J’enlève le masque…

16/07/2019 Aucun commentaire

Un livre qui va en agacer plus d’un/e comme toute histoire de réussite chanceuse.
Voilà un p’tit gars, Pierrot, Pierre Berville en vrai, il ne sait pas trop quoi faire, c’est pas qu’il s’ennuie, mais bon, qu’est-ce que je peux faire ? Heureusement pour lui, son grand frère, Paul, est dans la pub et y fait son trou. Alors, plutôt que d’aller à l’armée, Pierre se fait porter pâle et commence sa belle histoire par un stage croquignolet. Puis enchaîne, grâce au frangin, les places dans les agences de pub qui commencent à faire parler d’elles. Et alors, sans qu’il ait rien demandé, il gravit sans peine les échelons qui l’emmène aux sommets de la gloire. Parce qu’il deviendra très vite une super pointure de la création.
Certes, il a du talent, du répondant et de la gouaille. Personnellement, je ne l’ai pas connu mais beaucoup croisé et j’ai beaucoup lu son nom dans la rubrique « qui a fait quoi » dans Stratégies. Il l’écrit lui-même : ce n’est que de la chance. Couronnées de nombreux prix et lauriers, ses campagnes sont encore dans les mémoires, ne serait-ce que celle de Myriam qui enlève le haut, faite en free-lance, sport qu’il a beaucoup pratiqué et qui lui a rapporté beaucoup d’argent. Une chance énorme, encore : il trouve ses (très bonnes) idées très vite et très facilement. Oh, que c’est agaçant !
Il a donc connu la meilleure période de la pub, celle des créatifs qui arrivent à l’heure qu’ils veulent, qui bossent comme ils veulent, qui causent comme ils veulent. On les protège, on les couve, on les admire. Du moins ceux qui ont du talent. En plus, on les paie bien. En plus, ils n’arrêtent pas de faire la bringue, de picoler, de sniffer, de se faire des nanas, Beigbeider est passé par là aussi, on s’en souvient.
Il a habité dans des beaux lofts, il a fait des campagnes et des films dans des beaux pays, il a rencontré des gens hyper intéressants, dont certains sont devenue ses amis. Il a adoré les femmes qu’il a épousées. Il est très fier de tous ses enfants. Il n’a manqué de rien. Il a peut-être eu un problème avec son frère réalisateur car il n’a pas fait assez appel à lui pour ses films, et aussi avec un de ses fils car il n’a pas été trop présent, il le confesse. Mais quand on est très jeune et que tout tombe du ciel, on est comme les jeunes chiens fous, on s’amuse et on jouit.
Pour des pubard(e)s dont je suis, pas trop de surprises dans J’enlève le haut sauf que je ne connaissais pas tous les trafics de fric, de surcoms, d’arrangements, de prévarication dont on faisait preuve entre agences, centrales d’achat d’espaces, et prods diverses et qui ont sévi jusqu’à la loi Sapin.
J’y ai retrouvé beaucoup de figures dont j’ignorais la vie de bâtons de chaise ou les manières assez particulières, revu quelques connaissances mais pas tant que ça parce que j’ai commencé plus tard et pas dans les meilleures enseignes. Moi c’était plutôt Ringard & Grosse Com mes premières agences… Je m’en suis quand même sortie honorablement.
Bref, c’est un livre de nostalgie, si on veut, il nous ramène à des années-lumière de ce qu’on voit aujourd’hui sur les écrans et sur les murs ou de ce qu’on entend à la radio et nous fait dire, comme Pierre l’écrit, qu’au niveau pub, c’était mieux avant, et il assume comme un vieux con qu’il est. Je cite.
C’est donc une belle histoire paradisiaque qui s’arrêtera le jour où on aura croqué la pomme d’Apple, celle qui a permis à n’importe qui de faire ses films ou de remonter ceux de l’agence (merci FinalCut), de trafiquer les annonces en agrandissant le logo et en changeant la mise en page (merci Illustrator et PhotoShop) et de réaliser tous les trucages possible sans bouger de son siège.
Alors, ce livre plein d’anecdotes va certes faire des envieux, mais il n’en reste pas moins un excellent témoignage d’une tranche de notre vie à jamais disparue.

J’enlève le haut par Pierre Berville, 2018 aux éditions Aquilon. 424 pages, 24,90 €.

Texte © dominique cozette

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Mais qu’est-ce qu’un homme heureux ?

13/07/2019 Aucun commentaire

C’est la question que se pose Dario Jaramillo Agudelo dans Mécanique d’un homme heureux. Ce qui m’a d’abord attirée dans ce livre, c’est son physique : une première et une quatrième de couv à l’esthétique plaisante et très soignée. Puis le papier : il est épais mais léger, facile à tenir au lit et peu pesant au sac. Et le côté inconnu de l’édition : Yovana. Elle se trouve dans l’Hérault et se consacre aux livres étrangers. Sur la couverture,  comme une tache noire, une petite carte du pays, et en quatrième, on voit qu’il s’agit de la Colombie et que Bogota, en son centre, est indiquée. La typo est également très importante. Celle de l’intérieur, fine et racée, est du FreightSans Boook droite et italique tandis que les textes en couverture sont en Akkura mono. Ce qui relève encore du confort de lecture, c’est que les paragraphes sont composés de telle façon qu’ils sont rarement coupés d’une page à l’autre. Et les chapitres sont courts, ce qui permet d’interrompre la lecture de façon naturelle.
Venons-en à la forme du roman (je parle comme l’auteur). C’est une littérature très maîtrisée car le narrateur est très attaché au fonctionnement des mots entre eux, à leur précision, à leur matérialisme : pas de flou, pas d’approximation, pas de blabla. Voici pourquoi : notre héros est un homme passionné de mécanismes, de machines, de machinerie. Il est ingénieur, il a obtenu son diplôme aux Etats-Unis, puis il est revenu en Colombie pour monter une grosse usine de mécanique. Il adore faire des plans, tout calculer, tout prévoir, en temps et en heure, en dépenses, en efficacité. Il dort dans l’usine tellement il veut être à pied d’œuvre tout le temps, pour ne pas perdre une minute. Mais il est mal tombé : en Colombie, rien n’est net. On y vole les camions de pièces détachées puis on réclame de l’argent pour le récupérer, on n’y obtient les autorisations ou agréments qu’en versant des pots de vins et tout est à l’avenant.
C’est dans cette usine qu’il va être séduit par sa cheffe, dont il ne mesurait absolument pas l’attrait qu’il avait sur elle. Il tombe des nues mais laisse les choses arriver : elle est la petite-fille de l’un des fondateurs, séduisante, autoritaire en douceur, perfectionniste, bonne en tout, parfaite. Seul problème : elle n’a pas encore d’enfant à 35 balais. Lui en a 24, il trouve finalement normal qu’après avoir obtenu son diplôme puis trouvé un travail qui le passionne, il connaisse une suite logique à son cursus qui s’appelle : fonder une famille. Donc tout se déroule au petit poil.
Le grain qui bloque la machine de sa vie, c’est quand son seul ami lui dit, lors du mariage de sa fille qui part s’installer loin, comme son fils d’ailleurs : alors, maintenant, avec Regina, vous n’allez être que tous les deux ! Cette phrase le fait se réveiller de longues années de torpeur où il ne se posait aucune question. Sa femme avait démissionné de l’entreprise pour s’occuper de la maison, des enfants, de la vie mondaine liée à leur réussite. Il ne savait pas s’il était heureux ou pas car tout avançait.
Mais soudain, à cet instant précis, il s’aperçoit qu’il a été manipulé depuis le début par son épouse qui en a fait un clone à son goût à elle et que le Tomas qu’il était, a disparu sans laisser de trace. Alors que faire pour arrêter ça ? Divorcer ? Impossible, sa vie serait foutue. Se suicider ? Pareil. La seule issue, c’est qua sa femme ne soit plus là. Et comment ça peut se faire ? Il faut qu’elle meure. Comment fait-il faire pour ne pas se faire prendre et vivre enfin heureux le reste de sa vie ? C’est toute l’histoire de ce livre, excellent et très original.

Mécanique d’un homme heureux de Dario Jaramillo Agudelo. Mai 2010. 2017 aux Editions Yovana. Traduit par Laurence Holvoet. 368 pages, 20 €. 7,99 € en numérique. Possibilité de feuilleter quelques pages sur le site de l’édition ici.

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #453

13/07/2019 Aucun commentaire

Le charme discret de notre belle démocrassie constitue la part géante, comme les homards, de la semaine. Les lions  de l’actu se sont lâchés, déchaînés, ils ont rugi dans toutes les rédactions et jusqu’au plus profond du moindre petit twitt. Notez que l’allergie aux crustacés est courante (ou la donne, la courante) mais l’homéopathie n’y fait rien, c’est pour cela que d’aucuns préfèrent tuer des bêtes sauvages dans la brousse. Ceci dit, ça U payé mais ça ne paie plus. Donc les Rugy, tenue de Gala exigée ( normal, madame y bosse) pour être plus près des gens. Dont certains ne sont pas en forme, je pense au pauvre Lambert bientôt en lambeaux, et à Tapie, toujours relax. Bon, on a fait le Tour, mais pas eux, vive l’EPO dans une petite coupette et bon WE !

