Les Fessebouqueries #440

20/04/2019 Aucun commentaire

Cette semaine, j’ai décidé, en plein accord avec moi-même, de dénotredamiser ces fessebouqueries car comme dit Vigo Huctor : L’indigestion a été inventée par le bon Dieu pour faire la morale à tous ceux qui savent mieux que les autres. Donc, en dehors de la grosse machine qui nous a proprement estourbis plus qu’on en pouvait supporter, j’ai glané çà et là les restes étiques d’une actualité quasiment morte-étouffée sous elle-même, nib pour le dire bien, en cette veille de Pâques où vous allez vous entasser dans de jolis endroits saturés de bonnes gens devenues hargneuses à cause de cette foule de tarés qui ont eu en même temps la même idée que vous. Misayre ! Bon week-end quand même, et pas de SMS en conduisant !
- PA : Certains sautent du lit comme une tartine du grille-pain. Moi, je suis plutôt biscotte beurrée qui tombe du mauvais côté.
- JG : C’est quoi l’utilité sociétale de Barbier ? Je veux dire, vraiment ? Comparé à une cystite par exemple ?
- BVA : Le mec qui a inventé la tirette pour bocal de cornichons, c’est quand même un putain de génie. Je tenais à le saluer, on l’oublie trop souvent.
- QO : Hier, Jean-Marie Lepen a fait ses adieux politiques. Le SIDA, les noirs, les arabes, les pédés, les fours crématoires, les rouquins… Sacrée carrière dis donc
- PA : Ne jamais faire le ménage avec des écouteurs sur la tête ! Je viens de faire le ménage de tout mon appartement avant de réaliser que l’aspirateur n’était pas branché !
- OM : BREAKING : Emmanuel Macron annonce le rebouchage du trou noir d’ici 18 mois.
- GB : Qui a dit que la France était à la traîne en terme d’innovations technologiques ? On vient d’inventer les armes de guerre qui ne tuent que des militaires. Sinon 7 millions de yéménites sont aussi au bord de la famine et un million victimes du choléra.
- AB : Souvenir Il y a 20 ans jour pour jour, à 5 ou 6 ans près, je rencontrai, euh, celle qui, hum, enfin, ce sublime top model qui, donc, euh, me flanqua un aller-retour en travers du groin qui signifiait NON !
- MO : On ne parle pas assez des crétins des Alpes.
- GD : Aussi surprenant que cela puisse paraître, il existe encore des fillonnistes.
- BF : Un jour l’amour frappera à ma porte. Et je n’ouvrirai pas pensant qu’il s’agit de témoins de Jéhovah.
- DF : Louis Sarkozy lance des mocassins inspirés des grands philosophes. J’aurai plutôt lancé les Ferry bottes
- MK : Un milliard déjà, en quelques heures, et toujours rien pour David et Laura
- PL : Le correcteur qui refuse « en mains propres » et insiste pour « en nains propres »
- DT : — Tu vas profiter du week-end Pascal ?
— Oui, mais moi c’est Robert…
- OVH : Rappel à ceux qui l’auraient oublié, la suppression de l’ENA est une idée du programme à la primaire de Bruno Le Maire, le ministre énarque qui a tellement de boulot à Bercy que depuis sa nomination, euh trahison, a déjà publié deux livres dont un roman.
- PG : Je suis à la kermesse de ma fille, non seulement j’ai dû payer pour avoir une part du gâteau que j’ai amené, mais en plus il est pas bon.
- OM : Bernard Arnault : • Embauche 1350 personnes en 2018 • Paye 1,2 milliards d’euros d’impôts • Stabilise l’euro • Ramène la fertilité • Fait revenir l’être aimé • Guéri les cors aux pieds • Fait pousser la pelouse Et toi  tu fais quoi ?
- VP : Quelqu’un sait pourquoi on mange du chocolat pour Pâques ? Genre si Jésus avait été empalé on aurait eu du flan ou des macarons ?
- SK : J’hallucine devant le nombre de ceux qui auraient twitté « cessez d’en vouloir aux nobles sans qui nous serions privés de l’entretien des chemins vicinaux » dans les années 1780
- GB : Qui a dit que la France était à la traîne en terme d’innovations technologiques ? On vient d’inventer les armes de guerre qui ne tuent que des militaires. Sinon 7 millions de yéménites sont aussi au bord de la famine et un million victimes du choléra.
- PA : Le chameau peut marcher 10 heures sans boire. Moi, je peux boire 10 heures sans marcher.

Photo © de Bruce Gilden.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Drôle d’autiste Asperger, très drôle !

19/04/2019 Aucun commentaire

Autiste Asperger, c’est ainsi qu’il se présente, Olivier Liron, dans le prologue de Einstein, le sexe et moi : « je suis autiste Asperger. Ce n’est une maladie, je vous rassure. C’est une différence. Je préfère réaliser des activités seul plutôt qu’avec d’autres personnes. J’aime faire les choses de la même manière. Je prépare toujours les croque-monsieur avec le même Leerdammer. […] Pour m’endormir, je fais parfois le produit de 247 896 fois 91 » toute une liste de manies assez particulières… Très instructif.
Ce livre est très drôle car Olivier a beaucoup d’humour. et l’histoire peut paraître très simpliste : il nous raconte comment il a participé  à Questions pour un super champion, réservé aux gagnants de Questions pour un champion. Mais il fait beaucoup de diversions sur sa vie personnelle. Il nous apprend comment sa mère lui a transmis le goût de la réussite. « J’ai eu un parcours d’élève modèle. Baccalauréat à 17 ans, classe préparatoire littéraire à 18 ans, entrée à l’Ecole normale supérieure à 20 ans. Agrégé à 23 ans. Enseignant à la Sorbonne à 24 ans. Julien Lepers à 25 ans. Dépucelage à 26 ans. Dépression à 27 ans. »
Entre sa rage à vaincre les candidats en lice et la façon qu’il a de voir/savoir les réponses, il livre des pans de son enfance où il fut un enfant martyrisé par ses pairs, souvent battu, harcelé, accroché au grillage par les oreilles (!), non, ça n’a pas été facile car personne ne se portait à son secours. Il nous raconte aussi des anecdotes amusants sur Julien Lepers et sur le jeu. Et nous parle avec humour de ses douloureux échecs par rapport au sexe où il en a pris plein la g… Mais il est venu à la télé pour gagner et il en veut.  Un livre instructif et très divertissant.

NB : Il est beau garçon, découvré-je, en regardant une interview récente. C’est ici.

