiancée (vous avez dit fiancée ?) et va se marier dans quelques mois. N’empêche. Grégoire Bouillier tente de la séduire, elle est beaucoup plus jeune, il connaît des ficelles. Il arrive à l’emmener faire la fête, mais pas plus. Et damned supplémentaire, il apprend qu’elle fait partie d’une famille richissime auprès de laquelle il passera forcément par un miteux.
Elle joue aussi avec lui, se laisse faire jusqu’à la limite qu’elle s’est fixé, donc rien. Sauf un baiser, une nuit, qui la fait perdre conscience, comater. Mais c’est le fiancé qui viendra la chercher à l’hosto. Puis une autre fois, où ils jouent aux cons chez lui et où il manque de la prendre sauvagement. N’est-elle pas venue, avec du champagne, pour ça ? Il ne le fait pas et le regrettera longtemps. Un jour enfin où elle se donne à lui mais les SMS qu’elle envoie lui arrivent avec tellement de retard, 14 heures, qu’il est trop tard. C’est foutu, elle fera sa vie sans lui, lui sans elle, il n’a que ses yeux pour pleurer et sa plume pour écrire.
Car sur cet argument très mince, il va nous tenir la jambe, fort agréablement, sur divers sujets qui alimentent les choses de sa vie, déni d’amour, hasards, malchances etc. Il ne nous oblige pas à tout lire, d’ailleurs j’en saute un peu parfois car les histoires de Zorro, son héros fondateur, me soulent un peu et l’interaction de la mort de sa mère avec l’analyse de la musique de Wagner, passionnante, sur France Culture, a ses limites quand on veut désespérément connaître la suite du dossier M. C’est parce que je suis dans une période pressée, je ne dis pas en été, langoureusement étalée sur la plage…
Donc un pavé plein d’enseignements, c’est vrai, il m’a appris des choses que je ne connaissais pas, il m’a invité dans des conversations dont il déversait le trop plein sur un site dévolu au dossier. Oui, il ne voulait pas trop charger la bête !
A lire vraiment si vous aimez vagabonder dans les méandres d’un esprit fécond en apartés, en analyses, en suppositions, en supputations, en hypothèses, en plans sur la comète, en possibilités… C’est très très plaisant. Il a obtenu d’ailleurs le prix décembre.
Sinon, je ne vois pas ce qu’il racontera dans le livre 2 car apparemment, l’histoire est finie, la messe est dite. Nous verrons.

Grégoire Bouillier. Le dossier M. (Livre 1). 2017 aux éditions Flammarion. 873 pages, 24,50 €.

Texte © dominique cozette

 