- PI : Faut quand même que je vous raconte. J’ai reçu un mail aujourd’hui me disant « je vous l’envoit demain sans faute ».
- PP : Depuis la relaxe de BernardTapie, Balkany retrouve foi en la justice de son pays..
- NM : Je ne comprends pas bien cette histoire de « homard ». Par contre, la morue je la vois bien.
- JFR : Ce matin, un drone de l’Inspection du Travail est venu me déposer une amende car j’ai fait travailler mon robot tondeuse hier dimanche…
- RR : Pour Villani, tout va de mal en π.
- CC : à partir d’un certain âge, tu fais des plans cure : c’est comme des plans cul, mais dans l’eau thermale et en claquettes anti-dérapage
- DC : Pour 400 patates, t’as plus rien. Même pas une petite condamnation, même pas un bracelet de cheville. Rien, je te dis ! Ah, si, une petite relaxe, Max…
- SK : Faut arrêter un peu avec la caricature du gneugneugneu les millionnaires/milliardaires doivent tout à leur héritage alors que c’est sous-estimer grandement la part de la malhonnêteté dans leur enrichissement.
- SP : Y’a quand même beaucoup plus de flics & gendarmes pour te verbaliser à 83 km/h, gauler les fumeurs de shit et taper sur les manifestants que pour sauver la vie d’une femme qui a tenté 4 fois de porter plainte pour violences et menaces de mort par son conjoint…
- AQ : Je remercie l’écologiste de châteaux pour les conseils de vertu et d’exemplarité qu’il nous a conférés comme Président de l’Assemblée. Pendant qu’il mangeait du gros homard arrosé de bon vin, je m’employais à scanner mes tickets de caisse de la pizzeria d’en face.
- OM : En tous les cas les mecs de Super U, c’est des baltringues. Les Mousquetaires de la distribution, ils auraient chassé le lion à l’épée.
- JE : François De Rugy s’explique sur ses luxueux dîners. « Les Français peuvent se rassurer, leur argent a été utilisé en parfaite cohérence avec ma fonction, le champagne ainsi que les homards étaient issus de l’agriculture biologique. »
- TB : « Ces homards ont été remis à la mer après le dîner » se défend De Rugy.
- CA : La sobriété vue par le ministre de l’écologie De Rugy qui prétend donc se connecter à la vraie vie des gens avec du homard et des bouteilles à 500 euros, tout en entonnant le refrain de la sacro sainte réduction des dépenses publiques. Quelle classe !
- CT : De Rugy, autant il est nul en écologie, autant il a l’air fort en pinard !
- LS : François De Rugy justifie son train de vie : « Il est important que nous montrions l’exemple aux fainéants et aux cyniques »
- TB : L’engagement de De Rugy pour maintenir la bio diversité dans les océans : –  » Avec mon épouse, nous limitons notre consommation de homard, à une seule fois par semaine… »
- NP : Juste un conseil aux coureurs du Tour de France : freinez un peu dans la dernière montée. Si vous grimpez plus vite que les motos les gens vont finir par se douter de quelque chose.
- CV a tout faux depuis le début, dans l’éducation de son fils.
 Elle lui apprend notamment à bien se comporter avec les autres et à partager. 
Il ne sera jamais ministre.
- OB : La vraie vie a appelé, elle ne connaît pas Francois de Rugy.
- HD : Il n’y a qu’en France qu’on pratique une autopsie pour connaître les causes de la mort d’un pauvre homme plongé dans un état végétatif depuis 11 ans .
- OM : On vit quand même dans un pays où les règles pour conserver son poste quand on a fait une connerie sont plus sévères à Super U qu’au gouvernement.
- JC : Je pense qu’il faut faire une autopsie du corps du homard qu’a mangé Christophe Lambert avant d’être débranché, pour savoir si François Veyrat n’a pas mis du cheddar (à dose homéopathique) dans le soufflé de Marc de Rugy afin de favoriser la candidature de Cédric Griveaux à la Mairie de Paris au détriment de Benjamin Villani.
- OM : Et les gilets jaunes qui pensaient que les élites les méprisaient alors que les mecs s’emmerdaient à bouffer des homards pour ne pas se couper de la société…
- RR : Pour ceux qui s’offusquent du déremboursement de l’homéopathie, rappelons que les pruneaux ne sont pas remboursés alors qu’ils soignent la constipation.
- PR : J’ai besoin de me reconnecter à la vraie vie… Pommard, Gevrey Chambertin, j’hésite.
- SY : Depuis que nous sommes dans le nouveau monde, on ne dit plus : je vous emmerde, on dit : J’assume !
- RR : De Rugy parle de « dîners informels liés à l’exercice de ses fonctions avec des personnalités issues de la société civile ». Quand j’étais prof on appelait ça « Buffet amical liés à l’exercice de nos fonctions avec quiches à volonté. »
- GD : Tu voulais incarner le renouveau en politique. Tu te retrouves, les yeux rougis, à raconter à la TV tes allergies aux crevettes.
- EEF : Apparemment, ça se fait pas d’aller chez Picard avec une chaise pliante et de demander une prise pour charger le téléphone
. J’ignorais !
- MM : Et le vélo je n’en fais pas, j’ai 3 chauffeurs, alors camembert Monsieur Bourdin.
- JT : Le remboursement du homard à la place de l’homéopathie, ça c’est la France qu’on aime.
- PI : Je ne comprends pas comment on peut expliquer pépouze, en toute décontraction, qu’on a rien fait de mal, tout en promettant de rembourser l’argent indûment utilisé.
- PI : De Rugy hate list : crustacés, caviar et champagne. Ma hate list : choux fleur, lait et endives cuites. Presque pareil.
- LL : Et une fois de plus on élude les vraies questions : Combien mesure un homard géant ? Par rapport à un calamar ?
- ES : Parigot, tête de Griveaux
- HT : Je ne crois pas qu’une carrière politique puisse se relever d’un sèche-cheveux doré à la feuille.
- PS : Vous pouvez dire ce que vous voulez mais la rapidité avec laquelle De Rugy a annoncé sa démission, après les révélations de Mediapart qu’il n’a pas remises en cause, montre bien qu’on est dans une démocratie moderne et fonctionnelle.
- OVH :  S’il est viré, privé de chauffeur, de Rugy sera obligé de repartir à pinces.
- EEF : François de Rugy : «J’assume. Après avoir mangé mon homard j’ai fait caca dans les bois»
- LD : D’après sa femme, de Rugy est « incapable de bouffer une moule » !
- OM : Top 1 des mesures écologiques qu’on retiendra de François de Rugy : 1. Je ne mange pas de homard.
- PI : On a beau tout tenter, De Rugy manque de charisme, le Rugybashing ne fonctionnera pas, il lui manque un truc qu’avaient Benalla et Fillon.
- PM (caviste) : De Rugy  » le champagne, ça donne mal à la tête, je n’en prends pas ». En plus , il est con
- ES : Si ça se trouve, on retiendra juste de François de Rugy qu’il aura été le ministre de la Transition entre Nicolas Hulot et son successeur.
- GP : Je suis un peu déçue par le feuilleton de l’été, j’ai préféré le feuilleton de l’été dernier plus musclé . A quand la saison 2 de Benalla
- PR : Samedi soir, tu fais quoi ? Homard Répu ou merguez rond-point ?
- NR : Les amoureux qui s’bécotent sur les fonds publics, fonds publics, fonds publics
En s’gavant d’homard avec not’fric
Sont bien malhonnêtes
Les amoureux qui s’bécotent sur les fonds publics
En s’goinfrant sans gêne avec leur clique
Ont des méthodes bien pathétiques.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

La goutte de champ’ qui fait déborder la vase…

12/07/2019 Aucun commentaire
 

(Post facebook de F. Chauvet) « Apres APATHIE on apprend que Serge RAFFY (directeur du Nouvel OBS) et Alexandre KARA (Directeur de France Info), le reporter du Monde Guillaume DASQUIE, l’écrivaine et journaliste Besma LAHOURIEN, le rédacteur en chef du magazine Capital François GENTHIEL, la présidente du directoire d’Arte France, Véronique CAYLA ou encore le journaliste Patrice ROMEDIENNE, mais aussi la productrice Vanessa DJIAN et le réalisateur Philippe FAUCON; plus Séverine SEVAT de RUGY (« journaliste » à Gala) étaient présents aux bacchanales des De Rugy
Ca commence à faire un paquet de journalistes qui se faisaient rincer par le contribuable »