Einstein, le sexe et moi par Olivier Liron, 2018 chez Alma, Editeur. 198 pages. 18 €

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

La routarde qui monte au nez de certains

18/04/2019 Aucun commentaire

Certes, le jeu de mots n’est pas fameux mais il illustre l’activisme (agaçant pour certains) de cette infatigable féministe de plus de 85 ans qui taille la route depuis des décennies auprès des communautés de femmes (ou gays ou personnes défavorisées) pour les aider à réagir face au patriarcat, au mâle blanc omnipotent, au colonialiste, au sexiste. Son livre s’intitule Ma vie sur la route (sous-titre mémoires d’une icône féministe). Elle s’appelle Gloria Steinem et elle est (encore) très belle, beauté qui ne l’a pas beaucoup aidée quand elle s’engageait face à des hommes qui l’imaginaient décérébrée. Enfant, elle vivait avec ses parents de ville en ville dans un mobil home car son père avait la bougeotte, ce qui brisa la brillante et naissante carrière de journaliste de sa mère qui ne s’en remit pas vraiment. Ils se sont séparés, elle s’est fixée.
Dans Ma vie sur la route, Gloria évoque des centaines d’anecdotes, de récits, de réactions, de commentaires de personnes rencontrées, du plus bas de la société — la majorité — aux personnalités les plus importantes au sommet de l’état. Certaines son très amusantes, d’autres assez sidérante sur la place (!) consentie aux femmes par les hommes dans certaines strates ou sectes, d’autres enfin un peu longuettes quand on n’est pas américaine et que certaines choses ne nous parlent pas. Mais ce n’est pas grave. La rencontre la plus attachante est celle avec Wilma Mankiller, la charismatique cheffe de la nation Cherokee qui lui a appris, entre autres, l’importance de la culture amérindienne niée et détruite par les colons, leur façon extrêmement sophistiquée de cultiver les plantes, par exemple, le pourquoi des tumulus dans les contrées indiennes. Elle devaient écrire ensemble l’histoire de Wilma mais celle-ci est tombée gravement malade et est morte entourée de tout une petite foule d’admirateurs et de Gloria qui est restée jusqu’au bout avec elle. Poignant.
Gloria Steinem est très populaire aux Etats-Unis, elle a d’abord été journaliste au New York Magazine, puis dans le célèbre  magazine Ms. — qu’elle a co-créé en 1971. Elle est même devenue un personnage chez les Simpson, c’est dire !
Je ne la connaissais pas jusqu’à ce qu’elle passe à La grande librairie le mois dernier sur le thème du féminisme.
C’est un livre impressionniste mais aussi impressionnant, il est d’ailleurs préfacé par Christiane Taubira. Pour ceux qui jugent que les femmes activistes de 73 ans sont fragiles et rester chez elle, en voilà un beau démenti !

Ma vie sur la route de Gloria Steinem, 2015. Traduit par Karine Lalechère, 2019 chez Harper Collins. 416 p., 19 €.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #439

13/04/2019 Aucun commentaire

Que nous a appris l’actu de cette semaine ? Des choses, mais des choses ! D’abord un trou, un énorme trou noir, non pas un trou de mémoire de Gad Elmaleh, ni du trou où n’ira pas Cahuzac contrairement à Ghosn qui s’y trouve, ni du trou normand qu’est le grand débat p’têt ben qu’oui p’têt ben qu’non, encore moins du trou de souris où vivait Assange, surtout pas du trou de balle évoqué bizarrement par un vieux pape anti soixante huitard ni du british trou d’air qui fait planer les Anglais sur leur sort, mais de ce formidable petit trou d’où on a sorti les restes d’un homo bizarrus, petit trou de grotte philippine qui ne ressemble en rien à celui d’où l’on extraira le bébé de Nabilla. Mais déjà, les paparazzi guettent au trou (lala itou).