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #384

18/11/2017 Comments off

What’s new, pussy cat, comme l’aimait à dire Weinstein en recevant les belles actrices dans sa suite royale ? Pas grand chose, mes ami(e)s. Un beau trio de malpoli-tiques qui quittent le métier pour faire des choses beaucoup plus valorisantes, j’ai cité monsieur sourcils à poux, monsieur voix de slip et madame l’insoumise du monsieur qui à 600 000 voix près bref… Sinon, le bourre-pif annuel au goût de banane, la poupée mammaire qui s’escrime à prendre le voile et notre Ah que Johnny, entre la vie et la vie, et que c’est pas un concert du poumon qui te va nous le niquer, merde quoi !
- NP : Tu sais que tu es arrivé en Bretagne quand le réseau Free est tellement lent que tu te demandes si tu ne vas pas envoyer un télégramme.
- DA : Courageusement infiltrée dans l’enfer petit bourgeois de l’oligarchie, Raquel Garrido décide finalement de retourner sa veste lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle est doublée de soie..
- DC : Raquel Garrido se retire de la politique pour faire de la télé. Ardisson Mélenchon même cons bas ? Je pose la question.
- JMA : Il semblerait que Raquel Garrido quitte plus rapidement la politique qu’elle ne s’acquitte de ses cotisations sociales ou rende son HLM
- LB : Quand Raquel Garrido invente l’auto-dégagisme – là je dis : respect ! Et j’espère que Nadine Morano, Eric Ciotti, Gérard Filoche (..) et tout le bureau politique du FN en prendront de la graine.
- JT : Troi bvouteilles de bojolé nouvaeu que je boi, je ne compren tojour pas ce que vous lui tourvez.
- NP : Je trouve ça vraiment admirable que Raquel Garrido abandonne la politique pour se consacrer à son métier d’avocat et défendre les salariés d’I Télé et de Canal opprimés par Bollo… Hein ? Nooon ?
- LI : Métro, ligne 10. Une dame hurle dans son téléphone. Sur ses genoux, ouvert, le dernier Fred Vargas. Au bout d’un moment, agacée, je me penche vers elle et lui murmure : « si vous ne baissez pas d’un ton, je vous dis qui est le coupable ». Ça lui a coupé le sifflet.
- NP : Il va mieux. Il est mourant.Il va mieux. Il est mourant. Il va mieux. Il est mourant… L’état de santé de Johnny, on dirait l’état de l’indépendance de la Catalogne.
- DC : François Bon-a-rien arrête la politique. On va regretter de ne plus ouïr sa bonne vieille voix de slip, le soir, au fond des bois !
- LO : J’ai vraiment peur pour Johnny Hallyday parce qu’entre les hommages TV et vos tweets préparés depuis juin 2015, je sens que ça va être terrible.
- ACD : Si je grossis, c’est pour que mon chéri puisse arrondir ses faims de moi.
- JPT : Le seul endroit où j’accepte de m’incliner devant un poilu, c’est dans un sauna !
- PI : Il fait tellement froid que je viens de croiser les gamins de Veronique Courjault en train de faire du vélo au parc.
- AO : Je viens de craquer un PEL et vendre un rein pour payer l’IRCEC. Adieu.
- DC : Mattéi va lancer une Barbie voilée. Quand on voit ce que deviennent ces poupées dans les mains des petites filles, mises à nu, torturées, démembrées, décapitées, on ne peut que souhaiter à cette Barbie d’être seulement lapidée.
- NP : Il paraît qu’après les mauvais chiffres de ses audiences Europe 1 va changer de nom pour s’appeler Europe 0,5.
- RdB : Si j’ai bien compris ça fait 60 piges que Barbie est princesse, mannequin, danseuse, nurse, infirmière, hôtesse de l’air et blonde à gros seins, mais le jour où elle est escrimeuse voilée c’est sexiste. Bien bien.
- RR : Succulente ce midi cette banane avec un arrière-goût « Beaujolais nouveau ».
- OL : Fillon confirme tourner la page de la politique.Reste à savoir combien il va payer Pénélope pour tourner une page ?
- DC : Baroin et Fillon arrêtent tous les deux la politique. C’est ce qui s’appelle gracieusement « faire d’une paire de couilles ». Celle que, vraisemblablement, ils partageaient il y a peu…

BONUS : MA VIE DE MERDE par OVH :
Mes chaussettes me coupent la circulation au niveau des genoux, mes boots m’écrasent les doigts de pieds et me serrent à la cheville, mon jean m’entrave les cuisses, ma ceinture me comprime la taille, mes seins sont roulés en boule dans dans mon soutif à coques rigides , mon pull à col roulé m’étrangle, mes lunettes me blessent derrière les oreilles, mon catogan me tire la peau du crâne … vivement ce soir que je me couche dans mon pyjama qui me gratte.

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Categories: Fessebouqueries

Les Fessebouqueries #383

11/11/2017 Comments off

En ce jour de 11/11, onze dit que c’est bien un temps de 11/11 avec toute sa clique de petits et grands emmerdements, ou pas, dont onze fera une raison 1-2-C-4. Ça commence par 280. WTF 280 ? C’est le nombre de mots dorénavant autorisés pour écrire son tweet. Foin des chiffres avec ces paradise papers florissants — à moins qu’on leur rajoute des milliards de zéros —, ces prix littéraires virilement gagnés, ces tueries sanglantes, ces marchés de noël clinquants et ce ruissellement promis dont on attendra en vain qu’il nous dégouline dessus ! Tout ce qui ruissellera sur nos hâves peaux (de balle), ce sont nos larmes amères baignées de crachin, crachats, grésil et autres précipitations glaçantes d’une fin d’année damnée de l’enfer…