Je partage par désespoir. Ô rage ô désespoir ! Oui, tout cela me désespère profondément. Ça va de plus en plus loin. Et c’est de moins en moins sanctionné. Sortira-t-on un jour de ce sac de m… qui régit notre quotidien ? Pourrons-nous un jour écouter avec enthousiasme un(e) politique qui a une véritable idée pour servir son pays et le peuple qu’il représente et uniquement lui ? En finira-t-on avec les éléments de langage ? Lira-t-on des écrits auxquels on peut se fier dans des journaux probes rédigés par des personnes qui mettent leur honnêteté professionnelle au-dessus des petites pratiques douteuses, pas illégales non, simplement reprochables ? Arrêterons-nous un jour d’avoir honte de ceux qui tout en haut se gavent sans aucune vergogne, qui « assument » insolemment le détournement des biens publics pour leur petit profit, comme un « je vous emmerde, pourquoi me justifierais-je, pauvres nases » plein d’arrogance ? Assisterons-nous  un jour à un changement radical de mentalité, de voir qu’eux aussi paient leurs achats comme le font les politiques des pays du nord, leurs loyers, leurs  repas, leurs travaux,leurs costards,  leurs dîners et autres festins, qu’ils vont enfin cesser de créer des lois à leur seul profit pour jouir d’une retraite plus que douillette, pour échapper à la justice, et au fisc en plaçant leur fric (à nous escroqués) hors de portée de Bercy avec qui ils copinent, nous privant d’une monumentale ressource pour améliorer la société, la santé, l’école, les moyens de circuler, les aides aux précaires et tant d’autres choses ? Aurons-nous alors le plaisir de payer nos impôts pour le bien de tous et non pour faire jouir des prédateurs ? Serons-nous satisfaits de trouver la France, un jour,  parmi les pays les moins corrompus d’Europe alors qu’elle en est loin ? Pourrons-nous alors affirmer que oui, la France est le pays des droits de l’homme, le pays d’une  justice égale pour tous et d’une vie politique saine ? Ne riez pas si je suis encore naïve mais là, la coupe de champagne est pleine et la goutte commence à faire déborder la vase ! C’est d’une violence inouïe et encore, je ne suis pas à plaindre.
Tout ce déballage me rend très triste, bien qu’heureuse qu’on puisse encore déballer les dégueulasseries commises par le petit monde de l’entre-soi (« entre-soi » me fait toujours penser à papier de soie, l’ancêtre du PQ. Ça porte bien son nom)…

Texte © dominique cozette

Categories: politic

une sacrée vie de punkette !

09/07/2019 Aucun commentaire

De fringues, de musique et de mecs est le titre français du premier récit d’une icône punk de Londres, Viv Albertine. Le titre anglais est Clothes clothes clothes music music music boys boys boys.  Viv Albertine se raconte dans un livre qui m’a passionnée. Pourquoi ? Parce que j’aime beaucoup sa personnalité fragile, doutant d’elle, se dévalorisant sans arrêt mêlée à une folle hardiesse à aller au-devant d’improbables aventures, assez énormes. Comme celle d’acheter une guitare avec l’héritage de sa grand-mère bien aimée pour monter un groupe sans rien connaître à la musique et à son univers. Sa mère qui l’a élevée seule  espérait pour elle des études un peu poussées mais ses potes de l’entourage de Sid Vicious et des Clash l’influencent autrement. Elle ne semble pas très douée. La première fois que les Slits (les Fentes) se produisent sur scène, elle ne sait pas jouer debout !
Les quatre filles du groupe sont assez trash, surtout la chanteuse Ari, une jeune Allemande de 15 ans qui fait tout ce qui lui passe par la tête. Parallèlement Viv suit vaguement une école de couture car elle adore les fringues, elle s’habille de façon excentrique, très souvent chez SEX, la boutique de Vivienne Westwood, ça coûte une blinde mais ça classe. Sur la pochette de leur premier disques, elles posent torse nu avec de la boue, des plumes, de la peinture sur le corps et le visage. Rien à foutre ! Punk attitude. De façon générale, elle n’écoute personne, fait comme elle le sent, ne tire aucun plan sur la comète.
Elle vient de la classe ouvrière, pas de père, une petite soeur et une mère qui bosse dur pour qu’elles réussissent mieux qu’elle.
Mais la période punk n’a qu’un temps. Deux ans. Ari, la jeune chanteuse s’envole vers d’autres aventures, le groupe se disloque, Viv n’a pas envie d’en créer un autre. Après avoir vécu dans les squatts les plus  craignos et les endroits minables à plusieurs, vécu des aventures parfois importantes comme son histoire avec Mick Jones, elle retourne chez sa mère, petit pavillon pourri et entreprend des études de cinéma. C’est une révélation, elle adore ça. Alors elle bosse, elle bosse puis décroche des boulots, elle fait des films, des clips, ça marche si bien qu’elle gagne de l’argent. Elle peut s’acheter son petit chez-soi. Alors, elle va rencontrer un tout jeune homme de 10 ans de moins qu’elle (elle a passé la trentaine), lui est graphiste, gagne très bien sa vie. Ils se marient. Elle veut un enfant, lui pas trop mais elle se retrouve enceinte. Puis perd l’enfant. Sale période pour elle car elle va accumuler les fausses couches, puis tenter les FIV, neuf en tout, épuisantes, tuantes, qui finiront par lui donner une fille. Grand bonheur mais vite coupé par l’arrivée du sang. Il y a beaucoup d’hémorragies chez Vivi. Cette fois, c’est le cancer de l’utérus. Une horreur. Elle dépérit, les traitements l’épuisent, Mari (comme elle l’appelle) s’occupe bien de Bébé, ce qui lui permet de lutter. Elle maigrit de plus en plus, refait une sérieuse dépression, ce n’est pas la première. Mais finit par remonter la pente. De longues années comme ça. Elle ne travaille plus, ne s’occupe plus que de la maison qu’ils ont achetée au bord de la mer, et de la fillette. Ne voit personne d’autre. Mentalement, pas terrible. Elle s’accroche, veut que son couple marche, mais l’usure, le manque de considération de Mari pour elle l’atteint. Jusqu’au jour où elle reçoit une lettre admirative du séduisant Vincent Gallo, qui vit aux EU. Elle se demande bien pourquoi, et ça ne l’intéresse pas. C’est Mari qui insiste pour qu’elle donne suite, il lui montre les films. Alors, elle finit par lui téléphoner. Ils vont se téléphoner des heures pendant un certain temps jusqu’à de qu’elle se rende à New-York pour une reformation éphémère des Slits. Il est à Hollywood mais rapplique, il lui a dit qu’il l’aimait. Elle, elle veut rester fidèle. Que va-t-il se passer ?
Vous le saurez en lisant ce livre épatant où elle analyse avec finesse tout ce qui lui arrive et pourquoi. Ce n’est pas une bécasse qui voulait juste être célèbre, elle ne le voulait pas et surtout, comme elle est très curieuse, lit et se renseigne beaucoup, elle explique bien son parcours. A la fin, elle liste pour chaque année de références toutes les musiques qu’elle écoutait, les fringues qu’elle portait, les mecs qui ont compté pour elle (pas forcément des amants).
Dans la soixantaine aujourd’hui, elle décide de se consacrer à l’écriture. Elle vient de publier un nouveau récit autour de la mort de sa mère entrecoupé d’autres sujets. Je vais l’acheter.

De fringues, de musique et de mecs de Viv Albertine, chez 10/18.  2014 pour la première parution, 2017 ici. Traduit par Anatole Muchnik. 574 pages.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Un arrangement bien compliqué