- MK : (lu dans la presse) « Soupçonné de braconnage, un homme meurt piétiné par un éléphant et mangé par des lions ». Alors, là, je dis bravo ! J’aime quand la chaîne alimentaire prend un tel tour…
- CL : Surprise: le «grand débat» valide les choix de Macron ! C’est fou !
- GB : Cette histoire de restitution de grand débat, c’est débile. Ils disent 2 millions de contrib’ ils dépouillent en deux jours. Et tombent pile sur le programme de Macron. Et la presse relaie. Et ils pensent que ça se voit pas. À samedi.
- AB : On photographie un Trou Noir distant d’environ 55 millions d’années-lumière mais on ne sait toujours pas retrouver la sœur d’une chaussette orpheline dans un lave-linge.
- JD : Je regarde ONPC. Christine Angot pose une question. Je me lève lancer le lave vaisselle, je descends la poubelle, je reprends l’ascenseur. Je retourne m’asseoir vingt minutes plus tard. La question n’est pas terminée
- GB : Tu stagnes en bas des sondages face à la pire colère sociale depuis 50 ans. Tu ne te déplaces plus qu’à l’écart des réalités à la tête d’un pays morcelé. Mais tu organises une grande consultation et les résultats sont conformes à ta politique C’est super bien fait quand même.
- OK : On parle beaucoup de trous noirs et du brexit en ce moment, mais je crois qu’il sera toujours plus facile de comprendre les trous noirs que les anglais. En tout cas, ça m’a l’air plus facile de s’échapper d’un trou noir que de l’Union Européenne.
- OK : Française des Jeux : 100 % des Gilles le Gendre ont tenté leur chance.
- NP : Gad Elmaleh est la preuve que pour réussir dans le show bizz tu n’es pas obligé de coucher. Des fois il suffit de pomper.
- AB : Suspense : premières images de Trou Noir à 15:07 (non, ce ne sera pas une cartographie du cerveau de la Morano).
- NP:  [Insolite] En se promenant il trouve par hasard la seule rue de Paris où il n’y a pas de travaux.
- PP : Benjamin Netanyahou, cerné par les affaires de corruption, aimerait faire passer une disposition légale d’immunité pour lui éviter un éventuel procès. Cela a été baptisé, en Israël, «la loi française».
- AB : Les petits-déjeuners scolaires gratuits seront-ils servis au lit ou faudra-t-il se déplacer déguisé en môme ?
- GD : « Selon que vous serez Jérôme Cahuzac ou misérable, les jugements de Cour vous rendront porteur d’un bracelet électronique ou noir. »
- JD : Pensée pour tous les gastro-entérologues coloscopistes qui ont photographié depuis des années des trous noirs sans faire autant de chichis que les astronomes US aujourd’hui
- MK : Gilets jaunes en prison, Cahuzac à la maison : selon que vous serez…
- AO : Tous les médias relayent l’annonce de la grossesse de Nabilla. Le jour où je me suis coincé le prépuce dans la fermeture Éclair de mon jean, pas un seul article…
Chienne de vie…
- PR : Et le grand débat accoucha du trou noir. Trop fort !
- OM:  Et dire qu’on en saura bientôt plus sur les trous noirs que sur Alexandre Benalla…
- PR : Si à cinquante ans, tu ne portes pas de bracelet judiciaire au bord de la piscine, franchement, tu as raté ta vie !
- MK : Assange, cadeau commercial aux Etats-Unis pour préparer l’après Brexit. Merci May !
- JB : BREAKING NEWS 
La synthèse du Grand Débat et la photo du trou noir ne seraient en réalité qu’un seul et même document.
- NP : Les négociations sur le Brexit me rappellent ces parents dans les squares qui répètent à leurs enfants pour la 52e fois qu’à trois ils vont partir sans eux et qui en sont arrivés à 2,79 et demi.
- MK : Pour le sous-pape Benoit XVI, la pédophilie c’est à cause de mai 68. Mais 69…
- AB : Le cacochyme Benoît XVI a raison d’attribuer la pédophilie dans l’Église à un mois de chienlit française il y a 51 ans et à l’absence de Dieu dans le caleçon des prêtres.
- OM : C’est quand même génial que le truc qu’on appelait « trou noir » sans jamais l’avoir vu, ressemble effectivement à un trou noir. Imaginez si on l’avait appelé le « monticule rose fuchsia »…
- NP : C’était évident que la sonde israélienne allait foirer sa mission sur la Lune : ils ont voulu aller sur la face visible, alors qu’ils auraient du viser la face Kasher.
- AB : Philippines : Découverte de fossiles d’une nouvelle espèce humaine, baptisée Homo luzonensis. France : Confirmation de fossiles d’une antique espèce humaine, baptisée Homo phobis.
- ES : Bientôt on ne parlera plus des calendes grecques, mais des calendes britanniques…
- GP : Flash info: épuisé par les critiques, Gad Elmaleh arrête l’humour pour se lancer dans la littérature. Son premier roman, l’histoire d’un aviateur perdu dans le désert qui rencontre un petit garçon venu de l’espace, sortira cet été.
- NP : Vu comment Wikileaks a aidé à discréditer Hillary Clinton en 2016 la seule chose que risque Assange, s’il est extradé aux USA, c’est d’être invité à manger un burger avec Trump à la Maison Blanche.
- GB : « Les enfants violés par les ecclésiastiques c’est à cause des hippies fornicateurs athées »
- AB : Astronomie La légende selon laquelle les trous noirs seraient les cuvettes de chiottes de l’Univers est dénuée de tout fondement.
- IS : Il paraît qu’en faisant environ une heure de sport, on peut perdre jusqu’à 60 minutes.
- ES : Y a plus qu’à regrouper La Française des Jeux et General Electric pour créer la Française des G.E., ça simplifiera les conflits d’intérêts…
- MN : Sur les sites de rencontre, t’es certaine de trouver un mari. Le petit détail est que c’est toujours celui d’une autre.
- CV : Carlos Ghosn restera en garde à vue jusqu’au 22 avril, annonce le Tribunal de Tokyo.
Moralité : Noël en prison, Pâques en prison !
- EEF : Idée qui va me rendre riche : Le trottibus. Une trottinette de 20 mètres de long que les gens peuvent utiliser à plusieurs. Une solution innovante pour réduire le nombre de trottinettes sur les trottoirs.

 

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Sacrée robe blanche !

12/04/2019 Aucun commentaire

J’avais adoré un livre de Nathalie Léger sur Barbara Loden, Supplément à la vie de Barbara Loden, ex-femme de Kazan, tellement écrasée par lui qu’elle avait fait un film (devenu culte) totalement déprimant et magnifique sur la fuite d’une femme qui n’en peut plus. (mon article ici, qui m’a donné vraiment envie de le relire). Nathalie Léger écrit sur les femmes, surtout celles qui s’en sortent mal. Ici, dans La robe blanche, il est d’abord question d’une plasticienne italienne de 33 ans, Pipa Bacca, qui a entrepris une performance originale : porter la paix dans les pays qui avaient connu la guerre, en se vêtant d’une robe de mariage et en partant en stop. Accueillie avec bienveillance par les chauffeurs et dans ses étapes, elle finira violée, assassinée et nue dans le fossé d’un petit bled d’Istambul, trois semaine plus tard (La façon dont s’est comporté l’assassin très vite retrouvé est hallucinante !)
Ce qu’évoque Nathalie Léger, c’est la symbolique de la robe de mariée, l’attente très souvent déçue des femmes lorsqu’elles la portent. D’ailleurs, je ne l’ai pas compris tout de suite, mais la mère de l’autrice à qui elle a raconté son projet de livre, et chez qui elle demeure, fait une demande expresse à sa fille : profiter de ce récit de robe blanche pour y raconter son expérience, la sale expérience de son mariage. Elle ressort d’ailleurs la robe et l’enfile pour la convaincre. Effectivement, le jour du mariage, le futur mari lui annonce que c’est pas elle qu’il aime mais une femme mariée. C’est un joueur, un irresponsable qui laisse femme et enfants croupir dans la merde alors qu’il s’amuse ailleurs. Puis il décide de la quitter et réussit à gagner le procès du divorce en ayant convaincu tous les amis et même les cousins de sa femme de plaider contre elle, femme et mère plutôt exemplaire, d’où une humiliation non digérée.
Pour appuyer cette thématique, Nathalie Léger cite et décrit de multiples œuvres d’artistes concernant la robe blanche, le mariage parmi lesquelles Marina Abramovic, Marie-Ange Guilleminot, Niki de Saint-Phalle, Jana Sterbak…
Belle réflexion d’une romancière qui écrit court mais extrêmement dense et délicat.