- LC : Moi je trouve. Enfin quand je dis moi c’est moi et certainement d’autres personnes, que le plus dur. Enfin quand je dis plus dur c’est pas non plus un calvaire. Le plus dur avec Twitter (le réseau social)et ses Tweets à 280 caractères c’est d’être synthétique. C’est que mon avis.
- JPT : Une fois de plus, on frémit en pensant au nombre de morts qu’aurait pu faire cette nouvelle tuerie au Texas si la Constitution n’autorisait pas les Américains à posséder des armes pour se défendre !
- EP : C’est terrible cette pénurie de beurre, au supermarché il n’y a plus que 31 références sur les 48 habituelles, j’ai été obligé de changer de marque.
- OM : TOTAL, vous ne viendrez plus chez nous par hasard (surtout si vous êtes contrôleur fiscal) !
- DC : Dassault compromis dans « Paradise Papers » ? Je suis effondrée ! Un mec si probe ! La fierté de la droite !!! La no-netteté personnifiée !!!
- FB : Le marché de Noël des Champs-Elysées, seul endroit au monde où acheter du saucisson corse fabriqué en Chine et vendu par des auvergnats.
- NP : Je suis d’accord avec Trump : les malades mentaux ne devraient pas avoir accès aux armes automatiques. Ni aux codes nucléaires d’ailleurs.
- CC : y a des gens qui planquent des milliards à l’étranger et toi t’es là, comme un débile, à sourire de satisfaction quand tu trouves deux euros dans la poche d’un jean sale
- RG : Les mêmes qui te disent que le droit du travail est trop compliqué utilisent les pires montages pour échapper à la TVA.
- EM : « Bon, ok, on va pas pouvoir fermer de centrales nucléaires, par contre on va les repeindre en vert, ça devrait suffire. » Nicolas Hulot
- NP : 150e anniversaire de la naissance de Marie Curie. Une femme brillante et radieuse. Surtout sur la fin.
- CDB : La Catalogne est donc en train de devenir une blague belge.
- PG : J’ai rien contre le progrès, mais nous au moins on avait les boitier de CD ! Va gratter ton pare-brise avec une clé USB toi !
- JM : Il a raison Trump, le problème c’est pas les armes, le problème c’est les individus qui sortent de chez eux sans gilet pare-balles.
- JS : Il doit y avoir un micro-climat aux îles Caïmans. Quand il pleut ici, ça ruisselle là-bas.
- NP : Le marché de Noël sur les Champs c’était quand même le meilleur endroit pour acheter des produits artisanaux typique de l’Asie du Sud Est.
- OM : Et c’est en me baladant avec mes Nike et mon t-shirt Dior, écoutant du Shakira sur mon iPod, que je me suis demandé si j’étais pas un peu complice de fraude fiscale…
- SD : Mon banquier m’a appelé car je suis à découvert il m’a demandé comment je comptais régulariser j’ai répondu « j’attends que ça ruisselle »
- CE : Au conseiller MAIF qui signe « sentiments mutualistes », dois-je répondre « sentiments cotisants » ? Je ne connais pas les codes.
- NP : Je n’aime pas dire du mal mais Marie Curie c’est quand même une physicienne polonaise venue en France voler le travail de nos chercheurs.
- JF : C’est dingue le nombre de gens malpolis qui te parlent à table alors que tu es en train de regarder ton téléphone.
- SC : La vulgarité a ses raisons que la raison s’en bat les couilles.
- NP : Conducteur parisien : personne capable de s’énerver et de klaxonner parce que la voiture devant lui laisse passer un véhicule de pompiers.
- IZ : Le Prix Décembre en novembre. Le Prix Médicis à 13h30. Bonjour la ponctualité.
- CH : Si 280 caractères c’est trop long à lire, vous allez avoir une sacrée surprise en ouvrant un livre
- ME : Le permis de conduire aux États-Unis coûte environ $60… Quand je dis le prix du permis en France, les américains sont en mode “OH MY GOSH”. Puis quand je leur dis qu’on peut aller à l’université pour 5€ et en plus on reçoit de l’argent chaque mois, ça rigole beaucoup moins.
- FO : On dira ce qu’on veut sur Hollande mais je vous rappelle quand même que sous Hollande, le 11 novembre tombait un jour de semaine.
- RR : Actuellement sur whatsapp avec ma mère … je vais tenter de lui faire croire qu’au bout de 280 caractères, son forfait mensuel double.
- IZ : Top 3 des conséquences que vont avoir les Paradise Papers :
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- JB : À ce qui paraît, effacer un acteur, Spacey difficile que ça.
- NA : —  Qu’est-ce qui vous arrive ? —  J’ai mal à la tête depuis que Twitter est passé à 280 caracteres j’y arrive plus docteur —  Restez à 140 —  non je veux être comme tout le monde —  Dites vous que Morano y arrive —  Snifffffff merci enfoncez moi en plus
- JPT : Encore un scandale sexuel à Hollywood : Tom Cruise aurait touché sa femme !
- OK : Ça y est, il y a déjà les décorations de Noël 2018 dans la rue. C’est vraiment du grand n’importe quoi.
- OM : RT si toi aussi tu trouves que ce 11 novembre qui tombe un jour où on n’était déjà pas censé travailler, c’est un gros manque de respect à nos chers poilus.
- NA : Le 11 novembre qui tombe un samedi, encore une réforme pour les patrons, MACRON DÉMISSION.
- OM : Mais finalement, quelqu’un a déjà vu un mec trottiner avec une trottinette ?