08/07/2019 Aucun commentaire

Elia Kazan a écrit l’Arrangement. Puis il a fait un film qui s’appelle pareil. On dit éponyme. Je ne l’ai pas vu mais je doute qu’il restitue le foisonnement de ce roman d’une densité extraordinaire.
Pour moi, l’histoire a commencé lorsque j’ai vu ce triste et magnifique film de sa femme Barbara Loden, Wanda, la fuite d’une d’une femme désespérée dans un paysage et une aventure non moins désespérés. Une superbe dérive. Ce film m’a laissé de profondes traces de mélancolie, il est devenu culte, comme on dit, mais n’a pas eu de succès à sa sortie. Barbara Loden est morte d’un cancer.
Ensuite, j’ai lu l’admirable livre de Nathalie Léger, Supplément à la vie de Barbara Loden, poignant, (voir mon article ici). Et depuis, de loin en loin, je recherche l’Arrangement de Kazan, où il relate, romancée, une grande partie de sa vie, notamment ses rapports avec sa femme et ses péripéties avec une de ses maîtresses dont il tombe fou amoureux. Pour le malheur de tout le monde. Je voulais approcher, moi aussi, Barbara Loden, d’autant plus qu’ensuite, Kazan a réalisé le film dans lequel il raconte leur histoire mais que, horrible frustration, il fait jouer le rôle par une autre alors que Barbara EST le rôle, qu’elle joue admirablement bien. J’apprends que Barbara Loden n’en peut plus de ce mari terriblement macho et que Wand lui permet de le fuir.
Ce que raconte l’Arrangement, c’est tous les petits arrangements que fait le narrateur pour vivre sa vie comme il l’entend. Il suppose que tout le monde en fait autant, qu’il est impossible de vivre sans mentir, sans tricher. Les 200 premières pages sont consacrées à sa maîtresse et sa femme, l’ accident (suicide inconscient ?) qui le fait réfléchir, ses nombreuses rechutes lorsqu’il rompt et qu’il n’aura de cesse de réitérer. Puis arrive la partie sur le père de Kazan, un grec exilé qui a fait de bonnes affaires en vendant des tapis puis qui a tout perdu. Kazan raconte par le détail les liens plus ou moins lâches et douteux qui le lient à sa famille, ses frères, sa belle-sœur, leurs avocats. Il n’arrête pas de tout larguer, son job hyper bien payé de publicitaire (cf Mad men), sa femme, sa maîtresse, son deuxième job hyper bien payé de chroniqueur cynique. Il n’arrête pas de se détruire par l’alcool, la violence, la mésestime de soi etc. Impossible de résumer cette épopée touffue…
Mais le drôle, c’est que j’ai écumé les librairies pour trouver ce bouquin, épuisé (refusant de céder à Amazon) et que j’ai fini par dénicher chez une jeune bouquiniste installée devant Notre-Dame de Paris encore fumante, qui elle-même venait de trouver ce livre dans un carton, dont elle ne savait quel prix lui accorder. Je lui ai proposé 20 euros qu’elle a acceptés.
Il me reste à voir le film de Kazan pour boucler la boucle…
Et surtout de vous recommander encore le livre de Nathalie Léger, il est vraiment formidable !

L’Arrangement d’ Elia Kazan 1967. Traduit par Marie-France Watkins, 1969 chez Stock, épuisé. 476 pages.

Texte © dominique cozette. Photo de Kazan et Barbara Loden sur Internet

Categories: bouquins

L’ahurissante histoire des algues vertes

06/07/2019 Aucun commentaire

Attention : intérêt grandiose pour ce document qui vient de sortir : tout comprendre de la machine à broyer (les petits) que sont nos dirigeants.
Inès Léraud, l’autrice de Algues vertes l’histoire Interdite, un docu-BD ( dessiné par Pierre van Hove) s’est formée à la Femis et à l’école Louis Lumière et réalise depuis 2008 de nombreux documentaires axés sur les enjeux écologiques. Pour ce problème des algues vertes, elle quitte Paris pour s’installer trois ans en Bretagne et commence son reportage par un journal diffusé sur France Culture de 2016 à 2018. Une première parution a eu lieu dans la Revue Dessinée.
Cette BD est beaucoup plus complète et, pour expliciter comment on en est arrivé là (déni total des différents gouvernements), elle fait remonter l’histoire à l’après-guerre, au plan Marshall qui n’a pas eu que du bon. Notamment, le remembrement, c’est à dire la destructions des petites parcelles agricoles, des haies.., pour aboutir à de grandes surfaces industrialisées, rentables. Elle montre comment on a supprimé le travail des paysans pour les envoyer contre leur gré dans des usine. Puis comment (je résume) on en arrive à ces énormes fabriques à viande de porcs (et poulets) qu’on engraisse, sans se soucier du lisier que ces pratiques produisent. Jusqu’à ce que les algues vertes commencent à tuer. Un récoltant, d’abord, puis un cheval, des joggers, des sangliers, des chiens. Le déni d’état est toujours là. Les défenseurs de l’environnement se heurtent aux lobbies, aux grosses firmes très nombreuses, aux préfets qui s’arrangent pour que rien ne sorte, aux activités touristiques etc…
On verra dans ce livre précis, très référencé et précieux, comment tous ces responsables se tiennent le bras (et le portefeuille) pour anéantir la révolte, ou au moins, la reconnaissance de ce tueur en série qu’est l’hydrogène sulfuré. Des plages entières sont interdites, des baies sont transformées en déserts sans aucune faune ou flore, et des scientifiques marrons, des politiciens véreux, des patrons d’industrie iniques continuent à empêcher la vérité (connue de tous) de sortir. C’est écœurant. Quand on lit ça, on comprend l’imbrication de tous les pouvoirs entre eux, ministres de l’agriculture en tête, et le maintien des subventions pour continuer l’aberrante croissance de cette industrie enrichissante pour ce petit monde, destructrice pour l’environnement, ultra-dangereuse pour les vivants. Et encore, il n’y est même pas question de condition animale.
Une seule et maigre victoire : la mort d’un homme (les pouvoirs ont « convaincu » la veuve de façon abjecte de ne pas demander d’autopsie) qui été enfin reconnue comme accident de travail, après exhumation et neuf ans de lutte.
Quand on referme le livre, on voit comment les puissants (des préfets mouillés jusqu’au cou) sont armés pour écraser toute forme de rébellion, et ce, on suppose, dans tous les secteurs d’activité. Un bulldozer qui ne cesse de grandir contre une armée de fourmis que sont les assos de défense, les scientifiques honnêtes, les populations flouées et menacées et tous ceux qui, conscients de la menace, tentent de faire jaillir la vérité afin que ces pratiques cessent.
Un document exceptionnel !

Algues vertes l’histoire Interdite, de Inès Léraud et Pierre van Hove, 2019 aux éditions Revue Dessinée/Delcourt. 160 pages, 20 €.

Texte © dominique cozette

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Les Fessebouqueries #452

06/07/2019 Aucun commentaire

Cette semaine est pleine de petites choses réjouissantes comme la taille de Sarkozy sur la couve de Paris-Match « réalisée sans trucages », mais l’homme aurait grandi depuis la parution de Passion, son grand roman sur l’ascension de sa femme par la face lisse, alors qu’on ne sait pas qui aura entrepris celle de Christine Lagarde par la face rocailleuse dite de la Négligence, en tout cas ce n’est pas Raymond Barre qui, lui, a réussi celle des Monstrueuses Supercheries tandis que Dieudonné a décroché dans la grande faille des Quenelles Frites. On en est là, dear friends. Tentons un bon week-end d’amitiés en tout genre vu que c’est la journée internationale du baiser. Bisou sans la langue en ce qui me concerne.
- OK : J’espère qu’en prison, Dieudonné ne va pas se radicaliser.
- OK : Merci aux pompiers d’avoir prêté leur grande échelle à notre ancien président Sarkozy afin de lui permettre de réussir cette jolie photo en compagnie de son épouse Carla Bruni.
- JB : Dans une première partie, j’expliquerai qu’au Nord, c’étaient les corons.
Puis je démonterai ensuite que la terre c’était le charbon.
 En synthèse, nous constaterons que le ciel c’était l’horizon. Pierre BACHELIER
- HM : Je me suis mis « La Môme » sur Netflix, pour avoir un bruit de fond pendant que j’écris. Et je comprends pas du tout pourquoi Marion Cotillard imite Chantal Ladesou.
- AB : On vit une époque fort minable : coupable de « négligence » (sic) dans l’affaire Tapie, la sarkolâtre Christine Lagarde dirigera la Banque Centrale Européenne. Il faudra la fouiller chaque soir
- OK : Dieudonné est sûrement victime d’un complot, disent certains. Il ne manquerait plus qu’ils lui mettent un compteur Linky dans sa cellule.
- FE : Carla Bruni, amputée des deux jambes, se confie dans Paris Match après son terrible accident.
- MN : Raymond barre est donc un fraudeur. L’eau en profite pour annoncer qu’elle est mouillée. Et le soleil, qu’il est chaud.
- CC : Du coup je ne résiste pas à vous poster les meilleures citations de Raymond Barre, encore un qui s’est bien foutu des Français : – « Les fonctionnaires sont des nantis » – « La France vit au-dessus de ses moyens » – « La meilleure façon de résoudre le chômage, c’est de travailler ».
- PE : Vu tous les déchets jetés à la mer, viendra un jour où on se demandera qui du plastique ou de l’océan est arrivé en premier.
- AB : Le nazillon Dédé-la-quenelle dit Dieudonné condamné à 2 ans fermes pour fraude fiscale, blanchiment et abus de biens sociaux. Sans doute un complot judéo-alien.
- AB : À la fin, on apprendra que depuis 1958, dans la clique au pouvoir, seul de Gaulle n’a jamais fraudé (et payait ses factures à l’Élysée) : il ne restera qu’un scandale sexuel pour le démolir
- DO : Christine Lagarde quitte le FMI pour prendre la tête de la BCE  – « Mme Lagarde, votre meilleur souvenir au FMI » ? – Robert et le coup du coussin péteur … je me faisais avoir à chaque fois !
- MN : La politique macronienne porte enfin ses résultats, ça ruisselle ! Perso, c’est sous les seins et sous les fesses mais c’est un détail.
- PR : Recherche top model pour être prise en photo avec un ancien président et baisser la tête pour faire plus petite en couverture de magazine qui fait de la pub pour des personnalités en indélicatesse avec la justice avant jugement.
- RR : Je viens de proposer mon siège dans le métro à une femme enceinte. Vu le regard revolver qu’elle m’a lancé, elle n’était pas enceinte.
- OM : L’interdiction de la fessée 2 jours avant les résultats du Bac… Comme par hasard…
- OK : ALERTE ! Suite aux révélations du Canard Enchaîné le concernant, Raymond Barre décide de sortir de son silence et viendra s’expliquer au 20h de TF1.
- MW : Je cherche éventuellement à faire garder mes chats cet été.. 
Je préviens d’avance, ils ne supportent pas les fautes d’orthographe.
- HD se dit que le monde aura changé quand les animaux auront attaché leurs connards de maître à un arbre en plein soleil…et partiront en vacances avec leurs copains en bus climatisé.
- CC : Journée internationale du baiser : vérifiez si vos vaccins sont à jour.
- VP (Valérie Pécresse) : Bravo à mon amie Christine Lagarde qui casse un nouveau plafond de verre, à la tête de la BCE ! Elle sera une formidable Grande Argentière Européenne. Cette nomination nous remplit de fierté.
- BC : Je vois pas pourquoi les jeunes se font chier à passer le bac !? Vu qu’il suffit d’être négligent comme Christine Lagarde pour se retrouver propulsé aux plus hautes instances.
- LB : On parle bien de la même Christine Lagarde qui « par négligence » a permis une arnaque qui a coûté 400 millions d’euros aux Français ?