La robe blanche de Nathalie Léger 2018 chez P.O.L. 140 pages, 16 €

texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Un bouquin fascinant

12/04/2019 Aucun commentaire

Tiens ferme ta couronne, drôle de titre pour ce livre hypnotique de Yannick Haenel. Moi qui n’aime que les histoires concrètes et plutôt réalistes, je suis tombée dans une sorte de fascination pour cette histoire époustouflante d’un héros tout ce qu’il y a d’ordinaire. Imaginez : un quinquagénaire qui s’abrutit devant des films de Cimino, notamment le voyage au bout de l’enfer (the deer hunter) en se saoulant de vodka sans pratiquement sortir de son studio. Parfois, il s’occupe du dalmatien du voisin, un joueur de poker invétéré, qu’il n’a pas vu depuis des jours, présentement. Ce reclus fumeur et asocial, Jean, a écrit un pavé sur Melville, the Great Melville, un scénario impossible à mettre en images mais dont il espère que Cimino saura le faire. Il rencontre une sorte de personnage improbable qui lui donne le numéro du réalisateur. Jean n’y croit pas. Il appelle malgré tout et tombe sur … Cimino, ravi d’avoir un admirateur et amateur de Melville, comme lui. Jean embarque alors pour New-York et vit une drôle d’aventure avec le réalisateur. Quelques mois plus tard, l’intermédiaire le recontacte pour savoir où ça en est, lui donne rendez-vous chez Bofinger (grande brasserie à la Bastille) et là, ils se saoulent et invitent Isabelle Huppert à leur table (elle connaît le type). S’ensuit le récit de Jean entrecroisé de celui d’Huppert qui a joué dans un Cimino en 79, etc…
C’est absolument insensé la façon que l’auteur a de raconter une histoire aussi bancale à base de cerfs, de daims, de chien perdu, de dette de jeu, de poursuite de mots, de quête d’une vérité sacrée. Sans parler d’une nuit passée au Musée de la Chasse et de la Nature avec des tas d’animaux et la directrice du lieu, femme très ouverte… Le lendemain, Jean se retrouve dans une mélasse absolue mais on a tellement envie de savoir ce qu’il va devenir. C’est totalement rocambolesque et captivant et d’une grande culture cinéma et littérature.

Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel, prix Médicis 2017 aux éditions Gallimard et Folio. 360 pages.

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #438

06/04/2019 Comments off

L’actu est très variée cette semaine 14, un vrai fourre-z-y-tout de nouvelles pas toujours réjouissantes. Côté femmes, une grande Agnès qui nous quitte sans avoir oublié de nous dire adieu, une Loiseau qui s’envole de ses petites ailes zélées vers un destin tintin des clopinettes pour l’écolo, une Blanche qui refuse une médaille en chocolat pas très reluisante, une Theresa qui May or May not on ne sait pas trop, une porte-parole Sibeth qu’elle mentirait, et Geneviève Legay qui s’en est bien pris une par un triste sire casqué. Côté hommes, un Ghosn de nouveau gone into the jail, un Bouteklika bouté, un Castaner très casse-toi-en-mer-migrant, un Sarkozy back to the Fouquet’s en grandes talonnettes, un Ramadan bien arrosé par le Qatar, voilà, voilà. Bon vouikende, amigas/gos !

- MG : Le gilet jaune plie mais ne rond-point.
- MK : « J’ai bousculé un flic », le nouveau tube qui cartonne de Geneviève Legay !
- CV : Varda est morte, c’est triste. Elle a fait des choses bien, et des choses à Demy, ne l’oublions pas.
- JB : En réponse aux différentes plaintes de la communauté vegan, le traditionnel poisson d’avril sera désormais une quiche végétale d’avril au tofu et brocolis.
- CC : c’était agaçant ce grand soleil ce weekend, t’avais envie de mettre une petite robe d’été alors que t’avais encore ton cul d’hiver
- AL : Le premier avril, c’est le seul jour où les gens vérifient une info avant de la croire.
- JB : Le saviez-vous ?
 À Levallois-Perret la tradition le 1er avril n’est pas d’avoir des poissons dans le dos, mais des casseroles au cul.
- MK : Et toi, fais gaffe ! Si tu mens tu peux finir porte-parole du gouvernement
- OM : En même temps faut être lucide, ce qui aurait été un bon poisson d’avril c’est qu’Emmanuel Macron nomme un porte-parole qui ne ment pas.
- CB : Aujourd’hui j’ai choqué mes élèves en leur apprenant, au détour d’une conversation, que je faisais le ménage et le repassage chez moi. J’ai dû expliquer à des 6e que, biologiquement, un pénis n’empêche pas d’entrer dans une cuisine.
- NP : —  Ça a quand même dû lui faire un choc à Bouteflika. —  De démissionner ? — Non, d’apprendre qu’il était président de l’Algérie.
- ES : Mort de Jean-Claude Mas, le fondateur des prothèses mammaires PIP. Il s’en est allé rejoindre les seins martyrs.
- OK : Décidément, le japexit de Carlos Ghosn n’en fini pas.
- AB : a) L’enquête PanamaPapers a permis à la France de récupérer 120 millions. b) Le montant global de la fraude fiscale serait de 100 milliards. c) OuateZeFeuque
- OM : Ce qui est quand même drôlement étonnant dans l’histoire avec Blanche Gardin c’est que Macron invite une humoriste alors qu’il a déjà Castaner et Schiappa à la maison…
- SI : Bouteflika a remis sa démission et sera exposé des la semaine prochaine à la Grande halle de la Villette , venez nombreux
- AN : Blanche Gardin est plus convaincante en un post et une décision que huit partis d’opposition réunis
- AB : Je ne connaissais pas Blanche Gardin ; bravo, elle a les « couilles » que Macron n’a pas. Je soutiens sa nomination comme ministresse du Parler Juste
- MK : Carlos Ghosn n’est plus résident fiscal français depuis 2002 mais appelle la France et son pote Macron au secours pour le sortir des griffes d’une justice nippone ni mauvaise. Etonnant, non ?
- AB : Arrosé de dollars par le Qatar, le douteux Tariq Ramadan rendra-t-il le produit de la quête en sa faveur aux niais qui le prennent pour un humble érudit ?
- OVH: L’émission politique. Les élèves de maternelle petite section de l’école européenne ont eu le droit de venir avec leur doudou.
- YB : Theresa May fière d’avoir mené à bien le Bouteflikaxit
- NP : « Si on sortait de l’Europe on aurait des milliards à réinvestir pour nos vieux et nos malades »… C’est marrant c’était un des arguments des pro-Brexit. Juste avant qu’ils reconnaissent que c’était un mensonge.
- CC : Running gag : Nicolas Sarkozy au conseil d’administration du groupe Barrière, leader des casinos français et propriétaire du Fouquet’s. Rien ne va plus !
- OVH : Nico va-t-il être obligé de reconnaître lui aussi l’enfant de Rachida Dati ?
- ES : Tous les journalistes virés pour harcèlement sexuel devraient se regrouper et créer un nouveau média destiné à assouvir leurs fantasmes : France Nymphos.
- PE : Est-ce que Geneviève de Fontenay aura droit à une retraite chapeau?
- GB : Bonsoir Vous vous endormez dans pays où le Ministre de l’Intérieur s’entend avec son homologue italien fasciste pour rendre des ONG complices de morts de migrants en mer avant d’aller livrer des bateaux aux autorités qui les torturent entre 2 shots de vodka. Bonne nuit quand même.
- GB : Loiseau qui fait la leçon sur les pesticides et conservateurs 3 semaines après que la majorité a repoussé leur interdiction en France. Ça part sur de bonnes bases.
- AB : Ce qu’on veut : • Le beurre, l’argent du beurre, le cul d’la crémière, le bébé et l’eau du bain. Ce qu’on aura : • L’eau du bain. #ActeXXI
- GV : Mon fils vient de demander spontanément une éponge pour nettoyer la table du repas, j’ai paniqué, je l’ai lancé par la fenêtre.
- CC : Dans les pays riches, tu gagnes des élections en agitant la peur de voir arriver des gens pauvres.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.