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Categories: Fessebouqueries

L’immense poésie de Claire Morgan

04/11/2017 Comments off

Elle est Irlandaise, jeune, talentueuse. Claire Morgan est née en 1980 et a connu le succès très vite à travers l’Europe. Son travail Perpetually at the Centre est superbe, se prévalant d’une préoccupation écologiste pointue, la place que laisse l’homme dans la nature fragile dont ses œuvres rendent si bien compte. Le paradoxe, c’est qu’elle est aussi taxidermiste. Animaux morts, natures mortes, déchets de ses travaux de naturalisation, os, sang, dans ses tableaux et installations.
Ses installations sont monumentales, sublimes, presque à la limite du diaphane parfois (pas de résultat sur photo, donc), faites de minces fils géométriques où sont accrochés des fragments de plastique, des graines volatiles de pissenlit (celles qui volent quand on souffle dessus). Certaines composent des mots à la limite du visible qu’on essaie de déchiffrer.
J’ai rarement vu une exposition aussi poétique !

 

 

 

 

 

Il y a aussi des dessins et des peintures étranges.
Galerie Karsten Greve, 5 rue Debelleyme 75003. jusqu’au 23 déc. Lien ici

Texte et photos © dominique cozette

 

Categories: kultur

Les Fessebouqueries #382

04/11/2017 Comments off

Soit que l’actu ne se prête pas à un humour débridé, soit que la plume de ma tante soit restée sur le bureau de mon oncle en ces tristouilles festivités jaunissantes et mortifères, il n’en reste pas moins que cette phrase est lourdingue pour signifier que les Fessebouqueries les plus courtes ne sont pas toujours les pires. Ni les meilleures. A vous de juger, mais sachez être cléments, marauds qui faites peut-être partie d’une assoce de mâles fêteurs…
- JC : Le changement d’heure, c’est un peu le « jetlag » du pauvre.
- JPT : J’exprime tout mon soutien à Tatrique Ramadan.
- JC : UN SEUL HÊTRE VOUS MANQUE ET TOUS LES PEUPLIERS
- DC : On ne dit plus violer une femme, on dit faire Ramadan.
- OVH : Question. Le robot qui a obtenu la nationalité saoudienne aura-t-il le droit au regroupement familial ?
- HL : « A partir de 11h44, vendredi, les femmes travaillent gratuitement ». Cool, j’ai justement plein de ménage à faire à la maison !
- AB : Abdelkader Merah : verdict ce jeudi. Sa haineuse marâtre pense qu’il s’en tirera avec une amende pour port illégal de cerveau.
- JB : Afin d’éviter d’être rattrapé par des histoires vieilles de plus de 30 ans, je tiens d’emblée à préciser que j’ai régulièrement réclamé, jour et nuit et de façon insistante, à ce qu’une femme me montre ses seins, mais c’était dans le cadre d’un allaitement et j’avais quelques jours à peine.
- OM : Curieux ces gens qui menacent de mort ceux qui font de l’humour sur leur religion mais pas ceux qui la salissent en assassinant en son nom.
- LD : Dieu  — j’ai deux choses à vous donner. Qui veut pisser debout ? Adam  —  moi. Dieu se retourne vers Ève — donc toi t’auras l’orgasme multiple.
- HL : Résumons les nouvelles conditions d’entrée à la Fac : Tout le monde a le droit d’y rentrer, sauf toi.
- DP : C’est fou ce qu’il y a comme jurés d’assises sur Facebook.
- CI : De toute façon la Toussaint est une fête créée à défunts commerciales
- MC : « Nan mais il ressemblait vachement à un sanglier avec son tablier, son chapeau de paille et son sécateur monsieur le juge ! »
- RDB : Je dis pas que l’été est loin, je dis juste qu’en m’épilant les jambes je suis tombée nez à nez avec un chevreuil.