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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Les Fessebouqueries #451

29/06/2019 Comments off

Ce qui a attiré l’actu de cette semaine, c’est la canicule, la canicule et la canicule. Le problème avec la canicule, c’est que la canicule canicule tout. Le reste reste accessoire. Pourtant, la canicule ça rime avec autre chose, non ? Ça rime avec Vincent Lambert, avec la police de Nantes et le disparu de la Loire, avec le retour du burkini, les fêtes de fin d’année des écoles, les vaches à hublot, Les Bleues, non ? Non ? Ça rime avec quoi, alors, canicule ? Oh, non, ne dites rien ! Rien que d’y penser, Merkel en tremble encore ! Allez, bon WE aux rayons frais des grandes surfaces et chez Picard…
(NB : j’avais mis une photo de Spencer Tunick – celui qui photographie des foules à poil – voir  en bas de page mais FB m’a interdite de publication durant 24 heures (en fait, moins), ces imbéciles effarouchés par la vision ultra-indécente de petits tétons !

- JB : Tous les médias sont sur les dents avec la canicule : les nécros de Michel Sardou, Gérard Collomb et Jean-Marie Le Pen sont prêtes.
- FC : Plus ça avance plus on fait marrer le monde entier. Et il n’y a pas de jaloux : L’hiver ce sont les Canadiens, l’été les Africains.
- NP: Ils sont emmerdés dans le Nord avec la canicule : ils voudraient bien mettre les vieux dans des congélos pour les refroidir mais il n’y a a plus de place à cause des bébés qui y sont déjà.
- RR : Le point positif de cette canicule est que certains hommes réussiront enfin à traverser une zone humide.
- AL : Je ne comprends pas très bien… A quel moment c’est devenu acceptable que la police fasse un mort et risque 18 vies pour empêcher des jeunes de faire du bruit à un endroit où ça ne dérange personne ?
- CV : Suite à la polémique du 21 juin, Christophe Castaner a tenu à clarifier les choses : 
Dans le cadre du Plan Canicule, les forces de police ont bien été mobilisées pour mettre au frais, dans la Loire, les personnes qui se trouvaient sur l’Île de Nantes. Puis elles ont organisé une grande partie de cache-cache qui n’est pas encore achevée, un participant n’ayant toujours pas été retrouvé. Bravo, champion !
- OM : N’oubliez pas que chaque tweet portant sur la canicule mobilise une énergie qui amplifie la canicule. (Désolé)
- NP : Le problème avec le vin blanc frais c’est que ça te rafraîchit au début… Mais après ça te donne chaud… Donc tu te re-sers un verre. Et au début ça te rafraîchit… Mais après ça donne chaud… Alors tu te re-sers un verre… Et ça te rafraîchit… Mais après..
- OK : Peut-on porter un burkini acheté hallal aux vêtements pour se baigner casher du regard des hommes ? (Vous avez 4 heures)
- OM : Pour info, je viens de déposer une alerte radicalisation contre le soleil. Restez connectés.
- JT : Avec l’arrivée du beau temps je me sens comme ce produit décongelé que tu ne dois pas recongeler.
- OK : Tu retwittes un truc anodin qui ne mange pas de pain et qui ne peut pas être sujet à polémique, genre : canicule : mettre une gamelle d’eau pour les animaux. Bref .. ET BEN LÀ T’AS UN TROLL QUI DÉBARQUE : « ET LES SDF ILS PEUVENT CREVER ?? »
- NP : D’habitude je suis pour la liberté de chacun de disposer de son corps et de s’habiller comme il vaut mais après avoir vu tous ces mollets poilus et flasques de trentenaires parisiens je suis à deux doigts de militer pour l’obligation du port de la djellaba.
- RdB : C’est sympa le ventilateur, si tu te sens comme dans un four, tu l’allumes, et MAGIE tu te sens comme dans un four à chaleur tournante.
- JT : N’empêche qu’avec cette chaleur les vaches hublot doivent être bien contentes de pouvoir ouvrir pour faire un petit courant d’air.
- TT : Vous aussi vous hésitez entre dire Brumatiseur et Brumisateur ? Et bien faîtes comme mon ado et dites : -IL EST OÙ LE PSCHIIT POUR LA GUEULE ?
- ES : On peut reprocher à Macron d’en avoir fait un peu trop sur la canicule, mais il ne faut pas oublier qu’il a été élevé chez les bonnes sueurs.
- FI : La vache à hublot aujourd’hui, le mouton à porte-fenêtre demain -
- AB : Angela Merkel est-elle atteinte de la maladie de la vache folle ou de la tremblante du mouton ? – C’est rien, juste un hommage à Michael Jackson.
- TT :  — Tu veux participer à un jeu concours?  — Non avec cette chaleur, je préfère participer à un jeu qu’on court pas. -…….
- VO : Pour ceux qui ne nous comprennent pas : À Paris, que tu sois piéton, conducteur de voiture, scooter, vélo, trottinette ou autre, tu pars toujours du principe que tu es prioritaire et tu gueules sur les autres catégories.
- WA : Spectacle de danse de l’école où ma fille est inscrite : – interdit de faire des photos – interdit de filmer – interdit d’utiliser son portable – sinon exclusion de la salle – rappel sur la propriété intellectuelle exclusive des chorégraphies… L’impression d’être chez LREM
- AB : Henriette Cohen, doyenne française des rescapés d’Auschwitz, est décédée lundi à l’âge de 101 ans. J-Marie LePen, 91 ans, bave toujours.
- OM : Pas du tout sûr que le fait de débrancher Vincent Lambert joue beaucoup sur les températures mais au point où on en est…
- LB : L’avocat des parents de Vincent Lambert se serait exclamé : « C’est la débranchada ! »
- PI : Il fait un temps à mettre la clim à fond dans son gros SUV diesel en se disant que merde le climat est déréglé dis-donc.
- GD : Dans la mesure du possible, merci de reporter vos échecs cuisants de quelques jours.
- MN : L’avantage en période de canicule, c’est que les seins et les couilles tombent tellement qu’ils peuvent se rafraîchir sur le carrelage
- NP : Peut-être que si les ricains n’avaient pas été là, on serait tous en Germanie. Peut-être ! Par contre, ce qui est sûr, c’est que si les ricaines n’avaient pas été là on serait en demi-finale !
- PI : Encore un mec qui fait un footing en plein soleil. Encore un qui veut mourir aujourd’hui, mais en bonne santé

Photo © Spencer Tunick

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Categories: Fessebouqueries

Comment vivre en héros ?