Categories: Fessebouqueries

Mes bien chères soeurs…

03/04/2019 Comments off

Chloé Delaume vient de sortir un petit livre, Mes bien chères sœurs — sous-titré « Désolée ça sent le fauve, il est temps d’aérer » — faisant l’état des lieux sur la place de la femme dans la société, la suprématie toujours évidente de l’homme et la quatrième vague du féministe qui se porte un peu mieux depuis les réseaux sociaux et les hashtags. « Internet a libéré la femme là où Moulinex a échoué ». C’est un livre fait de paragraphes souvent indépendants, d’une virtuosité littéraire assez étonnante, avec des tas de raccourcis et de formules hilarantes ou simplement créatives.
Elle remet au goût du jour un terme totalement oublié : l’uxoricide , qui désigne le meurtre de l’épouse par son mari. Assez de qualifier ça autrement, ce terme dit tout, déjà que c’est un meurtre (et non pas un drame passionnel ou autre dérivé). Elle sait de quoi elle parle : son père a assassiné sa mère avant de se suicider.
Pourquoi ce livre ? Pour tenter de (re)créer une société de femmes bienveillantes entre elles pouvant former masse face à la masse des « couillidés » du patriarcat qui imposent leurs lois, leur suprématie, qui s’approprient l’espace, la parole, les médias. Donc on arrête, les filles, de se tirer la bourre pour être l’unique élue dans un groupe masculin, c’est le syndrome de la Schtroumphette qui a peur qu’une autre lui ravisse la place. On arrête de dire les mots blessants quand ils arrivent genre connasse, pétasse etc… On applique bien la féminisation des métiers car — elle le dit et le répète — ce qui n’est pas nommé n’existe pas.
Pour autant, elle ne prône pas l’extinction des mâles, il y en a des très bien, mais celle de la hiérarchie et du plafond de verre. L’idéal serait l’horizontalité des rapports humains. Et voici une trouvaille sympa si ça marchait, si ça se répandait : dès que quelqu’un fait une remarque sexiste ou une blague grasse, dire « badaboum » simplement plutôt que de râler et d’entamer une polémique.
Ce livre qui n’est pas un manifeste ni un manuel est très plaisant car plein de bon sens, de piques, d’observations intéressantes. On peut picorer dedans n’importe comment.

Excellente interview d’elle dans Par les temps qui courent (lien ici).

Mes bien chères sœurs par Chloé Delaume, 2019 aux éditions de Seuil. 124 p. 13,50 €

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Jean d’O le Grand

31/03/2019 Comments off

Sophie des Déserts, quel joli nom, a écrit la bio de jean d’Ormesson avec lui et jusqu’à sa mort, même après en interviewant des proches dont sa femme et sa maîtresse institutionnalisée. Elle nous conte dans Le dernier roi soleil la vie, enfin une toute petite partie d’icelle de ce prince de la lumière joyeux, galant, tendre, charmant, ne médisant jamais, gardant ses problèmes dont les gros de santé par devers lui. Elle fut, cette vie, semée de pétales de roses et de tapis rouges, de jeunes filles en fleurs, de dames énamourées, de courtisans, de haies d’honneur, d’opportunités toutes de velours.
Le monde dans lequel il a vécu n’a rien de commun avec le monde. Petit lutin gourmand, il jouissait de tout et tout le faisait jouir. Il s’est fait inviter par tous les présidents, il était ami de tout le petit et grand monde de l’édition et des écrivains, il ne fréquentait que les beaux lieux, les belles gens et les nice people. Sa femme, raide et stricte, a tout de suite accepté ses frasques jusqu’à cet insondable amour pour une deuxième femme comme une autre épouse qui ont fini par cohabiter. Sans parler des autres. Jusqu’au bout, à l’hosto, les petites soignantes qu’il draguait goulûment. Sa fortune de famille plus celle de sa femme, fille Beguin, lui ont permis tous les luxes possibles et imaginables. Il est allé dans les plus beaux endroits du monde, a goûté aux meilleurs restaurants, a habité les plus beaux palaces et les plus belles demeures. Et châteaux. Casse-cou et prêt à tout, il a skié sur le tard mais jusqu’au bout, nagé jusqu’au bout, a même, sur la fin, joué sur les planches et fait du cinéma. Les jeunes l’adoraient qui lui envoyaient des tombereaux de lettres d’amour ou d’admiration. Et, généreux, il en a offert des déjeuner luxueux, des voyages, des moments, des fleurs, des pleurs parfois, des compliments !
Jean d’O c’est comme Edward Hopper : tout le monde l’aime ! Personne pour le détester. Son charme opère partout, principalement à la télé où il su nous émerveiller par son humour, nous hypnotiser par son regard, nous bluffer par sa culture. Ah, la belle vie !
Un livre qui donne la pêche même s’il nous montre combien on a raté le coche avec nos petites vies moyennes. La sienne, de toute façon, était unique et tellement bien remplie !