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Categories: Fessebouqueries

Les Fessebouqueries #380

28/10/2017 Comments off

Aïe, aïe, aïe ! Boutin se retire, le beurre se retire, le glyphosate non plus. Aïe, aïe, aïe ! Macron n’est pas le Père Noël, mais les sugar daddies veulent bien remplir la hotte (la hot ?) si l’étudiante est jolie. Aïe, aïe, aïe ! Jul  s’est fâché avec le Bescherelle, les Catalans avec l’Espagne et pas Wauquiez avec le FN. Aïe, aïe, aïe ! Kennedy ne sait toujours pas qui l’a tué, ce n’est pas Omar en tout état de cause, et comme on dit : John attend. Aïe, aïe, aïe ! L’heure d’hiver est là, on va nous obliger à faire la grasse mat’ ! Heureusement, le week-end va vite passer…
- DC : Boutin se retire. Elle ne fera plus d’enfants.
- ACD : Échange mec avec tablettes de chocolat contre mec avec plaquettes de beurre.
- MK : Plus de beurre, plus de dernier tango, à Paris ou ailleurs
- OM : Pas con l’idée de Nicolas Hulot de demander au cancer de patienter 3 ans le temps que l’on trouve une solution sur le glysophate !
- DC : Une belle carrière politique qui se termine en eau de Boutin, ah ah ah !
- MK : Mao est mort il y a plus de 41 ans : ça ne nous rajaunit pas !
- JPT : Elle s’esquive à pas de loup, Boutin !
- MK : Et, pendant ce temps, les marchands de margarine font leur beurre
- DT : Cette pénurie de beurre ce ne serait pas un peu du baratte, hein ?
- OM : —  Je veux que la France devienne la nation des star-up, une nation qui innov… — Monsieur le Président, on n’a plus de beurre.
- DK : J’ai demandé à mon fils si il voulait devenir YouTubeur et il a dit non. Ce gosse est tellement con qu’il va finir ingénieur ou avocat.
- LC : —  Tu as passé une bonne journée à la crèche ? — Je suis un peu fatiguée alors tu me laisses tranquille. Ma fille. 2 ans et demi.
- OM : Perso je trouve que JUL est plutôt meilleur en orthographe qu’en musique.
- VF : La fédération française des femmes en colère tient à rappeler à ces messieurs qu’après le sexe, c’est la capote qu’on jette. Pas la meuf.
- ACD : Quand tu as un ado, soit tu parles « d’jeuns » et tu passes pour un con, soit tu parles normalement et tu passes de toutes façons pour un con.
- AB : Abbé Wauquiez à la tête des LR, je ne lui donne pas un an pour en faire une supérette du FN puis disparaître ou se faire absorber.
- RR : FILLON !!! RENDS LE BEURRE !!!
- RA : Dire que si Gainsbourg était encore là, il écraserait probablement sa clope sur une motte de beurre en direct sur TF1.
- DM : Non non, je ne crois pas qu’il y ait une pénurie de beurs. (MARINE LE PEN)
- OM : c’est une information à prendre avec précautions, mais il semblerait que Christine Boutin ait fait une « carrière » en politique.
- MC : Le petit vieux vient de me rappeler que l’homosexualité va à l’encontre des lois de la nature. J’ai dû lui rappeler que son pacemaker aussi.
- OM : Elle est riche et ne veut plus payer pour les pauvres, alors elle quitte le pays… La Catalogne, c’est un peu le Florent Pagny espagnol.
- OK : Il y a deux catégories d’hommes : les porcs et les gens bons.
- GB : Ce soir 3 LR vont être exclus pour « présence au gouvernement Macron » Pour vous situer les critères, Balkany,  Fillon, Sarko sont encore membres
- RR : Si un sugar daddy sort avec une beurette, ça fait du caramel ?
- TR :  L’écriture inclusive, pourquoi pas. S’il faut ça pour rentrer dans le.a. moule.
- GB : JFK déclassifié Pour enfin en finir avec les théories à la con et démontrer qu’il a été victime d’illuminati reptiliens à dos de licorne
- OM : Emmanuel Macron dit qu’il n’est pas le Père Noël… C’est les gens qui payaient l’ISF qui vont être surpris.
- JS : Je me demande si lors des 5 dernières années, j’ai passé une seule journée sans voir la tronche de Michel Cymes.
- NP :  Macron n’est peut-être pas le Père Noël mais ils ont quand même un gros point commun : ils font plus de cadeaux aux riches qu’aux pauvres.
- RR : Mais du coup c’est qui le Père Noël ?
- OK : Et sinon, la seule question au sujet de la discorde entre la Catalogne et l’Espagne : on prononce comment Puidgemont ?
- OM : Si j’étais américain, avant de me demander comment JFK a été assassiné, je me demanderais comment Trump a été élu Président.
- NP : Et c’est quoi la monnaie officielle de la Catalogne indépendante et républicaine ? La Peseta ? Ou carrément le croat comme au moyen âge ?