27/06/2019 Comments off

Comment vivre en héros est le titre du livre de Fabrice Humbert que j’ai acheté parce que j’ai cru que son livre l’Origine de la violence avait été adapté au cinéma. Certes, il l’a été, mais par Chouraqui, je ne l’ai pas vu. En fait, je l’ai confondu avec un film formidable, a history of violence de David Cronenberg avec Viggo Mortensen. Bon, ce n’est pas grave tout ça. J’ai donc lu ce livre sur un malentendu et il n’est pas du tout inintéressant. Au contraire, il devient de plus en plus attachant au fil du livre qui nous conte la vie détaillée de Tristan Rivière. Son père, d’origine modeste, est très attaché aux valeurs de la sa caste : probité, courage etc… Hélas, à l’adolescence, Tristant se conduit comme un lâche vis-à-vis de son entraîneur de boxe, et sa petite amie, une jeune fille de rêve, le quitte à cause de ça. Il en est mortifié. Plus tard, jeune homme, il se montrera courageux auprès d’une jeune fille agressée dans le métro par trois voyous. Elle tombe aussitôt amoureuse de cet homme qui devient son héros, malgré leur différence de classe. Elle, c’est la belle bourgeoisie du 16ème promise à un brillant avenir, lui est devenu un petit prof respecté (par un autre acte courageux) dans une cité peu reluisante. Il n’a aucune autre ambition. Ne veut même pas déménager à Paris pour faire plaisir à sa femme qui déteste cette petite bourgade moche, sans aucun poissonnier et a honte de leur petit appartement minable. Le beau-père est plus indulgent et pousse Tristan à de plus grands projets, notamment la politique. Il va réussir à être maire de la cité. Mais pour imposer sa vision d’une ville idéale, devra-t-il abandonner ses valeurs et se compromettre ? Quant à ses enfants, il ne comprend pas que, élevés avec le plus grand soin, ils soient devenus ce qu’ils sont à l’adolescence…
J’avais beaucoup aimé deux autres livres dont j’ai écrit un petit article dans ce blog : Eden Utopie et surtout la Fortune de Sila. J’avais oublié car j’ai une mauvaise mémoire et c’est pour cela que je fais des résumés…

Comment vivre en héros de Fabrice Humbert, 2017. Editions folio, 424 pages. 8,40 €.

texte © dominique cozette

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La belle Ali !

22/06/2019 Comments off

A part Les dernières nouvelles du Clito, je ne lis plus la presse féminine mais parfois je tombe sur une pub que vous avez peut-être toutes vue, mais que je découvre. C’était dans M mag. Je fais : Oh ! Une vieille dame qui pose pour Chanel ! Qui est-elle ? C’est sûrement quelqu’un de connu, regardons voir… Et pour une fois, ils ont mis son nom en majuscules toutes fines sous le bouton du col. Et je lis …. Ali MacGraw !
Quoi ??? Réagis-je mal parce que j’ai des réactions spontanées dont j’ai honte ensuite. Quoi ??? Cette femme âgée serait cette femme si belle qui s’appelait Ali MacGraw et fraya un temps avec Steve MacQueen ??? Pas possible ! Comme la vieillesse est une bâtarde de l’enfer !
Puis, sortant mon fouet à pointes pour me fustiger cruellement, je réfléchis et me dis : Bah quoi, tu ne t’es vue, pauvre de toi. Toi qui semais des torticolis à tout va en cheminant de bar en bar… Oui, bon, passons. Donc oui, chacun sa merde, on vieillit ou on meurt. Mais il y a vieillir et vieillir.
D’où troisième réaction : apparemment, cette femme âgée ne s’est pas fait charcuter. Pas de bouche de canard, pas d’yeux exagérément tirés à la Sheila, pas de sourcils remontés à l’outrance. Et des rides. Oui, madame : des rides.

Or donc, Ali MacGraw est une femme qui assume de vieillir en fuckant le bistouri. Bravo. Et puis elle est très belle et très classe : rien à dire là-dessus. Filons sur Google pour en savoir plus : elle a 80 ans. Ouh la la ! 80 !!! Ça commence à compter.
Alors, du coup, je m’intéresse un peu plus à sa vie : Née en 1939 de parents aisés et fantasques, quoi que le père fût ce genre de fieffé salaud qui tape quand il boit, et qu’est-ce qu’il boit !, elle fait des études dans un collège classieux puis devient assistante de photo. Diana Vreeland, sorte d’Anna Wintour en plus vache, l’emmène avec elle chez Vogue. Remarquée par tous, elle devient mannequin et Chanel, Coco en personne, en la voyant, exige immédiatement qu’elle vienne poser pour ses tailleurs. Jusqu’à ce qu’elle se lasse de ses narines. Authentique.
Alors, le cinéma l’appelle. Elle traîne un peu aux génériques derrière de plus grandes vedette jusqu’à ce qu’elle apparaisse dans Goobye Columbus en 1969. Oscar du meilleur espoir. Elle est devenue madame Robert Stevens, comme on disait jadis. Son beau mari, le boss de la Paramoun (ça aide), prépare Love Story, petit budget mais émotion garantie. Elle explose presque … sauf que c’est Ryan O’Neal, son partenaire, qui buzze car vient de faire un énorme boum avec Peyton Place, et avec Mia Farrow. N’empêche que le film est un succès planétaire. Mais le seul oscar pour huit nominations va à Francis Lai (vive la France !).
Pour le film suivant, Guet-Apens, Steve MacQueen l’exige pour jouer sa femme. Elle ne fera pas que la jouer, elle le deviendra au grand dam du mari bafoué sans qui, se plaint-il, elle n’en serait pas là. Mais Steve connut lui aussi les violences paternelles et, comme tout un chacun, répéta l’infernal schéma de l’alcool qui envoie. Alors Ali se met à la vodka, rien de mieux pour encaisser. Leur vie conjugale se joue sur le ring de la violence, c’est atroce et pathétique. Ali redescend aussi vite qu’elle était montée sur les sentiers de la gloire. Ils divorcent. Steve continue sa carrière mais mourra à cinquante ans. Leur vie de couple racontée par un magazine people (c’est ici ) nous informe que Steve lui a interdit de tourner, l’enfermant à la maison, amenant ses maîtresses, la maltraitant. Elle affirme qu’elle aimait ça venant de lui…
Ensuite Ali fait quelques panouilles cinématographiques, apparaît dans quelques séries dont Dynasty, se reconvertit dans le théâtre et dans la production. Mais surtout, se refait une santé grâce au yoga qui, dit-elle, lui a sauvé la vie.
Son fils, Josh Evans, est acteur.
Et la revoici chez Chanel qu’elle illumina du temps de sa belle jeunesse.

Texte © dominique cozette

Categories: people

Les Fessebouqueries #450

22/06/2019 Comments off

Cette semaine qui fait partie de notre passé immédiat, on a vu que les jeunes ne savaient pas qu’Andrée Chedid était une femme, que les vieux ne savaient pas que les jeunes ne le savaient pas, que les éleveurs ne savaient pas que les vaches étaient des animaux, que le public ne savait pas que les Balkany grugeaient par pudeur, ni que Bernard Arnault était troisième dans la course à l’échalote ni que les soudeurs français étaient assez nuls. Qui sait quelque chose ? Pas moi. Bon WE malgré tout !
- JC : Donc, « l’usage de la calculatrice est strictement interdit » en philo. Ok. C’est dommage, parce que sur le sujet « à quoi bon expliquer une oeuvre d’art ? », elle aurait été bien pratique.
- JB : Le sujet de filou cette année : « peut-on être maire de Levallois et détourner de l’argent ? ». Vous avez 4h.
- PR : Avec Balkany, le ticket de crowdsourcing est à cinq millions, avec paiement sur un compte en Suisse. Normal.
- RR : Apparemment les pôv chouchous de lycéens qui ont passé le bac francais ne savaient pas qu’Andrée Chédid était une femme. J’espère qu’à l’oral ils tomberont sur George Sand.
- TG : La fin de notre civilisation n’étant pas un problème, mais une solution, merci de vous ménager un endroit propre.
- OM : Si les jeunes se mettent à signer des pétitions parce que le bac français est trop difficile, je me demande ce qu’ils vont dire quand ils vont découvrir le marché du travail.
- GD : Épisode caniculaire attendu ces jours-ci. Pensez à bien vous hydrater, à rester si possible au frais et à ne surtout pas écouter la Marseillaise.
- RV : 3 ans pour faire 8 soudures ! C’est le délai demandé par le mec qui bricole le réacteur de Flamanville pour faire le taf. On croirait mon garagiste !
- YP : Depuis 50 ans, la politique anti-cannabis « tolérance zéro » de la France est un tel échec qu’il serait idiot d’en changer.
- VS : Il y a encore des gens qui pensent que planter une aiguille de 7cm dans le cerveau d’une vache pour «l’anesthésier» c’est «moins  cruel» que lui greffer un hublot pour mater sa digestion. La dissonance cognitive sur l’industrie de la mort atteint un niveau d’absurdité cosmique…
- TP : J’aimerais qu’on installe un hublot sur le thorax des gens qui décident de mettre des hublots sur le flanc des vaches afin de vérifier s’ils ont un cœur.
- AB : Il l’avait promis : cap des 100 milliards franchi, Bernard Arnault fera douze repas par jour et se changera toutes les vingt minutes. Quel homme !
- NP : Je ne vois pas pourquoi j’irais à des concerts juste parce que c’est le jour de la fête de la musique, je ne vais pas à des enterrements le jour de la fête des morts.
- DS : Il parait que si tu écoutes le dernier morceau de David Guetta à l’envers, tu entends le prochain morceau de David Guetta à l’endroit.
- SG : « Balkany ce n’est pas de la fraude c’est aussi une immense pudeur » Nouveau one man show de maître Dupond Moretti. Casino théâtre Barrière à Bordeaux. Tournée dans toute la France Réservation indispensable !
- NP : C’est vrai que quand je regarde les synonymes de « Pudeur » je pense tout de suite au couple Balkany…
- OM : — Tu déclares pas tes impôts ? — Non, je suis pudique.
- SG : 1861 : « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » Charles Baudelaire 2019 : « Tu m’as donné ton or et j’en ai fait de la boue » Eric Dupont-Moretti
- RR : Je n’ose pas mettre mon linge à laver. Trop peur de tomber sur des intestins de vaches en ouvrant le hublot.
- TF : Quand je pense qu’un jour quelqu’un a dit : « tiens, on devrait mettre une petite trappe sur le ventre de la vache pour voir comment ça se passe dedans » et que quelqu’un d’autre a répondu « bonne idée! »
- AB : Courageux Louis Aliot (entendu par la PJ dans une affaire d’emploi fictif) : c’est le type qui supporte les pets de Marine au plumard
- JT : Je déclare la saison des-raclures-qui-abandonnent-leurs-animaux ouverte.
- BA : La stat du jour : un parisien sur deux est une valise à roulettes.
- MH : J’ai revu le film de Jacques Tati « les vacances de Monsieur Hublot », et c’était vachement bien.
- GD : Et si on faisait maintenant d’un coup toutes les vannes sur la canicule histoire d’être tranquilles ensuite ?
- OB : Depuis hier je lis des tweets qui se moquent des lycéens qui ne savent pas qu’Andrée Chedid est une femme. Moi ce qui m’inquiète le plus, c’est que les gens qui ont fait le sujet ne savent visiblement pas ce qu’est un lycéen.
- CC : j’adore la fête de la musique, ça me permet de mettre un sarouel une fois dans l’année
- TA : « Dopé par la Bourse, Bernard Arnault entre dans le club des hommes possédant plus de 100 milliards de dollars ». Il faut relativiser cette somme qui correspond à SEULEMENT 89 milliards d’euros, y’a pas de quoi se la péter !