Le dernier roi soleil  par Sophie des Déserts aux éditions Fayard/Grasset (c’est expliqué pourquoi dans le livre). 290 pages, 20 €

Texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Les bas-côtés de Hénin Liétard

31/03/2019 Comments off

1/ Dit-on : de Hénin ou d’Hénin. Dois-je aspirer le h ou non ?
2/ Hénin Liétard est le nom de l’auteur
Marcher sur les bas-côtés est le titre de l’ouvrage dont il n’est pas spécifié si c’est une bio. Je pense que oui. Hénin Liétard a connu une forme de célébrité en écrivant (éructant ?) dans Hara-Kiri puis Fluide Glacial. Il jouit d’une écriture pas piquée des hannetons, entre argot de bistroquet, sabir perso et patois eud’là-haut, les terrils où il passait son temps. Il a mieux connu, pour s’y être frotté, le noir des mineurs que celui de Soulages, et son ADN de fils de gueule noire est peut-être pour quelque chose dans sa tubardise qui l’a envoyé plusieurs années en sana. Lui, il est bien partout mais faut pas trop qu’on le fasse chier. Après des études (élémentaires) complètement merdouillées, on le pistonne pour des petits boulots pourris, mais vraiment. Où on le bizute méchamment. Il change de cap, enfin le cap est étroitissime, et on le retrouve au seuil de sa vie de jeune adulte à relever des compteurs EDF avec une peau de vache. Là encore, humiliations et le reste. Heureusement, le type part vite à la retraite, remplacé par le plus cool des fonctionnaires qui lui enseigne l’art de ne rien glander, du moins le minimum pour ne pas se faire virer. Le reste du temps se passe au bistro. Enfin, on le lâche seul relever les compteurs de ces messieurs-dames des corons, les sans grades bien sympas, aux pourboires généreux. Un jour, vla t-y pas que quatre grosses vieilles en mal de rut le prennent en sandwich et lui font son affaire !
Comme vous l’avez compris , c’est un récit truculent, hilarant, au langage bien fleuri et à la verve bien inspirée qui plaira aux amateurs du genre. Comme moi.

Marcher sur les bas-côtés par Hénin Liétard aux éditions du Dilettante 2019. 256 pages, 18 €.

Texte © dominique cozette

 

Categories: bouquins

31/03/2019 Comments off

 

 

Adieu petit bout de femme
petite tête de moine
au talent merveilleux
fée des émulsions
créatrice sans pareille
avez-vous vu ses Plages
toujours le petit sourire
des fabricants de bonheur
sa valeur number one
quelle patate elle avait
parfois en forme de coeur
glanant dans l’air du temps
les tronches les trognes
les visages des villages
les paysans des paysages
sans feux ni lieux ni foi ni loi
mais une bonne dose d’humanité
voyez la débouler tout là-haut
irradiant de lumière des projos
comme un petit lutin taquin
une joyeuse petite déesse
adieu Agnès
bienvenue au paradis

texte © dominique cozette

Categories: kultur

Les Fessebouqueries #437

30/03/2019 Comments off

La semaine dernière, je me plaignais qu’il n’y eût pas plus de femmes dans notre chère actu, cette semaine je pourrais me plaindre de leur présence tellement désolante : la pacifique Geneviève L. bousculée grave par un flic et la non moins pacifique Agnès V. renversée par la faucheuse, alors que personne ne leur voulait de mal. Heureusement que notre président est un bon moraliste qui nous enseigne la sagesse, appuyé par la venue du grand sage  chinois Xi machin qui lui, ne rigole pas avec les doigts de l’homme sur le pli du pantalon. Et puis la routine Gilets Jaunes, Brexit et élections européennes à l’aune d’un changement d’heure qui n’affecte en rien le sommeil de Touthankamon, les réservations du Fouquets et le bris des radars…
- AB : Afin d’éviter toute controverse ou récupération, pour l’Acte XX, les manifestants seront assommés par un huissier assermenté.
- JS : Je pense que si un branleur de 40 ans demandait à ma grand-mère d’être sage, elle lui dirait très poliment d’aller se faire cuire le cul.
- FC : Formidable Castaner ! Quand tout se passe bien, c’est de sa responsabilité, quand c’est une catastrophe, c’est celle du préfet!
- DC : Le président a dit que quand on était une femme fragile, la sagesse dictait de ne pas se trouver sous une charge policière. Le président, en plus de faire preuve de bon sens, possède un sens de l’humour débridé.
- PR : Suppression des droits civiques pour les plus de 70 ans. Processing…
- MK : Avec En Marche, la liste des Européennes ressemble à l’étal de la Foirfouille un jour de soldes
- AB : Vous n’êtes pas sans ignorer, donc vous savez à quel point je suis snob : ce soir, malgré la fermeture, nous dînerons au Fouquets pour déguster ses fameux rognons Sarkozy flambés à la Black Bloc
- NP : Faudra quand même qu’on m’explique le processus mental des gens qui passent leur temps à gueuler que Macron est un dictateur mais approuvent à 50% ou plus la nomination « temporaire » d’un militaire à la tête du pays en cas de vague d’attentats…
- PE : Leçon du jour : Varda, qui était sa moitié, rejoint Demy.
- ES : Macron reçoit le dirigeant chinois : enfin un Xi laid jaune à l’Elysée !
- PJ : Je ne ferai pas de mauvaise plaisanterie sur le fait que LREM ait choisi Loiseau pour conduire sa liste aux Européennes, ça ne volerait pas haut.
- OM : Je m’apprêtais à lire du Platon pour gagner en sagesse mais je crois que je vais plutôt aller me faire marcher sur la gueule par des CRS, ce sera plus efficace.
- RP : Agnès Varda nous a quittés. J’ai toujours voulu voir « Cléo de 5 à 7″ mais j’ai jamais pu, c’était mes heures de boulot.
- RR : Tous ces intellos qui critiquent Bouteflika et qui vont payer 15 € pour s’extasier devant Toutankhamon…
- ES : Avec sa sagesse à deux balles, Macron est plus proche du confusionnisme que du confucianisme.
- VS : Les types t’expliquent qu’il faut instaurer une taxe écologique tout en vendant 300 Airbus à la Chine. Et personne ne relève.
- SC : J’apprécierais que la bourgeoisie cesse d’utiliser le terme « prise d’otage » quand un mouvement social l’empêche de faire du shopping un jour par semaine.
- CC : Quand tu penses que même pour la réforme du changement d’heure, l’Europe donne jusqu’à 2021 voire plus aux états pour s’accorder sur l’heure d’été ou l’heure d’hiver. J’ai parfois l’impression d’être coincée dans la chanson de Brel « les Vieux » avec le klonk de l’horloge…
- CC : Je découvre une nouvelle position inédite du kama-sutra, certes un peu rude : le prélèvement à la source.- ES : Inauguration des Galeries Lafayette sur les Champs Elysées : mon conseil, attendez samedi, ils vont casser les prix.
- HT : La mortalité sur les routes en forte hausse : Doit-on saluer la meilleure régulation de l’espèce rendue possible par la destruction des radars ?
- ES : Canfin abandonne le WWF France et rejoint la liste En Marche : « Il était temps pour mois de briguer un nouveau panda ! »
- DS : J’ai éjecté d’un coup de pied la petite-vieille qui voulait monter dans le bus surpeuplé en lui gueulant « Quand on est fragile, on ne se met pas dans des situations comme celle-ci, pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable ». Tout le monde a applaudi.
- NA :  J’ai renversé une vieille qui traversait en dehors des passages. Son déambulateur a rayé mon pare-choc. Je crois que je vais porter plainte pour dégradation de bien privé.
- ES : Hé lé ga aujourdui cé l’acte vin alors on s’en pren aux boutiques Nicolas symbole de l’oligarchie qui nous saoule. Faite tourné
- PE : La Fédération Nationale des Coiffeurs est triste de vous annoncer le décès d’Agnès Varda qui aura beaucoup œuvré pour la promotion du bi-colorisme capillaire.
- AB : Cher George Clooney, boycotter les palaces du moyenâgeux sultan de Brunei, d’accord, mais qui peut se payer le luxe de ne pas y dormir ?
- GD : C’est fou. Après trois ans de suspense, nous sommes à quelques minutes de voir les Britanniques ne pas du tout quitter l’Union européenne !
- PI : — Ce week-end on change d’heure on va dormir une heure de moins. — Tu devrais te réjouir, t’auras une heure de plus pour dire ce genre de conneries.