Pour vous remercier de votre fidélité, un super bonus sur Jul.
- CC : concernant jul, je comprends que ça puisse vous énerver ce message plein de fautes d’orthographe, si j’étais à votre place, j’aurais les boules de voir un mec avec une bonne vieille trogne de pmu, en jogging et claquettes, réussir dans l’industrie musicale sans jouer d’un instrument, sans notion de solfège, sans aligner une phrase correcte, pendant que vos gosses du même âge, après des années de piano/guitare/violon en école pour finalement jouer devant trente personnes à la fête de fin d’année arrêtent à dix huit ans et siphonnent, pépouze*, vos comptes en banque pour cinq ans d’études ou plus qui les mèneront à enchaîner des stages à 400 eu par mois, oui franchement, je comprends que ça puisse vous énerver,
(ceci dit, on appelle ça de la jalousie non ?)
(* pépère)

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Categories: Fessebouqueries

Sale temps pour les braves. Très sale…

26/10/2017 Comments off

Après avoir découvert son livre posthume, Un dernier verre au bar sans nom (voir mon article), je me suis plongée dans le best-seller de Don Carpenter, Sale temps pour les braves, Hard rain falling in english. Il est dans la même veine : la déveine. Oyez l’histoire d’un enfant abandonné à la naissance — il raconte sa procréation accidentelle par un très jeune couple pas fait pour ça et dont on n’entendra plus parler (c’est ça qui est bien avec Carpenter, ses héros sont comme dans la vie : on les voit puis on ne les voit plus.) — qui démarre assez mal malgré sa bonne volonté. Tout d’abord, pour gagner sa croûte, les paris au billard dans les bars glauques d’une ville sans âme, donc les mauvaises rencontres et les sales coups, la prison du comté où il est traité avec une cruauté sans nom : nu dans un cachot sans fenêtre, juste un trou pour passer la gamelle quand elle existe, quand elle n’est pas empoisonnée histoire de lui coller de terribles diarrhées, pas de matelas, rien. Un trou à rat où il passe plus de quatre mois et d’où il sort l’esprit enragé. Il ne fait aucune concession, ce qui va le ramener, un peu plus tard, dans une prison d’état, Saint Quentin, qu’il considère d’un bon oeil car il y a des règles. Les transgresser ou pas, c’est à lui de voir. Il a fait de la boxe, il est violent, il se fait respecter. La sexualité le travaille. Pas de masturbation possible dans la cellule qu’il partage avec un ami d’avant. Leur amitié va alors se doubler d’une passion physique, par défaut. Lors d’une bagarre, son ami est tué, son amant, son amour, la personne qui a compté le plus.
Une fois sorti, en conditionnelle, il essaie de se tenir à carreau. Il trouve un boulot dans une boulangerie, il trouve une belle  fille, un soir, qui fait partie d’une bande de très riches personnes bienveillantes avec lui. Il n’y croit pas, pourtant oui, elle est amoureuse de lui. Amoureuse et chiante. Imprévisible. Rentrer dans le rang, se marier, faire des enfants, c’est le nouveau beau projet de Jack. Faire comme tout le monde. Sa vie est semée de bonnes intentions mais l’intendance ne suit pas forcément.
L’histoire n’est pas le plus important dans le livre, c’est la façon de traduire le parcours fragile d’un être rejeté par la société, la difficulté de s’intégrer, les questions philosophiques qu’il se pose. Car il lit, il essaie constamment de s’élever pour comprendre le monde, de nous faire part de ses interrogations. Pour qui aime les gros bouquins genre récit initiatique, ce livre remplit bien son but. Il est dense, détaillé, les personnages sont bien dessinés, la fin est pour le moins inattendue mais plausible, elle se passe à Saint-Tropez dans les années 60 !

Sale temps pour les braves (Hard rain falling en VO). 1964, de Don Carpenter, traduction de Céline Leroy. Chez 10/18. 428 pages.

Texte © dominique cozette

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