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Categories: Fessebouqueries

Le Sauvage, quel sauvage !

16/06/2019 Comments off

Guillermo Arriaga est un créateur surdoué. Il a écrit plusieurs livres mais surtout de grands scénarios  comme 21 grammes, Babel, Amours chiennes (tous trois mis en scène brillamment par A.G. Inarritu) et quelques autres. Cette année, il nous offre une vaste fresque impressionnante, passionnante, métaphysique, conte initiatique si on veut. Le livre, un pavé, s’appelle le Sauvage. Mais qui est le sauvage ? Le narrateur, Juan Guillermo qui se fait la peau dure pour venger son frère assassiné ? Un grand loup mâle dominant traqué par un chasseur inuit parce qu’il veut être lui ? Les deux.
Le narrateur, Juan Guillermo a tué son jumeau dans le ventre de sa mère, il s’en remettrait mieux si les membres de sa famille et ses animaux ne mouraient les uns après les autres. D’abord son grand frère, un chic type hyper cultivé qui se fait un blé de ouf en élevant des chinchillas mais aussi en dealant, mais qui refuse de verser des pots de vin au chef de la police… police qui marche avec un groupuscule d’ultra-cathos réacs, les « bons garçons » : ceux-ci punissent ceux qui ne pensent pas comme il faut et ça arrange bien le flic  ripou en chef. Donc le grand frère sera assassiné de façon cruelle pendant que leurs parents se payent un super voyage en Europe. Ils ne s’en remettront pas et en mourront.
Juan Guillermo reste seul dans la maison, avec le vieux labrador et ses deux perruches qu’il laisse en liberté. Il vit plus ou moins avec une étudiante très libre, infidèle, plus mature, dont il tombe fou amoureux. En même temps, il décide de sauver de l’euthanasie un chien d’une force inouïe qui s’avère être un loup. La guerre entre ces deux sauvages va être épique, destructrice mais payante. Il n’a que 17 ans quand il met en place le plan pour venger son frère, une machine impitoyable, alimentée par les conseils d’un dresseur de fauves et d’un avocat retors.
Dans l’autre récit, l’Inuit va aller jusqu’au bout de ses forces pour « avoir » cet animal fabuleux, conseillé épisodiquement par son grand-père mort qui fait des apparitions. On va rencontrer d’autres personnages étonnants, les parents du chasseur qui vont se retrouver, un ingénieur père de trois enfants qui va brutalement en adopter trois autres…
Et puis, en intercalaires, des légendes sur les rites de diverses sociétés, des bribes de philosophie ou de religion, des allusions à Faulkner…
C’est tellement touffu mais tellement simple aussi qu’on se laisse porter par ce récit monté comme ses scénarios, cut et alternés. Formidable !

Le Sauvage de Guillermo Arriaga,2016. 2019 avec la traduction d’Alexandra Carrasco pour les éditions Fayard. 686 pages.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #449

15/06/2019 Comments off

Quoi de neuf, cette semaine ? Du bleu !!!! Enfin, de la Bleue… des nanas qui en ont, qui se foutent (ball) bien du grand bleu au-dessus de leur tête, ou de la Grande Bleue qu’elles n’ont pas eu le loisir de fréquenter plus que ça, ou du bleu bleu le ciel de Provence comme le chante Marcel. Elles ont mis dans le mille, du bout de leurs orteils roses. C’est pas comme ceux qui ont fabriqué le site du referendum contre la privatisation d’ADP, c’est sûr que n’importe quel webmaster ordinaire aurait fait mieux pour moins cher, mais le gouv est-il tout blanc, dans cette affaire ? Celui qui ne l’est pas, c’est Balkany qui va bientôt nous interpréter le blues du maire gentil qui voulait juste faire le bien… Pas grand chose d’autre, dear friends, ces Fessebouqueries sont un peu courtes, ce sont les aléas du bidule. Super bon WE tout de même !

- BG : Grâce à cette Coupe du Monde de football féminine, les petites filles pourront avoir les mêmes rêves que les petits garçons : devenir footballeuse professionnelle, perdre son permis au volant de sa Ferrari, et se taper des putes.
- CD : Edouard Philippe parle d’acte II. Mais quelle scène ?? Suis perdue !
- GC : Comprends pas pourquoi on rend le gouvernement LREM responsable du désastre technique qu’est le site du Referendum ADP. Il est prêt depuis 2015 et avait coûté 365 000 euros à concevoir.
- JA : La démocratie version LREM : un site vérolé ReferendumADP. Tout est fait pour empêcher la réussite du RIP. Pour rappel, pour validation, il faut 17000 signatures par jour !
- PCF : Re bonjour Castaner, il y a moyen d’avoir un compteur sur le site du Referendum ADP ou les discours du gouvernement sur la transparence de l’administration, c’est juste pour faire joli?
- FD : Ben alors … la start up nation , z’etes où ? Faudrait réparer fissa.. Que les esprits mal tournés ne s’imaginent pas que ce serait fait exprès….Referendum ADP : pour le premier jour de collecte, le site du gouvernement plante !
- ED : Je confirme, le site de la pétition contre la privatisation des arrêts au port est piégé !! J’ai voulu signé, mais tous les mages Uscules sont sous les verrous !!!
- JN : – Balkany : Tous mes biens et ma fortune viennent d’héritages familiaux –  Procureur: Vous êtes un descendant direct de Ramses II?
- DC : Pour avoir volé un sandwich et du  jus d’orange, la peine requise à l’encontre de Balkany est de 7 ans de prison ! Non mais la justice, parfois !
- OB : Laurent Wauquiez part au moment où il fait trop chaud pour mettre un pull sur les épaules. Coïncidence ? Je ne pense pas.
- OM : J’aime pas le foot féminin. Perso ça me dégoûte ces nanas qui courent derrière un ballon pour un salaire de vigile de supermarché.
- VS : Sur France Culture une journaliste qui commente les propos de Macron vient de parler d’aile gauche de LREM. J’ai failli m’étouffer avec mon sandwich. Faut arrêter vos conneries là ça peut être dangereux…
- ES : Que Tony Parker ait été le plus grand basketteur français, c’est une chose qu’on ne peut panier.
- DS : Putain les filles elles tombent 15 fois elles repartent 15 fois en courant en moins de 10 seconde. Ça arrive 1 fois à un mec sur le terrain, t’as 2 brancardiers, 15 soigneurs et la Timone réquisitionnée pour un mois.
- LI : Donc mon père a regardé du foot féminin et ne s’est pas aperçu que c’était des femmes. Donc soit, il a dépassé le cisgenre, le transgenre et la theorie du genre qu’il trouve trop old et nous plaint tous. Soit, il s’est fait arnaquer par l’opticien qui l’a vu la semaine dernière.
- NP : Je voulais signer le référendum contre le privatisation d’ADP. Mais je trouve ça tellement crétin d’appeler ça « Le Référendum du Siècle » que du coup j’hésite.
- MK : Ah, ils étaient tous tout feu tout flamme : seulement 9% des promesses de dons pour Notre-Dame ont été concrétisées. Y a pas de miracle, même les bonnes résolutions partent en fumée !
- PG : C’est drôle, à une époque, dans les années 60 on prenait de la drogue pour rendre le monde un peu étrange.
 Aujourd’hui , alors que le monde est assez étrange, on prend du Prozac pour le rendre normal !
- ML : Détends-toi, Dupond-Moretti. Le plus dur pour les Balkany ce sera d’avoir un bronzage uniforme à cause du bracelet électronique.
- AB : Si les Balkany s’en sortent après la série de réquisitoires accablants, je mange mon chapeau, le bureau et je fume la moquette, le tout en une heure sans moutarde.
- NP : Il n’y a que 9% des promesses de dons pour Notre-Dame qui ont été réellement versées. C’est à ce genre de détails qu’on voit que les plus riches sont majoritairement des hommes : grosses promesses, petites réalisations.
- OM : J’ai vu France-Norvège hier et ben c’est bien la première fois que je vois des femmes aussi peu simuler.
- NP : Petit à petit Loiseau détruit son nid.
- LP : 7 ans requis contre Balkany. Dans même pas un an, c’est le caïd de la prison, il obtient dix boîtes de cigares cubains en promettant un jacuzzi à la place de la bibliothèque.
- HM : J’ai eu une demande d’ajout de Béatrice Dalle, j’ai fait tout ce que j’avais à faire, il n’a pas plu, c’est le week-end et Balkany risque la prison ferme. Je suis à deux doigts de me foutre à poil dans la rue en chantant Goodbye Horses tellement je suis jouasse.
- TP : Dans les pubs pour les voitures, il y aura un message vantant les mérites des transports en commun. C’est comme si à l’entrée du Cap d’Agde on collait l’évêque du coin avec une pancarte « sinon existe aussi l’abstinence ».