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries

Le polar de l’été (prochain ?)

27/03/2019 Comments off

C’est Luc Chomarat qui m’a tant séduite avec « un petit chef d’œuvre de littérature » (voir ici). Autant ce dernier était surréaliste et au second degré, autant Le polar de l’été est juste un roman. Mais un roman un peu polar extrêmement distrayant, léger, qui amène de nombreux sourires sur le visage. C’est l’histoire un mec dans la petite quarantaine, père de plusieurs enfants de femmes différentes, frustré de vacances au bord de la mer dont son père le privait car il détestait ça. Alors il se rattrape, il se trouve à la mer avec tous les gosses recomposés, sa splendide femme qui ne goûte pas ses formes d’humour plus une superbe jeune fille au pair, cherchant désespérément le sujet de son prochain livre. Quand bim ! il a une vision en un éclair : il va pomper un livre que possédait feu son père, très grand lecteur, dont il ne connaît pas le contenu mais dont la couverture, paysage de mer, le faisait rêver. Il va forcément le retrouver chez sa mère qui vit à pétaouchnock et qui garde tout. Il y va, celle-ci est tombée, s’est fait mal, et du coup,  son frère, chiant, hippy  attardé et sosie de Demis Roussos est venu aussi. Hélas !  Sa mère lors  d’une soirée littéraire, a filé plein de livres à des voisins, le curé etc… Et bien sûr, le livre tant convoité, dont on ne trouve même pas la trace sur le net, n’est plus là. Va-t-il le retrouver et devenir un romancier winer, riche, entouré de belles filles ?

Le polar de l’été par Luc Chomarat, 2017, aux Points. 208 pages, 6,50 €

texte © dominique cozette

Categories: bouquins

Ah, comme on serait mieux à Key West !

27/03/2019 Comments off

… avec la toute jeune Françoise Sagan et sa sœur, invitées par Tennesse Williams et son compagnon Frank Merlo qui héberge aussi leur grande amie Carson McCullers, la toute brisée écrivaine culte de 38 ans seulement. Jours brûlants à Key West de Brigitte Kernel se situe en 55. Sagan qui a 19 ans est exténuée par sa tournée de promo américaine pour Bonjour tristesse, Tennesse peaufine sa Chatte sur un toit brûlant face à Carson qui tape des pages et des pages, de conserve avec lui. Il y fait une chaleur torride, insupportable, qui assèche même les cactus, rien n’est agréable à faire à part boire, boire, boire et discuter dans le jardin. L’eau de la piscine est  polluée à cause d’un oiseau mort mais impossible d’avoir le technicien. Aller à la plage toute proche est tout une affaire surtout que Carson ne peut plus marcher. N’empêche, on rit beaucoup, on joue à l’insouciance car on a du talent, on crée parfois des petits scandales, on côtoie ceux qu’il faut côtoyer pour être dans les potins, on déguste de bons gros poissons tout frais pêchés par le beau captain du port voisin… C’est le paradis. S’il n’y avait cette foutue canicule.
Mais aussi ces foutues attirances, ces envies, ces regards, ces tentatives de séduction, ces frustration de ne plus être le centre d’intérêt depuis que Françoise est là, qui attire et attise les désirs. Chacun pense que l’autre est totalement amoureux d’elle ou qu’elle est amoureuse de lui/elle, en dépit de toute préférence sexuelle. Le duel amoureux a surtout lieu entre Carson et Frank qui souffrent d’être plus ou moins délaissés par Tenn en faveur de la jeune femme.
L’intérêt supplémentaire de ces histoires d’ego et de cœur envoûtantes et sensuelles réside dans le fait qu’elles nous sont contées par Frank Merlo lui-même, huit ans plus tard, mourant, plaqué par Tenn depuis ces vacances et se consumant encore d’amour pour lui. Et elle. Il a choisi de raconter ce douloureux épisode à une éditrice française, lui demandant de remettre le livre fini à Tennessee et à Françoise Sagan. Ce style de narration ajoute du piment car Frank ne veut pas tout dire, il veut garder des secrets, mais si près de disparaître, il va peut-être les livrer à la Française venue de Paris pour l’écouter et l’accompagner dans ses derniers moments.
C’est passionnant de voir comment vécurent ces monstres sacrés, surtout lorsque c’est détaillé avec une telle finesse, un tel réalisme qui m’ont ressentir cette maudite chaleur jusque dans la fraîcheur de mes draps. En exergue du livre : « Cette histoire est vraie sauf tout ce que j’ai inventé ».

Jours brûlants à Key West, de Brigitte Kernel. 2018 aux Editions Flammarion et J’ai Lu : 250 pages, 7,10 €.

Texte © dominique cozette

 

Categories: bouquins

Les Fessebouqueries #436

23/03/2019 Comments off

Quoi de neuf ? Juste la confirmation qu’il faut de tout pour faire un monde. J’allais dire un monstre. Des petits enfants pour faire des pédophiles, des péchés pour faire des papes, des manifs pour faire des casseurs, des casseurs pour faire des armées, des bites d’amarrage pour faire des porcs de maire, des préfets pour faire des fusibles, des brasseries de luxe pour faire des recettes flambées, des Gilets Jaunes pour faire des samedis noirs et et et ? Rien ne manque pour faire le monde, chers vous ? Les femmes, cette bonne blague ! Pas de femmes dans notre actu, elles ont préféré se porter pâles et faire bronzer leurs petits bras au soleil printanier.