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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Les Fessebouqueries #448

08/06/2019 Comments off

Semaine terrible pour la pensée humaine ! Michel Serres disparaît et tout est repleupé de hum… je n’ose dire un gros mot, oui l’humanité obéit aussi au principe de Peter, son niveau d’incompéteurs est atteint mais heureusement qu’il nous en reste pour animer l’actu, de ces petits ludions pattes-et-tics comme Collomb, Angot, Wauquiez, Guéant, Balkany etc. Quoi d’autre ? La fausse bidoche pour les nécessiteux, bon appétit ! Mais voici du renouveau !!!! VOICI LES BLEUES !!!!  Attention, les filles, que vos queues de cheval ne fassent pas trop d’ ombre à ceuss qui s’en croient pourvus d’une grosse… Bon week-end ! Et refusez les pailles et les touillettes en plastoc dans vos mojitos !
- GD : Par pitié, Michel Serres, ne nous laissez pas seuls avec Cyril Hanouna et Alain Finkielkraut.
- VS : La France est cette grande nation de penseurs où Lorant Deutsch est spécialiste de la révolution, Christine Angot experte de la traite des Noirs et Bernard Henry Levy génie de la dramaturgie
- FP : Public toujours très clairsemé dans les tribunes de ROLAND-BNP-PARIBAS-EMIRATES-LACOSTE-OPPO-PEUGEOT-ROLEX-INFOSYS-ENGIE-PERRIER-GARROS.
- GG : Les règles sont différentes au foot féminin ? C’est bizarre, 15mn que ça a commencé et je ne vois personne se rouler dans l’herbe.
- JE : Hausse des prix de l’électricité, la Ministre de la Santé Agnes Buzyn annonce que les patients des hôpitaux seront « débranchés en dehors des heures creuses. »
- MK : Même si ça sent pareil, ne pas confondre perquisition chez Collomb et coloscopie
- OM : Bordel on n’a pas le temps de finir de détester Christine Angot qu’il faut de nouveau re-détester Alain Finkielkraut… ON PEUT SOUFFLER 2 MINUTES S’IL VOUS PLAIT !?!
- NP : Tu crois que ton lundi est pourri ? Imagine un peu celui du prince Charles obligé de passer la journée avec Donald Trump alors qu’il n’est même pas roi… Vie de Merde.
- BG : La langue française est d’une telle richesse, autorisant toutes les nuances. C’est ainsi que le féminin de « épicurien » se dit « pute ».
- SL : Patrick Balkany arrive paisiblement avec le cigare-barreau de chaise dépassant de la poche de la veste. L’un de ses avocats, Me Vey, lui retire.
- RR : Michel Serres n’est pas mort. Il s’est éteint. Comme une Lumière.
- MK : Nos exportations d’armement en hausse de 30%. Fier de savoir qu’on tue en mon nom.
- OK : Theresa May participe aux commémorations du débarquement. C’est cocasse pour celle qui vient d’être débarquée.
- AB : Le procès Balkany a débuté ce jour par une minute de silence en mémoire de la Légion d’honneur de Claude Guéant.
- CC : Entre ceux qui ont peur des arcs en ciel et ceux qui pignent sur le foot féminin, il y a vraiment de quoi s’inquiéter de la soi-disant virilité du coquelet de droite. Sérieux les mecs, achetez-vous de la dignité à défaut d’intelligence ou consultez un psy sur vos névroses
- OM : —  Ça m’émeut aux larmes ce débarquement. — Et oui celui de nos amis anglais et américains… —  Non, celui de Laurent Wauquiez.
- NP : Je profite du 30e anniversaire du massacre de Tian’anmen pour vous rappeler qu’il ne faut jamais oublier que la démocratie c’est quelque chose de tellement compliqué que c’est la seule chose au monde que les chinois n’ont pas réussi à copier.
- RR : L’ironie c’est qu’une chaîne télé soit délivrée de Christine Angot à cause d’un propos sur l’esclavage.
- CN : Pauvre Finkielkraut, le mec a genre 95 ans et il croit toujours qu’on fait la vaisselle en porte-jarretelles avant de finir en bataille de polochon entre copines.
- AV : Le saviez-vous ? Rachida Dati a été reliftée sans intervention chirurgicale dans la soufflerie aéronautique de Dassault Industries.
- CC : Si tu entends un petit cri aigu, c’est l’intégralité des chroniqueurs mâles de CNEWS, RMC et du Figaro qui vient de perdre subitement ses couilles suite à la diffusion de la coupe du monde de football en équipes féminines. Une prise en charge psychiatrique est prévue.
- CTG : Bonjour je m’appelle Laurent Wauquiez et je cherche des gens pour fonder un nouveau parti politique.
- EM : C’est tellement le bordel la météo en ce moment que j’hésite à tenter une raclette au barbecue.
- GD : J’ai testé pour vous la discussion avec une personne antivaccin. Tutoiement et insultes de sa part en moins de 4 minutes. Je déconseille.
- OM : vous êtes un(e) gros(se) gros(se) con(ne) qui adore la polémique, les jugements à l’emporte-pièce et parler de sujets que vous ne maîtrisez pas ? Y’a un poste de chroniqueur(se) qui se libère chez Ruquier.
- SF :  Si je comprends bien, 780 tonnes de fausse viande ont pu venir de Pologne sur le territoire français. Plus de 5 millions de faux steaks hachés ont pu être distribués et arriver dans autant d’assiettes. Efficaces nos lois, nos normes, nos contrôles
- AB : 780 tonnes de faux steaks hachés pour les démunis, une côte de bœuf plaquée or pour les riches footballeurs. Tout va bien
- JT : «Les femmes qui jouent au foot c’est pas des mecs bien». Friedrich Nietzsche
- TTC : Dites, j’ai l’impression que les joueuses sont moins dans le « cinéma blessures-je me roule par terre en me tenant la jambe parce que mon adversaire m’a frôlé un poil de cul », que les mecs. Je me trompe ?
- LP : Coucou les « Je-suis-pas-misogyne-mais-il-faut-se-rendre-à-l’évidence-le-foot-féminin-à-la-télé-ça-marchera-jamais ».
- RR : Si les Françaises sont championnes du monde, j’espère qu’elles descendront le Boul’Mich.
- GB : 90 min de match de compétition. Dans un stade plein et joyeux 4 buts. Pas une simulation. Pas une contestation arbitrale. Pas un carton. Pas une provocation. Aucun cri de singe en tribune. 0 degueulis homophobe. Les rageux avaient raison Quelle déception
- GD : Une pensée pour les masculinistes, partis nager la brasse coulée dans l’eau froide de leurs propres larmes après avoir vu l’audience TV du match des Bleues.
- DO : Ça fait chelou de voir un match qu’avec du foot. Sans pleureuses sans roulades sans cinéma sans discussion inutile avec l’arbitre… j’suis pas habitué…
- JFP : Désolé mais le foot féminin n’est pas du tout à la hauteur du foot masculin, pas de contestation, pas de simulation, pas de plongeon, pas de roulade à terre en se tordant de douleur, elles s’excusent quand elles font faute. C’est quoi ça ??

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

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