- JAD : Pour Barbarin, le Pape refuse la position démissionnaire..
- GD : C’est rassurant tous ces gens soudainement préoccupés par les salariés du Fouquet’s et les kiosquiers. Lutte sociale is not dead !
- JLL : Macron déclare être convaincu du bien-fondé de sa politique. Moi quand je peux pas ouvrir ma porte, je me dis que c’est pas la bonne clé.
- OVH : Les malfrats français qui purgent une peine de prison pourront voter. Et pourquoi pas se présenter aux élections pendant qu’on y est ? Ah, oui ! Ils le font déjà, j’suis con !
- PG : J’ai comme l’impression que le président de la « Start-Up Nation » s’est pris les pieds dans la nappe de son tour de table ….
- JB : Au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit 
Il y a tout ce que vous voulez casser, aux Champs-Elysées. JAUNE DASSIN
- PA : Entrer dans la chambre de vos adolescents, c’est comme aller chez Ikéa. Vous entrez juste pour regarder et vous finissez par sortir avec 8 tasses, 4 assiettes, 3 bols, 6 verres, des ustensiles divers, du linge sale et quelques serviettes.
- MS : L’abbé de la Morandais nous explique que violer ce n’est pas toujours « violent », que ce sont les enfants qui « embrassent les pédophiles sur la bouche
- OK : Le préfet de Paris, Michel Delpuech a été limogé. Il va pouvoir retourner dans le Loir et Cher regarder passer les oies sauvages par dessus l’étang du côté de chez Laurette.
- AB : Pas de Grand Remplacement pour le cardinal Barbarin, qui reste entraîneur de l’équipe des pédocriminels de l’Église française. Nos plus sincères bourre-pifs
- RR : Excusez mon absence. J’étais avec ma mère au téléphone, persuadée que tout irait beaucoup mieux si j’étais au gouvernement… Un jour, les mères juives et italiennes gouverneront le monde et vous pleurerez des larmes de sang.
- DB : Vente de l’aéroport de Paris ? Le meilleur moyen pour la France de gagner de l’argent serait de vendre l’Elysée avec les locataires
- MK : Le pape absout Barbarin : « Tu me feras trois pipes et deux je vous salis Marie »
- JMC : Barbarin, j’arrête ma contribution au denier du cul
- YM : Dernière idée loufoque: faire appel à l’armée…
Et pourquoi pas nommer un général ministre de l’intérieur?
- GD : Allez, chiche que si on s’indigne du sort d’un restaurant de luxe, on le fait aussi à chaque fermeture d’un hôpital ou d’un tribunal ?
- PD : Le Fouquet’s c’est rien. Vous allez voir quand les gilets jaunes vont détruire des maternités, supprimer des écoles, démanteler les tribunaux, désosser les hôpitaux, le scandale que ça va faire.
- OM : Bon le Fouquet’s est off, ça va pas changer le monde mais ça nous met au moins à l’abri d’un retour de Nicolas Sarkozy.
- PR : J’ai cru comprendre que le gouvernement allait envoyer l’armée dans les entreprises qui font de l’évasion fiscale, à la chinoise. Je trouve ça courageux comme démarche.
- NP : Toutes mes condoléances aux habitants du Sud-Ouest qui pensaient avoir enfin réussi à donner un orgasme d’enfer à leur copine et qui apprennent que c’était juste un tremblement de terre.
- SS : Les voies du seigneur sont plus impénétrables que celles des enfants de choeur. Amen
- GD : Cette « garantie de manifester » c’est comme un contrat d’assurance : il y a tellement de notes de bas de page que tu sais que tu te fais enfumer.
- ES : Les Gilets Jaunes se plaignent du coût de la vie, de la baisse du pouvoir d’achat, tout ça, mais on vit quand même dans un pays où les actes de violence restent gratuits…
- GB : De « tenez les gueux voilà 2000 € pour vous acheter une voiture électrique à 25 000 » en novembre à « la prochaine fois on tire à balles réelles » en mars. Pour vous donner une idée de l’efficacité de la gestion de crise.
- ES : Je propose qu’on organise une grande manifestation en faveur de l’interdiction des manifestations, afin de court-circuiter le système.
- DC : Le maire du Havre, donc, balance son port.
- MK : Castaner est si nul qu’il me fait regretter Poniatowski, Pasqua, Valls et Colomb
- DC : Le maire du Havre voulait montrer qu’il avait lui aussi une belle bite d’amarrage !
- HM : — Ma femme et moi avons été victimes d’une intoxication à l’eau minérale : nous avons porté plainte Contrex. — Et comment le Vittel ? — Mal : elle est dans un Salvétat. — Te laisse pas faire : Badoit jusqu’au bout. #JourneeMondialeDelEau
- OM : Acte I : les automobilistes. Acte III : la maréchaussée. Acte VI : les gendarmes. Acte X : les CRS. Acte XIV : les CRS avec flashball. Acte XIX : l’armée. Quelque chose me dit que les Gilets Jaunes ne sont plus très loin de la fin du jeu.
- VS : Ce troisième mandat de Sarkozy est vraiment très brutal.
- PSR : La solution, évidemment, c’est de raser Paris par un bombardement aérien massif et de repartir sur de bonnes bases avec une capitale à Versailles. Il faut savoir reconnaître ses erreurs.
- PI : Quand dans 15 jours les manifestants verront le périscope d’un sous-marin nucléaire émerger de la Seine ils vont moins faire les malins.
- NP : EXCLUSIF ! Pour l’acte XIX des Gilets Jaunes, le Charles de Gaulle sera amarré au pied de la tour Eiffel afin de permettre aux policiers de la brigade fluviale de faire du maintien de l’ordre.
- RR : Le Havre, son maire, son porc…
- VS : Je trouvais le Sénat obsolète, conservateur. Voué à la disparition. Puis vint l’affaire Benalla.
- HT : Je vais dire un truc un peu dingue. J’étais plus rassuré sous Sarko, parce que les Guéant et autre Hortefeux étaient des ordures professionnelles. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être dirigé par des courtiers en assurances débutants à qui on a filé un flingue en leur disant « demerde-toi ».

FESSEBOUQUERIES RAPPEL : Je collecte au long de la semaine les posts FB et les twitts d’actu qui m’ont fait rire. Les deux lettres sont les initiales des auteurs, ou les 2 premières lettres de leur pseudo. Illustration d’après photo web © dominique cozette. On peut liker, on peut partager, on peut s’abonner, on peut commenter, on peut faire un tour sur mon site ici. Merci d’avance.

Categories: Fessebouqueries